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International

La Grèce dit "oui" au mariage homosexuel

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L'annonce du résultat a suscité la joie parmi les dizaines de personnes brandissant des drapeaux arc-en-ciel devant le Parlement. (© KEYSTONE/AP/Michael Varaklas)

La Grèce a dit "oui" jeudi au mariage homosexuel et l'adoption d'enfants par des couples de même sexe. Cette réforme sociétale majeure portée par la majorité conservatrice a passé la rampe malgré l'opposition farouche de l'influente Eglise orthodoxe.

Une fois la loi promulguée, ce pays méditerranéen où prédomine encore un modèle de famille traditionnel va devenir le 37e pays dans le monde, le 17e pays de l'Union européenne et le premier pays chrétien orthodoxe à légaliser l'adoption pour des parents de même sexe.

Sur les 254 députés présents au parlement monocaméral, 176 ont voté pour, 76 contre et deux se sont abstenus, à l'issue de deux jours de débat. Au moment de l'annonce du résultat, des dizaines de personnes, brandissant des drapeaux arc-en-ciel, ont laissé éclaté leur joie devant le Parlement, dans le centre d'Athènes.

Pour les associations LGBT+ et les couples homosexuels avec enfants, la Grèce a vécu avec ce vote "un moment historique" tandis que le Premier ministre de droite Kyriakos Mitsotakis, intervenant avant le vote devant les députés, a vu "un jour de joie" pour son pays. "A partir de demain une barrière de plus entre nous (citoyens, ndlr) sera supprimée et deviendra un pont de coexistence dans un État libre entre citoyens libres", a-t-il jugé.

L'adoption du projet de loi ne faisait guère de doutes en raison du soutien de plusieurs partis d'opposition de gauche. Mais M. Mitsotakis était confronté à la rébellion de l'aile la plus conservatrice de son parti Nouvelle-démocratie (ND) opposée à cette réforme.

Mesure phare

Confortablement réélu l'an dernier, il a fait du mariage entre personnes du même sexe une mesure phare de son deuxième mandat. Elle "améliore considérablement la vie de nos concitoyens" homosexuels et de leurs enfants, a-t-il jugé, rappelant qu'il s'agissait là d'"une réalité sociale existante" et qu'en votant pour le mariage homosexuel, les députés allaient lever "une grave inégalité pour notre démocratie".

Depuis 2015, la Grèce dispose d'une union civile mais elle n'offre pas les mêmes garanties juridiques que le mariage civil. Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de mettre un terme à des situations ubuesques en ce qui concerne l'homoparentalité.

Car jusqu'à présent seul le parent biologique dispose de droits sur l'enfant. En cas de décès de celui-là, l'Etat retire la garde à l'autre parent. Et les enfants de deux pères ne peuvent pas obtenir de papiers d'identité, le nom d'une mère étant obligatoire à l'état civil.

Les couples de même sexe "n'ont pas encore les mêmes possibilités légales pour fournir à leurs enfants ce dont ils ont besoin, pour pouvoir les emmener à l'école, pour pouvoir voyager, pour aller chez le médecin ou à l'hôpital", a déploré M. Mitsotakis.

"Moment historique"

Pour Konstantinos Androulakis, un Grec de 46 ans marié au Royaume-Uni avec Michael et père de deux enfants de 6 et 11 ans, la Grèce vit "un moment historique".

"C'est un tremplin important", affirme à l'AFP ce consultant londonien venu en Grèce pour l'occasion, affichant l'espoir qu'à l'avenir, "les droits des personnes LGTB+ s'améliorent en Grèce de manière générale".

Certains ont toutefois déploré que le projet de loi n'accorde pas la gestation pour autrui (GPA) aux couples homosexuels. L'essentiel de l'âpre débat qui a agité le pays ces dernières semaines a concerné la question de l'homoparentalité.

Les études d'opinion ont montré que les Grecs étaient plutôt favorables au mariage homosexuel mais opposés à l'adoption par les couples de même sexe. Dans un pays à une écrasante majorité orthodoxe, l'Eglise s'est totalement opposée au projet.

"Les enfants ont un besoin inné et donc le droit de grandir avec un père de sexe masculin et une mère de sexe féminin", assure le Saint-Synode qui a adressé une missive à tous les députés. Mais seuls 4000 opposants environ, emmenés notamment par Niki, le parti d'extrême droite proche de la Russie, se sont retrouvés dimanche devant le Parlement brandissant des icônes de la Vierge et des croix chrétiennes.

Tout un symbole : en septembre, Stefanos Kasselakis qui affiche publiquement son homosexualité et s'est récemment marié aux Etats-Unis à son partenaire a pris les rênes du parti de gauche Syriza, première force d'opposition au parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Hockey

NHL: Kevin Fiala marque et Los Angeles gagne

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Kevin Fiala (au centre) a inscrit son 15e but de la saison de NHL lundi face au Minnesota Wild. (© KEYSTONE/AP/Jessie Alcheh)

Kevin Fiala et les Los Angeles Kings se sont imposés 4-2 contre le Minnesota Wild en NHL. C'est la 15e réussite du Saint-Gallois cette saison en Amérique du Nord.

L'attaquant suisse a doublé la marque pour les Kings en deuxième période pour le 2-0, mais c'est le Suédois Adrian Kempe qui a assuré le succès de Los Angeles en marquant le 4-2 à moins d'une minute et demie de la fin.

Pour les Kings, il s'agit de la deuxième victoire en moins d'une semaine contre le Minnesota Wild. Samedi soir, l'équipe de Fiala s'était également imposée contre le Minnesota, mais seulement aux tirs au but.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

NBA: Capela et Niederhäuser gagnent avec leurs équipes

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Les Rockets du Genevois Capela ont dû attendre la dernière seconde pour assurer la victoire lundi face à Phoenix. (Archives) (© KEYSTONE/AP/Eric Christian Smith)

Les Houston Rockets de Clint Capela ont gagné 100-97 contre les Phoenix Suns en NBA lundi. Le Genevois a réalisé deux points et un rebond durant ses neuf minutes de temps de jeu.

Kevin Durant a été décisif pour la victoire des Rockets. Avec un tir à trois points à une seconde de la fin du match, l'Américain a offert la victoire aux Texans 100-97 et a ainsi évité à son équipe d'aller en prolongation.

Deuxième Suisse en NBA, Yanic Konan Niederhäuser a lui aussi fêté une victoire lundi soir. Les Los Angeles Clippers se sont imposés de justesse 103-102 contre les Golden State Warriors. Le rookie fribourgeois Niederhäuser était sur la feuille de match, mais n'a pas foulé le parquet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Russie: un mort après une attaque de drone à Tver

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Une attaque de drones en Russie a fait un mort à Tver (Archives). (© KEYSTONE/EPA/KHERSON GOVERNORATE PRESS SERVICE / HANDOUT)

Une personne est décédée après une attaque de drone contre Tver, dans l'ouest de la Russie, a indiqué mardi le gouvernement régional, alors que les forces russes ont abattu 129 engins ukrainiens sans pilote dans la nuit.

Selon le ministère de la Défense russe, six de ces drones ont été détruits au-dessus de la région de Tver.

Dans la ville du même nom, à quelque 200 kilomètres au nord-ouest de Moscou, "un fragment de drone a heurté les fenêtres d'un appartement situé au neuvième étage d'un immeuble", a relaté sur Telegram le gouverneur régional par intérim, Vitaly Korolev.

"Une personne est décédée. Deux ont reçu les premiers soins et refusé d'être hospitalisés", ont précisé ses services dans un autre message.

Au total, les défenses anti-aériennes russes ont abattu 129 drones ukrainiens dans la nuit, dont 29 au-dessus de la région de Briansk.

Son gouverneur, Alexandre Bogomaz, a fait état de deux blessés dans une attaque de "drones suicide" ukrainiens dans le district de Sevsky.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un nouvel accroc dans le cessez-le-feu Thaïlande-Cambodge

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Un cessez-le-feu a mis fin le 27 décembre à trois semaines de combats entre le Cambodge et la Thaïlande, qui ont fait au moins 47 morts et provoqué le déplacement de près d'un million de personnes (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le cessez-le-feu conclu il y a 10 jours entre la Thaïlande et le Cambodge pour mettre fin à leurs combats frontaliers a connu mardi un nouvel accroc. Des tirs cambodgiens ont blessé un soldat thaïlandais. Phnom Penh a assuré qu'ils étaient accidentels.

L'armée thaïlandaise a accusé dans un premier temps son voisin d'avoir "violé" leur trêve en tirant "des obus de mortiers dans la zone de Chong Bok", à proximité de leur frontière disputée. "Un soldat a été blessé par des éclats" et "évacué pour recevoir un traitement médical", a-t-elle ajouté, sans préciser la gravité de ses blessures.

L'armée thaïlandaise a indiqué dans un second temps avoir été "contactée par la partie cambodgienne, qui a affirmé qu'il n'y avait aucune intention de tirer sur le territoire thaïlandais et que l'incident avait été causé par une erreur opérationnelle".

Le ministère cambodgien de la défense a évoqué de son côté "une explosion dans un tas d'ordures" alors que ses troupes effectuaient des travaux d'entretien.

Des précisions exigées

Deux de ses soldats ont été blessés dans cette explosion, "l'un légèrement et l'autre grièvement", a fait savoir le ministère, sans mentionner de tirs de mortiers ou de dommages collatéraux côté thaïlandais.

"Il nous a été dit au niveau militaire que l'incident était un accident, mais nous cherchons à obtenir des précisions sur la manière dont la responsabilité sera assumée", a commenté le premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul devant la presse. "Nous avons la capacité de répondre", a-t-il ajouté, précisant qu'aucune évacuation d'habitants n'avait été ordonnée à ce stade.

Cet incident est le dernier en date depuis qu'un cessez-le-feu a mis fin le 27 décembre à trois semaines de combats, qui ont fait au moins 47 morts et provoqué le déplacement de près d'un million de personnes de part et d'autre de la frontière.

La Thaïlande avait déjà accusé le Cambodge d'avoir "violé" la trêve, deux jours plus tard, avec le survol de son territoire par plus de 250 drones. "De telles actions constituent une provocation et une violation des mesures visant à réduire les tensions", avait condamné l'armée thaïlandaise.

Contentieux ancien

Le Cambodge accuse de son côté la Thaïlande d'avoir pris le contrôle "par la force" de plusieurs zones frontalières et d'avoir "entamé l'annexion illégale de territoires cambodgiens".

Cette version est contestée par l'armée thaïlandaise, selon laquelle les zones sous son contrôle avaient toujours appartenu à la Thaïlande.

Bangkok a tout de même libéré le 31 décembre 18 soldats cambodgiens capturés en juillet lors d'un premier épisode d'affrontements qui avait fait 43 morts en cinq jours.

Une "démonstration de bonne volonté", selon la diplomatie thaïlandaise, tandis que Phnom Penh y avait vu un geste de nature à "instaurer un climat de confiance mutuelle".

La Thaïlande et le Cambodge se sont notamment engagés dans leur déclaration commune de cessez-le-feu à faire taire leurs armes, à geler leurs positions militaires et à coopérer dans les opérations de déminage des régions frontalières.

Les deux voisins s'opposent de longue date sur le tracé de leur frontière de 800 kilomètres, décidé pendant la période coloniale française. Ils se sont mutuellement accusés d'avoir déclenché la dernière escalade meurtrière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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