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International

La Russie "stoppe" la contre-offensive ukrainienne, admet Zelensky

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky reconnaît la supériorité russe actuelle. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reconnu vendredi que la Russie, forte de sa supériorité aérienne, était en train de stopper la contre-offensive ukrainienne. Il s'est plaint du ralentissement de l'aide militaire occidentale et des sanctions visant Moscou.

"Si nous ne sommes pas dans le ciel et que la Russie l'est, elle nous arrête depuis le ciel. Ils stoppent notre contre-offensive", a déclaré, lors d'une conférence à Kiev, le président ukrainien.

Le président ukrainien a dénoncé "des processus qui deviennent plus compliqués et plus lents s'agissant des sanctions économiques contre Moscou ou de l'approvisionnement en armes" occidentales.

"Plus c'est long, plus les gens souffrent (...) Si nous ne sommes pas dans le ciel et que la Russie y est, elle nous arrête depuis le ciel. Ils stoppent notre contre-offensive", a-t-il déclaré, lors d'une conférence à Kiev.

M. Zelensky a une nouvelle fois souligné que si les Occidentaux livraient plus vite des munitions de longue portée, l'armée ukrainienne avancerait d'autant plus vite.

Lenteur

Les Occidentaux n'ont livré qu'au compte-gouttes des munitions de ce type, de crainte que Kiev ne s'en serve, malgré ses promesses, pour pilonner le territoire russe.

De la même manière, l'Ukraine se plaint depuis des mois de la lenteur des négociations sur la livraison de chasseurs F-16, alors qu'elle ne dispose que d'une flotte soviétique vieillissante, si bien que la Russie domine les airs le long du front.

Après des mois de tergiversations, plusieurs dizaines de ces appareils américains seront livrés par des pays européens, mais il faut maintenant former les équipages durant des mois.

"Quand des partenaires nous disent 'quelle est la prochaine étape de la contre-offensive?', ma réponse est qu'aujourd'hui, nos étapes sont plus rapides probablement que les nouveaux paquets de sanctions" visant la Russie, a ironisé M. Zelensky.

La contre-offensive ukrainienne lancée en juin s'est heurtée à de puissantes lignes de défense construites par les Russes, fait de tranchées, de champs de mines et de pièges anti-chars.

Une percée s'est cependant dessinée ces dernières semaines dans le sud, pouvant permettre à l'armée ukrainienne d'avancer pour couper les lignes de communication russes entre le nord et la Crimée, un de ses objectifs.

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, qui était à Kiev mercredi et jeudi, a salué ces "progrès importants" qu'il a jugés "très, très encourageants".

Il a promis une nouvelle aide d'un milliard de dollars. Washington a également confirmé la fourniture d'obus à l'uranium appauvri pour donner de "l'élan" à l'offensive.

"Pseudo-élections"

Par ailleurs, la Russie a continué ses bombardements des villes ukrainiennes. L'Ukraine a déploré la mort de quatre personnes vendredi.

Trois civils ont été tués à Odradokamianka, dans la région méridionale de Kherson, selon le ministre ukrainien de l'Intérieur, Igor Klymenko.

A Kryvyï Rig, ville natale du président Volodymyr Zelensky dans le sud du pays, un bombardement a frappé un bâtiment administratif tuant un policier, selon les secours.

La Russie a ouvert les bureaux de vote pour des scrutins locaux à travers tout le pays, mais aussi dans les quatre régions ukrainiennes occupées partiellement (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), ainsi qu'en Crimée, péninsule annexée en 2014.

Des "pseudos-élections" n'ayant "aucune valeur", a souligné Kiev. Le déroulement du vote a été perturbé par des missiles et "la commission électorale de la région de Kherson a été évacuée", a affirmé la cheffe de la Commission électorale de Russie, Ella Pamfilova, citée par l'agence Ria Novotni.

Sur Telegram, le maire ukrainien en exil de Melitopol (zone occupée de Zaporijjia) a fait état de "deux puissantes explosions" au lycée de Berdiansk, au bord de la mer d'Azov, où "l'ennemi avait localisé l'un des bureaux de vote".

Le rôle de Musk

La Russie a par ailleurs annoncé vendredi l'arrestation d'un homme qu'elle accuse d'avoir préparé un sabotage visant une installation des transports militaires dans la péninsule annexée de Crimée.

La Crimée, cruciale pour la logistique des forces russes, a été visée à de multiples reprises par des frappes ukrainiennes depuis le début de l'offensive russe en février 2022.

Et sur X (ex Twitter), le milliardaire américain Elon Musk s'est vanté d'avoir empêché l'une d'entre elles l'année dernière.

"Nous avons reçu une demande urgente des autorités" ukrainiennes pour activer l'accès à Internet en mer Noire via "notre satellite Starlink", déployé en Ukraine peu de temps après l'invasion.

Selon un extrait de sa biographie sous la plume de Walter Isaacson, dont les bonnes feuilles sont aussi sorties dans la presse américaine, le but de Kiev était de guider des drones sous-marins dotés d'explosifs vers la flotte russe à Sébastopol.

Après avoir consulté un diplomate russe, Elon Musk a, selon M. Isaacson, secrètement désactivé la couverture dans un rayon de 100 kilomètres autour de la côte de Crimée, faisant échouer l'opération.

Mikhaïlo Podoliak, l'un des principaux conseillers du président Zelensky, a réagi en estimant que le prix payé de ce "cocktail d'ignorance et de gros égo" se comptait en "enfants tués".

"Ne pas permettre aux drones ukrainiens de détruire une partie de la flotte militaire russe" constitue selon lui "bien plus qu'une simple erreur".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Oscars: "Sinners" en tête, avec un record de 16 nominations

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Ryan Coogler, le réalisateur de "Sinners", et son épouse Zinzi Evans (archives). (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

"Sinners", création audacieuse à la croisée des genres entre comédie musicale, horreur et film d'époque, a dominé jeudi les nominations aux Oscars. Il est nommé dans seize catégories, un record.

Le long métrage est notamment nommé dans les catégories "Meilleur film", "Meilleur réalisateur", "Meilleur acteur" (Michael B. Jordan) et "Meilleurs acteur et actrice dans un second rôle" (Wunmi Mosaku et Delroy Lindo).

Le précédent record de quatorze nominations était jusqu'à présent détenu par "All About Eve" (1950), "Titanic" (1997) et "La La Land" (2017).

Avec ses seize nominations, "Sinners" devance "Une bataille après l'autre", la fresque de Paul Thomas Anderson, avec Leonardo DiCaprio et Sean Penn à l'affiche, sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, nommée dans treize catégories.

"Sinners" raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues. Michael B. Jordan incarne un double rôle à l'écran, celui de frères jumeaux.

La cérémonie des Oscars se déroulera le 15 mars prochain, au Dolby Theatre de Los Angeles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ubisoft se réorganise et plonge en bourse, les salariés inquiets

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Ubisoft a annulé six jeux, repoussé sept autres et annoncé un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans (archives). (© KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

Le géant français du jeu vidéo Ubisoft passe à la méthode choc pour se relancer. L'annonce d'une nouvelle organisation, accompagnée de coupes drastiques, a plongé jeudi le groupe au plus bas sur les marchés et suscité l'inquiétude de ses salariés.

Jeudi matin, le titre d'Ubisoft s'est écroulé de plus 34% à la Bourse de Paris, la plus forte baisse en séance de son histoire. Les investisseurs sanctionnent les dernières annonces de la direction: un grand chambardement interne qui va réunir une partie de ses studios, dispatchés dans le monde entier, par spécialité, tandis qu'une autre partie servira de soutien aux différents projets.

Prévue pour début avril et coïncidant avec le quarantième anniversaire du leader français du jeu vidéo, cette réorganisation s'accompagne de mesures drastiques: six jeux annulés, dont le remake très attendu par les fans de "Prince of Persia: les Sables du temps", sept autres repoussés, et un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans. Un programme qui s'ajoute à celui de 300 millions déjà consentis ces trois dernières années.

Conséquence directe de cette réorientation: le créateur de la saga "Assassin's Creed" prévoit désormais une perte opérationnelle d'un milliard d'euros sur son année fiscale 2025-2026. "Je suis très inquiet sur l'état de santé du groupe", a confié à l'AFP Cédric (nom modifié à sa demande), salarié au studio parisien d'Ubisoft.

Climat social tendu

"Je peux comprendre l'idée d'aller sur un modèle plus soutenable financièrement, mais ça se fait au prix de beaucoup de licenciements et de fermetures de studios", s'inquiète-t-il. Un destin qu'ont connu ces dernières semaines ceux de Stockholm et d'Halifax, tandis que le groupe a mené des restructurations chez Ubisoft Abu Dhabi, Redlynx (Finlande) et Massive (Suède).

Le numéro un français, qui compte environ 17'000 salariés dans le monde, s'est séparé de plus de 3000 employés ces dernières années. Si les studios français ont été épargnés jusque-là, le climat social pourrait se tendre très rapidement, la direction ayant également indiqué qu'elle souhaitait réduire drastiquement le télétravail.

"Revenir à cinq jours par semaine, avec la vie de famille et l'organisation parentale, c'est impossible aujourd'hui d'imaginer ça", souffle Cédric. Plusieurs grèves avaient paralysé les studios en France en 2024 pour défendre notamment le travail à distance. Le syndicat Solidaires Informatique a d'ailleurs appelé les salariés français au débrayage dès jeudi matin.

Sur le long terme, rassembler ses studios par expertise est toutefois "une excellente idée", juge Laurent Michaud, économiste du secteur, car "Ubisoft mise sur son premier atout: ses talents" individuels. Quitte à sacrifier certains projets, jugés pas assez bons ou rentables, comme "Prince of Persia".

"C'est arrivé plusieurs fois chez Ubisoft et d'autres éditeurs majeurs de tuer des jeux parce que le projet n'avance pas", souligne M. Michaud, d'autant que ce jeu d'aventure ne correspond plus totalement à ce qu'attend le marché du jeu vidéo en 2026, qui fait la part belle aux jeux de tir, de sport ou jouables à plusieurs.

Mode "survie"

Mais d'autres projets ont eu la vie sauve: "Beyond Good & Evil 2", en gestation depuis près de 20 ans, continue son développement, indique Ubisoft. Car annuler des jeux, "c'est jeter beaucoup d'argent à la poubelle", observe Lionel Melka, associé chez Swann Capital. "Ca va faire beaucoup de dommage à leur réputation" car "il y a un aspect affectif très fort" entre les joueurs et certaines sagas populaires.

Pour lui, cette décision radicale montre qu'Ubisoft est désormais "en mode survie". Il craint de voir le groupe plonger un peu plus dans "une spirale où plus ça va mal, plus les gens partent". Pour autant, aucun acteur du secteur ne souhaite voir le géant français tomber.

"L'écosystème du jeu vidéo en France doit énormément à Ubisoft", souligne M. Michaud, "ce serait une très mauvaise nouvelle s'il n'arrivait pas à s'en sortir." Car derrière les plus beaux succès tricolores de ces dernières années, à commencer par le succès surprise de 2025 "Clair Obscur: Expedition 33", se cachent bien souvent d'anciens salariés du géant français.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Pas d'obstacle avec le Conseil de la paix (enquêteurs onusiens)

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Les trois membres de la Commission d'enquête internationale sur Israël et les territoires palestiniens vont se pencher ces prochains mois sur les violations des droits humains depuis le cessez-le-feu dans la bande de Gaza et sur les dommages corporels. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le nouveau Conseil de la paix n'affectera pas les enquêteurs mandatés à l'ONU sur Israël et les territoires palestiniens. "Nous ne pouvons pas y trouver quelque chose qui puisse empêcher le travail de cette Commission", a dit jeudi le président de celle-ci à Genève.

"Nous nous attendons à ce que le plan de paix considère les intérêts de toutes les personnes dans les zones de conflit", a affirmé à la presse Srinavasan Muralidhar. Pour la Commission d'enquête internationale, le nouveau Conseil de paix, piloté par le président américain Donald Trump et désormais avec une portée plus large que les territoires palestiniens, ne change pas son mandat.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a demandé aux enquêteurs de mener des investigations sur les violations des droits humains en Israël et dans les territoires palestiniens. Dans un précédent rapport avant le renouvellement de deux de ses trois membres, la Commission avait conclu qu'un génocide avait été perpétré dans la bande de Gaza.

Dans les prochains mois, elle veut dialoguer avec les autorités israéliennes, qui refusent de lui donner un accès à la région, et palestiniennes tout comme avec les ONG, a précisé M. Muralidhar. Les dommages corporels et la situation des enfants seront notamment investigués.

Le président de la Commission a dénoncé la destruction des bureaux de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est. Mais selon lui, il ne faudrait pas que l'Etat hébreu pense que cette situation empêchera cet acteur de poursuivre ses efforts.

Son collègue Chris Sidoti, qui siégeait déjà dans la précédente Commission, a répété à Israël ses responsabilités conformément aux Conventions de Genève dans cette affaire. "Je n'ai aucune illusion sur les tâches difficiles auxquelles nous sommes confrontés actuellement, davantage que celles que nous avons eues auparavant", affirme aussi l'Australien.

"Mais davantage encore, je n'ai aucune illusion sur les demandes qui nous seront formulées pour savoir ce qui a lieu réellement sur le terrain". La Commission va notamment se pencher sur les violations observées ces derniers mois depuis le cessez-le-feu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Zelensky rencontrera Trump à Davos à 13h00

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Les présidents Donald Trump et Volodymyr Zelensky doivent se rencontrer ce jeudi à 13h00 à Davos (Archives). (© KEYSTONE/EPA/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé au Forum économique de Davos où il rencontrera son homologue américain Donald Trump à 13h00, a indiqué jeudi la présidence ukrainienne.

"Le président de l'Ukraine est arrivé en Suisse pour prendre part au Forum économique mondial et rencontrer le président (Donald) Trump", a indiqué son porte-parole Serguiï Nykyforov, ajoutant qu'il rencontrerait Donald Trump à 13h00 et prononcerait une allocution à 14h30.

Mercredi au WEF, Donald Trump a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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