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International

Les prix du pétrole en repli, le gaz poursuit son envol

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Le Kremlin a assuré lundi que l'arrêt des livraisons était de la seule faute des Occidentaux, car leurs sanctions empêchent la maintenance des infrastructures gazières. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les prix du pétrole se repliaient mardi suite à la décision de l'Opep+ de revoir à la baisse ses objectifs de production de brut pour octobre. Le gaz poursuivait son envol, toujours dopé par l'arrêt du transit via le gazoduc Nord Stream 1 reliant la Russie à l'Europe.

Vers 08h10, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre cédait 0,59% à 95,177 dollars, après être remonté la veille au soir à 95,35 dollars, soit un bond de 2,5%. Les 159 litres de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en septembre se négociaient quant à eux à 88,718 dollars, en repli d'à peine 0,1%, après avoir eux aussi gagné 2,5% lundi soir.

Les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+) ont décidé lundi de réduire leur production, une première depuis les coupes drastiques opérées en raison de la pandémie de Covid-19 et de l'effondrement de la demande.

Si cette décision ne devrait pas avoir d'incidence sur l'équilibre global du marché, elle se veut "un geste symbolique pour montrer au marché que le groupe agira pour soutenir les prix s'ils semblent s'effondrer", a expliqué à l'AFP Matthew Holland, analyste chez Energy Aspects. Les experts s'accordent sur le fait que cette baisse légère des objectifs de production de l'alliance a pour but de constituer un plancher aux prix du brut.

"L'Opep+ veut défendre les prix du pétrole au-dessus des 90 dollars le baril", estime pour sa part Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

Dans un même temps, le chef de la diplomatie de l'Union européenne (UE), Josep Borrell, s'est dit lundi "moins confiant" sur une conclusion rapide des négociations pour sauver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, dont il est le coordinateur. Les espoirs de renaissance de l'accord, et avec eux la levée d'une partie des sanctions contre Téhéran entrainant le retour du pétrole iranien sur le marché, avaient été ravivés la semaine dernière, avant d'être douchés par les Etats-Unis.

Sur le marché du gaz naturel, les prix continuaient de grimper, après l'annonce de l'arrêt complet du gazoduc Nord Stream 1, qui devait reprendre du service samedi après une maintenance. Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché européen, évoluait à 245,93 euros le mégawattheure (MWh), s'envolant de près de 15%. L'actuelle flambée des prix compense en partie le plongeon de la semaine précédente, le repli hebdomadaire atteignant 9,8%.

Nord Stream 1 sera finalement "complètement" arrêté jusqu'à la réparation d'une turbine de ce pipeline vital pour l'approvisionnement des Européens, a annoncé Gazprom, invoquant la découverte de "fuites d'huile" dans la turbine lors de l'opération de maintenance. Pas de quoi justifier, d'un point de vue technique, l'arrêt du gazoduc, selon le fabricant de turbines Siemens Energy.

Avec cette nouvelle fermeture, "la crise énergétique européenne est entrée dans une nouvelle phase critique", alerte Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown. "Ce sont les craintes du pire scénario auquel les dirigeants européens s'étaient préparés." Pour Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades, cette nouvelle interruption des livraisons russes via Nord Stream 1 intervient "en guise de représailles" contre le plafonnement des prix d'achat du pétrole russe décidé vendredi par les dirigeants des nations du G7.

Le Kremlin a assuré lundi que l'arrêt des livraisons était de la seule faute des Occidentaux, car leurs sanctions empêchent la maintenance des infrastructures gazières.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

La Suisse présente le design comme une démarche collective à Milan

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Un instrument compact du studio Akuto: la "Chord Machine AKT-0.1", présentée à la Milano Design Week dans l’exposition "Shared Matter". (© Handout/Akuto Studio)

La Suisse participe à la Milano Design Week 2026 avec "Shared Matter", des projets de jeunes créateurs issus d’échanges internationaux. Après trois éditions à la House of Switzerland Milano, l'expo est organisée cette année à la galerie Spaziovento.

"Shared Matter" (Matière partagée) offre un regard sur le processus de création, pas seulement sur les ½uvres finales, en mettant l’accent sur les collaborations internationales des designers. "L’exposition reflète l’engagement de Pro Helvetia à promouvoir le design suisse à l’international", souligne la fondation culturelle dans un communiqué mercredi.

Parmi les projets exposés figure l’instrument de musique "Chord Machine AKT-0.1", développé par le studio romand Akuto. Ce petit contrôleur, doté de touches et d’un écran tactile, permet d’expérimenter accords et gammes. Son développement a impliqué un luthier à Athènes et une production en Chine. En 2025, Akuto Studio a reçu le Prix suisse du design pour cet instrument.

L’exposition présente également des luminaires, des créations textiles, une alternative biodégradable aux gobelets jetables, ainsi que le design de carreaux "Fleeting Landscapes" de la designer zurichoise Noelani Rutz. Cette collection, inspirée des textures de la neige, a été réalisée en collaboration avec le fabricant japonais Tajimi Custom Tiles.

La Milano Design Week se déroule du 20 au 26 avril, et l’exposition "Shared Matter" est ouverte au public du 20 au 24 avril, en partenariat avec Présence Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Commission européenne veut renforcer l'industrie du continent

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Bruxelles souhaite notamment renforcer la production photovoltaïque en Europe grâce à de nouvelles règles en matière de marchés publics. (Image symbolique) (© Keystone/MARTIN RUETSCHI)

La Commission européenne a présenté mercredi une proposition visant à renforcer certains secteurs industriels spécifiques dans l'UE. Une des mesures réglemente les marchés publics et concerne les pays tiers, comme la Suisse.

Les États membres de l'UE doivent privilégier les produits 'Made in Europe' lorsqu'ils dépensent des fonds publics, demande la Commission. Les "secteurs stratégiques" tels que les technologies vertes, le ciment, l'acier et l'aluminium sont concernés.

Les achats en dehors de l'UE resteraient possibles si les pays tiers ont conclu des accords commerciaux avec Bruxelles. Il n'y aurait pas de restrictions pour la Suisse, a déclaré mercredi un fonctionnaire européen.

La proposition de loi sur l'accélération industrielle (Industrial Accelerator Act, IAA) a pour objectif de porter la part du secteur industriel à 20 % du produit intérieur brut de l'UE d'ici à 2035, selon le communiqué.

Le texte doit encore être approuvé par le Conseil de l'Union européenne et le Parlement européen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

"Non à la guerre!", répond le Premier ministre espagnol à Trump

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Pedro Sanchez affirme que l'Espagne ne sera "pas complice par peur de représailles" (archives). (© Keystone/EPA EFE/ZIPI)

"Non à la guerre !", a répondu mercredi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Donald Trump. Il répondait au président américain qui a notamment reproché à l'Espagne son refus de laisser Washington utiliser des bases militaires en Espagne pour frapper l'Iran.

"Nous sommes opposés à ce désastre", a poursuivi M. Sanchez dans une allocution. Il a souligné que cette position était partagée par "de nombreux autres gouvernements" et "des millions de citoyens et de citoyennes qui, dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, ne demandent pas pour demain plus de guerre ou plus d'incertitude".

"Nous ne serons pas complices par peur de représailles", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Les dirigeants d'Aube dorée membres d'une "organisation criminelle"

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Nikos Michaloliakos avait été condamné en première instance en 2020 à 13,5 ans de prison ferme en tant que chef d'"une organisation criminelle" (archives). (© Keystone/AP/PETROS GIANNAKOURIS)

Les dirigeants de l'ex-parti néonazi grec Aube dorée ont été reconnus coupables mercredi d'"appartenance et de direction d'une organisation criminelle" par une cour d'appel d'Athènes. Ils étaient jugés notamment pour le meurtre d'un rappeur antifasciste en 2013.

La présidente de la Cour doit ultérieurement annoncer les peines de prison infligées à ces leaders, notamment à l'ancien fondateur et chef d'Aube dorée Nikos Michaloliakos, ainsi qu'à l'ancien député européen de cette formation, Yiannis Lagos.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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