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International

Mort de Benoît XVI : réactions internationales

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"En tant que pape 'allemand', Benoît XVI était pour beaucoup, et pas seulement dans ce pays, un dirigeant de l'église particulier", a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz sur son compte twitter. Ici, le pape avec l'ex-chancelière Angela Merkel. (© KEYSTONE/dpa/Soeren Stache)

Les dirigeants du monde et de l'Eglise ont rapidement réagi samedi à l'annonce du décès du pape émérite Benoît XVI. Ils ont rendu hommage au "grand théologien" à la "personnalité marquante".

Les dirigeants politiques et religieux dans le monde ont rendu hommage au pape émérite Benoît XVI mort samedi à 95 ans, saluant un "grand théologien" à la "personnalité marquante".

- Le pape François a salué en son prédécesseur une "personne si noble, si gentille", au cours d'une cérémonie à la basilique Saint-Pierre de Rome, soulignant "ses sacrifices offerts pour le bien de l'Eglise".

- Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a loué son "engagement tenace" en faveur de "la non-violence" et de "la paix".

Pertinence

"Ses puissants appels à la solidarité avec les populations marginalisées partout et ses exhortations à rétrécir l'écart croissant entre riches et pauvres sont plus pertinents que jamais", a-t-il ajouté.

- Pour le président américain Joe Biden, un catholique pratiquant, "on s'en souviendra comme d'un théologien réputé, guidé par ses principes et sa foi, et dont la vie entière a été consacrée à sa dévotion envers l'Eglise".

- Pour le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, "Benoît XVI restera dans les mémoires comme un leader théologique luttant pour une synthèse entre la foi et la raison et pour ses efforts en faveur de la paix et de la justice mondiales".

- Pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, Benoît XVI "se voyait lui-même d'abord et avant tout comme un serviteur de Dieu et de son Eglise".

Grand penseur

- Le chancelier allemand Olaf Scholz a estimé que le monde perdait une "figure marquante" de l'Eglise catholique.

"En tant que pape 'allemand', Benoît XVI était pour beaucoup, et pas seulement dans ce pays, un dirigeant de l'Eglise particulier", a-t-il poursuivi, le qualifiant aussi de "personnalité combative" et de "théologien intelligent".

Pour l'ex-chancelière Angela Merkel, "avec Benoît XVI, l'Eglise catholique, l'Allemagne et le monde perdent l'un des penseurs religieux les plus combatifs et les plus importants de notre époque".

- Le président français Emmanuel Macron a estimé que l'ancien pape avait oeuvré "avec âme et intelligence pour un monde plus fraternel".

- Benoît XVI était "un géant de la Foi et de la Raison", ainsi qu'"un grand de l'Histoire que l'Histoire n'oubliera pas", a réagi la Première ministre italienne Giorgia Meloni.

- Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a salué la mémoire d'un "grand théologien dont la visite au Royaume-Uni en 2010 avait constitué un moment historique pour les catholiques et les non-catholiques de notre pays".

- Le président irlandais Michael D. Higgins a salué "ses efforts infatigables pour (...) promouvoir la paix et la bonne volonté partout dans le monde, avec un intérêt constant pour la paix en Irlande du Nord".

"Immense théologien"

- Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a salué "un grand théologien qui s'est dévoué au service des autres, de la justice et de la paix".

- "Au long de ses huit années de pontificat, le pape Benoît XVI est resté un symbole de la stabilité et de la défense des valeurs de l'Eglise catholique : l'amour du prochain, la solidarité et le soutien aux plus pauvres et aux plus vulnérables et l'importance du pardon et de la réconciliation", a commenté le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, un fervent catholique.

- Pour le président polonais Andrzej Duda, dont le pays est traditionnellement attaché à la foi catholique, "le monde a perdu l'un des plus grands théologiens des XXe et XXIe siècles, un proche collaborateur de Saint Jean Paul II", son prédécesseur polonais au Vatican.

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué un "éminent théologien", "promoteur de valeurs universelles".

- Le président russe Vladimir Poutine a loué un "défenseur des valeurs traditionnelles chrétiennes", dont lui-même se veut également l'apôtre.

- Le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Kirill a rendu hommage à un "éminent théologien" et à un défenseur des "valeurs traditionnelles".

Leadership

- Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a évoqué "un grand chef spirituel, engagé de tout son coeur dans la réconciliation historique entre l'Eglise catholique et le monde juif".

- Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué le "leadership spirituel que le pape Benoît XV1 a offert à son Église et plus largement à l'humanité".

- Le roi Charles III, souverain de 15 Etats dont le Royaume-Uni et chef officiel de l'Eglise anglicane, a dit sa "profonde tristesse" et salué les "efforts constants" de Benoît XVI pour la paix auprès de tous les peuples et le rapprochement entre les catholiques et les protestants.

- Pour l'archevêque de Canterbury Justin Welby, le chef spirituel de l'Eglise anglicane, Benoît XVI a été l'"un des plus grands théologiens de son temps".

- La Conférence des évêques de France a jugé que Benoît XVI avait "affronté avec courage le fait des agressions sexuelles commises par des prêtres ou des religieux".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Andre Agassi à la tête de l'équipe Monde dès 2025

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Andre Agassi, ici interviewé par John McEnroe à l'US Open 2006, remplacera son compatriote à la tête de l'équie Monde de la Laver Cup (archives). (© KEYSTONE/AP/JULIE JACOBSON)

Andre Agassi sera le prochain capitaine de l'équipe Monde de la Laver Cup. Il remplacera dès 2025 son compatriote américain John McEnroe, ont annoncé mercredi les organisateurs.

Agassi, ancien no 1 mondial et vainqueur de huit titres du Grand Chelem, débutera son capitanat lors de l'édition de la Laver Cup programmée à San Francisco l'an prochain. "Je suis vraiment très honoré d'accepter cette invitation à devenir capitaine de l'équipe Monde de Laver Cup", a déclaré Agassi dans un communiqué de l'organisation.

Capitaine de l'équipe Europe depuis les débuts de cette compétition lancée sous l'impulsion de Roger Federer en 2017, l'ancien no 1 monidla suédois Björn Borg sera encore de la partie. L'édition 2024 de la Laver Cup, la dernière pour McEnroe, est programmée du 20 au 22 septembre à Berlin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Vol de Singapore Airlines: 20 personnes en soins intensifs

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Les secours prêts à intervenir à l'aéroport de Bangkok, après l'atterrissage d'urgence du vol des Singapore Airlines en raison de fortes turbilences. (© KEYSTONE/AP/Sakchai Lalit)

Vingt personnes ayant voyagé à bord du vol de Singapore Airlines qui a connu des turbulences avant un atterrissage d'urgence à Bangkok mardi, se trouvent en soins intensifs dans des hôpitaux, ont annoncé mercredi les établissements. Un Britannique de 73 ans est mort.

Les patients originaires d'Australie, de Grande-Bretagne, de Hong Kong, de Malaisie, de Nouvelle-Zélande, de Singapour et des Philippines se trouvaient dans les unités de soins intensifs des hôpitaux Samitivej Srinakarin et Samitivej Sukhumvit, a indiqué un porte-parole du groupe hospitalier à l'AFP.

Le vol SQ321 de Singapore Airlines a subi des "turbulences extrêmes et soudaines" à 11'000 mètres au-dessus de la Birmanie dix heures après son décollage mardi, s'élevant soudainement et plongeant à plusieurs reprises.

Selon un passager, des personnes à bord ont été projetées dans la cabine avec une telle violence que leur crâne a heurté le plafond, causant d'importantes blessures à la tête à des dizaines de personnes. L'avion, qui transportait 211 passagers et 18 membres d'équipage, a effectué un atterrissage d'urgence à l'aéroport Suvarnabhumi de Bangkok.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

L'Inter Milan passe sous contrôle américain

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Le président chinois de l'Inter Steven Zhang avait reproché aux investisseurs américains de "compromettre la stabilité du club" milanais. (© KEYSTONE/EPA ANSA/CLAUDIO PERI)

Le fonds américain Oaktree a annoncé mercredi avoir pris le contrôle de l'Inter Milan, sacré champion d'Italie. Le propriétaire chinois Suning ne lui a pas remboursé à temps une dette de 395 millions.

Oaktree a indiqué dans un communiqué avoir "pris le contrôle" du club faute d'avoir enregistré le remboursement d'"un prêt sur trois ans" arrivé à maturation le 21 mai "pour un total dû d'environ 395 millions d'euros".

Samedi, le président de l'Inter Steven Zhang avait reproché au fonds américain de "compromettre la stabilité financière" du club et avait assuré que Suning avait "tout mis en oeuvre pour trouver une solution à l'amiable" avec Oaktree. Le club ou ses propriétaires chinois n'ont pas réagi dans l'immédiat mercredi.

Un fonds évalué à 170 milliards

Oaktree avait consenti en 2021 au conglomérat chinois un prêt de 275 millions d'euros pour faire face notamment au manque de recettes de billetterie pendant la période du Covid, durant laquelle les matches du Championnat d'Italie se disputaient sans public. Avec les intérêts de 12% par an, Suning doit donc 395 millions d'euros à Oaktree, un fonds d'investissement californien qui totalise 170 milliards de dollars d'actifs.

"Oaktree est déterminé à obtenir les meilleurs résultats pour la prospérité à long terme de l'Inter Milan, en mettant l'accent avant tout sur la stabilité opérationnelle et financière du club et des parties prenantes", a souligné le fonds dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Foule immense à Téhéran pour les funérailles du président Raïssi

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La foule est immense, mais aucune estimation indépendante n'est disponible. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Une foule immense s'est rassemblée mercredi dans le centre de Téhéran pour rendre un dernier hommage à Ebrahim Raïssi. Le président iranien est célébré comme un "martyr" après son décès dans le crash d'un hélicoptère.

"Un million d'adieux", a affirmé la télévision d'Etat en saluant le nombre de personnes réunies dans le centre de la capitale. Aucune estimation indépendante n'était disponible.

"Je suis triste. Je suis venue pour apaiser mon coeur", a témoigné Maryam, une enseignante de 41 ans portant le tchador et arrivée avec son mari et son fils d'une ville située au sud de Téhéran.

En ce jour déclaré férié, les cérémonies ont débuté par une prière dirigée par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui s'est prosterné devant les cercueils des huit hommes tués dans le crash, dont le chef de la diplomatie Hossein Amir-Abdollahian.

Avec M. Raïssi, "nous avons perdu une personnalité marquante. C'était un très bon frère. Un fonctionnaire efficace, compétent, sincère et sérieux", a-t-il ensuite déclaré, en recevant le Premier ministre irakien Mohamed Shia al-Sudani, l'une des personnalités étrangères venues pour l'occasion.

A la prière, la plus haute autorité de la République islamique était entourée par les principaux membres du clergé chiite, les membres du gouvernement parmi lesquels le président par intérim Mohammad Mokhber, et les hauts gradés de l'armée et des Gardiens de la révolution.

Etaient également présents le chef politique du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, et le numéro deux du Hezbollah libanais, Naïm Qassem.

Malgré la disparition de Raïssi, "nous sommes persuadés que la République islamique d'Iran poursuivra son soutien au peuple palestinien", a déclaré M. Haniyeh, qui s'est brièvement exprimé juste avant que trois pays européens - l'Espagne, l'Irlande et la Norvège- ne reconnaissent l'Etat palestinien.

Le Hamas et le Hezbollah font partie de "l'axe de la résistance" qui, notamment avec les rebelles yéménites houthis, est soutenu par Téhéran dans le contexte de la guerre dans la bande de Gaza entre le Hamas et Israël.

"Martyrs"

Après la prière, la foule s'est dirigée lentement vers la place Azadi, l'une des plus grandes de la ville désertée par les voitures et où les magasins avaient baissé le rideau.

De nombreuses personnes brandissaient des portraits, parfois stylisés et colorés, du président défunt et des drapeaux iraniens, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les habitants de Téhéran avaient reçu des messages sur leur téléphone les appelant à "assister aux funérailles du martyr".

Ces cérémonies se déroulent selon la tradition des grands rassemblements ayant marqué les 45 premières années de la République islamique, comme celui ayant suivi la mort du général Qassem Soleimani, un haut responsable militaire tué par une frappe américaine en Irak en 2020.

De nombreux et immenses portraits du "martyr" Ebrahim Raïssi ont été suspendus et accrochés dans les lieux publics des principales villes.

Une cinquantaine de délégations étrangères, notamment russe et turque, devaient être présentes à un hommage organisé dans l'après-midi, la plupart de niveau ministériel. Les funérailles se termineront jeudi avec l'enterrement du président défunt à Machhad (nord-est), sa ville natale.

Pendant ce temps, les autorités s'activaient pour organiser le processus de remplacement de M. Raïssi, qui présidait l'Iran depuis 2021.

L'une des tâches du président Mokhber, 68 ans, est ainsi de préparer l'élection présidentielle, qui se tiendra le 28 juin. A ce stade, aucune personnalité politique n'a publiquement déclaré sa candidature.

Drones iraniens

Ebrahim Raïssi est décédé dans le crash de l'hélicoptère qui l'amenait dimanche vers Tabriz (nord-ouest) après avoir assisté à l'inauguration conjointe d'un barrage avec son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev, à leur frontière commune.

De difficiles opérations de recherche ont été menées durant une douzaine d'heures dans une région escarpée et boisée avant que les débris de l'hélicoptère ne soient découverts lundi à l'aube.

Les forces armées, qui ont ordonné une enquête sur les causes du drame, ont indiqué mercredi que des drones nationaux avaient été utilisés pour localiser l'hélicoptère, ce que n'a pas réussi à faire un drone doté d'équipements de vision nocturne dépêché par la Turquie.

Présent dans un hélicoptère accompagnant celui du président, le chef de cabinet de M. Raïssi, Gholam Hossein Esmaili, a raconté que l'appareil avait brutalement disparu sans lancer aucun signal d'alerte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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