International
Prigojine menace de quitter Bakhmout, faute de munitions
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Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner a menacé vendredi de retirer la semaine prochaine ses troupes de la ville de Bakhmout, l'épicentre des combats dans l'est de l'Ukraine. Il accuse l'état-major russe de le priver de munitions.
Laissant exploser sa colère dans plusieurs vidéos d'une rare virulence, l'homme d'affaires Evguéni Prigojine a aussi mis en cause le haut commandement pour les "dizaines de milliers" de Russes tués et blessés en Ukraine.
Un retrait de Wagner de Bakhmout, où cette organisation est en première ligne, laisserait l'armée russe en délicate posture, au moment où les Ukrainiens disent achever leurs préparatifs avant une grande offensive présentée comme imminente.
Evacuations
Signe qu'elles anticipent un prochain embrasement du front, les autorités installées par la Russie dans des zones qu'elle occupe dans le sud ont annoncé vendredi l'évacuation partielle de 18 localités sous leur contrôle.
Le chef de Wagner accuse depuis des mois l'état-major russe de ne pas fournir suffisamment de munitions à ses hommes pour les priver d'une victoire à Bakhmout qui ferait de l'ombre à l'armée régulière, laquelle a essuyé des revers l'an dernier.
Mais, dans trois vidéos diffusées vendredi par son service de presse, les attaques de M. Prigojine atteignent un niveau sans précédent, exposant les vives tensions qui existent au sein des forces de Moscou.
"Le 10 mai 2023, nous devrons transférer nos positions à Bakhmout aux unités du ministère de la Défense et retirer les éléments de Wagner vers l'arrière pour panser nos plaies", y déclare-t-il.
M. Prigojine motive cette décision par son refus de laisser "(ses) gars, sans munitions, subir des pertes inutiles et injustifiées".
Si ces déclarations prennent la forme d'une annonce, il pourrait en fait s'agir d'un ultimatum : le patron de Wagner est coutumier des déclarations à chaud et il lui arrive de faire machine arrière.
"Dizaine de milliers"
Dans une des vidéos, il accuse nommément le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et le chef de l'état-major Valéri Guérassimov d'être responsables de "dizaines de milliers de tués et de blessés" en Ukraine.
"Ils porteront la responsabilité de dizaines de milliers de tués et de blessés devant leurs mères et leurs enfants", lâche-t-il.
La charge contre l'état-major avait débuté avec une première vidéo macabre mise en ligne dans la nuit de jeudi à vendredi, dans laquelle on voit M. Prigojine déambuler parmi des dizaines de cadavres alignés sur le sol.
"Ces gars sont de Wagner. Ils sont morts aujourd'hui, leur sang est encore chaud (...) Ils sont morts pour que vous puissiez vous engraisser dans vos bureaux !", s'exclame-t-il, le visage déformé par la rage.
"Vous vous asseyez dans vos clubs hors de prix et vos enfants profitent de la vie, font des vidéos sur YouTube !", poursuit-il en lançant des insultes. "Choïgou ! Guérassimov ! Où sont mes putains d'obus ?!", tonne M. Prigojine.
Interrogé par la presse sur ces tensions, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu avoir "vu les déclarations" du chef de Wagner mais a refusé de les commenter.
De son côté, le ministère russe de la Défense a fait comme si de rien n'était dans son bulletin quotidien, évoquant laconiquement les "offensives" des hommes de ce groupe paramilitaire à Bakhmout, "appuyés" par "les unités aéroportées" de l'armée régulière.
Tandis que les tensions éclatent au grand jour, sur le terrain, les combats se poursuivent en effet.
Selon la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar, la Russie espère conquérir Bakhmout d'ici à mardi, le jour où elle célèbre en grande pompe la victoire sur l'Allemagne nazie dans une grande fête d'exaltation patriotique.
Mme Maliar pense que la nouvelle tactique de Moscou consiste à "retirer des hommes de Wagner" pour les "remplacer par des unités d'assaut de parachutistes" de l'armée.
Quoiqu'il en soit, ces désaccords ressurgissent au moment où Kiev affirme se préparer à tenter de manière imminente de reconquérir les territoires occupés.
Face à "la hausse (du nombre) des bombardements" ukrainiens, les autorités installées par la Russie dans les zones qu'elle occupe dans la région méridionale de Zaporijjia ont annoncé l'évacuation de 70.000 personnes de 18 localités.
Les analystes citent Zaporijjia comme un théâtre probable de la grande offensive annoncée depuis des semaines par Kiev.
"Capacité à mentir"
A plusieurs milliers de kilomètres du champ de bataille, au cours d'un déplacement en Inde, le chef de la diplomatie russe a une nouvelle fois accusé les Etats-Unis d'être liés à une attaque présumée de drones ukrainiens contre le Kremlin que Moscou assure avoir déjouée mercredi.
"La capacité de nos amis ukrainiens et occidentaux à mentir est très bien connue", a en effet dit Sergueï Lavrov, balayant les démentis de Kiev et de Washington.
Cette attaque présumée de drones devrait figurer au menu d'une réunion du Conseil de sécurité russe que Vladimir Poutine doit présider vendredi.
D'autant qu'elle s'inscrit dans un contexte inquiétant pour Moscou de multiplication des attaques de ce genre : vendredi, un nouvel incendie s'est déclaré dans une raffinerie de pétrole visée par un drone dans une région proche de l'Ukraine, selon les secours cités par l'agence de presse TASS.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route
La première séance de négociations Iran-Etats-Unis au Bürgenstock s'est terminée peu après 3h00 du matin. Les discussions "techniques" entre les deux pays se poursuivront jusqu'à la fin de la semaine dans le complexe hôtelier nidwaldien.
Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques".
L'Iran et les Etats-Unis sont convenus de créer une "cellule de gestion des conflits" pour mettre fin aux affrontements au Liban. Les deux pays se sont accordés sur une "ligne de communication" pour sécuriser le transit dans le détroit stratégique d'Ormuz, ont également annoncé lundi les médiateurs.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Sydney: saisie record de 2,7 tonnes de cocaïne enterrées
La police australienne a saisi une quantité record de 2,7 tonnes de cocaïne, dissimulée dans des bacs en plastique enterrés dans la banlieue de Sydney, ont déclaré lundi des enquêteurs.
La cocaïne a été découverte vendredi dans des bacs en plastique enfouis dans des bunkers souterrains à l'arrière d'une propriété de Londonderry, dans le nord-ouest de la banlieue de Sydney, a précisé la police.
Il s'agit de la plus importante saisie de cocaïne de l'histoire de l'Australie, a indiqué dans un communiqué une unité conjointe chargée de la lutte contre le crime organisé.
"L'enquête sur l'origine de la drogue se poursuit, et nous travaillerons avec nos partenaires des forces de l'ordre, tant au niveau international que national, pour identifier les réseaux criminels", a déclaré Stephen Jay, commandant de la police fédérale australienne.
Selon les accusations de la police, un groupe basé à Sydney aurait organisé le déchargement de la cocaïne par un navire étranger dans le nord du Queensland, avant de la transporter vers Sydney en vue de sa distribution.
Les forces de l'ordre ont arrêté deux hommes âgés de 21 et 25 ans qui auraient tenté de prendre la fuite. Ils ont été inculpés pour possession d'une quantité commerciale de drogue importée illégalement, une infraction passible d'emprisonnement à perpétuité.
Six autres personnes présumées impliquées avaient déjà été arrêtées et inculpées d'infractions liées à la possession de stupéfiants, a précisé la police.
Les décès liés à la cocaïne en Australie ont bondi de 28% à 141 morts en 2024, selon un rapport annuel publié ce mois-ci par l'Institut Penington, qui mène des recherches sur la consommation de drogues.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Le Cap-Vert tient tête à l'Uruguay et marque ses premiers buts
Le Cap-Vert a écrit une nouvelle page de son histoire en Coupe du monde dimanche à Miami. Il a marqué ses premiers buts en tenant tête (2-2) à l'Uruguay qui réalise une nouvelle contre-performance.
La 64e nation au classement FIFA, héroïque dans ce match, a ouvert le score par Kevin Pina (21e) et égalisé par Hélios Varela (61e) alors que Maxi Araujo (44e) et Agustin Canobbio (45e+6) avaient marqué pour la Celeste. L'Uruguay, deuxième du groupe H à égalité avec son adversaire du jour, devra absolument éviter la défaite face à l'Espagne, favorite de la poule, pour espérer voir les 16es de finale.
Un rêve de qualification que le Cap-Vert réalisera à coup sûr s'il remporte son dernier match de groupe vendredi prochain à Houston face à la faible Arabie saoudite.
Araujo, buteur et passeur
Dominateurs à l'entame du match, les Urugayens ont été surpris sur un coup franc lointain du milieu cap-verdien Kevin Pina, qui est allé se loger dans le filet du gardien uruguayen Fernando Muslera (21e).
Les joueurs de Marcelo Bielsa ont resserré le jeu et Maxi Araujo, déjà buteur contre les Saoudiens (1-1), a égalisé de la tête à la 44e. Agustin Canobbio a inscrit le 2-1 en toute fin de première période en battant le portier des Requins bleus Vozinha grâce à une passe de la tête d'Araujo (45e+6).
Mais sur une erreur du défenseur Mathias Olivera, Hélio Varela a chipé le ballon à Muslera et marqué dans le but vide à la 61e. Piqué au vif, l'Uruguay a repris le contrôle face à des Cap-Verdiens héroïques en défense, sans parvenir à retrouver le chemin des filets.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Colombie: le candidat de la droite dure remporte la présidentielle
L'avocat antisystème soutenu par les Etats-Unis, Abelardo de la Espriella, a remporté le second tour de l'élection présidentielle en Colombie dimanche, faisant basculer très à droite un pays frappé par le violence des groupes armés.
L'homme d'affaires, novice en politique, a battu de peu le sénateur de gauche Ivan Cepeda, allié du président sortant Gustavo Petro.
Les résultats préliminaires officiels le donnent gagnant avec 49,7% des voix, devant Ivan Cepeda (48,7%).
Le président élu prendra ses fonctions le 7 août, pour un mandat de quatre ans.
Quelque 41 millions d'électeurs étaient appelés à se rendre aux urnes pour ce scrutin décisif face à la résurgence de la violence dans un pays plongé dans un conflit armée interne depuis plus de six décennies.
Sur X, Abelardo de la Espriella a célébré une victoire qui "nous remplit de gratitude, mais aussi d'un immense sens des responsabilités". "Aujourd'hui commence une nouvelle étape pour notre pays", a-t-il affirmé.
Celui qui promet de resserrer les liens entre Bogota et Washington a assuré que le président américain Donald Trump lui avait renouvelé son "soutien".
La Colombie devient le dernier pays latino-américain en date à passer à droite après l'Argentine, le Chili ou l'Equateur.
Maillot jaune
Les partisans du millionnaire de 47 ans sont descendus dans les rues de plusieurs villes de Colombie, avec sur le dos le maillot jaune de l'équipe nationale de football qu'il avait adopté lors de ses meetings de campagne.
Ils agitaient des drapeaux, faisaient retentir des klaxons et exprimaient l'espoir que celui qu'ils surnomment "le Tigre" apporte la sécurité après une campagne marquée par des attentats à la bombe de la guérilla et l'assassinat d'un prétendant à la présidence.
Devant ses partisans réunis à Bogota, Ivan Cepeda a assuré qu'il n'accepterait pas la défaite avant le dépouillement final, lequel devrait prendre plusieurs jours, et qu'il contesterait les résultats de 33'000 bureaux de vote.
"Une fois (...) que les vérifications correspondantes auront été effectuées, nous reconnaîtrons le résultat officiel", a assuré le philosophe et défenseur des droits de l'Homme de 63 ans.
Abelardo de la Espriella a connu une ascension fulgurante avec un discours virulent contre les guérillas et la gauche, au pouvoir pour la première fois de l'histoire de la Colombie avec le président Petro.
Face à lui, le sénateur Cepeda était soutenu notamment parmi les classes populaires reconnaissantes pour la réduction de la pauvreté et les salaires plus élevés sous Petro, dans l'un des pays les plus inégalitaires au monde.
"Prospérité et sécurité"
La victoire du candidat de la droite dure "trace une voie de prospérité et de sécurité pour le pays", a réagi Samuel Gomez, directeur de collège de 39 ans, à Barranquilla (nord).
L'avocat millionnaire incarne le rejet de la figure de Gustavo Petro, que la Constitution empêche de briguer un second mandat, et une ligne dure face au crime organisé dans un pays qui est le premier producteur de cocaïne au monde.
Raul Vasquez, un ingénieur de 41 ans, espère que sa présidence permettra de "relancer l'économie, créer des emplois". Il attend beaucoup également sur le plan de la sécurité.
Ivan Cepeda est l'un des artisans de la stratégie de Gustavo Petro visant à négocier la paix avec les organisations criminelles (guérillas, paramilitaires, cartels) impliqués dans le narcotrafic, avec de maigres résultats. Il promettait d'approfondir les réformes sociales.
L'un de ses partisans, Santiago Galindo, employé de banque à Bogota, s'est dit après les résultats "très nerveux" face à ce que le président élu de droite pourrait faire.
Des experts avertissent que ses promesses d'offensive militaire pourraient plonger le pays dans une nouvelle spirale de violence.
Société divisée
Admirateur des présidents salvadorien Nayib Bukele, argentin Javier Milei et américain Donald Trump, l'homme d'affaires a promis de faire construire des méga-prisons où les détenus seraient nourris "de pain et d'eau", de bombarder les camps de narcotrafiquants avec le soutien des Etats-Unis et d'Israël et de réduire de 40% l'appareil d'Etat.
Après une campagne ayant montré une forte polarisation de l'opinion, le futur président devra "reconnaître que la moitié du pays n'est pas d'accord avec lui et (...) dialoguer pour que la patrie puisse s'unir", estime Giovanna Pinzon, une psychologue de 46 ans dans la capitale.
D'autant qu'il n'aura pas les mains totalement libres pour gouverner, faute de majorité au Parlement.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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