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International

Les paris fous de Sifan Hassan et Gudaf Tsegay

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Sifan Hassan voit très loin. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTIAN BRUNA)

Sifan Hissan s'est retirée du 1500 m mais ne s'en lance pas moins dans un pari fou aux JO: tenter le triplé 5000 m, 10'000 m et marathon. Elle est tenante du titre sur les deux premières distances.

La Néerlandaise d'origine éthiopienne s'était inscrite sur quatre épreuves, le 1500 m inclus. Après mûre réflexion, elle a annoncé mercredi renoncer à cette course pour mieux cibler les trois plus longues distances.

Cela l'obligera à disputer les séries et la finale du 5000 m, celle du 10'000 m plus les 42,195 km du marathon, entre le 2 et le 11 août.

Sifan Hassan (31 ans), coureuse la plus polyvalente de l'histoire capable de briller à partir du 800 m, se sent pousser des ailes sur marathon depuis qu'elle y a établi le deuxième temps de l'histoire (2h13'44) l'automne dernier à Chicago.

Gudaf Tsegay voit triple aussi

Malgré tout son talent, un triplé de sa part à Paris - comme l'avait réalisé Emil Zatopek à Helsinki en 1952 - paraît assez invraisemblable tant les Ethiopiennes (Tigist Assefa, Gudaf Tsegay...) et les Kényanes (Faith Kipyegon, Hellen Obiri, Beatrice Chebet) paraissent fortes.

Gudaf Tsegay, justement, s'apprête elle aussi à se lancer dans une triple quête. Son époux a annoncé sur Facebook que l'Ethiopienne disputerait le 1500, le 5000 et le 10'000 m. Elle est championne du monde en titre du 10'000 m, championne du monde 2022 du 5000 m et recordwoman du monde du 5000 m (14'00''21).

Les organisateurs ont tout fait, cette année, pour agender le calendrier athlétique de manière à ce qu'un maximum d'athlètes puissent participer dans deux ou plusieurs disciplines.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le ministre britannique de la Défense John Healey démissionne

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John Healey a critiqué un plan d'investissement à long terme dans la défense qui doit être publié bientôt (archives). (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

Le ministre britannique de la Défense John Healey a annoncé jeudi sa démission. Il a exprimé son désaccord avec le Premier ministre Keir Starmer à propos d'un plan d'investissement à long terme dans la défense qui doit être publié bientôt.

"Vous n'avez pas été en mesure, et le Trésor (ministère des Finances) n'a pas voulu, mobiliser les ressources dont la nation a besoin pour défendre le pays en cette période de menaces croissantes", écrit-il dans sa lettre de démission adressée à Keir Starmer, publiée sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Sa partenaire de double blessée, Serena Williams abandonne

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Le retour de Serena Williams à Londres n'aura duré que le temps d'une rencontre en double. (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

Le parcours au Queen's de Serena Williams s'est arrêté net après un seul match. Sa partenaire de double Victoria Mboko a déclaré forfait jeudi pour blessure.

Contrainte à l'abandon pour un problème au genou gauche mercredi au premier tour du simple, Mboko a officialisé son forfait jeudi matin. Au premier tour du double, la paire américano-canadienne Williams-Mboko avait défait Nicole Melichar-Martinez/Erin Routliffe 7-6 6-2.

Il s'agissait du premier match sur le circuit professionnel de Serena Williams (44 ans), la championne aux 23 titres du Grand Chelem de retour sur les courts cette semaine, depuis septembre 2022. Son association avec la neuvième mondiale, âgée de 19 ans, avait parfaitement fonctionné.

Williams, qui s'est donné du temps avant de décider de revenir ou non en simple, devrait rejouer dès la semaine prochaine à Berlin. Le nom de sa partenaire en Allemagne n'a pas encore été dévoilé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Canaries: le pape interpelle le monde sur le sort des migrants

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Le pape Léon XIV salue en arrivant à la base aérienne de Gran Canaria Gando jeudi. (© KEYSTONE/AP/Alessandra Tarantino)

Arrivé jeudi sur l'archipel espagnol des Canaries, Léon XIV doit rencontrer des migrants sur l'île de Grande Canarie, où beaucoup sont arrivés après une périlleuse traversée dans l'Atlantique, pour un hommage en forme de message politique adressé au monde entier.

Le pape réalise ainsi le souhait de son prédécesseur François, mort il y a un an sans avoir pu effectuer ce voyage dans l'archipel des Canaries, situé au large des côtes du nord-ouest de l'Afrique, où plus de 46'000 personnes sont arrivées en 2024, une année record, en bravant la mer à bord d'embarcations de fortune.

"Cette visite est très importante pour nous en ce moment si critique, et nous voyons aussi l'Église catholique à travers le travail fondamental qu'elle accomplit auprès des immigrés", a déclaré à l'AFP Mohamed Amjahdi, 37 ans, représentant de la Commission islamique d'Espagne, lui-même arrivé adolescent aux Canaries sur une embarcation de fortune.

Kaddijatou Jattaa, une Gambienne de 16 ans arrivée depuis le Sénégal en novembre, se dit pour sa part "reconnaissante" en attendant de voir Léon XIV: sur l'archipel, "ils prennent soin de nous. On ne manque de rien", assure-t-elle en anglais.

L'adolescente dit vouloir "apprendre" l'espagnol et "avoir (ses) propres papiers" pour ensuite "commencer à travailler pour pouvoir aider (sa) famille", qu'elle a dû laisser dans son pays natal.

Au port d'Aguineguín, le pape, accueilli sur la base militaire de l'aéroport de Grande Canarie par le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, écoutera en milieu de journée le témoignage de migrants avant de prononcer un discours puis de déposer une offrande florale en mer en hommage aux migrants morts au cours de cette traversée dangereuse.

"Quai de l'intégration"

L'an dernier, près de 1200 migrants sont morts ou ont disparu sur la route vers ces îles espagnoles, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Le pape François nous a écrit une lettre dans laquelle il nous disait deux choses. La première était son désir de venir encourager et accompagner le peuple des Canaries et l'Église des Canaries dans la réponse qu'ils apportaient à la migration", se rappelle pour l'AFP José Mazuelos, évêque du diocèse des Canaries.

L'autre message du pape, a ajouté José Mazuelos, était sa volonté de "braquer un faisceau de lumière sur la question et la réalité de la migration".

Pour tout cela, "le port d'Arguineguín, que l'on a appelé +le quai de la honte+, parce que plus de 3000 personnes arrivées en même temps y ont été entassées pendant la pandémie de Covid-19, était un lieu emblématique", conclut l'évêque.

La présence du pape sur place vise à "changer cette image de quai de la honte, qui a été la conséquence d'une mauvaise gestion du système d'accueil humanitaire, pour en faire le quai de l'intégration", espère pour sa part Caya Suárez, secrétaire générale de Cáritas des Canaries.

"Réponse solidaire et efficace"

La question de l'accueil des migrants est chère à Léon XIV, qui a déjà abordé ce sujet lundi lors de son discours devant le Congrès des députés espagnol, à un moment où les politiques migratoires se durcissent dans de nombreux pays et où l'Espagne fait justement figure d'exception avec des mesures beaucoup plus libérales.

"Il est indispensable d'apporter une réponse coordonnée, solidaire et efficace, capable de garantir protection, accueil et réelles opportunités d'intégration" aux migrants, a-t-il plaidé, appelant à des efforts internationaux.

Avant Grande Canarie, Léon XIV s'est rendu à Madrid et Barcelone au cours de son voyage en Espagne entamé samedi dernier. Cette visite s'achèvera vendredi sur une autre île de l'archipel des Canaries, Tenerife, où il se rendra également dans un centre pour migrants avant une dernière messe en plein air sur le port de Santa Cruz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Fondation Opale: exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray

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L'exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray à la Fondation Opale à Lens (VS) est visible jusqu'au 8 novembre (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La nouvelle exposition de la Fondation Opale basée à Lens (VS) est consacrée à l'artiste Anmatyerre Emily Kam Kngwarray, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. L'artiste australienne a été l'une des figures les plus marquantes de l'art contemporain du XXe siècle.

Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition monographique, visible du 14 juin au 8 novembre, réunit plus de 80 ½uvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe, précise la Fondation Opale dans un communiqué.

Originaire de la région de Sandover, situé dans le Territoire du Nord, Emily Kam Kngwarray (1914-1996) découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile.

Un lien profond et intime

Ses premières ½uvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions de lignes et une palette élargie.

Au c½ur de son travail se trouve Alhalker, son pays ancestral: une entité vivante, indissociable de ceux qui l’habitent, à laquelle elle est liée de manière profonde et intime.

Trois mille oeuvres en huit ans

L'artiste dépeint également les éléments constitutifs de son territoire et de sa culture, notamment les chants et cérémonies des femmes (awely), l’igname ou l’igname-crayon (anwerlarr, arlatyey) et ses graines (kam), ainsi que l’émeu (ankerr). Entre 1988 et 1996, au cours d’une période de création aussi brève (huit ans) qu’exceptionnellement prolifique, Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 ½uvres. En quelques années, elle développe un langage pictural particulièrement riche et s’impose comme l’une des figures artistiques du XXe siècle. "Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son ½uvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain", estime la Fondation.

En parallèle à l'exposition proprement dite, la Fondation Opale consacre un accrochage à la création artistique de la communauté d’Utopia et de ses territoires associés. Les ½uvres présentées célèbrent cette région à travers des vues topographiques, des scènes cérémonielles et des récits liés au rêve portés par les artistes Anmatyerres et Alyawarr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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