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Chassé-croisé de pro et anti-Abe en marge de ses funérailles

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De nombreuses personnes sont venues rendre un dernier hommage à l'ancien Premier ministre tué par balle en juillet. (© KEYSTONE/AP/Nicolas Datiche)

"Bienfaiteur" du Japon pour les uns, "fasciste" pour les autres: partisans et détracteurs de l'ancien Premier ministre assassiné Shinzo Abe ont étalé leurs divisions mardi à Tokyo en marge de ses funérailles nationales qui étaient censées être un moment d'union.

Des milliers de Japonais ordinaires et de tous âges ont afflué tôt mardi matin aux abords du Nippon Budokan, haut lieu de compétitions d'arts martiaux, de concerts et de cérémonies officielles en plein coeur de la capitale où les funérailles nationales étaient organisées.

Calmement, les uns après les autres, ils ont déposé des gerbes de fleurs et se sont brièvement recueillis devant un portrait d'Abe installé sous une tente dressée pour l'occasion près du Budokan.

"Détermination sans faille"

"Je ne crois pas que le Japon aura un jour un meilleur leader" que lui, a déclaré à l'AFP Yoshiko Yokota, 48 ans, se souvenant avec émotion de sa rencontre avec Abe dans un restaurant où elle assurait le service: "bien que je ne sois qu'une personne ordinaire, Abe m'a regardée dans les yeux et m'a dit +merci+".

"Avant Abe, le Japon a souffert pendant des années d'indécision politique" a estimé Tomoya Kagawa, un ouvrier du BTP âgé de 37 ans venu de la grande banlieue de Tokyo pour rendre hommage à l'ancien Premier ministre, dont il appréciait précisément la "détermination sans faille".

"Il a apporté de grandes contributions au Japon", a-t-il ajouté, citant la conclusion d'accords de libre-échange et le renforcement de l'alliance avec les Etats-Unis.

Bilan controversé

Shinzo Abe a battu le record de longévité d'un Premier ministre au Japon (plus de huit ans et demi étalés entre 2006-2007 et 2012-2020).

Il s'était fait connaître à l'étranger par sa politique de relance budgétaire et monétaire massive surnommée les "Abenomics" - dont les résultats sont toutefois mitigés - et par une intense activité diplomatique.

Mais au Japon, il était aussi haï par beaucoup pour son discours nationaliste, sa volonté de réviser la Constitution pacifiste et de nombreuses affaires de clientélisme impliquant son entourage.

Loin de faire de lui un martyr, son assassinat le 8 juillet dernier en plein meeting électoral à Nara (Ouest du Japon) a encore davantage terni son image auprès de ses détracteurs.

Car son assassin présumé ciblait à travers lui l'Eglise de l'Unification, surnommée la "secte Moon", une organisation religieuse controversée qui cultivait des liens avec de nombreux élus du Parti libéral-démocrate au pouvoir (PLD, droite), dont Abe a longtemps été le président.

Environ 60% des Japonais interrogés lors de derniers sondages étaient contre ces funérailles nationales, devenues rarissimes au Japon pour d'anciens responsables politiques depuis l'après-guerre.

L'opposition parlementaire a critiqué un choix unilatéral du Premier ministre actuel Fumio Kishida, dont Abe était le mentor, d'autres ont aussi été irrités par la facture salée de la cérémonie (l'équivalent de 12 millions d'euros).

"Restaurez la démocratie!"

"Ne pleurons jamais ce fasciste d'Abe", pouvait-on ainsi lire mardi sur la pancarte d'un opposant à la cérémonie qui a rassemblé au Budokan quelque 4300 participants, dont 700 dignitaires étrangers du monde entier.

Quelques milliers de personnes ont manifesté devant le Parlement japonais pendant que les funérailles nationales se tenaient quelques kilomètres plus loin.

"Je trouve simplement que c'est impardonnable que tant d'argent du contribuable soit dépensé" pour cela, s'est indignée Kanako Harada, une réalisatrice indépendante âgée de 37 ans.

"Je m'oppose aux funérailles nationales parce que le gouvernement les a imposées sans écouter les gens" et donc sans respecter la Constitution, a déclaré à l'AFP Toshiro Inoue, 71 ans, venu de Yokohama (au sud-ouest de Tokyo) pour participer à la manifestation.

Les diverses affaires politico-financières autour d'Abe et du PLD sous sa présidence ont aussi "normalisé le fait pour un responsable politique de mentir avec impunité", a également estimé M. Inoue.

Alors qu'une minute de silence était observée au Budokan, les protestataires ont crié à l'unisson: "ne nous imposez pas le silence! Annulez les funérailles nationales! Restaurez la démocratie!"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Affaire Epstein: "beaucoup de questions" à poser à Bill Clinton

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Le nom de Bill Clinton apparaît à de multiples reprises dans le dossier Epstein, sans qu'aucun fait répréhensible ne lui ait jamais été imputé (archives). (© KEYSTONE/AP/Brynn Anderson)

Le président républicain de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Epstein a affirmé vendredi avoir "beaucoup de questions" à poser à l'ex-président Bill Clinton. Les démocrates estiment quant à eux que ce n'est "pas le bon président" qui est interrogé.

"Il nous a fallu sept mois pour faire venir les Clinton. Mais nous les avons enfin et nous avons hâte de leur poser de nombreuses questions", a déclaré James Comer à la presse avant l'audition, au lendemain d'une première audition d'Hillary Clinton.

Un membre démocrate de la commission d'enquête parlementaire, Suhas Subramanyam, a estimé quant à lui ce n'était "pas le bon président" qui allait être interrogé, une manière de répéter l'appel à entendre Donald Trump.

"C'est le président Trump qui n'a pas publié 2,5 millions de documents. C'est le président Trump qui bloque notre enquête. C'est le président Trump qui veut étouffer cette affaire", a déclaré l'élu démocrate.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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OpenAI lève 110 milliards de dollars, valorisation de 730 milliards

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OpenAI a annoncé une levée de fonds record de 110 milliards de dollars. (archive) (© KEYSTONE/AP/MICHAEL DWYER)

La start-up américaine d'intelligence artificielle (IA) générative OpenAI a annoncé vendredi une levée de fonds record de 110 milliards de dollars auprès de trois géants technologiques, sur la base d'une valorisation totale de 730 milliards.

Le géant américain Amazon va investir 50 milliards de dollars dans le créateur de ChatGPT, tandis que le spécialiste américain des puces Nvidia et le groupe japonais SoftBank apportent chacun 30 milliards.

Acteur majeur du commerce en ligne mais aussi premier fournisseur mondial de services d'informatique à distance ("cloud"), Amazon va d'abord débloquer une première tranche de 15 milliards de dollars, le solde devant être versé dans quelques mois "une fois certaines conditions remplies".

OpenAI a indiqué qu'il avait d'ores et déjà prévu d'accueillir de nouveaux investissements pour compléter cette levée de fonds.

La valorisation ayant été calculée avant l'injection des fonds, cela signifie que le groupe vaudra 840 milliards une fois l'opération finalisée.

"Nous repoussons les limites en matière d'infrastructures, de recherche et de produits pour parvenir à une IA plus puissante, fiable et utile", a déclaré le patron d'OpenAI, Sam Altman, cité dans le communiqué.

Le groupe de San Francisco revendique plus de 900 millions d'utilisateurs hebdomadaires de l'agent conversationnel d'IA ChatGPT, ce qui en fait, de très loin, l'application à la croissance la plus rapide jamais enregistrée.

OpenAI entend maintenir le rythme et investir massivement dans de nouvelles capacités informatiques pour développer de nouveaux modèles d'IA et faire tourner sa gamme existante.

Actuellement, son chiffre d'affaires, qui a atteint 13 milliards de dollars en 2025, est sensiblement inférieur à ses dépenses, ce qui implique de consommer pas moins de 218 milliards de trésorerie d'ici 2029.

100 milliards pour Amazon

La transaction conclue avec Amazon permet à OpenAI de diversifier ses partenariats, lui qui était historiquement lié à Microsoft.

Ce dernier s'était rapproché de la start-up dès 2016 avec un premier accord portant sur l'octroi de capacités informatiques pour développer ses modèles d'IA.

Depuis 2019, le groupe de Redmond (Etat du Washington) a régulièrement investi au capital d'OpenAI, pour un total supérieur à 13 milliards de dollars.

"Rien de ce qui est annoncé aujourd'hui ne modifie les termes de la relation entre Microsoft et OpenAI", a assuré ce dernier, dans un communiqué séparé.

Mais Amazon ne fait pas qu'investir au capital de l'entreprise californienne. Dans le cadre du contrat, OpenAI s'est engagé à louer pour 100 milliards de dollars de capacités de traitement supplémentaires auprès d'Amazon Web Services (AWS), filiale de "cloud" du groupe de Seattle, sur une période de huit ans.

Cet engagement se superpose à un premier engagement de 38 milliards de dollars annoncé en novembre.

OpenAI va notamment utiliser les processeurs maison d'AWS, appelés Trainium, développés en interne par Amazon et qui constituent une optin alternative aux puces de l'incontournable Nvidia, mais aussi de son concurrent AMD.

"Nous restons impressionnés par ce qu'OpenAI est en train de bâtir", a commenté le directeur général d'Amazon, Andy Jassy, cité dans le communiqué.

"Nous sommes ravis qu'ils aient choisi de monter en puissance avec nos processeurs IA (Trainium)", a-t-il ajouté, "mais aussi de l'opportunité d'investir dans l'entreprise et dans ce partenariat de long terme."

Cette union entre Amazon et OpenAI s'inscrit dans la droite ligne d'autres rapprochements qui font craindre à certains investisseurs que les grands acteurs du secteur soient trop interconnectés, avec un risque de séisme en cas de ralentissement de la demande d'IA.

Après ce nouveau tour de table, OpenAI affichera une valorisation plus que doublée par rapport à sa dernière levée de fonds, en mars 2025, qui le situait à 300 milliards de dollars.

En un an, le milieu de l'intelligence artificielle a enregistré les trois plus importants appels aux investisseurs de l'histoire, hors marché boursier.

OpenAI a ramassé 40 milliards au printemps 2025, puis 110 annoncés vendredi, tandis que son rival Anthropic a lui reçu 30 milliards en février 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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La Nasa annonce une refonte de son programme lunaire Artémis

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Pour tenir son objectif, la Nasa va "ajouter des missions" entre le vol Artémis 2 prévu pour ce printemps et un retour sur la surface lunaire (archives). (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

La Nasa a annoncé vendredi une large refonte de son programme lunaire Artémis, qui a subi de multiples retards ces dernières années. Elle entend ainsi assurer un retour des Américains sur la surface lunaire en 2028, comme prévu.

Pour tenir cette échéance, la Nasa va "ajouter des missions" entre le vol Artémis 2 prévu pour ce printemps et un retour sur la surface lunaire, a déclaré le patron de la Nasa Jared Isaacman lors d'une conférence de presse.

La mission Artémis 3 ne comprendra ainsi désormais plus d'alunissage et cette étape cruciale sera tentée plus tard, lors de deux missions en 2028, a-t-il précisé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Israël: sursis aux ONG humanitaires menacées de devoir quitter Gaza

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Médecins sans frontières (MSF) fait partie des 37 organisations dont le gouvernement israélien refuse de renouveler la licence d'opérer (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

La Cour suprême israélienne a accordé vendredi un sursis aux ONG humanitaires étrangères menacées de devoir quitter la bande de Gaza et la Cisjordanie ce week-end après avoir refusé de se plier aux exigences du gouvernement israélien pour leur permettre de rester.

Sans se prononcer sur le fond du différend entre ces ONG et l'Etat israélien, la Cour a rendu un arrêt gelant l'entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions, prévue à compter du 1er mars.

La Cour avait été saisie cette semaine par un consortium représentant plusieurs de ces ONG qui lui demandait de suspendre en référé l'application de cette mesure dans l'attente d'un examen judiciaire complet.

"Nous attendons toujours de voir comment cette injonction sera interprétée par l'Etat et si cela entraînera ou non une augmentation de notre capacité à opérer", a déclaré Athena Rayburn, directrice d'AIDA, groupement d'organisations internationales travaillant dans les Territoires palestiniens, et une des parties ayant saisi la Haute Cour.

"La situation à l'intérieur de Gaza reste catastrophique, chaque jour où nous sommes empêchés d'agir coûte des vies", a-t-elle ajouté.

"C'est néanmoins un pas dans la bonne direction, même s'il reste encore un très, très long chemin à parcourir", a jugé Mme Rayburn, assurant que son organisation continuerait à se "battre pour pouvoir faire son travail et fournir une aide vitale aux Palestiniens dans le besoin".

Yotam Ben-Hillel, avocat représentant les ONG devant la Cour, a salué l'arrêt rendu tout en déclarant à l'AFP ne pas savoir ce qui allait advenir dans les prochains jours. Mais "aujourd'hui, la Haute Cour de justice a donné aux habitants de Gaza et de Cisjordanie un peu d'air", s'est-il félicité.

Le 30 décembre, les autorités israéliennes avaient informé 37 organisations, parmi lesquelles Médecins sans frontières (MSF), Oxfam, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) ou encore CARE que leur licence arrivait à expiration et ne serait renouvelée que si elles fournissaient une liste des noms de leurs employés palestiniens, désormais exigée officiellement pour des raisons de "sécurité".

Israël avait donné deux mois aux ONG pour fournir cette liste, en vertu d'une directive de mars 2025 qui impose un contrôle strict sur le personnel palestinien des organisations internationales.

L'ONU avait à cette époque appelé Israël à revenir sur cette décision visant des organisations "indispensables" à l'envoi de l'aide dans la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre entre Israël et le Hamas palestinien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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