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Incendie de Wintzenheim: un gîte non déclaré ni conforme aux normes

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La Première ministre française Elisabeth Borne s'est rendue à Wintzenheim après l'incendie d'une maison de vacances pour personnes handicapées, qui a fait 11 morts. (© KEYSTONE/AP/Sebastien Bozon)

Onze morts et deux étages qui partent en fumée: le gîte de vacances de Wintzenheim, qui accueillait des personnes handicapées, n'était ni déclaré en mairie ni conforme aux normes de sécurité.

Le bâtiment incendié, une ancienne grange rénovée il y a quelques années, n'avait "aucune autorisation" pour son activité, a déclaré jeudi le maire adjoint de la petite ville du Haut-Rhin, Daniel Leroy.

"Le gîte qui a brûlé n'a fait l'objet d'aucune autorisation pour l'activité (que la propriétaire, NDLR) y a exercé, il n'avait pas fait non plus l'objet d'autorisations de travaux pour pouvoir accueillir des personnes handicapées", a-t-il rapporté.

De son côté, Nathalie Kielwasser, vice-procureure de la République de Colmar, a souligné que la structure n'avait pas reçu la visite de la commission de sécurité.

"Si vous voulez conduire une voiture, il faut un permis, si vous voulez héberger du monde, il faut le passage de cette commission", a-t-elle indiqué à l'AFP.

Cette commission "donne des préconisations sur la capacité d'accueil, etc. On va vous imposer un certain nombre de règles de sécurité", a-t-elle expliqué. Ainsi, la maison disposait bien de détecteurs de fumée mais pas du type prévu pour des structures accueillant du public.

Trop tôt pour les responsabilités

Quant à l'éventuelle responsabilité pénale de la propriétaire du gîte, qui a donné l'alerte et se trouve en état de choc, c'est quelque chose qu'on "ne peut pas du tout affirmer" pour le moment, a-t-elle insisté.

Il faut "corréler juridiquement la raison du sinistre (...) est-ce que ça a un lien avec les règles de sécurité ? Je n'ai pas le retour des investigations criminelles pour le moment", a ajouté la magistrate, qui organise une conférence de presse vendredi à 15h00 pour faire le point sur l'enquête.

Mercredi, Mme Kielwasser avait indiqué que "l'origine serait vraisemblablement pour le moment un feu qui a couvé", sans pouvoir "à ce stade" déterminer les causes de ce sinistre, le plus meurtrier en France depuis l'incendie d'un bar à Rouen en 2016.

Laboratoire mobile

Jeudi, le calme était revenu autour du bâtiment éventré. Les enquêteurs de la gendarmerie ont investi le site où deux équipes de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) ont été envoyées, soit un peu plus d'une vingtaine de personnes.

Ils sont appuyés par un laboratoire mobile pour l'identification des victimes. Il permet des analyses rapides d'ADN, avec des résultats obtenus en l'espace de deux à trois jours.

Mercredi, les pompiers ont dû lutter contre un "embrasement généralisé". Arrivés en moins d'un quart d'heure, vers 06h45, ils n'ont rien pu faire pour venir en aide aux vacanciers installés pour la nuit dans les étages du bâtiment.

Au total, 28 personnes se trouvaient dans le bâtiment, dont 17 ont pu sortir à temps, selon la préfecture du Haut-Rhin. Les 13 pensionnaires logés au rez-de-chaussée par Idoine, une association de Besançon, ont été rapatriés indemnes en Franche-Comté.

Onze personnes, dont 10 adultes souffrant de handicaps mentaux légers, ont péri parmi les résidents logés dans les étages. Plusieurs d'entre eux dormaient dans une mezzanine qui s'est effondrée.

"Drame inqualifiable"

"Un drame inqualifiable", a déclaré la ministre chargée des Personnes handicapées, Fadila Khattabi, venue à Nancy jeudi au siège de l'AEIM (Adultes enfants inadaptés mentaux), une association qui prend en charge des personnes présentant un handicap intellectuel et dont cinq de ses membres s'étaient inscrits de manière individuelle à ce séjour. Seule une jeune femme de 25 ans a survécu.

La ministre, qui a rencontré les familles des quatre victimes (trois hommes et une femme âgés de 23 à 49 ans, prénommés Jennyfer, Claude, Jérôme et Jimmy) s'est ensuite rendue en Moselle d'où sont originaires sept autres victimes.

Deux personnes ne sont plus en urgence absolue et sont sorties de l'hôpital, a rapporté la ministre, "c'est plutôt une bonne nouvelle".

L'unique rescapée a été "réveillée" par l'incendie et a réussi à sauter du premier étage et a été rattrapée par "un résident du rez-de-chaussée qui était déjà sorti", a expliqué Denis Renaud, président de l'AEIM. Elle était "excessivement choquée, en pleurs pendant une partie de la journée" de mercredi, a-t-il confié, mais "elle a récupéré ensuite" et a "fait preuve d'énormément de résilience".

La salle des fêtes de Wintzenheim sera ouverte vendredi pour un hommage aux victimes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Temu sanctionné par l'UE pour des produits illégaux sur le site

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Outre Temu, d'autres géants chinois de l'e-commerce comme Shein ou AliExpress sont dans le collimateur (archives). (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

L'UE a infligé jeudi une amende de 200 millions d'euros, soit environ 183 millions de francs, au géant chinois du commerce en ligne Temu, pour avoir permis la vente de produits illégaux, dont des jouets pour bébés dangereux ou des chargeurs défectueux.

"L'entreprise a échoué à identifier, analyser et évaluer avec diligence les risques systémiques liés à la vente de produits illégaux sur sa plateforme, tout comme les préjudices en résultant pour les consommateurs dans l'Union européenne", a conclu la Commission européenne, au terme d'une enquête ouverte en octobre 2024.

Selon l'exécutif européen, Temu a ainsi contrevenu à ses obligations de protection des consommateurs, imposées aux grandes plateformes en ligne par le règlement européen sur les services numériques (Digital services act, DSA).

"Temu est un acteur très important sur le marché européen, avec 130 millions d'utilisateurs. Donc lorsqu'ils vendent des produits interdits, ils finissent entre les mains d'un grand nombre d'Européens", a souligné la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen.

"Temu respecte les objectifs du Digital Services Act ainsi que l'importance de règles claires et cohérentes pour l'économie numérique. Toutefois, nous contestons la décision de la Commission européenne et estimons que l'amende est disproportionnée", a réagi l'entreprise dans une déclaration à l'AFP.

Pour prouver cette infraction, Bruxelles s'est notamment appuyée sur des achats réalisés par ses propres équipes, en se faisant passer pour des clients lambdas.

L'opération a démontré "qu'un très fort pourcentage des chargeurs commandés n'ont pas réussi à passer des tests de sécurité basiques", selon la Commission.

Pire, une proportion élevée de jouets pour bébés testés dans les mêmes conditions présentait "des risques pour la sécurité d'une gravité moyenne à élevée", comme des risques de suffocation ou des teneurs en substances chimiques nocives dépassant les seuils autorisés.

Ces constats, souligne Bruxelles, ont été corroborés par des enquêtes menées par des autorités nationales et autres associations de consommation.

Le montant de l'amende est cependant très loin du plafond permis par le DSA, soit 6% du chiffre d'affaires annuel total de sa maison-mère PDD Holdings. Celle-ci a dégagé l'an dernier un chiffre d'affaires de 53 milliards d'euros.

Mais, selon la Commission, cela tient compte notamment de la durée de l'infraction, qu'elle avait accusé Temu d'avoir commise il y a moins d'un an.

"Cette décision se fonde sur notre première évaluation au titre du DSA en 2024 et ne reflète pas l'état actuel de nos systèmes", s'est défendu Temu, assurant avoir "coopéré de manière constructive avec la Commission" et mis en place depuis "des mesures supplémentaires pour renforcer l'évaluation des risques, la gouvernance de la plateforme et la protection des utilisateurs".

AliExpress et Shein dans le collimateur

Il s'agit seulement de la deuxième amende prononcée par Bruxelles au titre du DSA depuis l'adoption de cette puissante loi en 2022, après celle de 120 millions d'euros infligée à X, le réseau social d'Elon Musk, fin 2025.

Temu, qui connaît une progression fulgurante depuis son lancement en Europe en 2023, grâce à une stratégie de prix cassés, est la version internationale du mastodonte chinois du e-commerce Pinduoduo, né en 2015. Il propose un choix pléthorique de produits: vêtements, jouets, décoration, outils, high-tech...

La sanction impose au site chinois de soumettre à Bruxelles d'ici fin août des mesures visant à revenir dans les clous du DSA, sous peine d'amendes périodiques.

Les principaux rivaux asiatiques de Temu, AliExpress et Shein, sont également dans le collimateur de Bruxelles.

Cette sanction contre Temu est tombée à la veille d'un débat au sein de la Commission consacré aux relations entre l'UE et la Chine, alors que le bloc a multiplié ces derniers mois les mesures pour protéger son marché face à une concurrence chinoise jugée souvent déloyale.

Cela concerne aussi bien l'industrie où l'Europe dénonce des surcapacités entretenues par d'importantes subventions de Pékin, et tente d'y répondre notamment via le soutien au "Made in Europe", que le commerce en ligne, où elle veut freiner le déferlement de produits à bas prix et ne respectant souvent pas ses normes, en taxant à partir de juillet les "petits colis" en provenance de Chine, jusqu'ici exemptés de droits de douane.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Michelin supprimera jusqu'à 1500 postes en France

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Michelin opère 13 sites en France (archives). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Le groupe français Michelin, leader mondial des pneus, a annoncé jeudi un dispositif de départs volontaires en France portant sur "jusqu'à 1500 postes sur trois ans".

"Jusqu'à 1500 postes pourraient être supprimés" en France, dont "les deux tiers dans les fonctions tertiaires et un tiers dans l'industrie", a précisé à l'AFP le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris

Olivier Faure-Vauris.

Aucun site industriel spécifique ne sera visé. Les emplois tertiaires du groupe se trouvent à Paris, Clermont-Ferrand et Lille.

Le plan sera "basé sur le volontariat et aucun départ ne sera contraint", a ajouté M. Faure-Vauris.

Le groupe avait déjà supprimé 1246 emplois en France en 2024 dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), en fermant deux sites industriels dans l'ouest du pays, à Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan).

Michelin emploie actuellement 17'000 personnes en France, où il compte encore 13 sites industriels.

Il y a un an, devant une commission de l'Assemblée nationale, le patron du groupe, Florent Ménégaux, avait déclaré que les activités industrielles en France étaient "déficitaires".

Près de 3,5 milliards d'euros (3,2 milliards de francs) ont été investis en France au cours des dix dernières années, a rappelé Michelin.

Le contexte français est marqué par "les niveaux élevés des coûts de production, liés notamment au coût du travail et de l'énergie, ainsi qu'à une pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés", fait valoir le groupe dans un communiqué, qui précise vouloir réduire ses coûts.

Michelin a enregistré au premier trimestre des ventes en baisse de 5,4%, à 6,2 milliards d'euros. Ce recul a été imputé aux effets de change. L'activité pneus, de très loin la principale de l'entreprise, a baissé de 1,4% en volume sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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L'Assemblée nationale abroge à l'unanimité le "Code noir"

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L'Assemblée nationale française a approuvé jeudi à l'unanimité l'abrogation du "Code noir", le projet de loi a été porté par le député centriste Max Mathiasin (Guadeloupe, Antilles françaises). (© KEYSTONE/EPA FILE/IAN LANGSDON)

L'Assemblée nationale française a approuvé jeudi à l'unanimité l'abrogation du "Code noir" et l'ensemble des textes ayant réglementé l'esclavage dans les colonies françaises. Ils n'avaient jamais formellement été abrogés après 1848.

Après le vote, ému aux larmes et enlacé par des collègues ultramarins dans l'hémicycle, le député centriste Max Mathiasin (Guadeloupe, Antilles françaises), qui a porté la proposition de loi, a salué "un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage".

Ce texte avait reçu la semaine dernière le soutien d'Emmanuel Macron, le président estimant que le maintien dans le droit de ces textes, quand bien même sans effets juridiques, constitue "une trahison de ce qu'est la République".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Jeremy Seewer et Ducati mettent fin à leur collaboration

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Jeremy Seewer ne pilotera plus sa Ducati. (© KEYSTONE/MANUEL GEISSER)

Jeremy Seewer tire la sonnette d'alarme en plein milieu de la saison de motocross. Le Zurichois et Ducati se séparent avec effet immédiat après des résultats décevants, ont annoncé les deux parties.

Le projet de Seewer avec le constructeur italien en MXGP, la catégorie reine du motocross, s'est donc soldé par un échec retentissant après à peine un an. Si Ducati a connu de grands succès en MotoGP, ses performances en motocross sont jusqu'à présent restées bien en deçà des attentes.

Après avoir tout de même décroché deux podiums lors de la dernière saison, Seewer est resté cette année nettement en dessous de son potentiel lors des six premiers week-ends de course. Une 12e place lors du GP de Frauenfeld a constitué son meilleur résultat.

Au classement du championnat du monde, le pilote de Bülach, n'occupe que la 22e place après six des 17 Grands Prix, ce qui est bien loin des ambitions d'un pilote qui a déjà terminé trois fois deuxième du championnat du monde MXGP chez Yamaha et Kawasaki. L'avenir de Jeremy Seewer, qui aura bientôt 32 ans, reste incertain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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