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Économie

L'Inde et l'Afrique du Sud infligent un premier demi-revers à l'OMC

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Les membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont largement réaffirmé leur engagement à trouver d'ici la fin de l'année une solution pour le système de règlement des disputes. (© KEYSTONE/AP/Jon Gambrell)

L'Inde et l'Afrique du Sud ont infligé un premier demi-revers à la réunion de l'OMC à Abou Dhabi. Ils ont refusé mercredi d'arrimer un accord finalisé dimanche par plus de 120 pays dont la Suisse. Autre problème, Washington ne clarifie pas son approche sur la réforme.

Dans une déclaration dans l'après-midi lors d'une discussion sur le développement à cette 13e ministérielle, l'Inde et l'Afrique du Sud ont considéré que l'accord sur la facilitation des investissements pour le développement ne pouvait faire partie du menu de la ministérielle. Celui-ci pourra revenir dans la discussion devant un organe de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève.

"Ce n'est pas une surprise, mais c'est très décevant", affirme un diplomate occidental. Pour autant, "le fait qu'ils acceptent de continuer à discuter à Genève est positif", nuance une source proche des discussions.

La Suisse et plus de 120 pays avaient annoncé dimanche soir avoir finalisé leur accord. Et selon des estimations, l'augmentation des investissements liée aux facilitations bureaucratiques pourrait aboutir à jusqu'à près de 1,5% de croissance économique mondiale par an.

Mais les porteurs de l'initiative voulaient le quart de membres de l'OMC qui n'ont pas participé à ajouter cet arrangement aux règles de l'organisation. "Arriver à le faire serait déjà significatif" à la ministérielle, avait affirmé lundi la directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala qui voit l'une des possibilités de succès de la réunion être éliminée.

Nouveaux textes prévus

Plus largement, elle estime désormais que "des avancées énormes ont été obtenues" sur les autres questions mais que "le temps presse", selon une source proche des discussions. Il semble de plus en plus probable que la réunion, qui devait se terminer jeudi soir, se poursuive vendredi, disent des sources convergentes.

Mercredi, les 164 membres ont continué les négociations de la veille sur les subventions nuisibles à la pêche et sur l'agriculture. De nouveaux textes facilités étaient attendus.

Les différents pays ont aussi entamé la discussion sur le gros morceau de la ministérielle, la réforme de l'institution. Celle-ci a donné lieu à "un signal très positif", selon une responsable européenne. "Il y a eu une volonté claire de continuer à s'engager et d'arriver à une solution", a-t-elle ajouté. Mais "il n'y a rien eu de concret", selon un délégué d'un bloc régional.

Engagement réitéré

Dans un message vidéo lundi au début de la ministérielle, le conseiller fédéral Guy Parmelin avait mis en garde ses homologues. Sans réforme, "la politique commerciale se fera de plus en plus en dehors de l'organisation".

Celle-ci passe pour la Suisse par des discussions sur de nouvelles thématiques comme le rôle du commerce pour la lutte contre le changement climatique. Mais l'institution doit surtout résoudre le blocage de son tribunal d'appel, rendu dysfonctionnel depuis cinq ans par les Etats-Unis.

Or la Suisse est au milieu d'une dispute avec Washington sur les taxes douanières supplémentaires lancées par l'ancien président américain Donald Trump. Le recours américain, après que Berne avait obtenu gain de cause, ne peut être tranché pour le moment, privant la partie suisse d'une réparation.

Les Etats-Unis ne veulent plus du même système, sans dévoiler ce qu'ils souhaitent. Ils sont clairement contre le maintien d'un mécanisme d'appel, fait remarquer une source proche des discussions. Aucune décision ne sera prise sur le règlement des disputes à Abou Dhabi. Mais les ministres doivent avancer pour honorer leur engagement d'il y a près de deux ans à Genève d'une solution d'ici la fin de cette année.

"La plupart des pays membres veulent le maintien de cet objectif, a affirmé à Keystone-ATS la cheffe de la délégation suisse, la secrétaire d'Etat Helene Budliger Artieda. "C'est un bon point de départ" parce que "nous ne serions pas crédibles" dans le cas contraire, insiste-t-elle.

Moratoire indispensable pour la Suisse

Selon des sources convergentes, la représentante américaine au commerce Katherine Tai, si elle a parlé d'ouverture, a répété toutefois ses déclarations habituelles sur la difficulté de la situation.

Elle avait demandé que cette 13e ministérielle soit celle de la réforme. Un succès "ne se mesurera pas au nombre d'accords arrachés cette semaine, mais par au travail des ministres pour établir une approche avant-gardiste" sur toutes les questions, avait-elle estimé au début de la rencontre.

Les membres ont aussi entamé leurs discussions pour renouveler ou non le moratoire sur les taxes sur les diffusions électroniques. L'Inde, l'Afrique du Sud ou encore l'Indonésie, qui expliquent qu'elles perdent des revenus, font partie des quelques pays qui menacent cette extension pour deux ans.

Le moratoire est "indispensable", a dit récemment à Keystone-ATS l'ambassadeur suisse à l'OMC Erwin Bollinger. Un abandon de ce dispositif coûterait aux Etats riches 0,5% de leur Produit intérieur brut (PIB). Mais, plus encore, 2,5% aux pays en développement.

Sans moratoire, "un pays pourrait décider de taxes" sur la diffusion électronique de films ou une consultation médicale internationale en ligne, dit un responsable européen. Les objections de certains pays "sont plus ou moins les mêmes, ajoute-t-il. Cette question sera vraiment abordée au moment où un paquet sur les autres accords sera négocié vers la fin de la ministérielle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Près de 5000 Suisses toujours en attente au Moyen-Orient

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La guerre au Moyen-Orient chamboule tout le secteur des voyages. (© KEYSTONE/AP/Vahid Salemi)

Quelque 4800 touristes suisses restent bloqués au Moyen-Orient au quatrième jour de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. Les personnes inscrites sur l'application ad hoc du DFAE gardent l'espoir de pouvoir emprunter l'un des rares vols commerciaux proposés.

"Quelques dizaines de Suisses ont pu quitter la région en ce début de semaine par vol commercial, mais il faut faire preuve de patience et s'attendre à ce que l'espace aérien reste fermé encore un moment. Nous collaborons avec intensité avec Swiss pour trouver des solutions", a déclaré la directrice des affaires consulaires au DFAE Marianne Jenni mardi lors d'un point de presse improvisé devant le Palais fédéral.

La Suisse oeuvre aussi dans le cadre d'un groupe international pour venir en aide aux voyageurs bloqués. Le DFAE leur met à disposition une "Travel Admin" dédiée sur laquelle ils peuvent s'annoncer pour un vol, ainsi qu'une "hotline". Elle les invite à écouter en priorité les autorités locales. Les touristes concernés peuvent aussi s'adresser aux représentations suisses sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Guerre en Iran: faut-il craindre une explosion du prix de l'essence ?

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Les automobiles craignent pour une hausse du prix de l'essence à la pompe. Ce mardi, le prix du baril a grimpé à 84 dollars. (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/DANIEL REINHARDT)

La guerre au Moyen-Orient fait peser des incertitudes sur le marché de l'énergie. Alors que le baril de brut a bondi à 84 dollars ce mardi matin, Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier, analyse les risques pour le porte-monnaie des Vaudois. Pour l'heure, la mesure semble l'emporter sur la panique.

La situation géopolitique actuelle, marquée par des tensions croissantes autour du détroit d'Ormuz, zone de transit pour 20% de la production mondiale de pétrole, inquiète les automobilistes. L’Iran insiste pour qu’il reste ouvert, mais plusieurs compagnies maritimes ont déjà commencé à détourner leurs navires. Selon le président américain Donald Trump, l’opération pourrait durer « quatre à cinq semaines », ce qui risque de ralentir les exportations de pétrole. Faut-il s’attendre à une hausse des prix à la pompe en Suisse ?

Samy Chaar Chef économiste chez Lombard Odier

Pour Samy Chaar, l'impact sur les prix à la pompe dépendra avant tout de la durée des perturbations : « Tout dépend en fait de la durée et de l'intensité de la variation des prix du pétrole. Si la situation dure quelques semaines plutôt que quelques mois, l'impact sur les prix à la pompe devrait être quand même très modéré. » Reste à savoir comment les importateurs de carburants vont réagir à la hausse du prix du baril ?

Samy Chaar Chef économiste chez Lombard Odier

Le détroit d'Ormuz sous surveillance

Le point de friction majeur reste ce passage maritime stratégique. Une fermeture prolongée pourrait propulser le baril bien au-delà des 100 dollars, un scénario qui n'est toutefois pas privilégié par les experts. Aujourd'hui, le sentiment est qu'Ormuz ne restera pas fermé très longtemps et les prix ne devraient pas aller au-delà des 100 dollars », rassure l'économiste. Il précise toutefois que « si par des attaques répétées le détroit venait à être fermé, évidemment que ça se répercuterait assez fortement sur le prix moyen dans les mois à venir. »

« Il est un peu tôt pour penser que le prix à la pompe sera durablement affecté pour l’usager Suisse. »

La Suisse protégée par ses réserves et sa monnaie

Conformément aux directives de l'OCDE, le pays maintient des stocks de sécurité équivalents à 90 jours d'importation. Ce rôle de tampon est assuré par l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE), garantissant que le pays ne se retrouve pas à sec au moindre soubresaut mondial. Doit-on s’inquiéter ou la Suisse dispose-t-elle de réserves suffisantes ?

Samy Chaar Chef économiste chez Lombard Odier

Au-delà des stocks physiques, notre économie bénéficie d'un atout structurel : la monnaie nationale. « Un franc suisse fort, ça permet d'acheter aussi des biens énergétiques un peu moins cher », souligne Samy Chaar. Cette robustesse du franc compense partiellement la hausse des cours internationaux libellés en dollars.

Pas de panique immédiate pour les automobilistes

Pour l'usager vaudois, la répercussion d'une hausse du brut n'est jamais instantanée ni totale, en raison des contrats d'approvisionnement à moyen terme passés par les importateurs de carburant. Les fluctuations du brut ne se retrouvent pas « un pour un » dans les tarifs affichés dans les stations-service de la région.

En conclusion, Samy Chaar se veut rassurant pour les semaines à venir : « Il est un peu tôt pour penser que le prix à la pompe sera durablement affecté pour l’usager suisse. » Si la vigilance reste de mise, le mix entre réserves stratégiques et stabilité monétaire devrait, pour l'heure, préserver le pouvoir d'achat des Romands.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Économie

Nouveau bond des taux d'intérêt en zone euro

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Le pétrole bondit depuis le début de la semaine, en raison des perturbations que provoque la guerre au Moyen-Orient dans le détroit d'Ormouz, où transite une partie du commerce mondial des hydrocarbures. (© KEYSTONE/AP/VIRGINIA MAYO)

Les taux d'intérêt des emprunts des Etats européens grimpent nettement mardi, après avoir déjà bondi la veille, sur fond de craintes d'une hausse de l'inflation avec la flambée des prix des hydrocarbures en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 10H50 GMT, le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette française bondissait de 0,11 point de pourcentage, à 3,40%. Vendredi, avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

Son équivalent allemand, référence en Europe, grimpait lui de 0,09 point par rapport à la veille, atteignant un taux de 2,79%. L'obligation italienne, aussi à échéance dix ans, bondissait de 0,14 point de pourcentage, à 3,78%.

Hors zone euro, le taux d'intérêt britannique atteignait 4,51%, contre 4,37% lundi soir.

Les taux avaient déjà bondi lundi. Les échéances à long terme, à 30 ans, ou à court terme, à 2 ans, connaissent aussi d'importantes hausses.

Considérés traditionnellement comme une valeur refuge, les emprunts d'Etat sont boudés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines sur l'Iran et les représailles de Téhéran sur plusieurs pays de la région.

"Les investisseurs craignent un choc d'inflation, en raison de la flambée des prix des hydrocarbures que les pays européens importent massivement", explique à l'AFP Kevin Thozet, membre du comité d'investissement chez Carmignac.

Or, une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte.

Le pétrole bondit depuis le début de la semaine, en raison des perturbations que provoque la guerre au Moyen-Orient dans le détroit d'Ormouz, où transite une partie du commerce mondial des hydrocarbures.

Les prix européens du gaz naturel s'envolent eux aussi, après l'annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, de l'arrêt de sa production de GNL à la suite d'une attaque de drones iraniens.

Une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait entraîner une forte poussée de l'inflation dans la zone euro, tout en pesant sur la croissance économique, a prévenu mardi Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times.

L'inflation a déjà accéléré en février dans la zone euro, remontant à 1,9% sur un an, et s'établissant ainsi juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée mardi par Eurostat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Italie: l'inflation a réaccéléré en février à 1,6%

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L'inflation italienne reste cependant en-dessous de la moyenne européenne, qui est remontée en février à 1,9%, juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée par Eurostat. (© KEYSTONE/AP LaPresse/STEFANO PORTA)

L'inflation a accéléré en Italie au mois de février, à 1,6% sur un an contre 1% en janvier, selon une première estimation publiée mardi l'Institut national des statistiques (Istat).

Cette accélération est due notamment à une hausse des prix dans les services (de 2,5% à 3,6%), des transports aux soins à la personne, mais aussi des produits alimentaires non transformés.

La baisse continue des prix de l'énergie avant le début de la guerre en Iran (de -6,2% en janvier à -6,6% en février) n'a pas compensé la hausse des services.

L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix des éléments les plus volatils (énergie et alimentation), et fait référence pour les experts, a ainsi augmenté de 2,4% (+0,7 point sur un mois).

L'inflation italienne reste cependant en-dessous de la moyenne européenne, qui est remontée en février à 1,9%, juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée par Eurostat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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