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Pourparlers américano-chinois avant une possible visite de Xi

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Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a appelé à une relation "stable" avec les Etats-Unis au cours d'une rencontre avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken à Washington. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Les Etats-Unis et la Chine ont entamé jeudi une intense et rare séquence diplomatique. Censée aider à apaiser une relation tumultueuse, elle pourrait déboucher sur l'annonce d'une prochaine visite du président Xi Jinping.

A l'aune de ses entretiens à Washington, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a appelé à une relation "stable" avec les Etats-Unis et à ce que les deux grandes puissances rivales affrontent leurs divergences avec "calme".

"Nous cherchons à développer une coopération qui profitera aux deux parties afin de stabiliser les relations entre les Etats-Unis et la Chine et les ramener sur la voie d'un développement sain, stable et durable", permettant d'"éviter les malentendus", a-t-il déclaré en étant reçu au département d'Etat par le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken.

"J'attends avec impatience les conversations constructives des prochains jours", a affirmé de son côté M. Blinken, disant "souscrire" aux propos de son homologue. L'entretien bilatéral doit être suivi d'un dîner de travail.

"Compétition"

Vendredi, Wang Yi rencontrera à nouveau M. Blinken puis se rendra à la Maison Blanche pour s'y entretenir avec le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan et probablement le président Joe Biden lui-même.

Aucune rencontre avec le président américain n'a été annoncée mais des diplomates s'attendent à une telle faveur, M. Blinken ayant été reçu par le président Xi lors de sa visite à Pékin en juin dernier. Les deux grandes puissances se livrent une compétition acharnée et assurent vouloir gérer leur relation "de façon responsable".

"Nous allons nous livrer à une compétition avec la Chine de toutes les manières possibles dans le respect des règles internationales - politique, économique et autres. Mais je ne recherche pas le conflit", a affirmé mercredi Joe Biden. Le président américain réclame au Congrès un budget de 7,4 milliards supplémentaires pour tenir tête à la Chine, sur le plan militaire et économique.

Le rapprochement sino-russe, la guerre en Ukraine et, surtout, celle entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas devraient aussi s'imposer dans les discussions, au moment où la communauté internationale s'inquiète d'un embrasement du conflit. La visite de Wang Yi devrait préparer celle de Xi Jinping aux Etats-Unis, possiblement en marge du prochain sommet des pays de l'Apec (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) à San Francisco à la mi-novembre.

Joe Biden a exprimé à plusieurs reprises son "espoir" d'une prochaine rencontre avant la fin de l'année, alors que leur dernier entretien en tête-à-tête remonte au sommet du G20 à Bali, en novembre 2022. Mais selon Robert Daly, expert au Wilson Center, la Chine veut d'abord s'assurer que l'administration Biden ne cherchera pas à "gêner" le président chinois s'il vient.

"Encercler"

Les sujets de friction sont nombreux. La question de Taïwan, que Pékin revendique comme faisant partie de son territoire, en fait notamment partie.

Le ministère chinois de la Défense a accusé jeudi le Parti démocratique progressiste (PDP) de Taïwan de pousser l'île vers une "situation de guerre dangereuse", après des informations selon lesquelles Taipei envisage d'acheter des milliers de drones militaires.

Les Etats-Unis condamnent par ailleurs les activités de Pékin en mer de Chine méridionale dont le dernier incident en date, lundi, impliquant des navires chinois entrés en collision avec des bateaux philippins près d'un atoll, selon Manille.

"Toute attaque à l'encontre d'avions, de navires ou des forces armées des Philippines aura pour conséquence d'actionner notre partenariat de défense mutuelle", a mis en garde Joe Biden mercredi. Les Etats-Unis, pour qui la Chine représente leur principal défi stratégique à long terme, craignent les visées expansionnistes de Pékin.

En réponse, Washington met en avant le renforcement de ses alliances en Asie, avec l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et les îles du Pacifique. Pékin y voit une volonté d'"encerclement" de la Chine. "Non, on n'encercle pas la Chine", a affirmé Joe Biden, tout en ajoutant "qu'aucun pays ne doit unilatéralement changer les règles du jeu en matière d'espace aérien international ou maritime".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Nouveaux records de chaleur battus dans le centre des Etats-Unis

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Les températures sont montées jusqu'à 44,4 degrés dans plusieurs régions situées le long de la frontière sud entre la Californie et l'Arizona. (© KEYSTONE/AP/Gregory Bull)

Une vague de chaleur record qui frappe la moitié ouest des États-Unis s'est déplacée samedi en direction du centre du pays. Elle a apporté des températures inhabituellement élevées pour la saison dans des régions où il gelait encore il y a à peine une semaine.

Des dizaines de villes, de la Californie au Colorado, ont enregistré leurs températures les plus élevées jamais observées pour un mois de mars, selon le service météorologique national.

Samedi, parmi les régions ayant enregistré de nouveaux records de températures maximales pour un mois de mars figuraient Kansas City, dans le Missouri (centre), et North Platte, dans le Nebraska (centre), où la température a atteint 33,3 degrés Celsius.

Cette vague de chaleur inhabituelle a fait bondir les températures en quelques jours. Ainsi, à Chanute, petite ville du Kansas, quasiment au centre des Etats-Unis, les températures sont passées d'un record de froid de -10,5 degrés le 16 mars à un record de chaleur de 32,8 degrés à peine quatre jours plus tard.

44,4 degrés en Californie

Vendredi, la vague de chaleur avait fait grimper les températures jusqu'à 44,4 degrés dans plusieurs régions situées le long de la frontière sud entre la Californie et l'Arizona (sud-ouest), un record national américain pour le mois de mars.

Samedi, le service météorologique national a émis une alerte de chaleur extrême pour ces mêmes zones désertiques, ainsi qu'une alerte pour un risque élevé d'incendie de forêt pour une grande partie des États des plaines centrales, Nebraska, Kansas et Oklahoma.

Cette vague de chaleur record à laquelle sont exposés des millions d'Américains, avec des températures pouvant dépasser de 17 degrés les moyennes saisonnières, aurait été "quasi impossible à cette période de l'année dans un monde sans changement climatique", a établi un rapport du World Weather Attribution (WWA), un groupe de scientifiques internationaux étudiant les liens entre événements météorologiques extrêmes et changement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ormuz: Trump menace d'anéantir les centrales électriques de l'Iran

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Les Etats-Unis ont déployé deux porte-avions, dont l'USS Abraham Lincoln, et leur escorte dans le golfe Persique (archives). (© KEYSTONE/AP/Zachary Pearson)

Le président américain Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à l'Iran, menaçant d'anéantir les centrales électriques de l'Iran si la république islamique ne rouvre pas le détroit d'Ormuz au trafic maritime. Il a donné un délai de 48 heures à Téhéran.

"Si l'Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d'Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront ses différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE", a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social.

L'armée iranienne lui a répondu dimanche qu'elle viserait les infrastructures énergétiques et les usines de dessalement d'eau dans la région s'il mettait à exécution ses menaces.

"Si l'infrastructure pétrolière et énergétique de l'Iran est attaquée par l'ennemi, toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis et au régime de la région seront visées", a déclaré le porte-parole du commandement opérationnel de l'armée, dans un communiqué publié par l'agence Fars. Il n'a pas précisé à quel "régime" il faisait référence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Soudan: plus de 60 morts dans une attaque contre un centre de santé

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Près de trois ans de guerre au Soudan ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde" (archives). (© KEYSTONE/AP/MARWAN ALI)

Au moins 64 personnes ont été tuées au Soudan dans une attaque vendredi contre un établissement de santé au Darfour, a rapporté samedi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Treize enfants figurent parmi les victimes tuées.

"Cette fois, l'hôpital universitaire [de] la capitale du Darfour-Est, El-Daein, a été frappé, faisant au moins 64 morts, dont treize enfants, deux infirmières, un médecin et plusieurs patients", a déploré le directeur de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus sur le réseau social X.

Selon l'organisation, l'attaque a impliqué "des armes lourdes" et frappé un établissement de soins de santé secondaire, touchant également des fournitures et des stocks.

La guerre sans merci qui oppose au Soudan depuis 2023 d'anciens alliés s'est intensifiée ces derniers mois avec une multiplication des attaques meurtrières de drones sur des zones résidentielles peuplées, des écoles ou des hôpitaux.

L'immense région occidentale du Darfour est aujourd'hui en grande partie aux mains des paramilitaires, tandis que l'armée contrôle l'est, le centre et le nord du Soudan.

Pire crise humanitaire

"Assez de sang a été versé. Assez de souffrances ont été infligées. Il est temps de désamorcer le conflit au Soudan et de garantir la protection des civils, des soignants et des humanitaires", a plaidé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le bureau humanitaire de l'ONU au Soudan avait samedi déclaré être "consterné par l'attaque contre un hôpital au Darfour-Est hier, qui aurait tué des dizaines de personnes, dont des enfants, et fait davantage encore de blessés".

L'ONG Emergency Lawyers, un groupe indépendant qui documente le conflit soudanais opposant l'armée aux paramilitaires des forces de soutien rapide (FSR), a indiqué que l'attaque avait touché l'hôpital universitaire d'El-Daein.

El-Daein, la capitale de l'Etat du Darfour-Est contrôlée par les FSR, est régulièrement la cible de l'armée, qui tente d'éloigner les paramilitaires du corridor central du Soudan. Une frappe précédente en mars, sur le marché de la ville, a enflammé des barils de pétrole qui ont brûlé pendant des heures.

En dépit des condamnations répétées de l'ONU, les hôpitaux sont une cible régulière.

Près de trois ans de guerre au Soudan ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et ont déplacé plus de 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelles "réunions constructives" entre Américains et Ukrainiens

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Tandis que des négociateurs américains et ukrainiens se rencontrent en Floride, des recrues se reposent après des exercices sur un terrain d’entraînement dans la région de Zaporijjia. (© KEYSTONE/AP/Andriy Andriyenko)

Des négociateurs américains et ukrainiens ont tenu samedi en Floride des "réunions constructives" pour tenter de progresser vers la fin de la guerre en Ukraine. L’information a été communiquée par l’émissaire américain Steve Witkoff dans un message publié sur X.

"Aujourd'hui, en Floride, les délégations américaine et ukrainienne ont tenu des réunions constructives dans le cadre des efforts de médiation en cours. Les discussions ont porté sur la réduction et le règlement des points en suspens afin de se rapprocher d'un accord de paix global", a indiqué M. Witkoff, précisant que l'autre émissaire américain Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, avait également participé aux réunions.

"Nous saluons la poursuite des efforts visant à résoudre les questions en suspens, conscients de leur importance pour la stabilité mondiale", a poursuivi Steve Witkoff.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également évoqué de son côté ces réunions en cours: "Notre délégation est en Amérique au moment où je parle. Il y a déjà eu une rencontre aujourd'hui", a-t-il déclaré samedi dans son allocution quotidienne.

Poursuite des discussions dimanche

"Les délégations vont poursuivre leurs discussions demain. Le plus important est de comprendre dans quelle mesure la partie russe est prête à avancer avec une fin véritable de la guerre", a ajouté le président ukrainien.

Cette initiative diplomatique des États-Unis pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde guerre mondiale est au point mort depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes conjointes contre l'Iran fin février, guerre qui a gagné tout le Moyen-Orient.

Négociateurs américains et ukrainiens s'étaient entretenus pour la dernière fois en février à Genève.

En face de la délégation américaine, où Steve Witkoff et Jared Kushner étaient accompagnés de conseillers à la Maison Blanche et au département d'Etat, la délégation ukrainienne comprenait le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, et le bras droit de Volodymyr Zelensky, Kyrylo Boudanov, selon les médias ukrainiens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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