International
Manoeuvres près de Taïwan: Pékin annonce avoir atteint ses buts
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2025/04/les-manoeuvres-chinoises-se-deroulent-dans-le-centre-et-le-sud-du-detroit-de-taiwan-une-zone-de-passage-cle-pour-le-transport-maritime-mondial-archives-1000x600.jpg&description=Manoeuvres près de Taïwan: Pékin annonce avoir atteint ses buts', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
La Chine a annoncé mercredi avoir "atteint tous ses objectifs" dans le cadre de grandes manoeuvres militaires dans le détroit de Taïwan, une opération dénoncée par Washington comme une "tactique d'intimidation".
"Tous les objectifs prévus dans le cadre des exercices conjoints menés les 1er et 2 avril ont été atteints", a déclaré Shi Yi, porte-parole du Commandement du théâtre oriental de l'armée chinoise, dans un communiqué.
Les manoeuvres militaires chinoises autour de Taïwan cette semaine visaient à envoyer un message clair aux dirigeants de l'île, selon les experts: en cas de guerre, Pékin peut les couper du monde extérieur et les user jusqu'à la reddition.
Alors que de précédents exercices cherchaient à tester le temps de réponse de Taipei aux incursions chinoises, Pékin affirme que les opérations de cette semaine se concentrent sur sa capacité à frapper des cibles stratégiques, comme les ports et les infrastructures énergétiques de l'île.
"Taïwan est vulnérable sur le plan énergétique et la Chine joue sur cette vulnérabilité", estime Dylan Loh, de l'université technologique Nanyang de Singapour.
Blocus
Les airs et les eaux entourant l'île autonome grouillent de chasseurs et navires de guerre chinois engagés dans ces manoeuvres baptisées "Tonnerre dans le détroit", une punition, selon Pékin, pour les visées séparatistes du dirigeant taïwanais Lai Ching-te, qualifié de "parasite" par la Chine.
L'opération se déroule dans le milieu et la partie sud du détroit de Taïwan, une zone de de passage essentielle au transport maritime mondial.
L'île importe la quasi-totalité de son énergie et dépend largement de l'importation de nourriture, ce qui signifie qu'en cas de guerre, un blocus pourrait la paralyser, une situation que la Chine s'applique à souligner.
Taïwan "n'a pas de zone-tampon" et "manque de ressources" naturelles, a expliqué à la chaîne publique chinoise CCTV le général Meng Xiangqing, professeur à l'Université de défense nationale de l'Armée nationale populaire de Pékin.
"Si Taïwan perd ses voies maritimes d'approvisionnement, les ressources de l'île s'épuiseront rapidement, l'ordre social basculera dans le chaos et les moyens de subsistance des gens seront impactés", a-t-il ajouté. "Au final, ce seront les citoyens lambda qui souffriront".
Selon Su Tzu-yun, un expert militaire basé à Taipei, les manoeuvres chinoises ont changé d'objectif: visant auparavant à empêcher des forces étrangères de venir en aide à Taïwan en cas de conflit, elles sont aujourd'hui destinées à prendre un contrôle total des eaux entourant l'île.
"Les opérations de confinement et de contrôle visent à tester la capacité (chinoise) à limiter les voies d'approvisionnement de Taïwan et dissuader des navires commerciaux étrangers d'accoster", juge cet analyste de l'Institute for National Defense and Security Research, un think-tank taïwanais. "Le message au transport maritime mondial est que toutes les destinations sont ouvertes, tant qu'il ne s'agit pas de Taïwan".
Les exercices de mardi simulaient des opérations offensives contre l'île, tandis que ceux de mercredi "se concentrent sur la mise en place d'un blocus de Taïwan", selon Lin Ying-yu, de l'université Tamkang de Taipei.
Frappes "paralysantes"
Ces tactiques font écho à celles utilisées en Ukraine par la Russie, qui depuis février 2022 a lancé des milliers de frappes contre les infrastructures énergétiques, avec un effet débilitant.
L'armée chinoise a publié mercredi sur le réseau social Weibo une image exposant clairement ses objectifs: intitulée "frappes paralysantes", elle montre ses forces entourer Taïwan et faire pleuvoir des missiles sur l'île, et prévient que les dirigeants taïwanais "se dirigent vers une impasse".
Ces manoeuvres sont aussi motivées par la crainte, grandissante à Pékin, que la réunification avec Taipei, si longtemps attendue par la Chine, soit plus lointaine que jamais.
Selon Bonny Lin, du Center for Strategic & International Studies basé à Washington, le pouvoir chinois estime "que la Chine doit faire plus pour accélérer le processus d'unification avec Taïwan".
Cela inclut, ajoute-t-elle, de "punir Taïwan pour toute activité perçue comme provocatrice et contrer plus durement une potentielle intervention étrangère pour aider Taïwan".
La Chine cherche aussi à montrer son imprévisibilité lorsqu'elle attaque l'île.
"L'adversaire ne saura pas quelle carte nous jouerons, ni quand nous la jouerons", a déclaré à CCTV Fu Zhengnan, un expert de l'Académie chinoise des sciences militaires. "L'APL (Armée populaire de libération, armée chinoise) devient de plus en plus comme un magicien imprévisible".
Ces exercices surviennent quelques jours après une tournée en Asie du ministre américain de la Défense Pete Hegseth, qui a affirmé que Washington assurerait la "dissuasion" dans le détroit de Taïwan.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
L'éolien et le solaire prennent le pas sur les fossiles dans l'UE
L'Union européenne a pour la première fois produit plus d'électricité solaire ou éolienne en 2025 que celle d'origine fossile, a rapporté jeudi le centre de réflexion Ember. Elle reste cependant dépendante au gaz, susceptible d'être source de "chantage énergétique".
Les deux énergies basées sur le vent et le soleil "ont généré un record de 30% de l'électricité de l'UE, devançant les énergies fossiles (29%)", indique le groupe dans son rapport annuel intitulé European Electricity Review.
Le record est essentiellement tiré par l'énergie solaire, dont la production a fortement augmenté et représenté 13% de l'électricité produite de l'UE en 2025, tandis que l'éolien s'inscrivait en léger recul du fait de conditions moins venteuses (16,9%).
Dans le même temps, la production d'électricité issue des centrales à charbon a atteint un nouveau plancher historique (9,2%) en 2025 après des années de forte baisse, ajoute le rapport qui analyse les données de production et de demande d'électricité dans les 27 pays de l'UE en 2025.
Risques de "chantage" énergétique
"Ce moment historique montre à quelle vitesse l'UE évolue vers un système énergétique reposant sur l'éolien et le solaire", se félicite Beatrice Petrovich, auteure du rapport. "Alors que la dépendance aux énergies fossiles alimente l'instabilité dans le monde, les enjeux de la transition vers les énergies propres sont plus évidents que jamais", ajoute-t-elle.
La Suède a franchi ce seuil dès 2010, suivie par le Danemark en 2015. France, Portugal, Espagne et Autriche l'ont passé en 2023, avant l'Allemagne (2024) ou les Pays-Bas (2025). Mais l'Italie, la Grèce, la Pologne ou l'Irlande produisent encore davantage d'électricité à partir d'énergies fossiles.
L'UE reste fortement dépendante au gaz importé, qui a alimenté 16,7% de la production d'électricité l'an dernier, selon le rapport. "L'augmentation de la production d'électricité à partir de gaz, conjuguée à la baisse de la production hydroélectrique en 2025, a fait grimper de 16% la facture des importations de gaz fossile de l'UE et a entraîné des flambées des prix sur les marchés de l'électricité", indique-t-il.
Or, ajoute le centre de réflexion, les enjeux sont majeurs alors que "pour l'Union européenne, les risques de chantage énergétique de la part des exportateurs de combustibles fossiles étaient particulièrement préoccupants" en 2025.
"Investir dans les énergies renouvelables produites localement constitue une stratégie essentielle pour atténuer ce risque, dans un contexte géopolitique toujours plus instable", souligne Ember alors que l'électrification de secteurs comme le transport, l'industrie ou le logement permettent aux Etats de réduire cette dépendance aux énergies fossiles tout en décarbonant leur économie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Ligue des champions: les Reds s'imposent 3-0 à Marseille
Liverpool a éteint le Vélodrome mercredi en Ligue des champions, s'imposant 3-0 face à Marseille. Cela permet aux Anglais de prendre une belle option sur une place dans le top 8.
Face à un OM timide, Liverpool a maîtrisé le jeu lors d'une première période souvent fermée. Les Reds ont pris l'avantage à la 45e sur un coup franc subtil de Szoboszlai. Le match s'est animé à la reprise, les Phocéens se montrant enfin plus dangereux, notamment sous l'impulsion de Greenwood.
Mais les visiteurs ont aussi été menaçants, avec par exemple un tir d'Ekitike sur le poteau. Ils ont fait le break sur un autogoal de Rulli après un bon travail de Frimpong (72e) avant de sceller le score final par Gakpo (93e). Liverpool (4e) totalise désormais 15 points, comme le Real Madrid (3e), et peut attendre la venue de Qarabag mercredi prochain avec confiance.
Victorieux 2-0 face à l'Union Saint-Gilloise grâce à un doublé de Kane (52e/55e pen), le Bayern Munich s'est hissé au 2e rang du classement avec 18 points, soit 3 de moins qu'Arsenal. Les deux équipes sont les seules à être certaines de terminer la phase de Ligue dans le top 8.
Newcastle a fait une belle opération en dominant 3-0 un PSV Eindhoven fébrile en défense. Les Magpies montent ainsi au 7e rang avec 13 points, tout comme le PSG (6e). Ils sont aussi notamment à égalité avec Chelsea (1-0 contre Pafos) et le FC Barcelone, qui l'a emporté 4-2 sur la pelouse du Slavia Prague. La lutte pour figurer parmi ceux qui éviteront les 16es de finale sera serrée dans une semaine.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Groenland: Trump lève ses menaces et annonce un "futur accord"
Après des semaines de déclarations agressives, le président américain Trump a subitement annoncé mercredi à Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland et levé ses menaces. Mais selon le chef de l'OTAN, le sujet de la souveraineté de l'île n'a pas été abordé.
L'annonce de Donald Trump a été accueillie avec enthousiasme par la bourse américaine et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'île arctique, territoire autonome danois. "Il ment", a réagi Mickel Nielsen, un technicien de 47 ans, auprès de l'AFP. "Je ne crois à rien de ce qu'il dit et je pense que je ne suis pas le seul".
Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussion donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises, afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine.
Donald "Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit 'je ne vais pas attaquer le Groenland". Ce sont des messages positifs", a réagi le ministre danois des affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé.
Encore "beaucoup de travail"
Le chef de l'OTAN Mark Rutte, avec qui Donald Trump dit avoir négocié le projet d'accord, a lui déclaré à l'AFP qu'il restait "beaucoup de travail" avant de le finaliser. Sans livrer aucun détail, le président américain a assuré à des journalistes qu'il n'était "pas question d'argent" dans les négociations.
Au cours d'une "réunion très productive que j'ai eue avec le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte, nous avons conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique", a écrit le dirigeant républicain sur son réseau social Truth Social, depuis la station de ski grisonne où il participe au Forum économique mondial (WEF).
"Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.
"Pour toujours"
Wall Street, dont Donald Trump suit toujours les mouvements avec grande attention, a salué cette désescalade commerciale. Le Dow Jones a progressé de 1,21% et l'indice Nasdaq a pris 1,18% mercredi, après avoir chuté la veille.
Le président américain, ancien promoteur immobilier, se vante régulièrement d'être un négociateur hors pair d'accords forcément avantageux mais parfois bien vagues. Ses déclarations à Davos n'ont pas fait exception à la règle.
Il a assuré à des journalistes que le projet d'accord donnait aux Etats-Unis "tout ce [qu'ils] voulaient" et "pour toujours". Interrogé pour savoir si cela impliquait une possession du Groenland, il a hésité puis esquivé: "Euh... c'est un accord de long terme. C'est l'accord de long terme par excellence".
Mark Rutte a cependant assuré à la TV Fox New que le sujet de la souveraineté du territoire autonome danois n'avait pas été abordé dans leurs discussions.
Le milliardaire de 79 ans avait déjà nettement calmé le jeu quelques heures auparavant en excluant pour la première fois d'utiliser "la force" pour mettre la main sur le Groenland. "Je n'utiliserai pas la force", a-t-il déclaré lors d'un discours.
"Rien sur nous, sans nous"
A Nuuk, les habitants ont surtout fait part à l'AFP d'un sentiment de défiance. "Le Groenland est le pays des Groenlandais. On ne peut pas en disposer comme cela, pour quoi que ce soit", a confié Anak, une aide-soignante de 64 ans.
"L'OTAN n'a en aucun cas le droit de négocier quoi que ce soit sans nous, le Groenland. Rien sur nous, sans nous", a protesté pour sa part la députée groenlandaise Aaja Chenmitz, l'une des deux élues représentant le Groenland au Parlement danois.
"Et que l'OTAN ait son mot à dire sur notre pays et nos minéraux, c'est complètement dingue", a-t-elle ajouté.
Selon le dernier sondage en date publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux Etats-Unis. Seuls 6% y sont favorables.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Mercosur: le Parlement européen saisit la justice de l'UE
Le Parlement européen a voté mercredi en faveur d'une saisine de la Cour de justice de l'Union européenne. Il lui demande de vérifier la légalité de l'accord entre l'UE et le Mercosur.
Les eurodéputés ont donné leur accord avec 334 voix pour et 324 contre. Cette saisine de la Cour bloque en théorie l'entrée en vigueur de cet accord commercial pendant plusieurs mois. Dans l'intervalle, la Commission européenne a toutefois la possibilité d'appliquer le traité à titre provisoire si elle le souhaite.
De nombreux agriculteurs ont éclaté de joie devant le Parlement européen, après la décision des eurodéputés. Des centaines d'entre eux étaient réunis à Strasbourg, à bord de tracteurs, pour dire leur hostilité à cet accord, signé samedi au Paraguay, a constaté l'AFP.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
LausanneIl y a 3 jours
Roger Nordmann entend "sortir le canton de l'ornière"
-
VaudIl y a 3 jours
74 millions pour encourager les rénovations énergétiques
-
VaudIl y a 1 jour
Le Grand Conseil vaudois tance Valérie Dittli
-
InternationalIl y a 3 jours
Le président du Guatemala déclare l'"état de siège"
-
ÉconomieIl y a 3 jours
Trump dit qu'il ne pensera plus "uniquement à la paix"
-
GenèveIl y a 2 jours
Marie Barbey-Chappuis entendue au tribunal face à un Bandido
-
InternationalIl y a 2 jours
Brignone prendra bien le départ à Plan de Corones
-
ÉconomieIl y a 2 jours
Une alliance juge l'imposition individuelle "compliquée et chère"


