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International

Nino Cerruti, le pape de l'élégance masculine

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Le célèbre styliste italien Nino Cerruti est décédé à l'âge de 91 ans. (photo non datée) (© KEYSTONE/STR)

Le styliste italien Nino Cerruti est décédé à l'âge de 91 ans, a appris samedi soir l'AFP d'une source au sein du secteur de la mode, confirmant l'annonce des médias italiens.

Il est mort dans un hôpital de Vercelli, dans le Piémont, où il se trouvait pour une opération à la hanche, selon le site du quotidien Corriere della Sera.

"C'est un géant parmi les entrepreneurs italiens qui s'en va", a réagi le vice-ministre du Développement économique Gilberto Pichetto.

"Un grand innovateur, un créatif visionnaire et précurseur de nombreuses réalités d'aujourd'hui", a dit de lui Carla Capasa, président de la Chambre nationale de la mode italienne.

"Il laisse un grand héritage: le courage d'investir et de croire dans les jeunes. Il fut celui qui a cru en un très jeune Giorgio Armani dont il a été le maître", a ajouté M. Capasa, définissant Nino Cerruti comme "l'homme le plus chic d'Italie".

Elégant et décontracté

Nino Cerruti, l'une des figures les plus emblématiques du prêt-à-porter masculin de luxe du XXe siècle, créateur innovant, aura imprimé son style élégant, mais décontracté, à l'univers de la mode et du textile.

"J'ai toujours habillé la même personne, moi-même", confiait le couturier italien. Longiligne, il tenait à être le premier à essayer ses propres créations, dont une bonne partie fut conservée dans l'atelier de l'usine de tissage fondée en 1881 par son grand-père à Biella, dans le nord de l'Italie.

"Un vêtement n'existe qu'à partir du moment où quelqu'un le met. J'aimerais que ces vêtements continuent à vivre, à être imprégnés de la vie, car c'est comme ça que je les ai vécus", racontait ce styliste, surnommé le "philosophe du vêtement".

Né le 25 septembre 1930 à Biella, il s'est vu contraint d'abandonner ses études de philosophie à l'âge de 20 ans, après le décès de son père Silvio, pour reprendre l'usine textile familiale et enterrer ainsi son rêve de devenir journaliste.

Nino Cerruti aura été le plus français des designers de mode italiens en ouvrant sa première boutique en 1967 à Paris, place de la Madeleine, point de départ d'une marque de luxe devenue planétaire en peu de temps.

Révolution de la mode féminine

En pleine contestation étudiante en 1968, cet héritier d'industriels du textile porte sa propre révolution sur les podiums en faisant défiler hommes et femmes dans les mêmes habits.

"Le pantalon a donné de la liberté aux femmes", assure le styliste qui en a fabriqué pour des griffes comme Coco Chanel. A l'époque, "c'était un choix courageux, car dans certains restaurants, les femmes qui portaient des pantalons n'étaient pas admises".

Au milieu des années 1970, il crée ses premières collections femmes qui 20 ans après représenteront 20% du chiffre d'affaires du groupe.

Peu à peu, il élargit son territoire, en se lançant dans des parfums, montres, chaussures ou encore des bijoux.

Dans les années 1960, il rencontre un certain Giorgio Armani, de quatre ans son cadet, et l'embauche comme créateur pour hommes. Le tandem, qui a profondément marqué le monde de la mode, se sépare une décennie plus tard, après la décision d'Armani de fonder sa propre maison en 1975.

Puis, dans les années 1970, Nino Cerruti invente la première veste déconstruite, une découverte qui a introduit le "casual chic" dans la mode masculine haut de gamme.

Il passe maître dans le raffinement décontracté, mais estime que le terme "élégance" a "un terrible goût de l'ancien", lui préférant le concept de "style". "Avoir du style, c'est mélanger culture et art", selon Nino Cerruti.

Pull jaune fétiche

Chevelure abondante, nez aquilin, petit sourire en coin, ce patriarche de la mode italienne ne se sépare jamais de son pull jaune fétiche qu'il porte à chacun de ses défilés.

Il "Signor Nino", comme il est appelé affectueusement par ses employés, habille les célébrités du cinéma, Richard Gere, Marcello Mastroianni, Robert Redford ou encore Jean-Paul Belmondo et fait de brèves apparitions dans des films hollywoodiens comme Cannes Man (1996) ou Holy Man (1998).

Mais dans un contexte de concurrence féroce entre les grands groupes de luxe, qui laisse peu de place à des maisons de couture indépendantes, le styliste vend sa marque "Cerruti 1881" en 2001 à des investisseurs italiens.

"Ils n'ont pas une stratégie de griffe mais une stratégie industrielle!" s'insurge-t-il deux ans plus tard, avant d'assister à la faillite des nouveaux propriétaires en 2005.

La marque Cerruti est alors cédée au fonds d'investissement américain MatlinPatterson, avant de finir en 2011 entre des mains chinoises, avec sa cession au groupe Trinity.

Nino Cerruti était, lui, retourné à la case départ après la vente de son groupe, dans la maison familiale à Biella, au pied des Alpes, pour se consacrer à la filature de laine, qui fut le tremplin du succès mondial de sa marque.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Au "Davos russe", Poutine minimise les difficultés économiques

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Le président russe Vladimir Poutine a minimisé les difficultés économiques rencontrées par son pays sanctionné par les Occidentaux, préférant souligner sa "souveraineté". (© KEYSTONE/AP/Kirill Kazachkov)

Le président russe Vladimir Poutine a minimisé les difficultés économiques rencontrées par son pays sanctionné par les Occidentaux lors d'un discours très attendu à Saint-Pétersbourg, préférant souligner sa "souveraineté" et ses partenariats avec les pays du Sud.

M. Poutine s'exprimait vendredi lors du Forum économique qui rassemble chaque année dans sa ville natale des responsables et hommes d'affaires russes et étrangers. Cette édition a donné la place d'honneur aux Chinois et aux Saoudiens, même si quelques figures occidentales étaient aussi présentes.

"Nous entendons les critiques. De toutes parts, on nous dit que tout va mal chez nous (...). Oui, la dynamique économique est actuellement modérée", a déclaré M. Poutine, alors que les craintes sur une stagnation de l'économie russe se font grandissantes.

"Dans un contexte tendu et difficile, la Russie continue de renforcer sa souveraineté (...) en élargissant son cercle de partenaires", a-t-il ajouté, en soulignant la part croissante des pays des BRICS dans l'économie mondiale.

Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l'Ukraine, la Russie fait face à de multiples sanctions occidentales, une inflation élevée, des coûts d'emprunt prohibitifs et des pénuries de main-d'oeuvre, qui placent son économie dans une situation délicate.

Le PIB russe s'est contracté de 0,2% au cours des trois premiers mois de l'année, selon les statistiques officielles - la première baisse trimestrielle en trois ans.

Et l'Etat a affiché un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026 - soit l'équivalent de 2,5% du PIB annuel et plus que ce qui était prévu pour l'ensemble de l'année.

Pression ukrainienne

Pour autant, la Russie est l'un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16% du PIB) et dispose d'un fonds souverain d'environ 156 milliards d'euros. Ses exportations d'hydrocarbures connaissent une hausse considérable depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a bouleversé les marchés énergétiques.

"Dès l'année prochaine, il faudra revenir à des rythmes de croissance soutenus de l'économie nationale. Cela ne sera possible qu'à une seule condition : en augmentant les investissements", a encore indiqué M. Poutine, qui a par ailleurs mis en avant un "ralentissement considérable de l'inflation".

Le président russe a pour habitude de minimiser les risques économiques pour son pays, préférant vanter sa résilience face aux multiples sanctions occidentales décrétées depuis le début de la guerre en Ukraine et à la perte du marché européen.

L'Ukraine continue pour sa part de multiplier les frappes sur les dépôts, raffineries de pétrole et oléoducs russes pour priver Moscou de l'une de ses principales sources de revenus.

Mercredi, à l'ouverture du Forum de Saint-Pétersbourg, autrefois surnommé le "Davos russe" en référence au Forum économique mondial, des drones ukrainiens avaient frappé une installation pétrolière et un site militaire à proximité. Les invités arrivant à l'événement avaient été accueillis avec un panache de fumée noire en arrière-plan.

A la veille de son discours, point d'orgue de la rencontre annuelle, Vladimir Poutine a été interpellé dans une lettre ouverte par son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky qui a réitéré sa proposition de cessez-le-feu "complet" et lui a proposé une nouvelle fois une rencontre en tête-à-tête.

"Vos ressources diminuent considérablement. Vous n'aurez pas assez d'argent ni de capital politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l'avez fait ces 26 dernières années", a assuré le président ukrainien dans cette lettre.

"Se serrer la ceinture"

Les Russes sont, eux, de plus en plus nombreux à souffrir de la hausse du coût de la vie.

Des petites et moyennes entreprises interrogées par l'AFP ont affirmé qu'elles risquaient de fermer.

"Les gens ont moins d'enfants, se serrent la ceinture, et les coûts augmentent", explique Svetlana, propriétaire d'une marque de vêtements à Khabarovsk, une ville de l'Extrême-Orient russe.

Les coupures d'internet - imposées officiellement pour contrer les frappes de drones ukrainiens - font que son terminal de paiement par carte est souvent hors service.

Vera, 42 ans, propriétaire d'un salon de beauté dans la région de Moscou, a vu le prix de ses fournitures "doubler" cette année. Mais après avoir survécu à une "quasi-faillite" en 2022, elle est convaincue que "ces difficultés ne sont que des désagréments".

"L'économie russe entre dans une phase de stagnation, marquée par des taux d'intérêt élevés et une forte pression inflationniste", relève pour sa part Alexandre Koliandre, économiste russe basé à Londres.

Pour autant, la Russie ne risque selon lui pas un retour à la crise chaotique des années 1990. "Il s'agit simplement d'une lente dégradation de tous les secteurs", explique-t-il à l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Ebola: plan de 518 millions de l'OMS et l'Agence de santé africaine

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus estime que les efforts actuels sont encore en train de "rattraper" l'épidémie d'Ebola (archives). (© KEYSTONE/EPA/SALVATORE DI NOLFI)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont dévolé un plan de 518 millions de dollars pour faire face à Ebola. Ce dispositif doit permettre d'aider les pays africains face à l'épidémie.

Selon les derniers chiffres relayés vendredi à la presse par l'Africa CDC, une agence de l'Union africaine (UA), 381 cas et 62 décès ont été confirmés en République démocratique du Congo (RDC). En Ouganda, 16 infections ont été identifiées pour un décès. Le nombre de cas suspects s'établit à 116.

"Nous sommes encore en train de rattraper l'épidémie", a affirmé à la presse le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Mais il estime que celle-ci pourra être contrôlée.

Le plan porte sur le pilotage des situations d'urgence, la surveillance, les analyses en laboratoire, la prévention et le contrôle des infections, les soins cliniques et les efforts des communautés, a-t-il expliqué. Il est prévu sur six mois et s'ajoute aux dispositifs nationaux des deux pays affectés.

"La seule solution pour battre cette épidémie est une collaboration étroite", estime M. Tedros. "Nous devons arrêter cette épidémie là où elle est, soutenir les pays qui réondent actuellement et garantir que les pays voisins sont prêts", selon lui. Les autorités des deux Etats affectés doivent diriger les efforts et les communautés donneront la tonalité.

Le plan cherche aussi à protéger les populations vulnérables, renforcer la collaboration internationale et soutenir la réponse rapide des pays à de nouveaux cas. Les systèmes de santé doivent être renforcés, notamment dans dix pays, en l'absence pour le moment de vaccins ou de médicaments contre cette souche d'Ebola. Le soutien pour répondre aux autres épidémies doit être maintenu. Et un mécanisme de suivi du financement est aussi établi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Andy Robertson quitte Liverpool pour Tottenham

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Après avoir fait ses adieux à Liverpool, Andy Robertson rejoint Tottenham. (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

Andy Robertson passe de Liverpool à Tottenham. Les Spurs ont annoncé vendredi qu'il rejoindrait le club le 1er juillet à l'expiration de son contrat avec Liverpool.

Le latéral de 32 ans vient de refermer neuf années chez les Reds, avec qui il a remporté deux titres en championnat d'Angleterre et une Ligue des champions, entre autres.

Tottenham, qui n'a pas précisé la durée du contrat de Robertson, le recrute sans verser un seul centime puisque son contrat avec Liverpool arrive à échéance au 30 juin.

"Andy est quelqu'un que j'admire depuis plusieurs années et il apportera à notre équipe des qualités techniques exceptionnelles, de l'expérience, du leadership et un état d'esprit exemplaire", a déclaré son futur entraîneur, l'Italien Roberto De Zerbi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

USA: créations d'emplois supérieures aux attentes, chômage stable

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Les Etats-Unis viennent de connaître trois mois d'affilée avec de solides créations d'emploi et un taux de chômage modeste. (archives) (© KEYSTONE/AP/Nam Y. Huh)

Les Etats-Unis viennent de connaître trois mois d'affilée avec de solides créations d'emploi et un taux de chômage modeste, selon des données officielles publiées vendredi.

En mai, 172.000 créations nettes d'emplois ont été enregistrées, nettement plus qu'attendu par les investisseurs.

Le chômage est resté stable à 4,3%.

Les créations d'emplois en mars et avril ont été revues à la hausse. Au total, la première économie mondiale a créé 93.000 emplois de plus pendant ces deux mois que ce qui avait précédemment été rapporté.

Le taux de chômage est resté "dans une fourchette étroite entre 4,3% et 4,5% depuis juillet 2025", souligne le service statistique du ministère américain du Travail. Ce niveau est considéré comme celui du plein-emploi.

Hausse de l'inflation

Ce sont de bonnes nouvelles sur le front du marché du travail alors que l'inflation s'accélère en parallèle du fait de la crise énergétique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.

Dans ce contexte, les investisseurs s'attendent à ce que la banque centrale des Etats-Unis (Fed) relève ses taux d'intérêt pour calmer les prix.

Cela a eu pour conséquence vendredi d'augmenter les coûts d'emprunt pour l'Etat fédéral. Quelques minutes après la publication du rapport sur le marché du travail, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain a ainsi bondi à 4,53% contre 4,47% à la clôture la veille.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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