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Économie

Olaf Scholz sommé de s'expliquer dans l'enquête sur les CumEx Files

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L'audition tombe mal pour le chancelier dont la cote de popularité est en baisse. (© KEYSTONE/AP/Michael Sohn)

Une audition à risques: Olaf Scholz va passer vendredi sur le grill d'une commission d'enquête parlementaire sur le scandale des "CumEx Files". Cette fraude à la fiscalité sur les dividendes éclabousse le chancelier allemand.

Le dirigeant social-démocrate sera auditionné à partir de 14h00 par la commission d'enquête du Parlement de Hambourg sur cette fraude complexe révélée en 2017. Le scandale CumEx porte sur un dispositif ingénieux d'optimisation fiscale mis en place par des banques et permettant à des investisseurs étrangers d'alléger leurs impôts sur les dividendes.

Des dizaines de personnes ont été inculpées dans cette affaire en Allemagne, dont des banquiers, des traders, des avocats et des conseillers financiers. Une dizaine de pays au total sont concernés.

Parmi les banques incriminées figure la Warburg à Hambourg, qui aurait dû rembourser 47 millions d'euros à la ville portuaire allemande, mais la municipalité y avait renoncé en 2016. La banque a finalement dû s'acquitter de dizaines de millions d'euros de remboursement sous la pression du gouvernement d'Angela Merkel.

Saisie de mails

Les enquêteurs cherchent à savoir si des dirigeants politiques - et parmi eux Olaf Scholz, alors maire de la ville - ont fait pression sur le fisc municipal afin qu'il renonce à recouvrer ces impôts. "Je ne peux rien vous dire à ce sujet", a botté mercredi en touche le porte-parole du gouvernement Steffen Hebestreit, assurant que M. Scholz "répondrait" à toutes les questions de la commission.

La décision de renoncer au remboursement des sommes dues par la banque Warburg aurait été prise peu de temps après une conversation entre Olaf Scholz et Christian Olearius, alors responsable de la banque. M. Scholz nie toutefois avoir fait pression sur les responsables du fisc de la ville de Hambourg, qu'il a dirigée entre 2011 et 2018.

Mais de nouveaux éléments révélés ces derniers jours mettent à mal les dénégations du successeur d'Angela Merkel. Plusieurs médias ont ainsi révélé ces derniers jours que des mails d'une proche de M. Scholz avaient été saisis par les enquêteurs et apporteraient des éléments "potentiellement probants" au sujet de "réflexions sur la suppression de données".

Ce mail "accable" M. Scholz, résume le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. Chez un autre élu SPD, susceptible d'avoir joué un rôle dans le remboursement par la banque, les enquêteurs ont découvert plus de 200'000 euros en liquide dans un coffre-fort, alimentant les soupçons sur d'éventuels arrangements financiers occultes.

Gaffes

D'autres documents saisis suggèreraient en outre que M. Scholz, contrairement à ce qu'il a affirmé jusqu'ici, aurait bien abordé le sujet du remboursement directement auprès de Christian Olearius. L'opposition s'est ainsi engouffrée dans la brèche pour critiquer le dirigeant de la première puissance économique européenne.

"Les dernières révélations laissent supposer qu'Olaf Scholz et son entourage direct se sont efforcés de ne donner que des informations limitées sur certaines rencontres ou conversations téléphoniques (...) ou de les dissimuler volontairement afin de protéger l'actuel chancelier", dénonce ainsi Matthias Hauer, membre conservateur de la commission des Finances du Bundestag. Ces révélations sont selon lui "politiquement explosives".

Elles tombent particulièrement mal pour Olaf Scholz, devenu moins populaire que nombre de ses ministres, moins d'un an après son entrée en fonction. L'ex-maire de Hambourg peine en effet à rassurer les Allemands, inquiets de possibles pénuries énergétiques cet hiver, en particulier de gaz, dans le contexte d'invasion russe de l'Ukraine. Le moteur économique de l'Europe risque ainsi d'entrer en récession dans les prochains mois.

Des gaffes fragilisent en outre le chancelier. Mardi, il n'a par exemple pas réagi immédiatement aux propos du chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a comparé à Berlin lors d'une conférence de presse commune la politique israélienne envers les Palestiniens au génocide juif par les Nazis. Un manque de réactivité qui lui a attiré une volée de critiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le bâtiment central d'Uni Bastions sera en travaux jusqu'en 2027

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La conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta et le conseiller d'Etat Serge Dal Busco ont donné le premier coup de pioche pour les travaux de rénovation du bâtiment central d'Uni Bastions, sous le regard du recteur de l'UNIGE Yves Flückiger. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Après la rénovation de l'aile Jura qui s'est achevée cet été, les travaux ont commencé dans le bâtiment central d'Uni Bastions à Genève. Devisés à 60 millions de francs, ces travaux d'envergure sur cet édifice qui a été inauguré en 1871 s'achèveront en 2027.

La cérémonie du premier coup de pioche qui marque symboliquement le début du gros oeuvre a eu lieu vendredi après-midi en présence des autorités cantonales ainsi que du recteur de l'Université de Genève (UNIGE) Yves Flückiger. "Enfin on rénove!", a déclaré la cheffe du Département de l'instruction publique Anne Emery-Torracinta.

Construits entre 1868 et 1871, les bâtiments d'Uni Bastions n'ont pas subi de rénovations importantes depuis une cinquantaine d'années. Ils se trouvent actuellement dans un état de dégradation avancée avec notamment des infiltrations d'eau, des problèmes d'inconfort thermique et des installations sanitaires vétustes.

Baisser la consommation

Les étudiants avaient même créé un site internet rassemblant des photos et des témoignages sur l'état déplorable du bâtiment, a rappelé Serge Dal Busco, chef du département des infrastructures. La rénovation permettra une mise aux normes et une adaptation des espaces d'enseignement et de recherche.

Les travaux prendront en compte les nouvelles exigences en termes de transition énergétique tout en tenant compte des contraintes patrimoniales liées à ce bâtiment inscrit à l'inventaire des immeubles protégés. "L'objectif est d'abaisser la consommation énergétique d'un quart", a relevé M. Dal Busco.

Nouvelle bibliothèque

La rénovation permettra de créer un seul et nouvel espace pour la Bibliothèque de l'Université. Cette bibliothèque se déploiera sur trois étages pour une surface de 5000 m2. Une partie de cette bibliothèque a déjà été inaugurée cet été à la fin des travaux de l'aile Jura.

"Ce chantier crucial et technique permettra de faire entrer ce bâtiment emblématique de l'Université de Genève dans le XXIe siècle", a souligné le recteur Yves Flückiger. Pour rappel, Uni Bastions abrite aujourd'hui la Faculté des lettres et celle de théologie, ainsi que l'Institut d'histoire de la Réformation, la Maison des langues et la Maison de l'histoire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

USA: l'inflation ralentit à 6,2% sur un an en août

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Aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont augmenté de 6,2% en août sur un an, un peu moins que les 6,4% enregistrés le mois précédent. (© KEYSTONE/AP/Nam Y. Huh)

L'inflation a ralenti sur un an en août aux Etats-Unis, mais a de nouveau accéléré sur un mois, selon l'indice PCE, l'une des mesures de l'inflation, publiée vendredi par le Département du Commerce et qui est privilégiée par la Fed.

Les prix à la consommation ont augmenté de 6,2% en août sur un an. La hausse est moins forte que celle de 6,4% enregistrée le mois précédent, selon un chiffre révisé en hausse et également publié vendredi.

Sur un mois cependant, les prix, qui s'étaient contractés de 0,1% entre juin et juillet, repartent à la hausse en août, de 0,3% par rapport à juillet, malgré la baisse de 5,5% des prix de l'essence, qui avaient flambé à cause de la guerre en Ukraine.

Les analystes attendaient une nouvelle hausse des prix par rapport à juillet, mais tablaient sur +0,2% seulement.

L'indice PCE de l'inflation est celui que privilégie la banque centrale américaine (Fed).

Une autre mesure, l'indice CPI, fait référence, notamment pour l'indexation des retraites, et est publiée plus tôt dans le mois.

Cet indice a montré en août une hausse des prix quasi-généralisée, à l'exception de l'essence, et a ralenti bien moins que prévu, à 8,3% sur un an contre 8,5% le mois précédent. Sur un mois cependant, les prix avaient augmenté de 0,1%, alors qu'ils étaient restés stables en juillet par rapport à juin.

Le département du Commerce a par ailleurs indiqué que les revenus des ménages ont augmenté de 0,3% en août, comme en juillet, tandis qu'ils ont accru leurs dépenses de 0,4% (contre -0,2% en juillet).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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L'égalité salariale est garantie dans l'administration fédérale

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L'égalité salariale est garantie dans l'administration fédérale, selon un rapport dont le Conseil fédéral a pris connaissance vendredi (image symbolique). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'administration fédérale fait preuve d'exemplarité en matière d'égalité salariale. Celle-ci est garantie, selon un rapport dont le Conseil fédéral a pris acte vendredi.

Depuis le 1er juillet 2020, les employeurs qui comptent plus de 100 collaborateurs sont tenus d'effectuer une analyse de l'égalité des salaires entre hommes et femmes. Cette analyse doit être vérifiée par un organe indépendant.

Au sein de l'administration ont été examinés les salaires pratiqués dans toutes les unités qui comptent au moins 50 collaborateurs. L'outil utilisé a calculé l'influence de divers paramètres sur le salaire, comme la formation, l'âge, le niveau d'exigence, la fonction et le sexe de la personne. Si ce dernier critère n'avait aucun effet sur la rémunération, c'est qu'il n'y avait pas de signe de discrimination, explique le gouvernement.

Il se félicite de ce constat "positif" et "réjouissant", alors qu'un seuil de tolérance de 5% était accepté. Un bilan négatif a été relevé au sein d'une petite entité chargée de l'informatique au sein du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche. Des mesures ont déjà été prises, assure le Conseil fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Zone euro: l'inflation bondit à 10% en septembre, nouveau record

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Depuis novembre 2021, la hausse des prix à la consommation a atteint chaque mois un nouveau sommet historique et la guerre en Ukraine attise une flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation. (Archives) (© KEYSTONE/EPA/BORIS ROESSLER)

Le taux d'inflation dans la zone euro a battu un nouveau record en septembre, à 10% sur un an, tiré par les tarifs de l'énergie mais aussi par ceux de l'alimentation, a annoncé Eurostat vendredi.

Le chiffre est supérieur aux prévisions des analystes de Bloomberg et Factset qui tablaient sur 9,7%.

L'inflation avait atteint 9,1% en août pour les 19 pays partageant la monnaie unique européenne. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l'office européen des statistiques depuis le début de la publication de l'indicateur en janvier 1997.

La nouvelle flambée des prix à la consommation en septembre a mis la pression sur les ministres européens de l'Energie réunis vendredi à Bruxelles pour adopter plusieurs mesures d'urgence afin d'aider ménages et entreprises, pris à la gorge par l'envolée des factures.

Depuis novembre 2021, la hausse des prix à la consommation a atteint chaque mois un nouveau sommet historique et la guerre en Ukraine attise une flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation.

Pour tenter d'enrayer le phénomène, la Banque centrale européenne (BCE) avait relevé en septembre ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage, après une première hausse en 11 ans de 0,50 point annoncée en juillet.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, avait prévenu lundi qu'elle relèverait encore ses taux au cours des prochains mois.

Parmi les composantes de l'inflation en zone euro, les prix de l'énergie ont encore connu la hausse annuelle la plus élevée, à 40,8% en septembre, après 38,6% en août.

La flambée des prix de l'alimentation (y compris alcool et tabac) s'est encore accélérée à 11,8%, contre 10,6% en août.

Ceux des biens industriels et des services, également en accélération, ont progressé respectivement de 5,6% et de 4,3%, signe que le choc provoqué par la hausse des tarifs de l'énergie atteint progressivement l'ensemble de l'économie.

Les taux d'inflation sont très divergents parmi les pays de la zone euro.

La France, protégée par les mesures de limitation des prix de l'énergie prises par le gouvernement, enregistre le niveau le plus faible à 6,2% en septembre, tandis que l'Allemagne est à 10,9%, selon les données harmonisées d'Eurostat.

Les pays baltes, particulièrement exposés aux conséquences de la guerre en Ukraine, subissent l'inflation la plus élevée. Elle a atteint 24,2% en Estonie, 22,5% en Lituanie et 22,4% en Lettonie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les perspectives demeurent modérées pour l'économie suisse

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Le KOF anticipe un ralentissement de l'activité économique en Suisse vers la fin de l'année. (Archives) (© KEYSTONE/PPR/OBS/DEBRUNNER ACIFER AG/ZVG)

Les perspectives demeurent modestes pour l'économie suisse, estime le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich.

A l'aune de leur baromètre conjoncturel stable en septembre après quatre replis d'affilée, les chercheurs zurichois anticipent un ralentissement de l'activité économique en cette fin d'année.

Affichant en septembre une infime progression de 0,3 point, le baromètre conjoncturel du KOF s'est ainsi établi à 93,8 points, contre une valeur révisée en nette hausse à 93,5 points en août et calculée initialement à 86,5 points, indique vendredi l'institut de l'EPFZ. Largement supérieur à la fourchette des attentes des économistes sondés par AWP, laquelle se situe entre 83 et 87,4 points, l'indicateur reste toutefois inférieur à sa moyenne à long terme.

Les prévisionnistes zurichois attribuent la légère embellie de septembre aux indicateurs de l'industrie manufacturière et du secteur des autres services. Ceux des branches de la finance et des assurances ainsi que pour la demande étrangère font par contre part de signaux négatifs. Le KOF a ainsi observé des évolutions favorables, bien que modérées, dans les industries métallurgique et textile, suivies par la construction de machines et de véhicules.

En revanche, les indicateurs de l'industrie électrique enregistrent un léger recul. Les ensembles d'indicateurs des autres branches - dont le secteur de la chimie, de la pharmacie et des matières plastiques ainsi que de l'agroalimentaire - affichent des changement mineurs au regard du mois précédent.

Dans le secteur de la production (industrie manufacturière et construction), les indicateurs relatifs à l'évaluation de l'évolution de la production et des stocks pointent dans une direction positive. En revanche, ceux portant sur les perspectives d'emploi et la situation des affaires prennent la direction inverse. Au final, les tendances favorables l'emportent, le solde des indices pour le secteur manufacturier se révélant positif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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