Économie
France: le budget 2026 adopté après des mois de blocage
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Après des mois de blocage politique, le budget de l'Etat français pour 2026 a été adopté définitivement lundi, sous l'oeil des marchés financiers inquiets de l'ampleur des déficits.
Il aura fallu quatre mois de débats houleux au sixième exécutif en place depuis la réélection du président Emmanuel Macron, en 2022, pour doter d'un budget la France, pilier de l'Union européenne et deuxième économie de la zone euro.
Pour y parvenir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dû accepter d'importantes concessions en direction de la gauche, menacer de convoquer de nouvelles législatives anticipées et finalement renier sa promesse de ne pas passer en force en engageant la responsabilité du gouvernement.
Décrit comme "socialiste" par une partie de la droite et l'extrême droite, "d'austérité" par la gauche radicale, le budget reflète surtout le difficile compromis noué par le gouvernement avec le Parlement.
Désireux de tourner la page, le chef du gouvernement a fustigé lors des débats une "grande déconnexion" entre ceux "qui refusent le désordre" et ceux qui veulent "bloquer" et "tout rejeter", ciblant le Rassemblement national (extrême droite) et la France insoumise (LFI, gauche radicale).
"Ambiance politicienne"
"Il y a une ambiance politicienne" à l'Assemblée qui "sent bon la campagne" des élections municipales et présidentielle à venir, a-t-il déploré. Mais "la France a enfin un budget", s'est-il réjoui après le rejet des motions alors que pour la deuxième année consécutive, il faut attendre le mois de février pour que la loi de finances soit adoptée.
Selon lui, ce budget "contient la dépense publique" et "n'augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises".
Les députés LFI ont annoncé dans la foulée saisir le Conseil constitutionnel pour contester un budget "cruel". Les Insoumis n'ont "plus d'alliance avec le Parti socialiste", a pour sa part déclaré Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, en marge de l'adoption du budget de l'Etat grâce à un accord de non-censure entre Sébastien Lecornu et le PS.
Après cette séquence qui l'aura monopolisé pendant quatre mois, le Premier ministre entend se consacrer à des projets "réalistes", compte tenu d'un calendrier contraint et de l'absence de majorité.
Il assure qu'il n'est "pas candidat" pour la présidentielle de 2027 et recommande à ses ministres à se tenir "éloignés" de ce scrutin, même s'il devrait procéder à un "ajustement" gouvernemental après le départ annoncé de sa ministre de la Culture Rachida Dati, candidate aux municipales à Paris. Les ministres sont invités à se concentrer sur "l'essentiel", "notre indépendance" en matière militaire, agricole ou énergétique.
Sont attendus notamment une actualisation de la loi de programmation militaire, un projet de loi "d'urgence" agricole et la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), ainsi que des textes sur la police municipale, la Nouvelle Calédonie (territoire français du Pacifique) ou encore la fin de vie.
Goût amer
Le budget de la Sécurité sociale avait pu, lui, être adopté par un vote en décembre, grâce aux bulletins "pour" des socialistes, en échange de la suspension de l'emblématique et très contestée réforme des retraites.
Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent un goût amer, alors que plusieurs de ses soutiens craignent que la promesse d'un déficit à 5% du PIB ne puisse pas être tenue.
La copie initiale du budget prévoyait de réduire le déficit public à 4,7% du PIB en 2026, contre 5,4% du PIB en 2025. Il s'établira finalement à 5,0%, en raison des concessions accordées notamment au PS, que ce soit sur le budget de la Sécurité sociale ou celui de l'État.
Les dépenses publiques passeront de 56,8 à 56,7% du PIB, et le taux de prélèvement obligatoire de 43,6 à 43,9%, selon des prévisions actualisées du gouvernement.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
La Bourse suisse signe un nouveau plus haut historique
Le marché actions suisse décollait mercredi après-midi, soutenu dans son élan par ses poids lourds mais également un marché européen en verve. Une série de résultats d'entreprises, dont ceux du laboratoire Novartis et de la banque UBS, occupaient les investisseurs.
Les principaux indices américains ont fini en net repli mardi soir. "Cette baisse a été largement alimentée par une réévaluation des valorisations dans le secteur technologique et des semi-conducteurs ainsi que la crainte qui entoure le secteur des logiciels", a commenté John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement à la banque Cité Gestion.
Ce mercredi, Wall Street devrait ouvrir de façon mitigée. Selon les contrats à terme, les indices Dow Jones et Standard & Poor's devraient démarrer dans le vert, alors que le Nasdaq est attendu en repli.
En Europe, seul l'indice allemand Dax reculait, alors que les autres grandes places avançaient. "Le marché attend désormais la Banque centrale européenne, qui devrait temporiser (jeudi) sur sa politique monétaire tout en surveillant l'impact d'un euro plus fort sur l'inflation", a estimé M. Plassard.
A la Bourse suisse, l'indice vedette SMI crevait le plafond, signant à 15h35 un plus haut historique à 13'567,40 points. Le SLI avançait lui de 0,92% à 2160,61 points, tandis que le SPI prenait 1,29% à 18'664,81 points.
La majorité des valeurs vedettes progressait, à l'exception de Holcim (-6,9%), UBS (-5,3%) et Julius Bär (-1,1%). Barclays et JPMorgan ont respectivement abaissé et augmenté l'objectif de cours du gestionnaire de fortune, tout en confirmant leurs recommandations.
La banque aux trois clés a dévoilé un bénéfice net qui s'est envolé de 53% à 7,8 milliards de dollars en 2025. Dans un contexte marqué par les vifs débats sur le renforcement des exigences réglementaires en matière de fonds propres, la grande banque laisse par contre planer quelques doutes sur les redistributions aux actionnaires.
Kühne+Nagel (+5,0%), Givaudan (+4,3%) et Straumann (+4,0%) s'établissaient par contre en haut du tableau.
Les poids lourds apportaient une contribution notable au SMI, Novartis (+2,2%), Roche (+2,6%) et Nestlé (+2,0%) décollant.
Novartis a dévoilé ce mercredi un chiffre d'affaires 2025 en hausse de 8% à 54,53 milliards et un bénéfice net en progression de 17% à 13,97 milliards. Les actionnaires pourront compter sur un dividende de 3,70 francs par action au titre de 2025, relevé de 20 centimes sur un an.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier
L'inflation a ralenti en janvier dans la zone euro, s'affichant à 1,7% sur un an, selon la première estimation mensuelle publiée mercredi par Eurostat.
Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes sondés par Factset et Bloomberg.
En décembre, le taux d'inflation dans les pays partageant la monnaie unique s'élevait à 2%, selon un chiffre révisé par Eurostat.
Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué.
Ce recul compense en partie la hausse des prix constatée pour les services (+3,2%) et la catégorie Alimentation, alcool et tabac (+2,7%).
Pour Alimentation, alcool et tabac, l'inflation s'affiche au plus haut depuis quatre mois, a relevé Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics.
Mais le tassement dans les services (+3,2% contre +3,4% en décembre) devrait se poursuivre et contribuer à garder sous contrôle l'inflation, selon cet expert.
"Une série d'indicateurs avancés laisse présager une nouvelle baisse de l'inflation dans le secteur des services au cours des prochains mois", commente M. Allen-Reynolds.
"La croissance des salaires devrait également ralentir cette année", ajoute-t-il, prédisant un taux global d'inflation tombant sous les 1,5% au second semestre.
Globalement, l'inflation est redescendue en-dessous de la cible de la Banque centrale européenne (BCE), fixée à 2% sur un an, ce qui éloigne la perspective d'un tour de vis monétaire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Pas de commerce de rafraîchissements sur le quai de St-Sulpice (VD)
Le Tribunal fédéral annule le permis de construire délivré par la commune de St-Sulpice (VD) pour l'aménagement d'un débit de glaces et boissons sur le quai durant la belle saison. L'emplacement prévu, entre la rive du lac et les bâtiments romans du prieuré et de l'église, doit rester préservé.
Le projet prévoyait d'installer le commerce sous le couvert prolongeant le bâtiment des WC publics, à proximité du débarcadère de la Compagnie générale de navigation. Une société et six particuliers se sont opposés à cet aménagement jusque devant le Tribunal fédéral.
Dans un arrêt publié mercredi, les juges de Mon Repos constatent que le bâtiment à compléter se situe dans un périmètre soumis à une planification communale spéciale. Cette dernière vise à protéger le paysage des rives du lac Léman et à garantir la mise en valeur des bâtiments historiques du prieuré et de l'église.
Même si cet espace est un lieu de délassement pour la population, ces objectifs imposent de le considérer comme une zone non-constructible, conclut la 1ère Cour de droit public. (arrêt 1C_588/2024 du 5 janvier 2026)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Zurich Insurance relève son offre et séduit le conseil de Beazley
Zurich Insurance a une nouvelle fois relevé son offre sur son modeste concurrent britannique Beazley. La nouvelle proposition de l'assureur zurichois a de ce fait obtenu l'accord de principe du conseil d'administration de Beazley.
La nouvelle offre comprend un prix d'achat par action Beazley de 1335 pence dont 1310 pence en numéraire, contre 1280 pence proposés fin janvier, indiquent mercredi les deux entreprises dans un communiqué conjoint. Beazley pourra aussi au préalable verser à ses actionnaires un dividende de 25 pence au titre de l'exercice écoulé. La proposition valorise ainsi Beazley à environ 8,0 milliards de livres sterling (8,5 milliards de francs), contre 7,7 milliards au dernier pointage.
Relancé début janvier à 1230 pence par actio, Beazley avait été approchée en secret par Zurich en juin 2025, à trois reprises. Les 1315 pence par titre alors avancés valorisaient la firme à 8,4 milliards de livres.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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