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International

L'OMS pense que l'épidémie d'Ebola a débuté "il y a plusieurs mois"

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus est très inquiet de la situation d'Ebola. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'épidémie actuelle d'Ebola a "probablement" démarré "il y a plusieurs mois", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La menace est considérée comme "élevée" aux niveaux régional et national mais "faible" au niveau mondial.

"Des investigations sont en cours" sur le début du virus, a affirmé mercredi à la presse une responsable des urgences sanitaires à l'OMS, Anaïs Legand. Mais étant donné la propagation, l'organisation estime que l'épidémie a probablement démarré "il y a plusieurs mois".

Plusieurs de ses collègues ont relevé la complexité de ces situations. Et le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a balayé mercredi les critiques la veille du secrétaire d'Etat américain. Marco Rubio avait accusé l'OMS, dont les Etats-Unis se considèrent désormais comme sortis, d'avoir "tardé" à identifier cette nouvelle épidémie.

"Dès que l'OMS a été informée", "un soutien a été apporté" aux autorités congolaises, a rétorqué Anaïs Legand. M. Tedros est allé plus loin en parlant d'un "manque de compréhension" de la manière dont le Règlement sanitaire international (RSI) fonctionne de la part de M. Rubio. L'OMS "ne remplace pas" les Etats membres mais les soutient, a-t-il insisté.

Contrairement aux Etats-Unis également, l'organisation ne recommande pas une interdiction de voyager pour les personnes qui se trouvent en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Seuls les contacts des personnes infectées doivent se restreindre.

Pas de vaccin avant des mois

Selon les derniers chiffres relayés par le directeur général, 139 décès sont suspectés être liés à Ebola et parmi près de 600 cas suspects ont été observés. "Nous nous attendons à ce que ce chiffre continue d'augmenter", estime M. Tedros.

En République démocratique du Congo (RDC), 51 cas sont confirmés. "Nous savons que la dimension de l'épidémie est bien plus importante". Deux ont également été observés en Ouganda. Et un travailleur de santé américain a également été infecté.

Le premier chantier "absolu" est d'identifier toutes les chaînes de propagation, selon le chef des urgences à l'OMS, Chikwe Ihekweazu. Cette approche permettra ensuite d'évaluer la dimension réelle de l'épidémie qui devrait durer plusieurs mois au moins.

Mardi soir, un comité d'urgence a validé le choix de M. Tedros de considérer cet épisode comme une urgence sanitaire de portée internationale, deuxième niveau le plus élevé après l'urgence pandémique. En l'absence d'un vaccin pour la souche Bundibugyo, l'urgence est de faire des essais cliniques des principaux candidats.

Il faudra plusieurs mois avant de pouvoir le faire. De même, il faut établir les "bonnes plateformes" pour pouvoir avoir des tests PCR qui identifieraient rapidement la souche dans les communautés, selon Mme Legand.

Pas de problème d'accès à l'épicentre

M. Tedros est très inquiet de la vitesse de propagation, de la présence de cas en zone urbaine ou encore de l'augmentation récente des violences dans l'est de la RDC. Plus de 100'000 personnes ont été déplacées ces deux derniers mois en raison des affrontements entre le M23 et l'armée congolaise.

Le Prix Nobel de la Paix congolais Denis Mukwege a appelé les rebelles à ouvrir l'aéroport de Goma, grande ville du Nord-Kivu, qu'ils contrôlent. "L'épicentre est en Ituri" et "nous n'avons pas de problème d'accès" à Bunia pour le moment, se contente d'affirmer le directeur général face à cette question très politique.

Et une autre responsable fait remarquer que l'OMS n'a jamais quitté Goma depuis l'offensive du M23 début 2025 pour contrôler Goma. L'organisation est présente dans les régions affectées et ne prévoit pas pour le moment l'envoi d'équipes internationales de réponse rapide.

"Nous allons augmenter" le dispositif dans les prochains jours, a aussi dit Dr Chikwe. "Nous travaillerons avec les communautés locales, identifiant les manques qu'elles ont, avant de faire voler des renforts pour les sauver", selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

Sa partenaire de double blessée, Serena Williams abandonne

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Le retour de Serena Williams à Londres n'aura duré que le temps d'une rencontre en double. (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

Le parcours au Queen's de Serena Williams s'est arrêté net après un seul match. Sa partenaire de double Victoria Mboko a déclaré forfait jeudi pour blessure.

Contrainte à l'abandon pour un problème au genou gauche mercredi au premier tour du simple, Mboko a officialisé son forfait jeudi matin. Au premier tour du double, la paire américano-canadienne Williams-Mboko avait défait Nicole Melichar-Martinez/Erin Routliffe 7-6 6-2.

Il s'agissait du premier match sur le circuit professionnel de Serena Williams (44 ans), la championne aux 23 titres du Grand Chelem de retour sur les courts cette semaine, depuis septembre 2022. Son association avec la neuvième mondiale, âgée de 19 ans, avait parfaitement fonctionné.

Williams, qui s'est donné du temps avant de décider de revenir ou non en simple, devrait rejouer dès la semaine prochaine à Berlin. Le nom de sa partenaire en Allemagne n'a pas encore été dévoilé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Canaries: le pape interpelle le monde sur le sort des migrants

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Le pape Léon XIV salue en arrivant à la base aérienne de Gran Canaria Gando jeudi. (© KEYSTONE/AP/Alessandra Tarantino)

Arrivé jeudi sur l'archipel espagnol des Canaries, Léon XIV doit rencontrer des migrants sur l'île de Grande Canarie, où beaucoup sont arrivés après une périlleuse traversée dans l'Atlantique, pour un hommage en forme de message politique adressé au monde entier.

Le pape réalise ainsi le souhait de son prédécesseur François, mort il y a un an sans avoir pu effectuer ce voyage dans l'archipel des Canaries, situé au large des côtes du nord-ouest de l'Afrique, où plus de 46'000 personnes sont arrivées en 2024, une année record, en bravant la mer à bord d'embarcations de fortune.

"Cette visite est très importante pour nous en ce moment si critique, et nous voyons aussi l'Église catholique à travers le travail fondamental qu'elle accomplit auprès des immigrés", a déclaré à l'AFP Mohamed Amjahdi, 37 ans, représentant de la Commission islamique d'Espagne, lui-même arrivé adolescent aux Canaries sur une embarcation de fortune.

Kaddijatou Jattaa, une Gambienne de 16 ans arrivée depuis le Sénégal en novembre, se dit pour sa part "reconnaissante" en attendant de voir Léon XIV: sur l'archipel, "ils prennent soin de nous. On ne manque de rien", assure-t-elle en anglais.

L'adolescente dit vouloir "apprendre" l'espagnol et "avoir (ses) propres papiers" pour ensuite "commencer à travailler pour pouvoir aider (sa) famille", qu'elle a dû laisser dans son pays natal.

Au port d'Aguineguín, le pape, accueilli sur la base militaire de l'aéroport de Grande Canarie par le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, écoutera en milieu de journée le témoignage de migrants avant de prononcer un discours puis de déposer une offrande florale en mer en hommage aux migrants morts au cours de cette traversée dangereuse.

"Quai de l'intégration"

L'an dernier, près de 1200 migrants sont morts ou ont disparu sur la route vers ces îles espagnoles, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Le pape François nous a écrit une lettre dans laquelle il nous disait deux choses. La première était son désir de venir encourager et accompagner le peuple des Canaries et l'Église des Canaries dans la réponse qu'ils apportaient à la migration", se rappelle pour l'AFP José Mazuelos, évêque du diocèse des Canaries.

L'autre message du pape, a ajouté José Mazuelos, était sa volonté de "braquer un faisceau de lumière sur la question et la réalité de la migration".

Pour tout cela, "le port d'Arguineguín, que l'on a appelé +le quai de la honte+, parce que plus de 3000 personnes arrivées en même temps y ont été entassées pendant la pandémie de Covid-19, était un lieu emblématique", conclut l'évêque.

La présence du pape sur place vise à "changer cette image de quai de la honte, qui a été la conséquence d'une mauvaise gestion du système d'accueil humanitaire, pour en faire le quai de l'intégration", espère pour sa part Caya Suárez, secrétaire générale de Cáritas des Canaries.

"Réponse solidaire et efficace"

La question de l'accueil des migrants est chère à Léon XIV, qui a déjà abordé ce sujet lundi lors de son discours devant le Congrès des députés espagnol, à un moment où les politiques migratoires se durcissent dans de nombreux pays et où l'Espagne fait justement figure d'exception avec des mesures beaucoup plus libérales.

"Il est indispensable d'apporter une réponse coordonnée, solidaire et efficace, capable de garantir protection, accueil et réelles opportunités d'intégration" aux migrants, a-t-il plaidé, appelant à des efforts internationaux.

Avant Grande Canarie, Léon XIV s'est rendu à Madrid et Barcelone au cours de son voyage en Espagne entamé samedi dernier. Cette visite s'achèvera vendredi sur une autre île de l'archipel des Canaries, Tenerife, où il se rendra également dans un centre pour migrants avant une dernière messe en plein air sur le port de Santa Cruz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Fondation Opale: exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray

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L'exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray à la Fondation Opale à Lens (VS) est visible jusqu'au 8 novembre (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La nouvelle exposition de la Fondation Opale basée à Lens (VS) est consacrée à l'artiste Anmatyerre Emily Kam Kngwarray, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. L'artiste australienne a été l'une des figures les plus marquantes de l'art contemporain du XXe siècle.

Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition monographique, visible du 14 juin au 8 novembre, réunit plus de 80 ½uvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe, précise la Fondation Opale dans un communiqué.

Originaire de la région de Sandover, situé dans le Territoire du Nord, Emily Kam Kngwarray (1914-1996) découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile.

Un lien profond et intime

Ses premières ½uvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions de lignes et une palette élargie.

Au c½ur de son travail se trouve Alhalker, son pays ancestral: une entité vivante, indissociable de ceux qui l’habitent, à laquelle elle est liée de manière profonde et intime.

Trois mille oeuvres en huit ans

L'artiste dépeint également les éléments constitutifs de son territoire et de sa culture, notamment les chants et cérémonies des femmes (awely), l’igname ou l’igname-crayon (anwerlarr, arlatyey) et ses graines (kam), ainsi que l’émeu (ankerr). Entre 1988 et 1996, au cours d’une période de création aussi brève (huit ans) qu’exceptionnellement prolifique, Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 ½uvres. En quelques années, elle développe un langage pictural particulièrement riche et s’impose comme l’une des figures artistiques du XXe siècle. "Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son ½uvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain", estime la Fondation.

En parallèle à l'exposition proprement dite, la Fondation Opale consacre un accrochage à la création artistique de la communauté d’Utopia et de ses territoires associés. Les ½uvres présentées célèbrent cette région à travers des vues topographiques, des scènes cérémonielles et des récits liés au rêve portés par les artistes Anmatyerres et Alyawarr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Mercedes-Benz signe un partenariat dans la défense anti-drones

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Le Chancelier allemand Friedrich Merz à droite et le CEO de Tytan Technologies Balazs Nagy tiennent un drone Tytan lors de l'ouverture du salon ILA Berlin Air Show 2026 à Schoenefeld en Allemagne (archives). (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

Le géant automobile Mercedes-Benz et la start-up allemande de défense Tytan vont développer ensemble des systèmes de défense antidrones basés sur des véhicules, dans un contexte de réarmement européen, ont-ils annoncé jeudi.

Selon un communiqué, Mercedes-Benz et l'entreprise technologique munichoise Tytan Technologies "ont signé un protocole d'accord sur une coopération future" à l'occasion du salon international de l'aéronautique ILA qui a démarré mercredi à Berlin.

Objectif: développer des plateformes de lutte antidrones et des systèmes de défense mobile pour renforcer "l'architecture de sécurité européenne".

Selon le communiqué de Tytan, les systèmes développés dans le cadre du partenariat seront montés sur le SUV tout-terrain de Mercedes, la "Classe G", ainsi que le fourgon "Sprinter".

La start-up créée à Munich en 2023 apportera elle son expertise dans la production de systèmes antidrones.

L'Allemagne et d'autres pays européens ont été confrontés ces dernières années à une multiplication des survols de drones non identifiés, parfois au-dessus d'infrastructures sensibles comme des installations militaires, des centrales électriques, des ports et des aéroports.

Dans un entretien accordé en mai au Wall Street Journal, le président du directoire de Mercedes-Benz, Ola Källenius, avait assuré que le groupe était "prêt à jouer un rôle" dans la défense pour renforcer les capacités de l'Europe.

Citée dans le communiqué, la ministre allemande de l'Economie Katherina Reiche a estimé que le partenariat permettrait de "mieux protéger nos infrastructures critiques" et de "renforcer durablement la souveraineté technologique de l'Allemagne".

Un premier prototype de réseau de systèmes a été présenté lors de l'ILA 2026 et l'accord vise à explorer "un développement ultérieur" et une "mise à l'échelle industrielle" dans un délai qui n'a pas été précisé.

Le cofondateur et directeur général de Tytan, Balázs Nagy, a simplement assuré que l'objectif était de créer une architecture de défense aérienne capable de répondre aux menaces actuelles "dès aujourd'hui".

Jeudi, l'avionneur européen Airbus a également signé un protocole d'accord dans les systèmes antidrones avec la jeune pousse française Alta Ares.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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