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Législatives au Japon: la coalition au pouvoir en déclin mais devrait garder sa majorité

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Même si le Premier ministre Fumio Kishida atteignait son objectif d'une majorité absolue minimum de 233 sièges pour le PLD et le Komeito réunis, l'issue préliminaire du scrutin, si elle se confirmait, serait un avertissement pour la coalition au pouvoir. (© KEYSTONE/EPA/KIMIMASA MAYAMA)

La coalition au pouvoir au Japon devrait conserver sa majorité parlementaire, tout en subissant une perte notable de sièges aux élections législatives de dimanche. C'est ce qu'indiquaient les estimations de médias locaux après la fermeture des bureaux de vote.

Alors qu'elle disposait de 305 sièges sur 465 à la Chambre basse des représentants à la fin de la dernière législature, la coalition formée par le Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste) et le parti Komeito (centre-droit) devrait remporter entre 239 et 288 sièges, selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK.

De son côté, la chaîne privée TV Asahi projetait 280 sièges pour la coalition au pouvoir, et la chaîne privée TBS lui donnait 269 sièges.

Plus faible performance depuis 2009

Même si le Premier ministre Fumio Kishida atteignait son objectif d'une majorité absolue minimum de 233 sièges pour le PLD et le Komeito réunis, l'issue préliminaire du scrutin, si elle se confirmait, serait un avertissement pour la coalition au pouvoir.

Selon la NHK, le PLD seul aurait récolté dimanche entre 212 et 253 sièges, alors qu'il en détenait 276 précédemment. Il s'agirait de sa plus faible performance depuis sa défaite fracassante aux législatives de 2009. Depuis son retour au pouvoir en 2012, le PLD avait toujours contrôlé au moins 60% de la Chambre basse à lui tout seul.

Pas d'état de grâce

Mais la donne a beaucoup changé par rapport aux dernières législatives en 2017. Shinzo Abe, qui semblait inoxydable au poste de Premier ministre depuis 2012, a démissionné en septembre 2020 pour des raisons de santé.

Son successeur Yoshihide Suga n'a tenu qu'un an, victime d'une impopularité record en raison de sa gestion maladroite de la crise sanitaire et de son obstination à maintenir les Jeux olympiques de Tokyo l'été dernier, malgré l'opposition d'une majorité de Japonais.

Devenu président du PLD fin septembre grâce au soutien des caciques du parti, puis nommé Premier ministre par le Parlement début octobre, Fumio Kishida, 64 ans, n'a pas bénéficié d'un état de grâce.

Début octobre, la popularité de cet ancien ministre des Affaires étrangères peu charismatique gravitait autour de 50%, l'une des plus faibles pour un nouveau dirigeant japonais depuis 20 ans.

Partis d'opposition associés

De manière inédite, cinq partis d'opposition, dont le principal d'entre eux, le Parti démocrate constitutionnel (PDC, centre-gauche), s'étaient associés dans de nombreuses circonscriptions pour ces législatives.

Mais bien plus que cette alliance, c'est un parti populiste originaire d'Osaka (ouest), le Parti japonais de l'innovation (Nippon Ishin no kai), qui aurait fait un bond spectaculaire, obtenant de 34 à 47 sièges selon la NHK, alors qu'il n'en avait que 10 précédemment.

Kishida devrait rester 1er ministre

Selon Shinichi Nishikawa, professeur de science politique à l'université Meiji de Tokyo, les élections de dimanche sont "un revers pour Kishida, car son parti perd des sièges, mais il reste en mesure d'assumer son poste de Premier ministre pour le moment".

"Il a évité le pire scénario, mais risque de perdre son influence. Le résultat est dû à sa faible popularité, ainsi qu'à la frustration des électeurs face aux mesures anti-coronavirus prises par ses prédécesseurs Suga et Abe", a dit cet expert.

La pandémie et l'économie, dont la reprise reste poussive au Japon, ont été les thèmes dominants de la campagne électorale, et le mécontentement de certains électeurs envers le PLD avait été palpable dimanche.

Tout en ayant fait de la lutte contre le Covid-19 sa priorité numéro un, Fumio Kishida a aussi promis un nouveau plan de relance budgétaire massif et a dit vouloir combattre les inégalités sociales, sans toutefois préciser comment.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Amour et IA: un sondage révèle un profond fossé générationnel

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En matière sentimentale et sexuelle, il existe un fossé culturel entre Asie et Occident s'agissant de l'IA ou des "poupées-robots" (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/ALEKSANDAR PLAVEVSKI)

Près de la moitié des jeunes adultes issus de six grandes puissances économiques estiment que, d'ici dix ans, l'intelligence artificielle contribuera au bonheur de tous en offrant un véritable soutien affectif. C'est ce qui ressort d'une vaste enquête publiée lundi.

Un enthousiasme qui s'étiole toutefois nettement avec l'âge: la proportion tombe à 25% chez les personnes âgées de plus de 55 ans, souligne cette étude consultée en exclusivité par l'AFP.

Avec les avancées fulgurantes de l'IA, de nombreux internautes trouvent aujourd'hui un confident, voire un partenaire amoureux, auprès d'agents conversationnels, les fameux chatbots.

En parallèle, les progrès de la robotique donnent naissance à des poupées sexuelles de plus en plus perfectionnées.

Menée par l'institut YouGov auprès de 10'000 personnes (aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Indonésie et à Hong Kong), cette enquête livre la photographie d'un "paysage moral en pleine mutation".

De façon générale, les générations plus âgées affichent un scepticisme beaucoup plus marqué.

Clivage Asie-Occident

L'impact psychologique des chatbots sur les personnes vulnérables est scruté de près, après que la mort de plusieurs adolescents a été liée à l'utilisation de l'IA par leurs familles.

Les résultats mettent également en lumière "un profond clivage idéologique" entre l'Occident et l'Asie. Le continent asiatique se montrerait en effet beaucoup plus enclin à accepter une vie sentimentale et sexuelle assistée par la technologie.

L'ampleur de ces disparités a surpris YouGov et le commanditaire de l'étude, la société de médias japonaise Star X Gen, comme ils l'ont indiqué à l'AFP.

En Indonésie par exemple, la moitié des sondés - tous âges confondus - parient sur l'IA pour améliorer leurs liens affectifs et leur bien-être sexuel.

Cet engouement retombe à 34 % à Hong Kong et 24 % au Japon, avant de s'effondrer côté occidental: 20 % aux Etats-Unis, 15 % en Allemagne, et à peine 9 % outre-Manche.

"Là où l'opinion occidentale perçoit globalement l'intimité de synthèse comme une menace pour l'authenticité des rapports humains, le public asiatique semble de plus en plus disposé à faire une place à l'IA dans sa vie", estime Philippe Chan, de YouGov.

Poupée-robot

Si flirter ou avoir des échanges à caractère sexuel avec un chatbot entre progressivement dans les moeurs, le passage au monde physique - via des robots ou des poupées - n'en est qu'à ses balbutiements.

Sur l'ensemble du panel, à peine 17 % se disent prêts à franchir le pas avec une "poupée intime dotée d'IA", tandis qu'une large majorité (59 %) rejette catégoriquement cette idée.

Sans surprise, l'idée séduit davantage la jeunesse que ses aînés - et au Japon et en Allemagne, la part des jeunes adultes prêts à tenter l'expérience frôle même le double de la moyenne de leur pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Cobolli et Kalinskaya en quarts de finale

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Flavio Cobolli atteint pour la première fois les quarts de finale d'un Grand Chelem depuis Wimbledon 2025. (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Flavio Cobolli et Anna Kalinskaya se sont tous deux qualifiés pour les quarts de finale de Roland-Garros. L'Italien a égaré un premier set dans le tournoi lundi.

Flavio Cobolli (ATP 14) s'est sorti du piège Zachary Svajda. L'Italien a dominé l'Américain, 85e à l'ATP et véritable surprise du tournoi, 6-2 6-3 6-7 7-6. La tête de série numéro 10 a toutefois lâché un set pour la première fois dans cette quinzaine.

Au moment de conclure, Cobolli a également dû transpirer plus que nécessaire. Alors qu'il menait 5-1 dans la quatrième manche, il a perdu son service deux fois de suite avant de terminer le travail dans le tie-break. L'Italien croisera la route de Felix Auger-Aliassime (ATP 6) ou Alejandro Tabilo (ATP 36) pour ce qui sera le deuxième quart de sa carrière en Grand Chelem.

Potapova mord la poussière

La tombeuse de Coco Gauff en 16es de finale, Anastasia Potapova (WTA 30), a quant à elle mordu la poussière face à Anna Kalinskaya (WTA 24). Victorieuse 6-4 2-6 7-6, la Russe égale comme Cobolli son meilleur résultat en Grand Chelem et affrontera Diane Parry (WTA 92) ou Maja Chwalinska (WTA 114) au prochain tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Nvidia lance ses propres processeurs pour portables Windows

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Le champion des puces pour l'intelligence artificielle s'attaque désormais au marché des processeurs pour ordinateurs portables. (archive) (© KEYSTONE/AP/Chiang Ying-ying)

Nvidia a dévoilé lundi un nouveau processeur pour ordinateurs portables fonctionnant sous Windows, conçu pour briser l'hégémonie de la technologie d'Intel dans ce domaine et moderniser les appareils à l'ère de l'intelligence artificielle (IA).

"Microsoft et Nvidia vont réinventer le PC, ce sera le nouveau PC", a déclaré Jensen Huang, directeur général de Nvidia, à l'annonce du lancement à l'automne du "RTX Spark", lors du salon Computex à Taipei.

Les deux géants américains de la tech "ont méticuleusement tout optimisé pour que cet ordinateur puisse littéralement faire tourner tout ce que le monde a jamais créé, et en plus, il exécute désormais des agents (d'IA, NDLR)", a précisé Jensen Huang.

"Si vous voulez faire de la biologie numérique, du traitement sismique ou de l'astrophysique, pas de problème", a-t-il également affirmé.

Nvidia est principalement connu pour ses GPU, puces graphiques dédiées au calcul d'images, notamment pour les jeux vidéo, et qui sont devenues plus récemment le moteur des outils d'IA, depuis les chatbots jusqu'aux générateurs d'images en passant par les agents capables d'exécuter des tâches pour les utilisateurs.

Alors que les gouvernements et les entreprises injectent des centaines de milliards de dollars dans les infrastructures d'IA, la valorisation de l'entreprise a dépassé les 5000 milliards de dollars, soit plus que le produit intérieur brut (PIB) du Japon ou de l'Inde.

Cependant, l'annonce de lundi se concentre plutôt sur un nouveau CPU, ou processeur central, qui fait office de "cerveau" pour l'ordinateur.

"Monopole matériel"

"Nvidia contourne la chaîne d'approvisionnement traditionnelle des PC pour bâtir un monopole matériel de bout en bout", a souligné auprès de l'AFP Stephen Wu, ancien ingénieur en IA et fondateur du fonds d'investissement Carthage Capital, qualifiant cette annonce d'évolution attendue de longue date dans l'industrie technologique.

"Intel et AMD sont les victimes immédiates", a-t-il ajouté, en précisant que "pour les utilisateurs d'IA, ce matériel fournira enfin la bande passante mémoire nécessaire pour faire tourner localement des modèles robustes, sans latence".

Nvidia avait déjà équipé plusieurs tablettes fonctionnant sous Windows au début des années 2010.

"Mais ce nouvel appareil se positionne comme un outil capable d'exécuter facilement des services d'IA, tels que des agents, qui ont la capacité d'effectuer des tâches pour le compte des utilisateurs.

"Il s'agit de la première gamme de PC entièrement repensée et réinventée depuis 40 ans" et "il ne fait aucun doute que cette réinvention de l'ordinateur est aussi importante que la transformation du téléphone en ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de smartphone", a déclaré Jensen Huang.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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65'000 euros d'amende pour Vallejo après insultes à l'arbitre

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Adolfo Daniel Vallejo écope de 65'000 euros d'amende pour ses propos sexistes (© KEYSTONE/AP/Emma Da Silva)

Les organisateurs de Roland-Garros ont sanctionné Adolfo Daniel Vallejo d'une amende de 65'000 euros, a indiqué lundi la directrice du tournoi Amélie Mauresmo.

Le Paraguayen de 22 ans est puni pour des propos sexistes visant l'arbitre Ana Carvalho.

"Il y a eu une amende qui a été décidée à hauteur de 65'000 euros, environ la moitié de son prize money", a déclaré Mauresmo lors d'un point avec la presse. "C'est clairement quelque chose qui n'est pas acceptable pour nous, pour le tournoi, pour la Fédération même au-delà du tournoi. Ce genre de propos n'a pas sa place ici", a-t-elle insisté.

Vallejo, 71e joueur mondial, a tenu des propos sexistes visant l'arbitre de chaise brésilienne Ana Carvalho après sa défaite face au Français Moïse Kouame au 2e tour de Roland-Garros, jeudi dernier, au terme d'un marathon de près de cinq heures. Il s'est excusé depuis.

Le prize money accordé à un joueur éliminé au 2e tour s'élève à 130'000 euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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