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L'ONU dénonce la nouvelle loi russe sur le discrédit de l'armée

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La Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet demande de laisser partir les civils des villes ciblées par Moscou en Ukraine (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'ONU est "inquiète" de la nouvelle loi russe qui punit tout discrédit de l'armée, violation supplémentaire des obligations internationales de ce pays selon elle. Elle a aussi dénoncé mardi à Genève des violences contre les personnes favorables à la Russie en Ukraine.

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet s'en est prise à plusieurs reprises à l'attitude russe, accusée de ne pas honorer le droit international. Devant le Conseil des droits de l'homme, elle a à nouveau relayé sa préoccupation.

L'approche vague sur "l'extrémisme" et "l'incitation à la haine" aboutit à des abus dans la répression des libertés fondamentales, insiste Mme Bachelet. Au total, plus de 12'000 manifestants ont été arrêtés depuis le début des assauts russes en Ukraine.

La Haute commissaire dénonce également les détentions arbitraires d'activistes ukrainiens dans l'Est de leur propre pays contrôlé par les séparatistes. Mais elle n'exonère pas Kiev pour autant.

"Nous avons reçu des indications que des personnes considérées comme pro-russes étaient battues dans les territoires contrôlés par le gouvernement", selon elle. De son côté, le représentant russe a dénoncé les discriminations et menaces dont sont victimes les Russes, selon lui, dans de nombreux pays occidentaux depuis le début de l'offensive.

Bachelet prévue vers la Chine

La Haute commissaire demande aussi aux parties de faire tout leur possible pour permettre aux civils de quitter les villes affectées par les violences, notamment les plus vulnérables. La Russie avait annoncé pour mardi des cessez-le-feu locaux dans plusieurs régions. Mais Kiev estime déjà que ce dispositif est violé par Moscou.

Mme Bachelet salue aussi la solidarité montrée par les Etats européens à l'égard des réfugiés ukrainiens. Mais elle déplore un "contraste" avec l'accueil habituel de personnes confrontées aux conflits par les pays européens.

La Haute commissaire a abordé de nombreuses autres situations préoccupantes. Parmi elles, elle a à nouveau ciblé les restrictions aux libertés fondamentales pour ceux qui dénoncent les politiques en Chine. Elle a annoncé que sa visite attendue depuis plusieurs années au Xinjiang, où plus d'un million d'Ouïghours seraient internés, aurait lieu en mai.

Un accord a été trouvé avec les autorités chinoises. Des préparatifs ont démarré et des collaborateurs du Haut-Commissariat se rendront le mois prochain en Chine, y compris au Xinjiang, pour organiser le dispositif de Mme Bachelet. Celle-ci est sous pression de nombreux Etats et ONG pour publier un rapport dès que possible sur cette situation.

Inquiétude libyenne

Mardi, Mme Bachelet a aussi dénoncé les coups d'Etat observés récemment en Afrique. Au Mali, les disparitions forcées ou les enlèvements ont doublé l'année dernière, selon l'ONU. Le Haut-Commissariat mène des investigations sur de possibles violations des droits humains et du droit international humanitaire (DIH) par les forces de sécurité. Celles-ci se poursuivent également au Burkina Faso et au Niger.

Au Yémen, les raids aériens ont atteint plus de 1600 en janvier, plus de 5 fois plus que la moyenne mensuelle l'année dernière. Le nombre a largement augmenté depuis que les enquêteurs onusiens indépendants n'ont pas été renouvelés par le Conseil, première sur une résolution devant l'instance.

Autre inquiétude, la Haute commissaire dénonce la poursuite de violations graves du DIH en Libye par des milices. Les candidats et les électeurs doivent pouvoir honorer leurs droits lors du scrutin de juin, insiste-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Corée du Nord: Kim veut renforcer la première ligne contre le Sud

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La Corée du Nord et la Corée du Sud sont techniquement toujours en guerre depuis leur conflit de 1950-1953, conclu sur un armistice et non un traité de paix (archives). (© KEYSTONE/AP/AHN YOUNG-JOON)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a appelé à renforcer les unités militaires de première ligne face à "l'ennemi juré" sud-coréen, rapporte lundi KCNA. Malgré des tentatives d'apaisement de Séoul, Pyongyang rejette systématiquement la main tendue du Sud.

Kim Jong-un a "présenté des plans pour [...] renforcer les unités de première ligne et d'autres unités majeures sur les plans militaire et technique", afin d'améliorer ses capacités de "dissuasion", selon une dépêche de l'agence de presse nord-coréenne KCNA.

"Il a souligné que les commandants à tous les échelons de l'armée devaient continuer à affiner leur [...] vision de l'ennemi juré", est-il ajouté dans le texte faisant visiblement référence à la Corée du Sud. Les deux pays voisins sont techniquement toujours en guerre depuis leur conflit de 1950-1953, conclu sur un armistice et non un traité de paix.

Malgré les volontés d'apaisement du président sud-coréen élu l'an dernier, Pyongyang rejette systématiquement les mains tendues de Séoul.

Match de football

Kim Jong-un a également évoqué la politique d'Etat de "défense territoriale concernant le renforcement des unités de première ligne à la frontière sud et la transformation de la ligne de démarcation en une forteresse imprenable".

Pour Hong Min, analyste à l'institut coréen pour l'unification nationale, cette déclaration "reflète une prise de conscience des techniques de guerre par drones, des frappes de précision, de la guerre électronique et des champs de bataille multidomaines [sur plusieurs types de terrain, ndlr] observées lors de la guerre en Ukraine" et celle au Moyen-Orient, a-t-il rapporté à l'AFP.

En dépit de cette nouvelle annonce de durcissement militaire, une rare éclaircie se dessine depuis l'arrivée dimanche en Corée du Sud d'une équipe de football féminine nord-coréenne. Une telle visite sportive ne s'était pas produite en près de huit ans.

Le Naegohyang FC affrontera mercredi les Sud-Coréennes du Suwon FC en demi-finale de la Ligue des champions asiatique lors d'un match à guichets fermés. Des associations du Sud, financées par Séoul, prévoient de soutenir les deux équipes, la traversée de la frontière étant interdite aux supporters du Nord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Liban: un chef du Djihad islamique tué dans une frappe israélienne

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Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels (archives). (© KEYSTONE/EPA/ATEF SAFADI)

Un tir de missile israélien visant un appartement dans l'est du Liban a coûté la vie à un chef du Djihad islamique ainsi qu'à fille de 17 ans, a annoncé dimanche soir l'agence de presse libanaise. Six autres personnes ont été tuées dans le reste du pays le même jour.

Les secouristes fouillaient les décombres à la recherche de survivants de l'explosion survenue dans la nuit à la périphérie de la ville de Baalbek, a précisé l'agence de presse libanaise ANI.

L'armée israélienne avait appelé à l'évacuation de plusieurs villages, parfois situés à des dizaines de kilomètres de la frontière israélo-libanaise et qui avaient déjà fait l'objet d'avertissements la veille.

D'après un bilan préliminaire du ministère libanais de la santé, trois personnes sont mortes à Tayr Felsay et deux à Tayr Debba, dont un enfant dans chaque localité. Une quinzaine de personnes ont été blessées dans la série de frappes visant le sud du pays, a précisé cette source.

Les Etats-Unis avaient pourtant annoncé vendredi, lors d'une deuxième journée de pourparlers entre Israël et le Liban à Washington, la prolongation de 45 jours d'une trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Le Hezbollah rejette les négociations, les premières depuis des décennies entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques. Elles portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du groupe, que celui-ci refuse.

Des centaines de morts

Israël, qui occupe une partie du sud du Liban, "protège les communautés israéliennes, mais combat aussi un ennemi qui tente d'être plus malin que nous", a déclaré le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, au début de la réunion hebdomadaire de son gouvernement.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût, pour viser les forces israéliennes. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", a affirmé M. Netanyahou, à propos de ces drones pilotés à distance.

Un responsable militaire israélien a déclaré que l'organisation chiite avait tiré environ 200 projectiles sur Israël et sur les troupes israéliennes au Liban au cours du week-end. Le Hezbollah a revendiqué dimanche plusieurs attaques contre les soldats dans le sud du Liban.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Près de 3000 personnes ont été tuées et plus d'un million d'autres ont été déplacées depuis lors, selon les chiffres officiels.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels. Au total, 21 Israéliens ont été tués au Liban - 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée - depuis le début mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hantavirus: l'OMS maintient son évaluation de "risque faible"

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Le navire de croisière MV Hondius doit accoster aux Pays-Bas lundi avec le reste de son équipage (archives). (© KEYSTONE/AP/Arilson Almeida)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenu dimanche son évaluation de "risque faible" au sujet du foyer d'hantavirus apparu à bord du navire du bateau MV Hondius. Le navire de croisière doit accoster aux Pays-Bas lundi avec le reste de son équipage.

"Le risque pour la santé publique a été réévalué à la lumière des informations les plus récentes disponibles et le risque global reste faible", a annoncé l'OMS dans un bulletin d'évaluation des risques.

"Bien que d'autres cas puissent encore survenir parmi les passagers et les membres d'équipage exposés avant la mise en place des mesures de confinement, le risque de transmission ultérieure devrait être réduit après le débarquement et la mise en oeuvre des mesures de contrôle", a ajouté l'OMS.

En outre, souligne l'organisation, "il convient de noter que certains passagers avaient débarqué dans un nombre limité d'autres lieux avant que l'épidémie ne soit identifiée et qu'ils ont également été placés sous surveillance. De plus, les passagers et les membres d'équipage identifiés ayant voyagé sur des vols associés font également l'objet d'un suivi".

Arrivée en fin de matinée

Le bateau de croisière, qui avait suscité l'inquiétude mondiale à l'annonce de l'apparition de ce foyer au début mai, doit terminer son voyage à Rotterdam lundi, entre 10h00 et midi, selon les autorités, avant de débarquer les 27 personnes encore à bord: 25 membres d'équipage et deux membres du personnel médical.

L'hantavirus, virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique, a fait trois morts et contraint les autorités d'une vingtaine de pays à placer les cas suspects et contacts sous surveillance, même si selon l'OMS la contagion humaine nécessite un contact très proche.

Le virus a une période d'incubation de plusieurs semaines, ce qui signifie que d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir, selon l'OMS.

A ce jour, le virus a été confirmé chez sept patients, avec un autre cas probable, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles après la confirmation d'un nouveau cas au Canada dimanche soir.

"La situation épidémiologique continuera d'être suivie de près, et l'évaluation des risques sera mise à jour si nécessaire", a ajouté l'OMS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Violence en ligne: Meghan Markle à Genève pour les enfants victimes

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La fondation du prince Harry et de son épouse Meghan Markle s'est alliée avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour alerter à Genève sur la violence en ligne pour les jeunes en montrant une exposition. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La duchesse de Sussex Meghan Markle a fait le déplacement à Genève pour alerter sur les violences en ligne contre les enfants. Dimanche soir sur la Place des Nations, elle a participé à l'inauguration d'une exposition pour rendre hommage aux victimes.

Ce "Lost Screen Memorial", prévu par la fondation du prince Harry et de son épouse, a été établi vendredi et restera en place jusqu'à vendredi prochain, en marge de l'Assemblée mondiale qui démarre lundi. Inauguré notamment par le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus et le maire de Genève Alfonso Gomez, il est constitué de 50 caissons lumineux de 1 m 40 de haut.

Chacun reflète l'écran de verrouillage du téléphone d'un jeune décédé après du cyberharcèlement ou de l'extorsion sexuelle. Lancée avec une communauté de familles d'enfants qui ont subi ce fléau, dont une représentante était présente dimanche soir, l'exposition a été montrée pour la première fois en avril 2025 à New York.

Parmi les autres problèmes identifiés figurent notamment l'exploitation sexuelle, les incitations à l'automutilation ou le manque d'encadrement de l'intelligence artificielle (IA).

L'exposition est prolongée en ligne. Les proches témoignent notamment des histoires des enfants décédés. Ils demandent que les applications aient des protections par défaut.

Ils souhaitent des contraintes dans les normes de celles-ci et que les entreprises soient responsables. Les enfants doivent accéder rapidement à des soins et la collaboration doit garantir que ceux-ci soient équitables entre les différents pays, ajoutent-ils également.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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