International
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU renforce la pression
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Le Conseil des droits de l'homme a renforcé la pression sur l'armée et les paramilitaires au Soudan. Jeudi à Genève, il a demandé des cessez-le-feu aux niveaux national et local et condamné les violations. Le Haut commissaire demande lui aux Etats influents d'agir.
Dans une résolution approuvée par 18 voix pour contre 15 oppositions et 14 abstentions au terme d'une session spéciale, l'instance onusienne appelle l'armée et les paramilitaires à une "extrême retenue". Ces parties au conflit doivent mettre un terme aux abus perpétrés depuis près d'un mois, notamment les violences sexuelles, ajoute-t-elle.
Elles sont enjointes de faciliter l'accès humanitaire, alors que les pillages se sont multipliés dans le pays. Le Conseil leur demande d'arrêter de cibler les centres de santé ou les infrastructures.
Il a également donné comme mandat à l'expert indépendant de l'ONU sur le Soudan de surveiller et recueillir des indications sur les violations des droits humains. Le Haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk devra rendre un rapport en février prochain.
Devant l'instance, il a dénoncé jeudi une "violence gratuite" depuis près d'un mois au Soudan. L'Autrichien s'en prend aussi bien à l'armée qu'aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), qui s'opposent depuis mi-avril. "Les deux parties ont bafoué le droit international humanitaire (DIH)", a-t-il déploré.
Soudan pas content
Il reproche à l'armée d'avoir lancé des assauts indiscriminés, notamment des bombardements aériens, dans des territoires densément peuplés. Les paramilitaires ont eux expulsé une partie de la population de Khartoum de leurs habitations pour en faire des centres opérationnels. M. Türk a aussi dit avoir reçu des accusations de violences sexuelles, d'exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées.
Alors que les discussions piétinent sur un cessez-le-feu entre les généraux Abdel Fattah al-Burhane et Mohamed Hamdane Daglo, il a appelé à une trêve humanitaire pour permettre d'acheminer de la nourriture et de l'eau aux populations. Il demande à tous les Etats influents dans la région de favoriser une solution à cette crise.
M. Türk est aussi très inquiet des affrontements intercommunautaires au Darfour. Selon lui, ceux-ci ont déjà fait une centaine de victimes. "Un énorme dommage a été commis" dans le pays. L'Autrichien redoute que ces violences n'éliminent des années d'efforts, en raison de la détérioration des infrastructures.
De son côté, l'ambassadeur soudanais à l'ONU à Genève, qui a présenté ses condoléances aux proches des victimes, a estimé "précipitée" cette session spéciale. L'armée n'a fait que "son devoir", affirme-t-il.
Discussion soutenue par la Suisse
Il demande "davantage de temps" pour arracher un cessez-le-feu, estimant que la résolution envoie un "message erroné". Il a rappelé que la situation était discutée au Conseil de sécurité, sous présidence suisse, et qu'elle le serait lors d'une réunion prévue du Conseil des droits de l'homme dans quelques semaines.
Outre le Haut commissaire, des dizaines d'experts indépendants de l'ONU, qui ne s'expriment pas au nom de l'organisation, ont tiré la sonnette d'alarme. Dans une déclaration publiée jeudi à Genève, ils se sont dits "perturbés" par les menaces contre les défenseurs des droits humains et ont demandé des investigations rapides et indépendantes sur toutes les violations.
Des dizaines de pays, dont la Suisse, avaient soutenu l'organisation de cette session spéciale. Devant le Conseil, une représentante de la mission suisse auprès de l'ONU à Genève a elle aussi appelé à un cessez-le-feu immédiat et dénoncé les "conséquences humanitaires désastreuses" des violences.
Egalement jeudi, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreysues a dit que plusieurs épidémies avaient été constatées. Au total, les violences ont fait des centaines de victimes et des milliers de blessés. Près d'un million de personnes ont fui, à l'intérieur du Soudan ou dans d'autres pays.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Thaïlande: législatives anticipées après une période d'instabilité
Les Thaïlandais se rendent aux urnes dimanche pour départager les réformistes des conservateurs au pouvoir, lors de législatives anticipées convoquées après une période d'instabilité marquée par le déclin du clan du patriarche Thaksin Shinawatra.
Plébiscitée par les jeunes dans ce royaume où la démocratie s'exerce dans l'étau étroit d'institutions conservatrices, l'opposition part favorite. Mais les analystes jugent peu probable qu'elle remporte la majorité absolue, anticipant des négociations post-électorales sur la recherche d'une alliance.
Résultat: bien qu'en tête des sondages, les réformistes du Parti du peuple risquent fort de se voir barrer la route par une entente entre le parti conservateur Bhumjaithai et le parti populiste Pheu Thai, pressenti troisième.
Le chef du gouvernement de centre droit Anutin Charnvirakul apparaît donc bien parti pour conserver son poste, auquel il a accédé en septembre après une période mouvementée où le pouvoir a évolué au rythme des décisions de justice.
Le scrutin se tient aussi dans un contexte de croissance économique morose dans le pays d'Asie du Sud-Est, concurrencé par le Vietnam en pleine expansion, et dont le vital secteur touristique n'a pas retrouvé son niveau d'avant la pandémie.
Le prochain gouvernement devra en outre gérer un ancien conflit transfrontalier avec le Cambodge qui a dégénéré deux fois l'année dernière en affrontements meurtriers.
"Dernier mot"
Quelque 53 millions d'électeurs sont appelés aux urnes à partir de 08h00 (02h00 suisses) pour élire leurs députés. Dans un paysage politique fragmenté, le score du Pheu Thai s'annonce crucial: la formation de la figure dominante de la politique thaïlandaise depuis le début du siècle, Thaksin Shinawatra, espère minimiser son déclin et s'imposer en partenaire indispensable de toute coalition.
Pour le Parti du peuple, le scénario pressenti d'une alliance conservatrice a des airs de déjà-vu. En 2023, son ancêtre, le mouvement Move Forward, avait créé la surprise en remportant les législatives. Mais son candidat avait été écarté du poste de Premier ministre, avant que la formation ne soit dissoute en vertu d'une loi implacable contre le crime de lèse-majesté.
Le Pheu Thai avait alors formé une coalition avec le Bhumjaithai, et placé deux chefs de gouvernement issus de ses rangs. Destituée par la Cour constitutionnelle l'an dernier, la seconde, Paetongtarn Shinawatra, fille de Thaksin, a été remplacée par le chef du Bhumjaithai, Anutin, troisième Premier ministre en deux ans.
A 59 ans, ce riche héritier d'une famille qui a fait fortune dans le BTP a su manoeuvrer au gré d'alliances mouvantes ces deux dernières décennies pour collectionner les postes ministériels avant de prendre la tête du gouvernement. "Il existe des forces au-delà de la scène politique thaïlandaise qui ont le dernier mot", constate le politologue Thitinan Pongsudhirak.
Nationalisme
Depuis la fin de la monarchie absolue en 1932, le royaume a connu une douzaine de coups d'Etat militaires, des manifestations réprimées dans le sang ainsi que des dissolutions de partis et destitutions régulières de Premiers ministres par la Cour constitutionnelle.
La Constitution héritée du dernier coup d'Etat, en 2014, suivi de cinq années de régime militaire, accorde un pouvoir considérable à des institutions dont les dirigeants sont nommés par les sénateurs, eux-mêmes non élus au suffrage universel.
Un référendum également organisé dimanche doit permettre aux électeurs de se prononcer sur le principe d'une réforme constitutionnelle, mais aucune mesure spécifique n'est proposée.
Avant les élections, une sympathisante du Parti du peuple de 26 ans, Patcharee Phadungsuksira, a dit à l'AFP souhaiter un système "plus équitable et représentant véritablement la voix du peuple".
Le Parti du Peuple préconise la fin de la conscription et la réduction du nombre de généraux. Anutin Charnvirakul, lui, redouble de promesses nationalistes après des combats à la frontière avec le Cambodge l'année dernière qui ont fait des dizaines de morts et plus d'un million de déplacés au total.
Loin de ses heures prospères, le Pheu Thai est lui dépassé dans l'opinion par ses deux adversaires, nettement écorné par l'emprisonnement du richissime Thaksin pour corruption et par la destitution de sa fille pour des propos jugés trop courtois envers Hun Sen, l'ex-Premier ministre cambodgien.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
"Libérons les montagnes": manifestation à Milan contre les JO
Des milliers de personnes ont défilé samedi à Milan pour protester contre les Jeux olympiques d'hiver, au lendemain de la cérémonie d'ouverture dans cette ville du nord de l'Italie.
Les manifestants brandissaient des banderoles dénonçant toute une série de problèmes, de l'utilisation de la neige artificielle à la crise du logement dans la riche capitale financière et de la mode du pays.
La police était en état d'alerte maximale après les violents affrontements qui ont eu lieu lors d'une manifestation à Turin le weekend dernier, au cours desquels plus de 100 policiers ont été blessés.
Les détracteurs des JO dénoncent l'impact des infrastructures, des nouveaux bâtiments aux transports, sur les environnements fragiles de montagne, ainsi que l'utilisation généralisée de la neige artificielle gourmande en énergie et en eau.
D'autres affirment que Milan est devenue invivable pour beaucoup, les habitants étant confrontés à une forte augmentation du coût de la vie et à l'afflux de nouveaux résidents riches attirés par un régime fiscal avantageux.
"Reprenons possession de la ville, libérons les montagnes", pouvait-on lire sur une banderole, tandis qu'une autre, sur laquelle figurait une goutte d'eau, disait: "Les Jeux olympiques me dessèchent".
"Moins d'ICE"
D'autres manifestants ont brandi des dizaines d'arbres en carton, avant de les étaler sur le sol comme s'ils gisaient là où ils avaient été abattus. "Libérez la montagne, moins d'ICE, plus de glaciers", pouvait-on lire sur une autre banderole.
La présence d'agents de l'agence américaine de contrôle de l'immigration ICE, chargés d'assurer la sécurité de la délégation américaine, a suscité la colère en Italie.
Des policiers équipés de casques anti-émeutes ont été aperçus près du lieu de la manifestation, où certaines personnes défilaient en brandissant des drapeaux palestiniens.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp
Football
Dortmund met la pression sur le Bayern, Manzambi voit rouge
La lutte pour le titre de champion d'Allemagne n'est peut-être pas terminée. Vainqueur 2-1 à Wolfsburg samedi, le Borussia Dortmund revient à 3 points du Bayern Munich, qui reçoit Hoffenheim dimanche.
L'équipe du gardien suisse Gregor Kobel a arraché la victoire à la 87e grâce à un but de l'attaquant guinéen Serhou Guirassy. Menés à la pause suite à l'ouverture du score de Julian Brandt (38e), les Loups avaient égalisé sur un coup de pied arrêté (52e Koulierakis).
Champion en titre, le Bayern Munich tâchera de reprendre 6 points d'avance dimanche lors du choc de cette 21e journée de Bundesliga (17h30). Mais Hoffenheim, 3e, a des atouts à revendre alors que le "Rekordmeister" reste sur un match nul et une défaite en championnat.
Manzambi expulsé
Le SC Fribourg de Johan Manzambi et Bruno Ogbus a de son côté signé une bonne opération en s'imposant 1-0 face au Werder Brême. Les joueurs de la Forêt-Noire ont terminé à 10 après l'expulsion du Genevois suite à une intervention de la VAR (52e). Ce succès leur permet de grimper au 7e rang, à 5 points de la première place européenne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Ski freestyle: Ragettli et Gubser qualifiés pour la finale
Il y aura deux Suisses en finale du slopestyle mardi à 12h30. Andri Ragettli et Kim Gubser ont terminé respectivement 5e et 12e samedi lors de la qualification dominée par le Norvégien Birk Ruud.
Prétendant à une première médaille olympique, Andri Ragettli a réalisé la troisième meilleure performance du 1er run avec 75 points, tandis que Kim Gubser a "vengé" sa compatriote Sarah Höfflin en se classant à la dernière place qualificative avec 64,10 unités, soit 0,07 point de plus le Finlandais Syrja Elias, treizième. La Genevoise, championne olympique de slopestyle en 2018, a été privée de finale chez les dames en terminant 13e de la qualification avec un retard de 0,16 point. Les autres Suisses en lice Fabian Boesch et Nils Rhyner ont eux aussi raté la finale en se classant au-delà de la 20e place.
Le champion du monde en titre Birk Ruud a terminé en tête de l'épreuve avec 81,75 points. Derrière lui, son compatriote Tormod Forstad (79,96 points), le Suédois Jesper Tjader (79,83) et l'Autrichien Matej Svancer (79,63) ont terminé dans un mouchoir de poche.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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