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Climat

Les inondations en Bosnie font au moins 16 morts

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Les autorités ont décrit des scènes d'apocalypse. (© KEYSTONE/AP/Armin Durgut)

Au moins 16 personnes sont mortes vendredi dans le centre de la Bosnie après des inondations et des glissements de terrain causés par des pluies diluviennes. Ceux-ci ont pris par surprises plusieurs villages.

Quelques heures après un premier bilan de 14 corps retrouvés, le porte parole de la police régionale Ljudevit Marica a confirmé à l'AFP que deux nouvelles personnes avaient été retrouvées mortes. "C'était terrifiant, absolument terrifiant", dit à l'AFP Emir Arfadzan, un habitant du village de Donja Jablanica, le plus touché par les inondations.

"Plusieurs mètres cubes d'eau et des milliers de tonnes de gravats se sont abattus sur le village. Une dizaine de maisons ont été détruites", ajoute cet homme de 62 visiblement en colère. "Les gens n'ont pas eu le temps de... Ils n'ont eu que quelques secondes pour fuir. Mais nous avons réussi à sauver un enfant".

Ce village, situé à environ 70km au sud-ouest de Sarajevo, a été le plus touchée par les inondations et les glissements de terrain. Coupé du monde pendant plusieurs heures dans la matinée, il a finalement pu être atteint par des véhicules militaires et la protection civile, qui y ont découvert un paysage dévasté.

Sa mosquée a été quasiment engloutie par les eaux, et seul le dôme et le minaret en dépassaient, ont constaté les journalistes de l'AFP. Plusieurs habitants ne pourront pas rentrer chez eux vendredi soir.

"Ils ont marqué notre maison avec une croix, ce qui veut dire que nous devons partir", explique M. Arfadzan qui s'apprête à trouver refuge chez son fils dans la ville de Konjic, à quelques kilomètres. Selon la télévision nationale BHRT, deux autres personnes sont mortes dans la région de Fojnica, mais ce bilan n'a pu être vérifié par l'AFP.

Armée

La présidence fédérale bosnienne a envoyé l'armée dans la région. "Des unités du génie, de secours et un hélicoptère des forces armées de Bosnie-Herzégovine ont été mobilisées d'urgence pour fournir une aide aux autorités civiles en réponse à cette catastrophe", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le gouvernement de l'entité croato-musulmane de Bosnie - l'une des trois composantes du pays dont la région affectée fait partie - a déclaré l'état de catastrophe naturelle. Sur des images postées par le service ferroviaire de Bosnie, on peut voir des rails hors d'usage, recouverts de pierres et de bouts de bois emportés par les éboulements.

De nombreuses personnes étaient encore portées disparues dans l'après-midi. Des blessés ont pu être évacués par un hélicoptère de la force de maintien de la paix de l'Union européenne (EUFOR), selon les autorités régionales.

"Déluge biblique"

A Kiseljak, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Sarajevo, plusieurs maisons, voitures et jardins ont été recouvert d'eau en quelques dizaines de minutes à peine. "La pluie a commencé à tomber hier (jeudi) vers 21h00 et a continué toute la nuit", a raconté à l'AFP le maire de la ville, Mladen Misuric-Ramljak. "Tout était normal jusqu'à 05h00 du matin environ, puis d'énormes quantités d'eau sont arrivées."

"Nous avons certainement plusieurs centaines de foyers inondés. Je suis né ici, j'ai passé toute ma vie à Kiseljak, et nous n'avons jamais eu d'inondation de cette ampleur. J'oserais même dire que c'est le déluge biblique", a ajouté l'édil. Heureusement, il n'a déploré aucune victime dans sa ville.

"Ce sont des scènes d'apocalypse. Même les habitants les plus âgés (...) ne se souviennent pas qu'il soit tombé autant de pluie en aussi peu de temps, que les petits ruisseaux se soient transformés en grandes rivières" et emportent des ponts, a déclaré aux médias locaux Renato Pejak, chef de la municipalité de Kresevo, a quelques kilomètres au sud de Kiseljak.

De très importantes inondations avaient déjà frappé la Bosnie en 2014, causant d'immenses dégâts estimés à l'époque à 2 milliards d'euros. En Croatie voisine, une alerte rouge aux inondations a été lancée par les autorités autour du port de Rijeka, en Istrie (ouest) et dans le centre du pays. Elles ont prévenu qu'il fallait s'attendre à des inondations dans plusieurs villes, ainsi qu'à des coupures de courant et d'eau.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Le Groupe de coordination cantonal Blatten 2030 prend forme

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Le conseiller d'Etat valaisan Franz Ruppen a été choisi comme président du Groupe de coordination cantonal Blatten 2030 (image d'archive). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat valaisan a adopté le règlement d'organisation et de fonctionnement du Groupe de coordination cantonal Blatten 2030. Sa composition a également été décidée, la présidence ayant été confiée au conseiller d'Etat Franz Ruppen.

"Ce groupe est chargé de l'accompagnement et du suivi de la mise en oeuvre de la feuille de route du futur Blatten, ainsi que de la coordination des travaux entre les services concernés de l'administration cantonale, la Commission communale de reconstruction Blatten 2030 et la Confédération", rappelle l'Etat du Valais dans un communiqué vendredi. Le Grand Conseil avait adopté le décret prévoyant la mise en place de cet organe de coordination en décembre dernier.

Sa composition a été définie par le gouvernement, compétent en la matière. Le chef du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement (DMTE) Franz Ruppen a été choisi en qualité de président.

De nombreux services de l'Etat du Valais sont impliqués dans le Groupe, dont l'Administration cantonale des finances (ACF) et le Service des dangers naturels (SDANA) notamment. D'autres pourront être sollicités si besoin. Egalement prévus par le décret, trois postes à durée déterminée ont aussi été créés. Un ingénieur chef de projet, un aménagiste et un ingénieur en dangers naturels rejoignent ainsi les services compétences.

La reconstruction avance

Le groupe prend le relais du Groupe stratégique pour la reconstruction du futur Blatten, alors présidé par la cheffe du Département des finances et de l'énergie (DFE) Franziska Biner. "Il était en effet prévu que le dossier change de mains au moment de la phase de reconstruction proprement dite, celle-ci mobilisant principalement les services du DMTE", précisent les autorités.

Au niveau des chantiers, les travaux de la nouvelle route cantonale entre les villages de Wiler et Blatten devraient démarrer ce printemps et s'achever fin 2029. Le nouveau tracé doit être mis à l'enquête publique à la fin du mois.

Par ailleurs, les travaux de planification du téléphérique provisoire entre Wiler et le hameau de Weissenried ont démarré. La date de mise en service, d'abord envisagée pour la fin de l'année 2026, devra être confirmée par le constructeur d'ici fin février.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Un défilé des Tschäggättä marqué par l'éboulement de Blatten (VS)

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Les Tschäggättä ont déferlé dans le Lötschental jeudi soir dans le cadre du carnaval. (© KEYSTONE/EPA/LOUIS DASSELBORNE)

Cette année dans le Lötschental sinistré, le traditionnel cortège des Tschäggättä n'est pas parti du village de Blatten, mais de celui de Wiler (VS). Malgré un sentiment de "deuil" encore présent, les habitants de la vallée font tout pour faire perdurer la coutume.

Le défilé des masques effrayants, sons de cloches, peaux et fourrures a débuté aux alentours de 21h15 jeudi soir dans les rues enneigées de Wiler. Ornés de leurs airs grimaçants et effrayants, les dizaines de Tschäggättä ont marché jusqu'au village de Ferden sous l'oeil attentif du public, comme le veut la tradition du carnaval dans la vallée.

Mais habituellement, le point de départ du cortège - ou du "Tschäggättu-Loif" en dialecte haut-valaisan - est à Blatten, aujourd'hui recouvert de débris. Il est "douloureux" pour la population que l'événement ne puisse s'y dérouler, note auprès de Keystone-ATS Lilian Ritler, responsable marketing auprès de l'Office du tourisme du Lötschental.

"Le deuil est présent. En même temps, nous sommes reconnaissants et heureux que la tradition puisse se poursuivre dans le reste de la vallée et qu'un peu de normalité soit ainsi préservée", poursuit-elle.

De nombreux costumes perdus

Autre "signe fort" indiquant que "la tradition perdure", le fait que des masques aient pu être récupérés parmi les décombres, souligne la responsable. Car deux caves à masques ont été totalement détruites par l'éboulement du 28 mai dernier.

"De nombreux masques, peaux et cloches ont été perdus ou sont ensevelis", explique Lilian Ritler. De jeunes sculpteurs se sont donc entrés en jeu et ont réussi à fabriquer, en peu de temps, de nouveaux costumes qui ont été utilisés pour cette édition.

Pour mémoire, les masques en bois sculptés à la main font appel à une tradition ancestrale, très ancrée dans la vallée. Le plus ancien masque conservée au Musée du Lötschental, situé à Kippel, date d'ailleurs de 1790.

Les Tschäggättä, quant à eux, apparaissent en tant que tels uniquement à cette période "carnavalesque" de l'année, entre la Chandeleur (2 février 2026) et Mardi gras (17 février 2026). Les "monstres" pourront donc encore être aperçus avant l'année prochaine, notamment lors du cortège du carnaval de ce samedi.

Largement présente lors du défilé, la neige a aussi eu pour conséquence de bloquer l'accès au Lötschental pendant plusieurs heures jeudi après-midi. Une avalanche a en effet enseveli un tronçon de la route cantonale menant à la vallée, interrompant le trafic routier et le transport de voitures via le tunnel du Lötschberg. La situation s'était rétablie vers 19h00, une fois la neige déblayée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

La tempête Nils débarque sur la France

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Le service Vigicrues met en garde contre un "risque de crue génératrice de débordements importants", alors que de fortes précipitations ont été observées ces derniers jours sur des sols déjà gorgés d'eau (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

Des rafales de vent, beaucoup de pluie et d'importantes crues: 19 départements français ont été placés mercredi en vigilance orange, de la façade atlantique à la Méditerranée, selon Météo-France qui évoque une "dépression tempétueuse" baptisée Nils.

La tempête doit aborder la façade atlantique mercredi soir et se décalera jeudi en direction du golfe du Lion, puis de la Corse. "Les rafales attendues sont de l'ordre de 120 à 140 km/h près de l'océan, de 100 à 110 km/h dans l'intérieur du Sud-Ouest avec des pointes locales possiblement plus fortes sous des grains orageux, de 130 à 150 km/h près de la Méditerranée", souligne Météo-France dans son dernier bulletin.

Le dispositif d'avertissement de l'agence française comprend quatre niveau, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange.

Sept départements (Vendée, Charente-Maritime, Charente, Gironde, Landes, Haute-Corse et Corse-du-Sud) sont ainsi placés en vigilance orange pour le vent. Dans le Massif central, le Cantal, la Corrèze et le Puy-de-Dôme le sont pour un risque d'inondation, la fonte de la neige s'ajoutant aux fortes précipitations.

Depuis mardi matin, il est tombé sur ces départements jusqu'à 60 millimètres de pluie (soit 60 litres d'eau par mètre carré) et des cumuls équivalents sont attendus d'ici vendredi. "Les sols détrempés constituent un facteur aggravant pour la végétation", indique Météo-France.

Risques de "débordements importants"

Pour sa part, le service Vigicrues met en garde contre un "risque de crue génératrice de débordements importants", alors que de fortes précipitations ont été observées ces derniers jours sur des sols déjà gorgés d'eau, et que de nouvelles perturbations s'annoncent.

Seize départements sont également placés en vigilance orange face au risque de crues sur des tronçons de fleuves et rivières qui les traversent (Ariège, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Dordogne, Haute-Garonne, Gironde, Loire-Atlantique, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Morbihan, Deux-Sèvres, Tarn-et-Garonne, Vendée, Vienne et Haute-Vienne).

"Des épisodes pluvieux importants se succèdent depuis plusieurs semaines en France. La Bretagne a été particulièrement touchée et continue de l'être. C'est maintenant une large moitié ouest du pays qui est concernée par ces pluies qui entraînent une élévation du niveau des rivières", a prévenu le ministère de la Transition écologique mardi soir.

Avalanches dans les Alpes

Dans les Alpes enfin, quatre départements (Hautes-Alpes, Isère, Savoie et Haute-Savoie) sont en alerte face au risque d'avalanches, alors qu'il est tombé entre 20 et 50 centimètres de neige au-dessus de 2000 mètres d'altitude, selon Météo-France. Les cumuls pourraient atteindre un mètre localement dans les prochaines 24 heures.

Le prévisionniste anticipe jeudi "de nombreuses grandes avalanches" en altitude, "généralement au-dessus de 1600 à 1800 mètres". Certaines "plus volumineuses" pourraient descendre "plus bas dans les vallées".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Le danger d'avalanche s'intensifie en Valais

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Le danger d'avalanche s'est accru dans le canton du Valais. (Image symbolique) (© KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN)

Le risque d'avalanche dans le canton du Valais a augmenté depuis mardi soir. Mercredi matin, l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF) y a annoncé "un danger fort", soit le niveau 4 sur 5.

L'abondance de poudre fraîche, ainsi que de neige soufflée sur une faible couche de neige ancienne, facilite le déclenchement d'avalanches à de nombreux endroits, selon le bulletin. Le danger augmente au cours de la journée, avec la neige fraîche et des vents forts. Il faut s'attendre à des avalanches très importantes dans les zones dangereuses.

Les parties exposées des voies de communication sont particulièrement menacées, indique le bulletin d'avalanche. Les conditions sont défavorables pour les randonnées et les descentes en hors-piste.

Dans la région alpine de l'Oberland bernois et aux Grisons, le risque d'avalanche demeure à un niveau "marqué", soit au niveau 3, d'après le bulletin d'avalanche.

Selon le Bureau de prévention des accidents, 29 personnes en moyenne perdent la vie chaque année en pratiquant les sports de neige hors des pistes: 16 en ski de randonnée, 9 à ski, 2 à snowboard et 2 autres en raquettes. La plupart de ces accidents sont dus à des avalanches.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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