International
La Nobel de la paix Maria Ressa acquittée d'évasion fiscale
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La journaliste philippine et prix Nobel de la paix Maria Ressa a été acquittée mardi à Manille du dernier chef d'évasion fiscale pour lequel elle était poursuivie. Elle risque encore toutefois une longue peine de prison dans d'autres procédures.
Maria Ressa, 59 ans, co-lauréate du Nobel de la paix en 2021 avec le Russe Dmitri Mouratov, a souri à la lecture par le juge du verdict, qui a également acquitté Rappler, le média en ligne dont elle est la cofondatrice, selon une journaliste de l'AFP dans la salle d'audience.
"Il faut avoir la foi", a dit Mme Ressa à la presse en sortant du tribunal. Elle a fait face à de nombreuses tracasseries judiciaires sous l'ancien président philippin Rodrigo Duterte (2016-2022), dont elle critiquait avec virulence la sanglante politique de lutte contre la drogue.
Maria Ressa et Rappler ont fait l'objet de cinq accusations d'évasion fiscale après la vente en 2015 de certificats de dépôt, un moyen pour les entreprises de lever des fonds auprès d'investisseurs étrangers.
En janvier dernier, un tribunal l'a acquittée des quatre premiers chefs d'accusation, et une autre juridiction l'a innocentée pour le cinquième mardi. Malgré ces victoires judiciaires, l'avenir de Mme Ressa et de Rappler reste incertain, car ils doivent encore faire face à deux autres procès.
"Cyberdiffamation"
Mme Ressa et un ancien collègue, Rey Santos Jr, ont été déclarés coupables en 2020 de "cyberdiffamation". L'affaire, pour laquelle ils risquent près de sept ans de prison, est actuellement examinée par la Cour suprême des Philippines.
Rappler, quant à lui, conteste un ordre de fermeture de la Commission philippine des valeurs mobilières et des changes pour avoir prétendument violé l'interdiction de la propriété étrangère dans les médias.
En vertu de la Constitution, les investissements dans les médias sont réservés aux citoyens philippins ou aux entités contrôlées par eux. Les poursuites découlent d'un investissement réalisé en 2015 dans Rappler par la société philanthropique Omidyar Network, créée par le fondateur d'eBay, Pierre Omidyar.
Omidyar Network a ensuite transféré son investissement dans Rappler aux gestionnaires locaux du site afin de prévenir toute tentative de fermeture par le gouvernement. Les ennuis judiciaires de Mme Ressa et de Rappler ont commencé en 2016 avec l'élection à la présidence de M. Duterte, coutumier des attaques nauséabondes contre ses opposants.
Optimiste
Le média et sa fondatrice ont été confrontés à ce que les défenseurs de la liberté de la presse décrivent comme une série de poursuites pénales et d'arrestations arbitraires et de harcèlement en ligne. Le gouvernement de M. Duterte a affirmé qu'il n'avait rien à voir avec le déclenchement de ces poursuites judiciaires.
Une autre féroce détractrice de M. Duterte, la militante des droits humains Leila de Lima, a passé plus de six ans en prison pour des accusations de trafic de drogue qui, selon elle, ont été fabriquées de toutes pièces pour la réduire au silence. Tout au long de la campagne menée contre elle, Mme Ressa, qui a également la nationalité américaine, est restée aux Philippines.
Elle se trouve en liberté sous caution pendant l'examen par la Cour suprême de sa condamnation pour cyberdiffamation, et doit demander l'autorisation du tribunal lorsqu'elle souhaite se rendre à l'étranger. Cela a été le cas lorsqu'elle s'est rendue en Norvège en décembre 2021 pour recevoir son prix Nobel de la paix avec M. Mouratov, pour leurs efforts visant à "sauvegarder la liberté d'expression".
Mme Ressa s'est montrée optimiste mardi, affirmant que son dernier acquittement en date "renforce notre détermination à poursuivre le système judiciaire". "Cela montre que le système judiciaire fonctionne et nous espérons que les autres accusations seront rejetées", a-t-elle déclaré.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Gel provisoire du fonds "anti-instrumentalisation" de Trump
Une juge fédérale américaine a gelé vendredi le fonctionnement du fonds d’indemnisation "anti-instrumentalisation" créé par l’administration Trump. Ce fonds, doté d’environ 1,8 milliard de dollars, est suspendu dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
La juge interdit jusqu'à nouvel ordre au gouvernement toute action concernant ce fonds, y compris de l'alimenter financièrement ou d'en retirer de l'argent, ou d'examiner les demandes d'indemnisation. Un nouvel examen de la mesure est prévu le 12 juin.
Ce fonds, alimenté par de l'argent public, a un montant de 1,776 milliard de dollars, en référence à la date de la création des États-Unis. Il doit permettre d'indemniser des alliés de Donald Trump qui auraient, selon lui, été poursuivis ou condamnés de manière indue sous la présidence de son prédécesseur, Joe Biden. Cela concernerait notamment les assaillants du Capitole, le 6 janvier 2021, depuis lors graciés par Trump.
Cette initiative avait été critiquée par ses opposants démocrates, qui y voyaient la création d'une "caisse noire" afin de rémunérer les alliés du président américain. Des voix du côté républicain s'étaient également opposées à ce fonds.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Jil Teichmann élimine la no 10 mondiale et file en 1/8 de finale
Extraordinaire Jil Teichmann ! 170e mondiale, la gauchère disputera pour la deuxième fois les huitièmes de finale de Roland-Garros.
Admise dans le tableau principal de ces Internationaux de France grâce à son classement protégé, Jil Teichmann s’est imposée 6-1 7-5 devant la no 10 mondiale Karolina Muchova. Finaliste il y a trois ans, la Tchèque se demandera encore longtemps comment elle a pu perdre la seconde manche après avoir mené 5-1. Mais c’était sans compter sur la combattivité et la science de jeu de son adversaire.
"J’étais, c’est vrai, menée 5-1 mais les jeux étaient serrés et cela aurait pu 3-2 pour moi, expliquait Jil Teichmann lors de son interview avec l’ancienne gagnante du Masters Caroline Garcia après la rencontre. Je me disais que je pouvais encore faire tourner ce set. J’ai tout donné."
Demi-finaliste à Rabat juste avant cette quinzaine de Roland-Garros, Jil Teichmann a retrouvé la magie de son jeu qui lui avait permis de se hisser au 21e rang mondial en juillet 2022. "Mais après 2022, j’ai traversé des moments difficiles, poursuivait-elle. J’ai compris que j’avais besoin de prendre du temps pour moi. J’ai donc coupé quelques mois l’an dernier."
Revenue à l’entraînement en janvier et en compétition en avril, Jil Teichmann aborde la seconde phase de sa carrière avec une fraîcheur nouvelle et sans doute un appétit féroce. Dimanche, elle ne partira pas battue d’avance face à Mirra Andreeva (WTA 8) qu’elle affrontera pour la première fois.
La Russe de 19 ans accuse, en effet, parfois d’étonnants trous d’air, comme l’an dernier à Roland-Garros d’ailleurs lors de son quart de finale face à Loïs Boisson. A Jil Teichmann toutefois d’aborder ce deuxième huitième de finale à Paris d’une autre manière que le premier qui l’avait vu ne marquer que... deux malheureux jeux à Sloane Stephens.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
L'Iran attend des "actes" des USA, JD Vance évoque des "progrès"
L’Iran a déclaré ne pas se fier aux paroles et attendre des "actes" de la part des États-Unis. Cette réaction intervient alors que le vice-président américain JD Vance évoque des "progrès" dans les négociations pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Après des échanges de frappes cette semaine - les affrontements les plus graves depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril - et alors qu'on croyait les négociations en péril, des sources à Washington ont évoqué jeudi un cadre d'accord qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu. Mais il nécessite encore l'aval de Donald Trump, qui a pour l'instant gardé le silence.
"Nous sommes en train de négocier certaines formulations. Nous avons fait beaucoup de progrès", a déclaré M. Vance à des journalistes. "Nous espérons que nous continuerons à progresser et que le président sera en mesure d'approuver l'accord".
Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, citant une "source bien informée", le texte n'est "pas encore finalisé".
"Nous ne nous fions ni aux promesses ni aux paroles, seuls les actes comptent", a écrit sur X le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, sur fond de grande méfiance envers la partie américaine.
"Le vrai vainqueur de tout accord est celui qui est le mieux préparé à la guerre le lendemain", a ajouté celui qui est aussi président du Parlement iranien, insistant sur l'importance "des missiles, et non des pourparlers" dans le rapport de forces.
Pas comme avant-guerre
La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran, a fait des milliers de morts. Et elle ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole, la République islamique verrouillant le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
Les marchés font eux le pari d'un accord au Moyen-Orient: les cours du pétrole poursuivaient leur décrue vendredi. Vers 12H00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale du brut, perdait 1,17% à 92,61 dollars, bien en dessous des 100 dollars du début de semaine.
L'information a d'abord été révélée par le site américain Axios, selon lequel ce protocole d'accord ne règle pas la question du programme nucléaire iranien - qui sera abordé ultérieurement - mais inclut un engagement de l'Iran à ne pas chercher à se doter de la bombe atomique.
Sur la question d'Ormuz, le texte prévoit, toujours selon Axios, que l'accès au détroit soit "sans restriction" pendant les 60 jours d'extension de la trêve, ce qui implique notamment que l'Iran retire toutes les mines dans la zone.
Les Etats-Unis lèveraient de leur côté, selon la même source, leur blocus naval sur les ports iraniens si le trafic commercial reprend. Téhéran serait aussi autorisé à vendre du pétrole grâce à une suspension des sanctions américaines.
Sur le terrain, le trafic maritime dans le détroit s'est accéléré mais "cela ne signifie pas un retour à la situation d'avant-guerre", a indiqué la télévision d'Etat iranienne, l'accès restant interdit aux navires des pays "hostiles".
D'autres sujets font l'objet depuis des semaines de discussions indirectes entre les deux pays.
Outre la fin des combats sur tous les fronts, en particulier au Liban où s'affrontent son allié, le Hezbollah, et Israël, le pouvoir iranien cherche à obtenir le déblocage de 24 milliards d'avoirs gelés à l'étranger. Sur le volet nucléaire, il refuse tout transfert à l'étranger du stock d'uranium enrichi, dont Donald Trump réclame la destruction.
"L'enfer, ici"
Dans ce climat tendu, des habitants de Téhéran confient leur inquiétude. Mahtab, 62 ans, coiffeuse dans la capitale iranienne, se félicite que sa fille ait pu quitter le pays car "c'est l'enfer ici" et se lamente de voir son fils vivre lui "au jour le jour", sans perspective.
Sur l'autre front du conflit, au Liban, Israël étend toujours plus sa "zone de combat" et poursuit ses frappes meurtrières, en dépit du cessez-le-feu théoriquement en vigueur.
En visite auprès de soldats, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué l'avancée de l'armée dans des secteurs stratégiques, affirmant que les forces israéliennes avaient traversé le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière avec Israël.
Cette annonce intervient alors que des discussions sur le plan militaire doivent se tenir vendredi à Washington entre Israël et le Liban. La délégation libanaise va "insister sur la nécessité de mettre fin aux hostilités", a indiqué une source militaire à l'AFP.
Selon un dernier bilan officiel mercredi, les frappes israéliennes ont tué au Liban 3.324 personnes depuis le début de la guerre début mars quand le Hezbollah a attaqué Israël en représailles aux frappes contre l'Iran.
Sur la seule semaine écoulée, quinze enfants ont été tués et 62 autres blessés au Liban, a rapporté vendredi l'Unicef.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Plus de la moitié de la France a connu un record mensuel de chaleur
Plus de la moitié de la France a enregistré au moins un record mensuel de chaleur lors de la vague de chaleur précoce qui a touché le pays ces derniers jours, a indiqué Météo-France vendredi. L’organisme a qualifié ce mois de mai d’"inédit" sur le plan climatique.
"Plus de la moitié de la France a connu au moins un record mensuel de chaleur, que ce soit en températures minimales et ou maximales, au cours de cet épisode, ce qui est colossal", a affirmé Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France, à l'heure où cet épisode de chaleur devrait progressivement régresser d'ici au week-end.
Sur la période du 23 au 27 mai, environ 109 records de températures mensuelles minimales et 266 records de températures mensuelles maximales ont été enregistrés, a-t-il ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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