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International

Macron nomme un nouveau gouvernement, une ambassadrice à la diplomatie

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Le futur gouvernement de la Première ministre Elisabeth Borne a été annoncé vendredi. (© KEYSTONE/EPA/LUDOVIC MARIN / POOL)

Le président français Emmanuel Macron a nommé vendredi une diplomate chevronnée, Catherine Colonna, à la tête du ministère des Affaires étrangères. Il fait entrer au gouvernement des personnalités de la société civile, à trois semaines de la bataille des législatives.

Diplomate de carrière, Mme Colonna, 66 ans, est l'actuelle ambassadrice de France à Londres.

Parmi les autres membres du gouvernement dirigé par la Première ministre Elisabeth Borne, un fidèle soutien de M. Macron, Sébastien Lecornu, remplace Florence Parly au ministère des Armées. M. Lecornu faisait déjà partie du précédent gouvernement au poste des Outre-mer.

L'annonce surprise est venue de la nomination à l'Education de Pap Ndiaye, qui dirigeait jusqu'ici le Musée national de l'histoire de l'immigration.

Cet intellectuel universitaire de 56 ans, né en France d'un père sénégalais et d'une mère française, est spécialiste de l'histoire sociale des États-Unis et des minorités. Il est le frère de l'écrivaine à succès Marie Ndiaye. Il succède à ce poste traditionnellement très exposé et traversé par de vives tensions sociales à Jean-Michel Blanquer.

Critiques de l'extrême-droite

La nomination de Pap Ndiaye a suscité les foudres de l'extrême droite. Marine Le Pen, battue au deuxième tour de la présidentielle, a dénoncé la nomination d'un "indigéniste assumé", signe selon elle "de la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir". "Emmanuel Macron avait dit qu'il fallait déconstruire l'Histoire de France. Pap Ndiaye va s'en charger", a renchéri l'ancien candidat Eric Zemmour.

Autre nouvelle promue au gouvernement, Rima Abdul Malak, une conseillère franco-libanaise d'Emmanuel Macron, a été nommée ministre de la Culture. Une ascension remarquable pour cette quadragénaire spécialiste du spectacle vivant: elle a passé les dix premières années de sa vie à Beyrouth en pleine guerre civile, avant d'arriver à Lyon (centre-est) avec ses parents, son frère et sa soeur.

Le nouveau gouvernement, paritaire, avec 14 femmes (dont la Première ministre) et 14 hommes, comprend aussi plusieurs poids lourds qui ont été reconduits dont Bruno Le Maire à l'Economie, Gérard Darmanin à l'Intérieur ou Eric Dupond-Moretti à la Justice. Un transfuge de la droite, Damien Abad, ex-patron des députés du parti Les Républicains, a été nommé au ministère de la Solidarité.

Bataille des législatives

Formé plus de trois semaines après la réélection d'Emmanuel Macron le 24 avril, ce gouvernement devra mener la bataille des législatives des 12 et 19 juin au cours desquelles le parti présidentiel tentera d'obtenir une nouvelle fois une majorité à l'Assemblée nationale.

Le premier Conseil des ministres se tiendra lundi autour du président, un centriste libéral qui poursuit une vaste recomposition du paysage politique français.

Le nouvel exécutif va être confronté à un agenda national et international particulièrement chargé et difficile avec la guerre en Ukraine, une inflation inédite depuis l'introduction de l'euro et une croissance en berne.

"Maltraitance"

Dans l'opposition, le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, qui avait obtenu 22% des voix à la présidentielle, a dénoncé "un gouvernement bien libéral". "Sous les apparences ternes et grises, sans audace, on y retrouve les principales figures de la maltraitance sociale et de l'irresponsabilité écologique du précédent gouvernement", a-t-il dit.

En nommant lundi Elisabeth Borne, technocrate issue de la gauche et plusieurs fois ministre, le chef de l'Etat a joué la continuité tout en s'efforçant d'envoyer un message à la gauche réformiste sans pour autant effrayer l'opposition de droite.

Mme Borne, 61 ans, a été successivement ministre des Transports, de l'Écologie et du Travail pendant le premier quinquennat de M. Macron, une des rares à siéger au gouvernement depuis le début de sa présidence en 2017.

Le chef de l'Etat a promis, pour ce second mandat, de répondre à la colère exprimée par de nombreux Français pendant le mouvement populaire des "gilets jaunes" et, plus récemment, lors de la présidentielle, et de changer de méthode.

Le contexte est tendu: selon un récent sondage de l'institut Ifop, une large majorité de Français (77%) dit craindre une explosion sociale dans les prochains mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Recueillement après la tuerie dans une crèche, le roi attendu

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Au lendemain de la tuerie en Thaïlande, les parents endeuillés se sont recueillis devant la crèche, déposant des fleurs. (© KEYSTONE/AP/Sakchai Lalit)

Le roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn se rend vendredi dans la soirée dans la province de Nong Bua Lamphu (Nord), où les familles préparent les rites funéraires des disparus, au lendemain du massacre qui a fait 36 morts, surtout des enfants d'une crèche.

Le roi Rama X est attendu dans un hôpital de Nong Bua Lamphu au chevet des blessés, dans une très rare interaction directe avec ses sujets pour le monarque dont la figure est sacralisée dans le pays.

Le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha a déposé durant l'après-midi des fleurs blanches devant le portail d'entrée de la crèche, où sanglotaient les proches des victimes.

"Je vous fait part de mes condoléances", a-t-il déclaré, avant de distribuer des chèques cartonnés géants de compensations, d'un montant de 110'000 bahts soit environ 3000 euros.

Les parents endeuillés s'étaient recueillis plus tôt devant la crèche, une simple maison à l'aspect bien entretenu qui ne laisse pas deviner que l'une des pires tueries du pays y a eu lieu la veille.

Une mère sous le choc s'agrippe à la couverture de son enfant disparu et tient dans la main son biberon de lait à moitié rempli.

Certains enfants étaient âgés de seulement deux ans, comme le petit Kamram dont la mère Panita, 19 ans, est inconsolable. "C'est incompréhensible" souffle-t-elle, sa fille de 11 mois dans les bras.

"J'ai été très choquée et effrayée. Je ne pouvais pas dormir, je ne pensais pas que ce serait mes deux petits-fils", âgés de trois ans, dit leur grand-mère Buarai Tanontong, 51 ans, cramponnée à l'épaule de sa fille.

"Je ne peux toujours pas accepter ce qui s'est passé. L'assaillant, de quoi ton coeur est-il fait?", a écrit sur Facebook Seksan Srirach, le mari d'une institutrice enceinte de leur enfant et tuée à la crèche.

Massacre

Un ancien policier armé d'un pistolet 9 mm et d'un long couteau a tué jeudi 36 personnes, dont 24 enfants - 21 garçons et 3 filles -, dans un périple meurtrier qui a débuté dans une crèche du district de Na Klang vers 12h30 (08h30 suisses).

Il a ensuite pris la route et essayé de renverser des passants, jusqu'à se rendre à son domicile, "pas loin" de la crèche, selon la police. Il y a tué sa femme et leur garçonnet, puis s'est donné la mort, avant 15h00, soit trois heures environ après le début de la tuerie.

Vendredi après-midi, de petits cercueils blancs et violets étaient transportés par camion vers un temple bouddhiste où seront observés les rites funéraires avant crémation.

Après ce massacre "horrible", Prayut Chan-O-Cha a ordonné l'ouverture d'une enquête et demandé au chef de la police "d'accélérer les investigations".

Les premiers éléments fournis brossent le portrait d'un assaillant, âgé de 34 ans, en proie à des problèmes d'addiction aux stupéfiants qui lui ont fait perdre en juin dernier son poste au sein de la police.

Méthamphétamine

"Tout le monde connaissait le tireur. C'était un type sympa mais plus tard, nous savions tous qu'il prenait de la meth", a expliqué Kamjad Pra-intr, une habitante venue soutenir les familles.

Des prélèvements sanguins sur le tireur n'ont pas révélé la présence de drogues dans son corps, a indiqué vendredi Damrongsak Kittiprapat, le chef de la police nationale.

"Il a eu une dispute avec sa femme" avant son coup de sang, a-t-il poursuivi, précisant que "rien d'irrégulier" n'avait été détecté dans son comportement lorsqu'il était apparu devant le tribunal le matin même du drame pour répondre aux accusations de détention de drogue.

Le responsable a aussi indiqué que son couteau avait été "sa principale arme" lorsqu'il a attaqué la crèche.

Ce n'est pas la première fois que la Thaïlande est endeuillée par une tuerie de cette ampleur. En février 2020, une fusillade perpétrée par un officier de l'armée avait fait 29 morts, notamment dans un centre commercial de Nakhon Ratchasima (Est).

Le drame de Na Klang rappelle l'étendue des problèmes liés à la drogue dans le royaume où les prix de gros et de vente sont tombés à des niveaux historiquement bas en raison de l'abondance de l'offre, selon les données publiées en 2021 par l'ONU.

La province rurale de Nong Bua Lamphu se trouve près du "triangle d'or", aux confins de la Birmanie et du Laos, considéré depuis des décennies comme le point central de la production de stupéfiants dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'ONU lance une surveillance des droits humains en Russie

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La Russie du président Vladimir Poutine va être surveillée par la communauté internationale après la répression des opposants dans ce pays (archives). (© KEYSTONE/AP)

Les violations contre les opposants et défenseurs des droits humains en Russie vont être surveillées à l'ONU. Le Conseil des droits de l'homme a lancé vendredi à Genève pour un an un mandat de rapporteur spécial sur ce pays, première grande puissance dans ce cas.

Au lendemain du rejet de l'organisation d'une discussion sur la situation dans la région chinoise du Xinjiang, le projet de résolution a été approuvé par 17 voix, contre 6 oppositions et 24 abstentions. Il demande aux autorités russes d'honorer les libertés fondamentales, le même jour que l'attribution du Prix Nobel de la Paix à l'ONG Memorial notamment.

Le Conseil se dit "gravement préoccupé" par la détérioration dans ce pays et par la "répression systématique", en particulier contre les femmes. Vendredi, l'ambassadeur russe à l'ONU à Genève Guennadi Gatilov a lui dénoncé une "politisation" par les Etats-Unis et leurs alliés.

Le Conseil "a arrêté d'être une instance de dialogue" en termes de droits humains, a-t-il insisté. Il estime que la résolution n'a "rien à voir avec une préoccupation pour les droits des Russes", mais souhaite "punir" Moscou.

Le nouveau mandat a été lancé après que des dizaines de pays, dont la Suisse, avaient eux demandé en 2021 la libération "sans conditions" de l'opposant Alexeï Navalny et de tous les détenus arbitraires. Ces derniers mois, l'ONU a dénoncé à de nombreuses reprises l'attitude de Moscou. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme s'en est notamment pris récemment aux "intimidations" et aux restrictions contre les opposants.

Succès après l'échec sur la Chine

Il a demandé aux autorités russes de revenir sur la criminalisation de personnes qui ont des contacts non déclarés avec d'autres Etats ou des organisations étrangères et internationales. Depuis il a également appelé à la libération des manifestants contre la mobilisation partielle qui a été décrétée par le gouvernement.

Pour le Conseil, cette approbation de vendredi montre qu'une grande puissance peut être inquiétée. Mais cette situation est surtout due à l'isolement de Moscou sur la scène internationale depuis le début de son offensive ukrainienne.

La Russie avait récemment déjà perdu un vote devant le Conseil, au moment du lancement d'une Commission d'enquête internationale qui a depuis considéré que de possibles crimes de guerre ont été perpétrés. Et elle avait ensuite décidé de renoncer à son siège de membre de l'instance pour éviter d'être suspendue par l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Jeudi, le Conseil avait en revanche subi un important revers après le rejet d'un projet de décision sur le Xinjiang, porté notamment par les Etats-Unis. La faute à une large offensive diplomatique de Pékin qui a été couronnée de succès grâce aux voix des pays africains et latino-américains et qui montre son influence grandissante.

Mandat afghan prolongé

Ce "non" n'était que le second en plus de 15 ans de Conseil des droits de l'homme, après l'échec du renouvellement d'une investigation internationale sur le Yémen en 2021. Certains disent que la crédibilité de l'instance, où la polarisation est plus importante que jamais, est entachée.

Il y a quelques semaines, un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme avait lui dénoncé de possibles crimes contre l'humanité contre les Ouïghours et d'autres minorités musulmanes. Plus d'un million de personnes au moins seraient retenues dans des camps d'internement.

Les Etats-Unis avaient eux-mêmes réussi en 2021 à convaincre les Etats membres d'édulcorer un projet de résolution sur les violences policières contre les Afro-ascendants. Mentionnés dans un premier temps, ils avaient obtenu que la portée soit plus large.

Parmi ses autres décisions, le Conseil a renouvelé vendredi pour un an le mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits humains en Afghanistan Richard Bennett. Celui-ci a récemment appelé à des investigations sur de possibles crimes contre l'humanité perpétrés contre des minorités, dont les chiites, dans ce pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les prix mondiaux des produits alimentaires continuent de décliner

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A l'inverse des huiles végétales, les céréales se sont renchéries en septembre, en raison notamment du rebond des prix du blé, à cause d'inquiétudes liées à la sécheresse aux Etats-Unis et en Argentine, ainsi que sur l'approvisionnement en provenance d'Ukraine. (archives) (© KEYSTONE/EPA/STR)

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur baisse en septembre pour le sixième mois consécutif, tirés par un net repli des huiles végétales qui compense une légère remontée des céréales, a annoncé vendredi la FAO.

L'indice de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé une nouvelle fois depuis le record atteint en mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Il a baissé modérément en septembre, d'1,1% par rapport à août.

L'indice FAO des prix des huiles végétales recule de 6,6% sur un mois, "pour atteindre son plus bas niveau depuis février 2021". "Les cours internationaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous fléchi", souligne l'organisation, grâce à l'existence de stocks abondants d'huile de palme et d'une hausse saisonnière de production en Asie du Sud-Est.

L'indice FAO des prix des céréales, quant à lui, remonte légèrement d'1,5% par rapport à août. Les prix internationaux du blé ont rebondi de 2,2%, à cause d'inquiétudes liées à la sécheresse aux Etats-Unis et en Argentine, et d'incertitudes sur la prolongation du corridor maritime permettant de faire sortir les céréales d'Ukraine au-delà du mois de novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Plusieurs responsables de l'EI tués en Syrie par l'armée américaine

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Des centaines de soldats américains sont déployés dans le nord-est de la Syrie dans le cadre d'une coalition antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis, qui continue de combattre avec ses alliés kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), les cellules dormantes de l'EI. (© KEYSTONE/EPA/AHMED MARDNLI)

Les forces américaines ont tué plusieurs responsables du groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie. Cela au cours d'une opération héliportée et d'une frappe aérienne ces dernières 24 heures, a indiqué le commandement américain jeudi.

L'opération héliportée ciblant Rakan Wahid al-Shamri a été menée dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord-est de la Syrie, a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un premier communiqué.

Elle a eu lieu dans une enclave tenue par des forces supplétives du régime syrien, près de la ville de Qamichli contrôlée par les forces kurdes alliées aux troupes américaines, selon des sources concordantes.

C'est la première fois, depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, que les troupes américaines mènent une opération héliportée dans une zone sous contrôle du régime de Bachar al-Assad, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Centaines de soldats déployés

Des centaines de soldats américains sont déployés dans le nord-est de la Syrie dans le cadre d'une coalition antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis, qui continue de combattre avec ses alliés kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), les cellules dormantes de l'EI.

Le commandement américain a ensuite indiqué dans un second communiqué avoir tué deux responsables du groupe djihadiste dans une frappe aérienne dans le nord de la Syrie, sans préciser où exactement.

Cette deuxième attaque a, selon Centcom, permis de tuer "à la fois Abou Hashum al-Umawi (...) et un autre haut responsable de l'EI", sans toucher de civils.

"Capacité de l'EI affaiblie"

"Cette frappe va affaiblir la capacité de l'EI à déstabiliser la région et à frapper nos forces et nos partenaires", a commenté le patron du commandement américain dans la région, le général Michael Kurilla.

"Mercredi soir, des forces américaines ont mené un raid héliporté près de Qamichli, ciblant Rakan Wahid al-Shamri, un responsable de l'EI connu pour faciliter la contrebande d'armes et le transport clandestin de combattants", a précisé le premier communiqué du Centcom.

"L'individu ciblé a été tué et l'un de ses compagnons blessé. Deux autres compagnons ont été détenus", a ajouté Centcom, sans préciser la nationalité du responsable mort. Aucun militaire américain et aucun civil n'ont été tués ou blessés dans l'opération.

A Damas, la télévision d'Etat syrienne a fait état d'une opération héliportée des "forces d'occupation américaines" dans laquelle une personne a été tuée. Elle n'a pas donné d'autres précisions.

Maison perquisitionnée

"Trois hélicoptères américains transportant des troupes ont atterri" près du village de Moulouk Saray, a indiqué à l'AFP un habitant de la localité.

Les militaires américains "ont appelé à l'aide de haut-parleurs les habitants à rester chez eux", avant de perquisitionner une maison. Ils y ont "tué une personne et enlevé deux", a-t-il ajouté.

D'après lui, la personne tuée était un déplacé de la province syrienne de Hassaké, peu connu des habitants et qui se faisait appeler Abou Hayel. Le villageois a affirmé qu'un échange de tirs avait opposé les soldats américains à une force supplétive du régime syrien. L'OSDH a confirmé la mort de Rakan Wahid al-Shamri.

Cellules dormantes

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'EI a vu son "califat" autoproclamé s'effondrer sous le coup d'offensives successives. Il a été défait en 2017 en Irak et en 2019 en Syrie.

Mais le groupe extrémiste responsable de multiples exactions continue de mener des attaques à travers des cellules dormantes dans ces deux pays. Les Etats-Unis continuent eux de cibler les dirigeants de l'EI.

En juillet, ils ont tué un haut responsable de l'EI dans une frappe de drone dans le nord-ouest de la Syrie. En juin, ils ont capturé un chef de l'EI lors d'une opération héliportée dans le nord de la Syrie.

Le chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi a été tué dans un raid américain en 2019 et son successeur, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, a été éliminé en février 2022 dans une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie, une région largement contrôlée par les jihadistes.

La guerre complexe en Syrie, pays morcelé où interviennent différents protagonistes, a fait environ 500'000 morts depuis 2011.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Thaïlande: recueillement après la tuerie dans une crèche, le roi attendu sur place

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Près de l'entrée, une mère endeuillée s'agrippe à la couverture de son enfant disparu et tient dans la main son biberon de lait à moitié rempli. (© KEYSTONE/AP/Sakchai Lalit)

"Incompréhensible": inconsolables, les familles pleuraient vendredi leurs disparus au lendemain du massacre qui a fait 36 morts, principalement des enfants d'une crèche, dans une province rurale du Nord de la Thaïlande où le roi se rend dans la soirée.

Le roi Rama X, considéré comme une quasi-divinité dans le pays, est attendu dans un hôpital de Nong Bua Lamphu au chevet des blessés, peu après le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha.

Le silence a enveloppé les alentours de la crèche où a eu lieu l'une des pires tueries connues par le royaume, parfois interrompu par les sanglots des familles et l'agitation de représentants des autorités en costume blanc et brassard noir.

Un tapis rouge a été déroulé dans la matinée pour leur permettre de se recueillir et de déposer des fleurs. Il a ensuite été retiré, non sans avoir provoqué des réactions de colère d'internautes en Thaïlande, devant ce cérémonial déplacé sur une scène de crime.

Roses blanches

Près de l'entrée, où des roses blanches rappellent la tragédie, une mère endeuillée s'agrippe à la couverture de son enfant disparu et tient dans la main son biberon de lait à moitié rempli.

Certains enfants étaient âgés de seulement deux ans, comme le petit Kamram, dont la mère Panita, 19 ans, est inconsolable. "C'est incompréhensible", souffle-t-elle, sa fille de 11 mois dans les bras.

"J'ai été très choquée et effrayée. Je ne pouvais pas dormir, je ne pensais pas que ce serait mes deux petits-fils", âgés de trois ans, dit leur grand-mère Buarai Tanontong, 51 ans, cramponnée à l'épaule de sa fille.

"Je ne peux toujours pas accepter ce qui s'est passé. L'assaillant, de quoi ton coeur est-il fait?", a écrit Seksan Srirach, le mari d'une institutrice enceinte de leur enfant, tuée à la crèche, dans un post sur Facebook.

Ancien policier

Des policiers interrogeaient également les familles endeuillées et les témoins, près de la crèche.

Un ancien policier armé d'un pistolet 9 mm et d'un long couteau a tué jeudi 36 personnes, dont 24 enfants - 21 garçons et 3 filles - selon le nouveau décompte du ministère de la Santé, de la police et des autorités provinciales, inférieur à celui annoncé par la police nationale jeudi (37).

Son périple meurtrier a débuté dans une crèche du district de Na Klang, vers 12h30. Il a ensuite pris la route et essayé de renverser des passants, jusqu'à se rendre à son domicile, "pas loin" de la crèche, selon la police.

Il a alors tué sa femme et leur garçonnet, avant de se donner la mort, en début d'après-midi avant 15h00, soit deux heures environ après le début de la tuerie.

Problèmes d'addiction

Durant la nuit, les petits cercueils blancs et violets étaient transportés à la morgue d'un hôpital d'Udon Thani, dans la province voisine.

Après ce massacre "horrible", Prayut Chan-O-Cha a ordonné l'ouverture d'une enquête et demandé au chef de la police "d'accélérer les investigations".

Les premiers éléments fournis brossent le portrait d'un assaillant, âgé de 34 ans, en proie à des problèmes d'addiction aux stupéfiants qui lui ont fait perdre en juin dernier son poste au sein de la police.

Attendu à son procès vendredi

"Il était attendu à son procès vendredi sur son problème de drogue", a déclaré jeudi Damrongsak Kittiprapat, le chef de la police nationale.

"Tout le monde connaissait le tireur. C'était un type sympa mais plus tard, nous savions tous qu'il prenait de la meth", a expliqué Kamjad Pra-intr, une habitante venue soutenir les familles.

Pas une première

Ce n'est pas la première fois que la Thaïlande est endeuillée par une tuerie de cette ampleur. En février 2020, une fusillade perpétrée par un officier de l'armée avait fait 29 morts, notamment dans un centre commercial de Nakhon Ratchasima (Est).

Le tireur, un adjudant-chef de 31 ans, avait été abattu par les forces de l'ordre après sa virée meurtrière de près de 17 heures. Il était passé à l'acte après une dispute avec un supérieur.

Le drame de Na Klang rappelle l'étendue des problèmes liés à la drogue dans le royaume, où les prix de gros et de vente sont tombés à des niveaux historiquement bas en raison de l'abondance de l'offre, selon les données publiées en 2021 par l'ONU.

La province rurale de Nong Bua Lamphu se trouve près du "triangle d'or", aux confins de la Birmanie et du Laos, considéré depuis des décennies comme le point central de la production de stupéfiants dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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