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International

Les enquêteurs onusiens redoutent une relance massive du conflit

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La Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie redoute de nouveaux affrontements dans le nord du pays (archives). (© KEYSTONE/EPA/AHMED MARDNLI)

Le conflit syrien se dirige vers une possible relance massive, selon la Commission d'enquête internationale indépendante de l'ONU. Elle a dénoncé mercredi à Genève de nouveaux crimes contre l'humanité ces derniers mois et des crimes de guerre.

"La Syrie ne peut se permettre un retour à des affrontements de grande dimension, mais il se peut que ce soit là où elle se dirige", déplore le président de la Commission, Paulo Sergio Pinheiro. Les trois enquêteurs redoutent une nouvelle offensive terrestre turque dans le nord-ouest du pays et une détérioration supplémentaire dans le nord-est.

Des bombardements ont eu lieu récemment et des drones sont utilisés pour des exécutions ciblées, a dit à la presse un autre membre de l'instance, Hanny Megally. Plusieurs pays continuent de soutenir les différentes parties au conflit, a ajouté sa collègue Lynn Welchman. Et la Russie bombarde toujours certains territoires.

Dans son nouveau rapport, la Commission, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, dit que les vagues de crimes contre l'humanité observées depuis plus de dix ans ont à nouveau eu lieu entre janvier et juin. Torture, mauvaises attitudes contre des prisonniers aboutissant à leur décès, détentions arbitraires et disparitions forcées, la liste est à nouveau longue.

L'armée syrienne est notamment en cause pour avoir mené des raids contre plusieurs individus, battus pendant des heures et retenus sans contact avec leurs proches pendant des mois. Ces prisonniers ont été privés de nourriture, d'hygiène et de soins. Leur libération n'a été obtenue qu'après paiement de pots-de-vin.

Groupes armés également

Neuf personnes ont également été torturées pour avoir déserté ou fait défection. Des crimes de guerre liés aux détentions ont aussi été identifiés dans des prisons de groupes armés.

Autre indication, certains ont appris ces derniers mois le décès d'un proche en détention depuis plusieurs années. Des dizaines de personnes qui étaient portées disparues depuis 2018, depuis qu'elles avaient fui la Ghouta orientale grâce à des couloirs humanitaires pilotés par la Russie, sont désormais déclarées décédées. Probablement exécutées, selon la Commission.

"L'Etat commence à relayer" ces décès, ajoute M. Megally. Des dizaines de milliers de personnes restent portées disparues, en plus des centaines de milliers de victimes en plus de dix ans de conflit. La Commission salue l'appel du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres à un mécanisme international sur cette question, une revendication qu'elle relaie depuis plusieurs années.

Plusieurs crimes de guerre ont également été perpétrés, notamment en janvier et février. Près d'une centaine de civils ont été tués ou blessés dans des bombardements ou dans l'utilisation d'engins explosifs improvisés sur des territoires largement peuplés dans le nord d'Alep.

Dans un incident début février, la Commission ne peut attribuer la responsabilité de tirs qui ont fait huit victimes. Ceux-ci ont été menés soit par le gouvernement, soit par les forces kurdes.

Inquiétude sur al-Hol

De même, la Commission a "de bonnes raisons de penser" que l'Armée nationale syrienne (ANS), proche de la Turquie, a perpétré des actes qui peuvent équivaloir à des crimes de guerre ces derniers mois. Parmi ceux-ci figurent de la torture ou des violences sexuelles.

L'Etat islamique (EI) a lui mené sa plus large offensive en trois ans en janvier autour d'une prison d'Hassaké. La situation montre le problème de "plus de 10'000 anciens combattants présumés" du groupe djihadiste ou de ses soutiens, détenus sans recours légal, insiste M. Megally.

Autre problème, les trois enquêteurs, après d'autres acteurs avant eux, s'inquiètent de dizaines de meurtres et des tensions armées dans les camps où sont retenus des proches de djihadistes, comme celui d'al-Hol. Des dizaines de milliers d'enfants se trouvent toujours sur ce site dans des conditions qui se détériorent. La Commission demande aux Etats qui soutiennent les parties au conflit suspectées de crimes internationaux d'arrêter de leur livrer des armes ou leur garantir un financement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

Les Français doivent "s'abstenir" de se rendre en Iran et en Israël

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Le ministre français des Affaires étrangères et européennes Stéphane Séjourné recommande vendredi aux Français d'éviter de se rendre en Iran, au Liban, en Israël et dans les territoires palestiniens (archives). (© KEYSTONE/EPA/PEDRO PARDO / POOL)

Le chef de la diplomatie française Stéphane Séjourné "recommande aux Français de s'abstenir impérativement de se rendre dans les jours qui viennent en Iran, au Liban, en Israël et dans les territoires palestiniens", a indiqué vendredi son entourage à l'AFP.

La décision intervient alors que l'Iran menace de frapper Israël, accusée d'une attaque le 1er avril sur le consulat iranien à Damas, et a été "actée en réunion de crise", précise le ministre. Il a aussi demandé le "retour des familles des agents diplomatiques de Téhéran" ainsi que l'interdiction des missions de fonctionnaires français dans ces pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Inondations en Russie: niveaux toujours en hausse

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Des habitants se tiennent devant des barrières et observent une zone inondée à Orenburg, en Russie. (© KEYSTONE/AP)

Le niveau du fleuve Oural, qui dépassait déjà son record et le seuil "critique", continue à monter vendredi dans la ville d'Orenbourg, ont indiqué les autorités. Cette zone est touchée par des inondations historiques, comme d'autres régions russes et le Kazakhstan.

En Sibérie occidentale, le niveau de la rivière Ichim croît également, ont précisé les autorités de la région de Tioumen. La veille, un responsable local avait prévenu que les pics pour ce cours d'eau et la rivière Tobol ne devraient être atteints qu'autour du 23 au 25 avril.

Ces crues sont causées par de fortes pluies associées à une hausse des températures, à la fonte accrue des neiges et à la débâcle des glaces hivernales recouvrant rivières et fleuves.

A Orenbourg, chef-lieu de la région éponyme frontalière du Kazakhstan, le niveau du fleuve Oural a atteint 11,29 mètres, a indiqué la mairie, ce qui dépasse le "seuil critique" de près de deux mètres.

Des images, publiées par les autorités municipales jeudi soir, donnent un aperçu de l'étendue des dégâts. A certains endroits, seuls les toits des maisons dépassent d'une eau brunâtre.

Pic vendredi ou samedi

Le niveau devrait encore augmenter, pour atteindre son pic vendredi ou samedi, a indiqué un responsable régional, Sergueï Balikine, à l'agence d'Etat Ria Novosti.

Plus de 10.700 personnes ont été évacuées dans la région d'Orenbourg, où quelque 11.700 maisons sont inondées, d'après les autorités régionales.

D'autres ont dû faire de même dans la région de Kourgan, plus à l'est, ou encore dans celle de Tomsk, où le débit féroce de la rivière Tom menace plusieurs villages.

Au total, plus de 100.000 personnes ont été obligées de fuir leur domicile, principalement au Kazakhstan.

Les autorités ont en revanche assuré que la situation s'améliorait à Orsk, deuxième ville de la région d'Orenbourg inondée après la rupture d'une digue, affirmant que le niveau du fleuve Oural y est en baisse.

Des manifestations, rares en Russie tant la répression est forte, y avaient éclaté lundi, les habitants protestant contre la gestion de la crise par les autorités locales.

Aucun lien n'a été établi avec le changement climatique, mais, selon les scientifiques, le réchauffement de la planète favorise des événements météorologiques extrêmes comme les fortes précipitations à l'origine d'inondations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Allemagne: l'inflation confirmée à 2,2% en mars

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L'inflation en Allemagne a bien reculé à 2,2% sur un an en mars, à son plus bas niveau depuis mai 2021, renforçant la perspective de baisse des taux d'intérêt en zone euro. (archives) (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN KAHNERT)

L'inflation en Allemagne a bien reculé à 2,2% sur un an en mars, à son plus bas niveau depuis mai 2021. La confirmation du repli, dévoilée vendredi par Destatis, vient renforcer la perspective de baisse des taux d'intérêt en zone euro.

L'indice des prix à la consommation a perdu 0,3 point de pourcentage par rapport au mois de février, a indiqué dans un communiqué l'institut fédéral de statistique Destatis, confirmant des chiffres dévoilés fin mars. Sur un mois, l'inflation atteint 0,4%, comme en février.

"La situation des prix de l'énergie et de l'alimentation a atténué le taux d'inflation pour le deuxième mois consécutif", a commenté Ruth Brand, présidente de Destatis, dans un communiqué. Pour la première fois depuis février 2015, les prix des aliments ont baissé sur un an, a-t-elle précisé.

Vers une baisse des taux

Servant de référence à la BCE, l'indice global des prix harmonisé a aussi décéléré en mars, à 2,3% sur un an, se rapprochant toujours plus de l'objectif à terme de 2%. L'inflation a également baissé dans la plupart des pays de la zone euro en mars, comme en France, à 2,3%.

C'est dans ce contexte porteur que la Banque centrale européenne (BCE) a préparé le terrain jeudi à une première baisse de taux d'intérêt, actuellement à leur plus haut historique. A moins d'une résurgence surprise de l'inflation durant le printemps, les conditions seront réunies pour une baisse des taux lors de la prochaine réunion de l'institut monétaire en juin, a expliqué en substance sa présidente Christine Lagarde.

La BCE serait ainsi prête à réagir plus vite que la Fed américaine, confrontée elle à une inflation aux Etats-Unis qui a accéléré en mars, à 3,5% sur un an, selon l'indice CPI.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Thyssenkrupp veut réduire sa production et supprimer des emplois

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Le producteur allemand d'acier Thyssenkrupp va drastiquement réduire sa capacité de production et supprimer des emplois sur son site historique de Duisbourg dans la Ruhr, en réaction aux conditions de marché toujours difficiles. (archives) (© KEYSTONE/DPA/ROLF VENNENBERND)

Le premier producteur allemand d'acier Thyssenkrupp va drastiquement réduire sa capacité de production et supprimer des emplois sur son site historique de Duisbourg dans la Ruhr, en réaction aux conditions de marché toujours difficiles.

Cette restructuration va impliquer une "réduction d'emplois non encore quantifiables", a annoncé Thyssenkrupp Steel tard dans la soirée de jeudi à l'issue d'une réunion de son conseil de surveillance.

Au coeur du dispositif, une réduction de la capacité de production totale qui passera de 11,5 millions de tonnes à environ 9 à 9,5 millions de tonnes d'acier par an, un niveau qui correspond à peu près à celui des trois dernières années, explique Thyssenkrupp Steel.

Améliorer la rentabilité

La faiblesse durable de l'économie allemande, la hausse des coûts de l'énergie et les importations massives d'acier en provenance d'Asie obligent cette division à se restructurer.

Elle emploie actuellement environ 27.000 personnes, dont 13.000 à Duisburg (ouest), où un accord sur la garantie de l'emploi est valable jusqu'à fin mars 2026.

"L'objectif est de continuer à éviter les licenciements pour des raisons économiques", indique le communiqué.

Ces mesures sont indispensables pour accroître la rentabilité afin de pouvoir garantir un avenir industriel sur le site de Duisburg, est-il ajouté.

Thyssenkrupp entend aussi poursuivre son projet pour décarboner la production d'acier sur le site de Duisburg, ayant pour cela reçu le soutien l'an dernier d'un montant maximal de 1,45 milliard d'aides publiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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