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International

Le plan américain pour l'Ukraine au coeur du G20 en Afrique du Sud

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Le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, à droite, accueille le président français Emmanuel Macron lors du premier jour du sommet du G20 à Johannesburg en Afrique du Sud samedi. (© KEYSTONE/AP/Halden Krog)

Le plan américain pour l'Ukraine vient bousculer l'agenda du sommet des grandes économies du G20, qui s'est ouvert samedi à Johannesburg (Afrique du Sud). Les Européens y multiplient les consultations pour adopter une contre-proposition, selon des sources européennes.

Le président américain Donald Trump boycotte le sommet, mais les dirigeants européens présents dans la capitale économique sud-africaine ont prévu de se réunir dans la journée pour discuter de son plan visant à mettre fin à plus de quatre ans d'invasion russe en Ukraine avec leurs homologues canadien, japonais et australien, selon un responsable européen.

"Nous travaillons à faire du plan américain quelque chose de valable sur la base de nos échanges précédents", a précisé une autre source européenne à l'AFP. Le chancelier allemand Friedrich Merz a déjà annoncé vendredi soir s'être "mis d'accord sur les prochaines étapes" avec le président américain lors d'un entretien téléphonique.

Déclaration adoptée

Le G20 regroupe 19 pays plus l'Union européenne et l'Union africaine, et représente 85% du PIB mondial et environ deux tiers de la population. C'est un symbole de "la valeur" du multilatéralisme pour résoudre les défis mondiaux, a mis en avant le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans son discours d'ouverture.

"Les défis auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être résolus que par la coopération, la collaboration et les partenariats", a-t-il affirmé.

Le président Ramaphosa peut d'ores et déjà revendiquer une victoire pour ce premier G20 organisé en Afrique: une déclaration des dirigeants présents a été adoptée "par consensus" dès le début du sommet, a annoncé sur X un haut responsable du ministère des Affaires étrangères, Clayson Monyela.

C'est "un important signal que le multilatéralisme peut arriver à des résultats, et le fait", s'est félicité Cyril Ramaphosa. Le texte n'a pas été rendu public pour le moment.

Inégalités

Pour sa présidence du G20 cette année, Pretoria a affiché parmi ses priorités la création d'un panel international sur les inégalités économiques, à l'image du Giec pour le climat.

L'allègement de la dette, les minerais de la transition énergétique, présents en abondance sur le continent africain, ou encore l'intelligence artificielle sont aussi au programme du sommet prévu jusqu'à dimanche.

Les États-Unis s'étaient opposés à la diffusion d'un communiqué final du G20, invoquant leur absence à un sommet dont "les priorités vont à l'encontre" des vues politiques de Washington.

Le gouvernement sud-africain est pris pour cible par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, notamment sur une prétendue persécution des Afrikaners, ces descendants des premiers colons européens.

Le président américain a sorti ces derniers mois les États-Unis de plusieurs instances internationales. Il a notamment initié le second retrait américain de l'accord de Paris sur le climat et n'a envoyé aucune délégation officielle à la COP30 au Brésil.

Les éventuelles déclarations au G20 sur le climat seront d'ailleurs examinées de près à l'heure où les négociations climatiques de la COP30 au Brésil achoppent sur la question d'une éventuelle feuille de route pour sortir des énergies fossiles. L'UE a même évoqué la perspective de partir "sans accord".

A l'issue du sommet dimanche, l'Afrique du Sud doit passer le relais de la présidence tournante du G20 aux États-Unis, lors d'une cérémonie où Washington pourrait se faire représenter par un diplomate en poste en Afrique du Sud. L'administration Trump a annoncé son intention de resserrer le G20 sur les questions de coopération économique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Blue Origin lance sa fusée New Glenn avec un propulseur réutilisé

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Haute de près de 100 mètres, la fusée New Glenn a décollé de Cap Canaveral dimanche à 07h25 locales (13h25 suisses), avec à son bord un satellite de communication de l'entreprise AST Space mobile. (© KEYSTONE/AP/John Raoux)

L'entreprise spatiale américaine Blue Origin, de Jeff Bezos, a réussi pour la première fois le lancement et la récupération de sa fusée New Glenn avec un propulseur déjà utilisé. Ce recyclage va accélérer la cadence des lancements et renforcer sa rivalité avec SpaceX.

Haute de près de 100 mètres, cette puissante fusée a décollé de Cap Canaveral en Floride, dimanche à 07h25 locales (13h25 suisses), avec à son bord un satellite de communication de l'entreprise AST Space mobile.

Ce décollage fait suite aux deux premiers vols réussis de New Glenn menés en 2025 par Blue Origin, qui tente de rattraper son retard sur sa grande rivale, la société spatiale SpaceX d'Elon Musk, qui recycle depuis des années les propulseurs de ses fusées et domine le secteur.

En novembre, l'entreprise de Jeff Bezos - le fondateur d'Amazon - était ainsi parvenue, à la deuxième tentative, à récupérer le propulseur de sa fusée New Glenn après un décollage en le faisant se poser de manière contrôlée sur une barge disposée dans l'Atlantique.

Un tel atterrissage, extrêmement complexe pour un engin de cette taille, constituait une avancée majeure pour la société. Blue Origin réutilisait déjà ces dernières années ses fusées New Shepard, mais elles étaient bien plus petites et destinées à de courts vols spatiaux touristiques.

Le même propulseur que celui utilisé en novembre sur New Glenn a depuis été remis en état: l'entreprise a choisi, pour cette première réutilisation, de remplacer l'intégralité de ses moteurs et d'apporter quelques autres modifications avant de le faire revoler dimanche.

Après le décollage, les deux étages de la fusée se sont séparés, l'étage supérieur poursuivant son voyage pour emmener le satellite dans l'espace. Son propulseur s'est posé avec succès sur une plateforme flottante dans l'océan Atlantique environ neuf minutes et 30 secondes après le décollage.

Rivalité avec Elon Musk

La réussite de cette nouvelle tentative de récupération a été particulièrement scrutée, car cette grande fusée est au coeur des ambitions spatiales de Jeff Bezos. Ce dernier entend notamment rivaliser avec Elon Musk dans le cadre du programme lunaire Artémis de la Nasa, leurs entreprises développant chacune des alunisseurs pour l'agence spatiale américaine.

Alors que les Etats-Unis mettent actuellement les bouchées doubles pour ramener des astronautes sur la surface de la lune en 2028, avant la fin du mandat de Donald Trump et l'échéance fixée par leurs grands rivaux chinois, les performances des deux rivaux sont donc observées de près.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump annonce l'envoi lundi d'une délégation au Pakistan

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Donald Trump brandit à nouveau la carotte et le bâton face à l'Iran. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump a annoncé dimanche qu'une délégation américaine serait au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l'Iran. Il a dans le même temps menacé de détruire les infrastructures de ce pays en cas d'échec des pourparlers.

Dans un message sur le réseau Truth Social, le président américain a également accusé Téhéran d'avoir violé le cessez-le-feu en lançant des attaques samedi dans le détroit d'Ormuz.

Il a écrit qu'il offrait à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus de la part de Téhéran, "les Etats-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. Fini de jouer les gentils!", a-t-il lancé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Projet pilote d'utilisation de bodycams dans le football amateur

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Arbitre du match de 3e ligue valaisanne entre le FC Lens Chermignon et St-Léonard, Bruno Ferreira a sifflé la rencontre, muni d'une bodycam. (© KEYSTONE/LOUIS DASSELBORNE)

Les acteurs et les spectateurs du match de 3e ligue valaisanne de football entre le FC Lens Chermignon et St-Léonard ont eu droit à un match un peu particulier, samedi soir. L'arbitre de la partie était en effet muni d'une... bodycam.

Dans le cadre d’un projet pilote de l’UEFA visant l’introduction de bodycams dans le football amateur, l’Association valaisanne (AVF) a fait oeuvre de pionner, samedi soir, lors d'un match disputé au Stade du Christ-Roi à Lens.

L'utilisation de bodycams (caméras corporelles) dans le football amateur est en cours de développement, principalement pour protéger les arbitres contre les agressions verbales et physiques des joueurs et des entraîneurs, voire des spectateurs. Ces caméras, portées sur la poitrine par l'arbitre principal, via un harnais, enregistrent les matchs et situations conflictuelles, servant de preuve et d'outil de dissuasion. Cette expérimentation est soutenue par plusieurs fédérations internationales pour réduire les incivilités.

Utilisation à bien expliquer

Concrètement, un arbitre muni de cette technologie devra préciser aux responsables des deux équipes, en amont de la partie, qu'il activera sa caméra durant le match, si besoin. Il pourra en expliquer le fonctionnement aux capitaines des deux formations, si ceux-ci le désirent. Il leur rappellera l'utilisation potentielle de sa bodycam, juste avant le coup d'envoi du match.

La bodycam n'enregistre pas l'intégralité de la rencontre. Elle est activée uniquement qu'en cas de moments jugés "chauds" par l'arbitre. Cela peut être le cas lorsque ce dernier se sent en danger, en cas d'expulsion ou à la suite de toutes autres décisions qui pourraient faire monter la tension sur le terrain ou en cas de comportements inappropriés d'un entraîneur, d'un dirigeant ou d'un spectateur. Cette technologie ne s'apparente en aucun cas à une sorte de VAR du football amateur.

Cet événement se voulait "une opportunité de découvrir concrètement ce dispositif innovant et d’échanger autour de ses enjeux sportifs, organisationnels et réglementaires", résume l'AVF, dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Des Rockets trop maladroits

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Clint Capela (é droite) tente de s'interposer devant Steven Adams. (© KEYSTONE/AP/Mark J. Terrill)

Privé de leur atout maitre, Kevin Durant touché au genou, Houston et Clint Capela ont calé. A Los Angeles, ils ont été battus 107-98 par les Lakers qui évoluaient sans Luka Doncic et Austin Reaves.

Avec Luke Kennard, auteur de 27 points grâce notamment à son 5 sur 5 derrière la ligne des 3 points, les Lakers ont conservé toutefois suffisamment de ressources pour forcer la décision dans un troisième quarter remporté 25-18. Crédité de 19 points et de 13 assists, LeBron James a également été l'un des grands artisans de ce succès. Il a eu la fierté d'évoluer aux côtés de son fils Bronny lors du deuxième quarter pour lancer parfaitement sa... 19e campagne de play-off.

Aligné durant 11 minutes, Clint Capela a, quant à lui, accusé un déficit de -7. Le Genevois a inscrit 2 points et a capté 1 rebond. Une réussite trop faible en attaque – 38 % pour un 35 sur 93 – explique en partie cette défaite des Texans. Lundi lors de l’acte II, le retour espéré aux affaires de Kevin Durant pourrait toutefois permettre à Houston de reprendre la main.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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