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La vaccination fin décembre en Europe, Macron testé positif

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Emmanuel Macron "a des symptômes réels: une toux et une fatigue importantes", a déclaré jeudi soir le porte-parole du gouvernement français. (©AP/POOL/CHARLES PLATIAU)

Le président français Emmanuel Macron a été testé positif au Covid-19 jeudi et plusieurs dirigeants européens qui l'avaient rencontré se sont mis en quarantaine. La vaccination doit démarrer le 27 décembre dans l'Union européenne.

Les Etats-Unis, eux, sont en passe d'autoriser un deuxième vaccin contre le Covid-19, une semaine après avoir recommandé l'autorisation de celui de Pfizer/BioNTech.

Un comité d'experts américains devait se réunir à nouveau jeudi pour évaluer le remède développé cette fois par la société américaine Moderna, avec de premières injections attendues dès la semaine prochaine. L'Agence américaine des médicaments devrait donner son feu vert peu après cette réunion. L'Agence européenne des médicaments (AEM) a indiqué jeudi qu'elle allait avancer d'une semaine, au 6 janvier, l'examen et la possible autorisation du vaccin Moderna.

La pandémie a fait au moins 1,65 million de morts dans le monde, et l'Europe est devenue jeudi la première région du monde à enregistrer plus d'un demi-million de morts du Covid-19, selon un comptage réalisé par l'AFP.

Les 52 pays et territoires de la région européenne (allant à l'est jusqu'à l'Azerbaïdjan et la Russie) totalisaient au moins 500'069 décès (pour 23'059'233 contaminations déclarées), devant l'Amérique latine et les Caraïbes (477'404 morts) et les Etats-Unis/Canada (321'287).

Toux, fatigue, fièvre

En France, le président Emmanuel Macron, testé positif au Covid-19, va s'isoler pendant sept jours. Mais il "continuera de travailler et d'assurer ses activités à distance", a annoncé le palais présidentiel de l'Élysée.

Emmanuel Macron "a des symptômes réels: une toux et une fatigue importantes", a déclaré sur la chaîne BFMTV jeudi soir le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, en promettant la transparence sur la santé du chef de l'Etat. Le président a également de la fièvre, a ajouté l'Elysée.

Le Premier ministre français, Jean Castex, "considéré comme cas contact", s'est lui aussi "placé à l'isolement, bien qu'il ne présente aucun symptôme de la maladie", ont annoncé ses services.

Plusieurs dirigeants européens ont aussi annoncé qu'ils se mettaient en quarantaine par précaution après avoir rencontré le président français: le président du Conseil européen Charles Michel et les chefs de gouvernement belge Alexander De Croo, portugais Antonio Costa, espagnol Pedro Sanchez et luxembourgeois Xavier Bettel. Aucun n'était annoncé positif jeudi soir.

L'annonce de la contamination d'Emmanuel Macron est intervenue alors que la France a dévoilé mercredi sa stratégie vaccinale: premières vaccinations contre le Covid-19 "dès la dernière semaine de décembre".

Dans l'ensemble de l'Union européenne, Ursula von der Leyen a annoncé jeudi que la vaccination contre le Covid-19 allait commencer les 27, 28 et 29 décembre. L'Agence européenne des médicaments (AEM) se penchera le 21 décembre, une semaine plus tôt que prévu, sur le sort du vaccin Pfizer-BioNTech. La Commission avait précisé qu'elle donnerait ensuite son autorisation dans les deux jours suivant ce feu vert.

Reconfinement allemand

Redevenue l'épicentre de la pandémie depuis octobre, aux côtés des Etats-Unis, l'Europe renforce les restrictions pour tenter de contenir la pandémie dans l'attente des vaccins. L'Allemagne est entrée mercredi dans un reconfinement partiel, avec la fermeture de tous les commerces non essentiels et des écoles.

Confronté à une deuxième vague beaucoup moins maîtrisée qu'au printemps, le pays a enregistré un record d'infections en 24 heures, à plus de 30'000, selon les données définitives annoncées jeudi par l'institut Robert-Koch. Au Royaume-Uni, les pubs, restaurants et hôtels de Londres ont été contraints mercredi de fermer pour la troisième fois depuis le début de la pandémie.

La Pologne a, elle, annoncé un confinement partiel de trois semaines à partir du 28 décembre sur l'ensemble du territoire. Le gouvernement a interdit tous les déplacements le soir du Nouvel An et annoncé la fermeture des centres commerciaux, hôtels et stations de ski.

Echec suédois

En Suède, le roi Carl XVI Gustaf a affirmé jeudi que son pays avait "échoué" contre le Covid-19, dans un rare commentaire susceptible de conforter les critiques contre la stratégie atypique du royaume, qui n'a à aucun moment fermé ses bars, restaurants et magasins.

Aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé dans le monde, des chiffres record ont été enregistrés mercredi avec 250'458 nouveaux cas et 3784 nouveaux décès en 24 heures, selon l'université Johns Hopkins. Le pays pourrait disposer de deux vaccins dès le début de semaine prochaine si celui de Moderna est autorisé, et ainsi accélérer la campagne massive de vaccination. Les Etats-Unis seraient les premiers à mettre sur le marché le vaccin de Moderna..

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Des millions de masques de la Confédération bientôt périmés

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La Confédération cherche des possibilités d'utilisation alternatives pour les nombreux masques qui s'entassent dans les entrepôts de la pharmacie de l'armée (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Durant la pandémie, la Confédération a acheté des millions de masques sanitaires. Près de 140 millions d'entre eux vont atteindre leur date de péremption en 2023. La Confédération cherche des alternatives pour éviter leur destruction.

Près de 180 millions de masques FFP2 et de masques chirurgicaux, d'une valeur d'acquisition de 130 millions de francs, s'entassent dans les entrepôts de la pharmacie de l'armée, selon des chiffres datant du 10 janvier fournis par l'armée à Keystone-ATS, confirmant une information de la SonntagsZeitung.

"Même si le matériel de protection atteint sa date de péremption, des possibilités alternatives sont recherchées pour lui donner une autre utilisation judicieuse ou, si possible, pour prolonger la date de péremption", précise l'armée. La Confédération tente par exemple de vendre les masques au prix du marché ou de les recycler.

La pharmacie de l'armée est chargée d'éliminer les masques périmés et inutilisables. Il n'y a pour l'instant pas d'estimation du nombre de masques qui devront être détruits cette année.

2,2 millions de masques éliminés

Jusqu'à présent, la Confédération a dû éliminer 2,2 millions de masques chirurgicaux et FFP2 d'une valeur de 1,13 million de francs en raison de leur date de péremption. Il s'agissait de masques prévus pour des engagements de troupes. Comme ces articles avaient déjà été livrés une fois, ils ont dû être détruits pour des raisons réglementaires, précise l'armée.

En outre, la pharmacie de l'armée a rappelé et détruit à titre préventif environ neuf millions de masques, en raison d'une suspicion de contamination par des moisissures. Il s'agissait de masques datant de l'époque de la grippe aviaire. A l'époque, environ 30 millions de masques avaient été achetés.

Selon les indications de l'armée, les masques ont en général une durée de vie de deux à cinq ans. Les matériaux sont soumis à un vieillissement naturel, si bien qu'avec le temps, les élastiques deviennent cassants et la capacité de filtration des masques équipés de filtres diminue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La vaccinologue Claire-Anne Siegrist prend sa retraite

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Claire-Anne Siegrist (à droite) aura dirigé pendant de nombreuses années le centre de vaccinologie des Hôpitaux universitaires genevois. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Elle aura été l'une des vaccinologues à tenter de faire comprendre aux Suisses les défis de la pandémie. La professeure des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) Claire-Anne Siegrist donne mardi une conférence pour son départ à la retraite.

Organisé par la Faculté de médecine, la réunion pourra également être vue en ligne. Parmi les hommages, un discours sera prononcé par le directeur général des HUG Bertrand Levrat.

La directrice du centre de vaccinologie de l'hôpital genevois aura régulièrement collaboré avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle avait conseillé de 2020 à 2021 la task force nationale contre le coronavirus.

Parmi ses autres activités, Mme Siegrist a présidé la fondation mesvaccins.ch qui avait notamment piloté le site myCOVIDvac.ch. En 2021, la plateforme avait ensuite été liquidée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une étude prouve l'efficacité des mesures anti-Covid en 2020

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L'étude a été dirigée par la professeure Tanja Stadler, professeure à l'EPFZ et ancienne directrice de la task force Covid de la Confédération (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une nouvelle étude le prouve: la fermeture des frontières, le semi-confinement et le traçage des contacts ont été efficaces en Suisse pendant la pandémie. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé plus de 11'000 séquences génomiques du virus en 2020.

"Il s'agissait pour l'année 2020 de l'une des plus grandes études au monde dans ce domaine. Avant la pandémie, seules quelques centaines de gènes étaient séquencés pour de telles études", déclare à Keystone-ATS Tanja Stadler, responsable de l'étude. Cette professeure à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) était la présidente de la task force scientifique Covid-19 de la Confédération depuis août 2021, jusqu'à sa dissolution.

Selon elle, environ 90% d'infections en moins ont été importées en Suisse après la fermeture des frontières. Ces résultats suggèrent que l'évolution des infections a pu être découplée avec succès de l'étranger, écrivent les auteurs de l'étude, parue mercredi dans la célèbre revue spécialisée "Science Translational Medicine".

En outre, la durée durant laquelle les virus importés se sont maintenus au sein de la population était environ deux fois moins longue durant le semi-confinement qu'après. Durant la période de traçage efficace des contacts, le nombre de personnes infectées par une personne contaminée a été réduit de moitié en moyenne.

En revanche, les chercheurs n'ont pu démontrer aucun effet du suivi des contacts à l'automne 2020. "Nous l'expliquons par la surcharge des équipes de traçage des contacts à cette période", suggère Mme Stadler.

Code viral décrypté

Selon elle, l'avantage de l'étude est l'ampleur des données examinées. "Le fait que ces mesures étaient efficaces avait déjà été démontré auparavant dans des études qualitatives. Nous l'avons quantifié en nous basant sur des données génomiques", explique la scientifique.

Les résultats reposent sur le séquençage du génome. Le "code" d'un virus, composé de 30'000 lettres, a ainsi été décrypté. Le décodage de cette séquence de lettres - le séquençage génétique - a permis de retracer les voies d'infection.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le président de la commission de vaccination tire un bilan positif

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La vaccination contre le Covid chez les jeunes ne fait guère plus de différences, selon Christoph Berger (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le président de la Commission pour les vaccinations, Christoph Berger, tire un bilan positif de la stratégie menée en Suisse en matière de vaccination. "Nous avons mieux réussi que d'autres pays à convaincre les groupes à risque de se faire vacciner", déclare-t-il.

L'accent mis sur les personnes les plus vulnérables a fait ses preuves, insiste le spécialiste lundi dans une interview accordée aux titres alémaniques du groupe Tamedia.

Il n'en occulte pas moins l'existence d'effets indésirables dans certains cas. "Nous devons prendre les personnes concernées et leurs souffrances au sérieux et les aider, avance M. Berger. Mais, comme pour le Covid long, il n'existe pas de diagnostic unique. Des traitements individuels sont donc nécessaires".

Aujourd'hui encore, le bénéfice de la vaccination est plus important que le risque encouru, assure-t-il. Mais, comme la situation pandémique n'est plus menaçante, chaque personne doit décider d'elle-même si elle veut se faire vacciner ou non.

Avec le vaccin contre le Covid, c'est aujourd'hui comme avec le vaccin contre la grippe ou les tiques, selon Christoph Berger. Les personnes à risque bénéficient d'une bonne protection contre une maladie grave pendant encore quelques semaines. "Mais pour les personnes plus jeunes et en bonne santé, la vaccination ne fait plus guère de différence", indique-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le vaccin protège les femmes enceintes des complications d'Omicron

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Les femmes vaccinées contre le Covid-19 présentent un risque très faible d'admission dans un service de soins intensifs, selon cette étude (archives). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

La vaccination protège efficacement les femmes enceintes contre les complications dues au variant Omicron. C'est ce que montre une vaste étude internationale menée dans 18 pays et 41 hôpitaux, dont les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Ces travaux sont publiés dans la revue médicale britannique The Lancet par un réseau international d’hôpitaux dirigé par l'Université d'Oxford. Cette étude intitulée "INTERCOVID 2022" a été menée entre le 27 novembre 2021 et le 30 juin 2022, ont indiqué mercredi les HUG dans un communiqué.

Les scientifiques ont étudié les dossiers de 1545 femmes enceintes diagnostiquées avec le variant Omicron et de 3073 femmes enceintes non diagnostiquées en groupe de contrôle. Résultats: durant la grossesse, le variant Omicron était associé à des risques accrus de morbidité maternelle, de complications graves et d'hospitalisation, surtout chez les femmes symptomatiques et non vaccinées.

En particulier, le risque de prééclampsie - une élévation de la tension artérielle avec atteinte des reins - était plus important chez les femmes présentant des symptômes graves. Les femmes obèses ou en surpoids avec symptômes graves étaient les plus exposées.

Mieux avec la vaccination complète

Les femmes vaccinées étaient, quant à elles, bien protégées contre les symptômes et les complications graves du Covid-19. Elles présentaient un risque très faible d'admission dans un service de soins intensifs. La meilleure prévention s'est avérée être une vaccination complète, de préférence avec une dose de rappel.

L’étude a également mis en évidence que les vaccins à ARN messager (ARNm) ont été les plus efficaces. Toutefois, ceux à vecteur viral avec un rappel ont également fourni une protection adéquate. L’immunité a été observée durant au moins dix mois après la dernière dose de vaccin à ARNm et de vaccin à vecteur viral avec rappel.

"Cette étude montre clairement les bénéfices de la vaccination durant la grossesse. Elle nous aide dans notre recommandation d’inclure la vaccination contre le Covid-19 dans les soins de routine des femmes enceintes", relève Begoña Martinez de Tejada Weber, médecin-cheffe au Service d’obstétrique des HUG et professeure à l’Université de Genève, citée dans le communiqué.

Couverture vaccinale insuffisante

Pour José Villar, professeur de médecine périnatale à l'Université d'Oxford, "il est préoccupant de constater que des symptômes graves de la maladie sont apparus chez 4% à 7% des femmes non vaccinées chez qui le variant Omicron a été diagnostiqué pendant la grossesse".

Bien que le variant Omicron soit globalement moins nocif que les variants précédents, la grande proportion de femmes enceintes dans le monde qui ne sont pas vaccinées court toujours un risque majeur. La couverture vaccinale complète des femmes enceintes est encore insuffisante, même dans les pays développés, selon les conclusions des auteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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