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International

Le règne de Google sur la pub en ligne dans le viseur de Londres

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Selon le régulateur britannique, le groupe de Mountain View "a abusé de sa position dominante en exploitant son serveur d'annonces pour éditeurs et ses outils d'achat afin de restreindre la concurrence au Royaume-Uni". (© KEYSTONE/AP/Brian Melley)

Après les Etats-Unis et l'Union européenne, au tour du Royaume-Uni d'accuser Google d'abus de sa position dominante dans la publicité en ligne, nouvelle estocade dans l'un des services historiques du géant californien et sa principale source de revenus.

Les conclusions de l'autorité britannique de la concurrence, la CMA, rendues après deux ans d'enquête, ne sont pour l'instant que "provisoires", en attendant les réponses qu'apportera Google.

Elles interviennent à trois jours de l'ouverture lundi aux Etats-Unis d'un retentissant procès lancé par le ministère de la Justice américain contre les technologies de vente de l'entreprise dans la publicité.

Et quelques mois après des conclusions similaires à celles de la CMA, rendues par la Commission européenne, qui pourraient aboutir à une lourde amende, voire à un démantèlement contraint de l'entreprise --l'arme de dernier recours.

La publicité en ligne reste la principale source de revenus de Google, qui vend de l'espace publicitaire sur ses propres sites et applications et sert d'intermédiaire entre les annonceurs et les sites ou applications tiers.

Les services fournis par l'entreprise comprennent les outils numériques pour gérer les espaces publicitaires, les outils pour gérer les campagnes automatisées et des bourses d'annonces pour l'achat et la vente d'espaces.

"Interprétations erronées"

Selon le régulateur britannique, le groupe de Mountain View "a abusé de sa position dominante en exploitant son serveur d'annonces pour éditeurs et ses outils d'achat afin de restreindre la concurrence au Royaume-Uni".

En conséquence, les concurrents de Google n'ont pas pu "se battre à armes égales pour offrir aux éditeurs et aux annonceurs un service de meilleure qualité et plus compétitif".

"Des milliers d'éditeurs et d'annonceurs britanniques" pourraient avoir été lésés, selon le régulateur.

"La CMA va maintenant examiner attentivement les observations de Google avant de prendre sa décision finale", écrit-elle dans son communiqué.

"Le coeur de cette affaire repose sur des interprétations erronées du secteur des technologies publicitaires. Nous ne sommes pas d'accord avec le point de vue de la CMA", a réagi Dan Taylor, vice-président Publicité monde pour Google.

En 2019, les annonceurs britanniques ont dépensé environ 1,8 milliard de livres pour des publicités en ligne auprès des consommateurs britanniques, selon le régulateur britannique.

Les conclusions de la CMA sur le service de Google, décrié depuis des années, n'ont rien d'une révélation. Mais elles ouvrent un nouveau front dans les tentatives mondiales pour limiter ou réguler les pratiques de Google dans la publicité en ligne, et plus généralement le pouvoir des géants de la tech.

Deux actions de groupe ont déjà été lancées contre Google au Royaume-Uni en raison de sa place proéminente dans la publicité en ligne.

L'une à 13,6 milliards de livres pour avoir réduit les revenus des éditeurs de contenus --en faisant baisser les recettes issues des annonces, tout en faisant monter les prix d'utilisation de sa plateforme publicitaire.

L'autre à 7 milliards de livres pour avoir user de sa position dominante afin d'augmenter les prix payés par les annonceurs souhaitant améliorer leur positionnement.

Pop-up

Aux Etats-Unis, la procès attendu lundi fait suite à une plainte du ministère de la Justice, qui accuse l'entreprise d'avoir "utilisé des méthodes illégales" pour "éliminer ou réduire drastiquement toute menace à sa domination" dans la publicité.

Le ministère et huit États américains réclament à la justice une amende et la cession de ses activités liées à la vente d'espaces publicitaires.

Ils soulignent que Google contrôle les technologies utilisées par "quasiment tous les sites web" pour vendre des bandeaux ou fenêtres "pop-up", mais aussi les outils des annonceurs pour acheter ces espaces, et le marché où ont lieu les transactions.

Le géant des technologies, connu pour son moteur de recherche, exploite également la plateforme de diffusion de vidéos en ligne YouTube et le système d'exploitation pour téléphones mobiles Android.

Alphabet, sa maison mère, a réalisé au deuxième trimestre 2024 un chiffre d'affaires de 84,74 milliards de dollars (+14%), dont elle a dégagé un bénéfice net de 23,6 milliards, en hausse de 28%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les résultats de Citigroup amputés par une perte liée à la Russie

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Pertes en Russie mises à part, la performance du géant bancaire américaine contente largement les attentes des analystes. (archive) (© KEYSTONE/EPA FILE/JUSTIN LANE)

La banque américaine Citigroup a annoncé mercredi des résultats inférieurs aux attentes au quatrième trimestre 2025, amputés comme prévu par une perte de 1,12 milliard de dollars (890 millions de francs) liée à la vente de ses derniers actifs en Russie.

Le chiffre d'affaires ressort à 19,87 milliards de dollars (+2% sur un an) et le bénéfice net à 2,47 milliards (-13%), ce qui est inférieur au consensus des analystes de FactSet qui tablait respectivement sur 20,94 et 3,02 milliards de dollars.

Hors la perte en Russie, liée majoritairement à des effets de change, le chiffre d'affaires atteint 21 milliards et le bénéfice net 3,6 milliards.

En revanche, le bénéfice net par action hors éléments exceptionnels - variable privilégiée par les marchés, ressort à 1,81 dollar contre 1,35 dollar un an plus tôt. Le consensus anticipait 1,67 dollar.

"Avec un chiffre d'affaires record et une tendance opérationnelle positive pour chacune de nos cinq branches, 2025 a été une année de progrès importante au cours de laquelle nous avons fait la démonstration que les investissements effectués alimentent une forte croissance de notre activité", a commenté Jane Fraser, patronne de Citigroup, citée dans un communiqué.

Vers 14H30 GMT, l'action Citigroup progressait de 1,46% à la Bourse de New York.

Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires atteint 85,22 milliards (+6%) et le bénéfice net 14,31 milliards (+13%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Gaza: accord pour la formation du comité palestinien de gouvernance

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Le cdamp de réfugiés à l'ouest de Khan Younès, dans la bande ede Gaza. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

Le gouvernement égyptien a annoncé mercredi qu'un "consensus" avait été trouvé sur les noms des membres du comité technocratique palestinien de 15 personnes chargé d'administrer la bande de Gaza au terme du plan de Donald Trump.

"Nous espérons qu'à la suite de cet accord, le comité sera bientôt annoncé (...) puis déployé dans la bande de Gaza pour gérer la vie quotidienne et les services essentiels", a ajouté le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty, à l'issue de pourparlers sur la question au Caire.

La deuxième phase du plan Trump prévoit notamment la mise en place de cette autorité transitoire pour administrer Gaza et le déploiement d'une force internationale pour assurer la sécurité du territoire et désarmer le Hamas et les autres factions armées sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Corruption de mineurs: Jean-Marc Morandini définitivement condamné

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Jean-Marc Morandini avait été condamné le 21 mars 2025 à deux ans de prison avec sursis et 20'000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris. Il s'était aussi vu interdire d'exercer une profession en contact avec des mineurs (archives). (© Keystone/AP/CHRISTOPHE ENA)

La Cour de cassation française a rendu définitive mercredi la condamnation de l'animateur de télévision Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Elle n'a pas admis son pourvoi.

L'animateur de 60 ans, qui officie actuellement sur la chaîne CNews, a été condamné le 21 mars 2025 à deux ans de prison avec sursis et 20'000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris. Celle-ci a en outre prononcé contre M. Morandini une interdiction définitive d'exercer une profession en contact avec des mineurs et confirmé son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.

"Après avoir examiné tant la recevabilité du recours que les pièces de procédure, la Cour de cassation constate qu'il n'existe, en l'espèce, aucun moyen de nature à permettre l'admission du pourvoi", indique l'arrêt consulté par l'AFP.

Peine alourdie

En première instance, en décembre 2022, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l'animateur à un an de prison assorti d'une période de sursis probatoire de deux ans. Jean-Marc Morandini avait fait appel et vu sa peine alourdie à l'issue de son second procès.

Dans cette affaire, il lui était reproché d'avoir envoyé des messages à deux jeunes de 15 ans, en 2013 et 2015-2016, qui consistaient pour l'un à évoquer des scénarios sexuels et, pour le second, à lui demander d'envoyer une photo de lui dénudé.

L'animateur avait aussi demandé en 2009 à un adolescent de 16 ans de se dénuder et de se masturber lors d'une audition pour le remake d'un film qui n'a jamais vu le jour.

Condamné pour harcèlement

Cette figure du paysage audiovisuel français a également été condamnée en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel à l'encontre d'un jeune comédien, six mois de plus que la peine prononcée en première instance.

Dans ce dossier, il était poursuivi pour avoir encouragé entre juin et septembre 2015 des comédiens, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, à s'exhiber nus pour les castings d'une web-série intitulée "Les Faucons", dont il était le producteur.

Dans cette autre procédure, l'animateur a là aussi déposé un pourvoi en cassation, qui n'a pas encore été examiné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

BP prévient d'une charge de plusieurs milliards de dollars

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Le mastodonte énergétique se retrouve pris entre deux feux, entre renoncement à ses ambitions climatiques et faiblesse des cours du pétrole. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Le géant pétrolier britannique BP, en plein rétropédalage sur son ambitieuse stratégie climatique, a prévenu mercredi que ses résultats seraient plombés par une charge de plusieurs milliards de dollars. Des dépréciations liées à la transition énergétique.

Les résultats du quatrième trimestre, qui seront publiés le 10 février, devraient inclure des dépréciations "d'un montant compris entre 4 et 5 milliards de dollars, principalement liés à nos activités de transition", c'est-à-dire à la division "gaz et énergies à faible émission de carbone", selon un communiqué. Le groupe ne détaille pas ces charges mais avertit, en outre, que son résultat issu des ventes de pétrole a été "faible" sur la période.

Ces annonces de BP "n'augurent rien de bon pour les résultats de 2025, année où le prix du pétrole a chuté de 20%", selon Kathleen Brooks, analyste de XTB. Le cours de BP à la Bourse de Londres était en baisse de 1,28% mercredi vers 10H00 GMT.

Le groupe, dont les performances ont décroché ces dernières années par rapport à ses rivaux, a présenté l'an dernier un plan de redressement passant par un recentrage radical sur les hydrocarbures et une réduction des coûts, avec la suppression de milliers d'emplois. Il a aussi annoncé le mois dernier la nomination d'une nouvelle directrice générale, l'Américaine Meg O'Neill, une ancienne d'ExxonMobil, en remplacement de Murray Auchincloss. Elle prendra ses fonctions le 1er avril.

"BP doit faire face au départ inattendu de son PDG (...) ainsi qu'à la faiblesse des prix du pétrole et aux pressions exercées pour un retour aux sources d'énergie pétrolières et gazières, afin d'améliorer la rentabilité pour les investisseurs", résume Victoria Scholar, analyste chez interactive investor. Dans le cadre de son plan de redressement, BP avait annoncé l'an dernier quelque 20 milliards de dollars de cessions d'ici 2027.

L'entreprise a annoncé le mois dernier la vente de 65% des parts de sa filiale de lubrifiants moteurs Castrol au fonds d'investissement américain Stonepeak, une opération dont elle évalue le produit net à 6 milliards de dollars, qui seront utilisés pour réduire sa dette.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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