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Le Congrès américain, toujours sans speaker, dans la crise

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Une partie d'élus de l'aide droite du parti républicain paralysent la Chambre des représentants, qui ne dispose toujours pas de "speaker". (© KEYSTONE/AP/Andrew Harnik)

Les républicains s'affairaient en coulisses jeudi pour désigner enfin un "speaker" à la Chambre américaine des représentants, et mettre un terme à la paralysie générée par la fronde d'une poignée d'élus de l'aile droite du parti.

Favori pour remplacer Nancy Pelosi, le républicain Kevin McCarthy a tendu la main à la vingtaine d'élus trumpistes jouant les trouble-fête, leur offrant des concessions de taille.

En vain.

Le groupe refusait toujours de rentrer dans le rang à l'issue d'un neuvième vote, un scénario inédit en 100 ans.

Ce blocage a des répercussions très concrètes: sans président de la Chambre, les élus ne peuvent pas prêter serment, et donc passer quelconque projet de loi.

"J'ai l'espoir aujourd'hui que les républicains arrêteront les chamailleries, la médisance, et les coups dans le dos, afin que nous puissions travailler au service du peuple américain", a appelé le chef démocrate Hakeem Jeffries.

"Fausse route"

Membres de la frange la plus conservatrice du parti, ces élus trumpistes ne font fondamentalement pas confiance à M. McCarthy et profitent de la très fine majorité républicaine décrochée aux élections de mi-mandat de novembre pour poser leurs conditions.

Le républicain, qui ne peut pas être élu sans leur soutien, a notamment accédé à une de leurs requêtes visant à faciliter l'éviction du "speaker", d'après plusieurs médias américains.

Mais l'opposition à sa candidature semblait se cristalliser.

"Nous sommes déterminés à changer en profondeur cette institution qui fait fausse route", a justifié le turbulent élu de Caroline du Nord Dan Bishop depuis l'hémicycle.

"Moins grave" qu'en 1856

L'élection du "speaker", le troisième personnage le plus important de la politique américaine après le président et le vice-président, nécessite une majorité de 218 voix. Kevin McCarthy plafonnait pour le moment à 201.

Combien de temps sa candidature sera-t-elle viable?

L'élu de Californie ne dispose pas pour autant de concurrent crédible. Seul le nom du chef de groupe Steve Scalise circule comme possible alternative, sans que ses chances ne semblent sérieuses.

La Chambre continuera à voter jusqu'à ce qu'un président soit élu. Cela devait être l'affaire de quelques heures, mais pourrait s'étendre sur plusieurs semaines: en 1856, les élus du Congrès ne s'étaient accordés qu'au bout de deux mois et 133 tours.

"Il ne fait pas de doute que les problèmes qui nous divisent aujourd'hui sont bien moins graves que ceux que nous avions en 1856", a lancé l'élu John James, en appelant ses collègues à se ranger sans attendre aux côtés de Kevin McCarthy.

Le président démocrate Joe Biden a qualifié mercredi cette situation d'"embarrassante", assurant que "le reste du monde" suivait de près la pagaille au Congrès.

Agacement

L'agacement et l'impatience se faisaient aussi sentir dans les rangs du "Grand Old Party", qui soutiennent très largement la candidature de Kevin McCarthy, donnant lieu à des débats très animés dans l'hémicycle.

Les républicains se trouvent ainsi dans l'incapacité pour le moment d'ouvrir les nombreuses enquêtes qu'ils avaient promises contre Joe Biden.

Une situation que les démocrates observent avec un certain amusement, entre rires narquois et applaudissements à leurs collègues républicains. Le parti de Joe Biden fait bloc autour de la candidature du chef Hakeem Jeffries, mais l'élu ne dispose pas non plus d'assez de voix pour accéder au perchoir.

Être face à une Chambre hostile, mais désordonnée, pourrait se révéler être une aubaine politique pour Joe Biden, s'il confirme son intention de se représenter en 2024 - décision qu'il doit annoncer en début d'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une performance très aboutie pour Belinda Bencic

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Belinda Bencic: un seizième de finale maîtrisé à la perfection. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Belinda Bencic (WTA 11) a marché sur les traces de Jil Teichmann. Comme la gauchère, la Saint-Galloise jouera dimanche un huitième de finale à Roland-Garros.

Belinda Bencic s’est qualifiée pour ce stade de la compétition qu’elle découvrira pour la première fois à Paris à la faveur de son succès 6-3 6-3 devant Peyton Stearns (WTA 78). Face à l’Américaine, victorieuse cette année du tournoi d’Austin et titrée il y a deux ans sur terre battue à Rabat, la Championne olympique de Toyko a livré une performance très aboutie. A aucun moment, elle n’a perdu le fil de son tennis pour s’imposer en "seulement" 1h21'.

La tâche qui l’attend dimanche sera, bien sûr, beaucoup plus ardue. Elle défiera la no 7 mondiale Elina Svitolina contre laquelle elle reste sur quatre défaites. Victorieuse des Internationaux d’Italie il y a deux semaines, l’épouse de Gaël Monfils n’est pas loin de jouer le tennis de sa vie. Belinda Bencic est bien consciente qu’elle devra sortir une performance XXL pour dominer une adversaire qui a successivement battu Elena Rybakina, Iga Swiatek et Coco Gauff, soit trois des quatre premières du classement de la WTA, lors de sa triomphale campagne romaine.

Qualifiée pour ce huitième de finale sans égarer le moindre set, la Saint-Galloise ne pouvait rêver d’un plus beau retour à Roland-Garros après avoir dû renoncer aux deux dernières éditions et une défaite au 1er tour en 2023. "Elina est une source d’inspiration pour moi avec son retour au premier plan après sa maternité », souligne Belinda Bencic. Mais dans ce duel entre les deux plus brillantes mamans du Circuit le jouer de la Fête des Mères en France, Belinda Bencic aura vraiment sa chance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Novak Djokovic éliminé

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Novak Djokovic quitte le court Philippe Chatrier la tête basse. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Roland-Garros couronnera un nouveau champion dimanche prochain. Dernier lauréat en lice, Novak Djokovic a été éliminé en seizième de finale.

L’homme aux 24 titres du Grand Chelem s’est incliné 4-6 4-6 6-3 7-5 7-5 devant le dernier vainqueur des Swiss Indoors Joao Fonseca (ATP 30). Le Brésilien de 19 ans est le premier joueur depuis Jürgen Melzer à battre Novak Djokovic après avoir été mené deux sets à rien.

Même si la durée du match – 4h53’ – a joué en défaveur de Novak Djokovic de plus en plus éprouvé physiquement, Joao Fonseca mérite tous les superlatifs. Avec la foudre qui sort de son coup droit, il a livré un match d’anthologie face à son idole

Au bord du précipice lorsqu’il fut mené 4-3 15-40 au quatrième set, Joao Fonseca a dû combler un break de retard à l’entame du cinquième set avant de renverser la table. Victorieux de six des huit derniers jeux de ce marathon, il fut le maître incontesté d’une fin de rencontre riche en rebondissements. Novak Djokovic s'est, en effet, procuré une balle de super tie-break. Mais Joao Fonseca l'annulait grâce à un ace avant d'en armer deux autres pour conclure.

Avec le forfait de Carlos Alcaraz et la défaite de Jannik Sinner, Novak Djokovic pouvait croire que toutes les planètes s’alignaient enfin dans sa longue quête d’un 25e titre du Grand Chelem. Mais incapable de tenir son niveau de jeu remarquable des deux premiers sets, il a presque logiquement laissé filer ce match. A 39 ans, cette défaite n’est pas la première qu’il peut qualifier de mortifiante. Mais elle risque de le hanter très longtemps.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Drone en Roumanie:"personne ne peut dire" si l'appareil était russe

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La Roumanie a attribué vendredi à Moscou "l'entière responsabilité" de la chute d'un drone sur un immeuble d'habitation qui a blessé deux personnes dans ce pays membre de l'Otan. Vladimir Poutine demande une expertise. (© KEYSTONE/EPA/ALEXANDER KAZAKOV/SPUTNIK / KREMLIN POOL)

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi que "personne ne peut dire" quelle est l'origine du drone tombé en Roumanie sur un immeuble "tant qu'une expertise n'a pas eu lieu" et sous-entendu qu'il pourrait être ukrainien.

"Personne ne peut dire jusqu'à présent quelle est l'origine de tel ou tel drone, tant qu'une expertise de ce drone n'a pas eu lieu", a affirmé M. Poutine en répondant à une question de journalistes depuis Astana au Kazakhstan, ajoutant que des drones ukrainiens sont déjà tombés dans d'autres pays.

Un drone à charge explosive, attribué par Bucarest à la Russie, a touché un immeuble résidentiel dans la ville de Galati, en Roumanie, près de la frontière avec l'Ukraine, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Risque d'escalade

Selon les services de secours roumains, la totalité de la charge du drone a explosé et les deux occupants de l'appartement touché, qui ont pu évacuer le bâtiment par leurs propres moyens, ont été pris en charge médicalement sur place pour des écorchures.

"Je viens d'apprendre, juste avant d'entrer dans ce hall, que quelque chose s'est produit avec ce qui serait supposément notre drone", a déclaré M. Poutine.

"S'ils nous fournissent des données objectives (...) nous mèneront une enquête objective", a-t-il dit.

"Nous savons que des drones ukrainiens ont survolé la Finlande, la Pologne et certains pays baltes", a-t-il également déclaré.

Les pays membres de l'Otan frontaliers de l'Ukraine ou de la Russie, comme la Roumanie, la Pologne et les Etats baltes, sont exposés aux incursions sur leurs territoires de drones provenant de l'un ou l'autre des belligérants.

Les pays européens accusent Moscou de dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens initialement destinés à frapper des cibles en Russie.

La Roumanie a qualifié l'incident d'"escalade grave et irresponsable" de la part de Moscou, tandis que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a accusé la Russie d'avoir franchi "une nouvelle limite" dans sa guerre "d'agression" contre l'Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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Culture

Aya Nakamura donne trois concerts au Stade de France

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La chanteuse franco-malienne Aya Nakamura se produit vendredi soir pour le premier de ses trois concerts consécutifs au Stade de France, aux portes de Paris. Photo: Paléo 2023. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Célébration XXL pour la "queen": la chanteuse franco-malienne Aya Nakamura lance vendredi soir le premier de ses trois concerts d’affilée au Stade de France à Paris. Elle devient la deuxième artiste féminine noire, après Beyoncé, à réaliser cette performance.

L'interprète de "Djadja", "Pookie" et "Copines" doit aussi fouler l'antre de Saint-Denis samedi et dimanche, soit trois soirées réunissant plus de 200'000 spectateurs au total.

Elle rejoint ainsi le cercle très fermé des chanteuses qui ont joué en solo dans l'enceinte dyonisienne, comme Madonna, Mylène Farmer et Beyoncé. La superstar américaine avait rempli ce stade pour trois concerts successifs en juin 2025.

Le triplé d'Aya Nakamura "dépasse largement le cadre de la musique et raconte quelque chose de beaucoup plus fort. C'est la preuve qu'une femme noire, avec du travail, de la détermination et une vision, peut atteindre les sommets les plus prestigieux de l'industrie musicale", a estimé auprès de l'AFP Angelo Gopee, directeur général de Live Nation France, producteur des concerts.

Pour ses premières parties, elle a voulu mettre uniquement en avant des chanteuses, soit une quinzaine de nouvelles artistes des scènes afro, RnB ou encore bouyon (Just Shani, Merveille, Miimii KDS...).

"Ça montre qu'elle est consciente de son impact et désireuse d'ouvrir la voie à toutes celles qui sont derrière elle", a souligné Angelo Gopee.

Le concert de samedi sera par ailleurs retransmis gratuitement en direct sur Amazon Music.

Un medley devenu viral

Chanteuse francophone la plus écoutée dans le monde, Aya Nakamura a sorti en novembre un cinquième album, "Destinée", un peu plus d'un an après avoir participé à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, dans un medley devenu viral.

Les rumeurs sur sa participation avaient déclenché une vague de cyberharcèlement, des propos racistes et une levée de boucliers de l'extrême droite.

Avec ses mélodies accrocheuses et ses paroles en argot, la star de 31 ans, aux manettes de son propre label, dérange autant qu'elle fascine. Selon Live Nation, son répertoire dépasse les sept milliards d'écoutes dans le monde.

Après le Stade de France, elle jouera dans plusieurs festivals, dont les Vieilles Charrues et Golden Coast.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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