Rejoignez-nous

International

Liens Pékin-Moscou, "facteur déterminant" des relations Chine-UE

Publié

,

le

"La façon dont la Chine continue à interagir avec (le président russe Vladimir) Poutine sera un facteur déterminant de nos relations à l'avenir", a déclaré Mme von der Leyen, appelant par ailleurs à de "vraies solutions" pour des relations bilatérales qui sont à un "moment-charnière". (© KEYSTONE/EPA/JESSICA LEE)

Les liens Chine-Russie constituent désormais un "facteur déterminant" des relations UE-Pékin, a prévenu jeudi à Pékin la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cela lors d'un sommet des dirigeants de l'UE avec le président chinois Xi.

Le dirigeant chinois a lui affirmé que Pékin et Bruxelles devaient renforcer leur communication et leur confiance mutuelle.

"La façon dont la Chine continue à interagir avec (le président russe Vladimir) Poutine sera un facteur déterminant de nos relations à l'avenir", a déclaré Mme von der Leyen, appelant par ailleurs à de "vraies solutions" pour des relations bilatérales qui sont à un "moment-charnière".

Pékin se présente en partenaire stable

La Chine cherche à resserrer ses liens avec le Vieux continent, et se présente comme un partenaire stable et plus fiable que les Etats-Unis de Donald Trump.

Mais Ursula von der Leyen et Antonio Costa, le président du Conseil européen, sont arrivés à Pékin pour une rencontre avec Xi Jinging avec une longue liste de contentieux.

Déséquilibre commercial

Parmi eux: un important déséquilibre commercial en défaveur de l'UE, des craintes d'inondation du marché européen par des produits chinois bon marché et subventionnés, ou le rapprochement Pékin-Moscou, vu avec suspicion sur fond d'invasion russe de l'Ukraine.

"Plus la situation internationale est grave et complexe, plus la Chine et l'UE doivent intensifier la communication, renforcer la confiance mutuelle et approfondir la coopération", a déclaré Xi Jinping dans l'immense Palais du peuple, lieu traditionnel de réceptions diplomatiques au coeur de Pékin.

"Faire le bon choix stratégique"

Face aux "instabilités" dans le monde, "les dirigeants chinois et européens doivent encore une fois faire preuve de clairvoyance et d'engagement, et faire le bon choix stratégique", a-t-il souligné.

"Les défis actuels auxquels l'Europe est confrontée ne viennent pas de la Chine", a insisté Xi Jinping, cité par l'agence étatique Chine nouvelle. "Il n'existe entre la Chine et l'UE pas de conflit d'intérêts ni de désaccord géopolitique fondamentaux", a-t-il assuré.

"Progrès concrets" souhaités

En réponse, Ursula von der Leyen a déclaré qu'il était "essentiel que la Chine et l'Europe reconnaissent leurs préoccupations respectives et proposent des solutions concrètes".

De son côté, Antonio Costa a déclaré à Xi Jinping que l'UE souhaitait voir des "progrès concrets sur les questions liées au commerce et à l'économie".

Il a également fait part des "inquiétudes" des Européens sur "la protection des droits humains", "un pilier central des relations de l'Union européenne avec d'autres pays, y compris la Chine".

Lutte contre le réchauffement

Lors d'une réunion distincte jeudi, le Premier ministre chinois Li Qiang a lui déclaré aux deux dirigeants de l'UE qu'une "coopération étroite" entre Pékin et Bruxelles était un "choix naturel".

"Tant que la Chine et l'UE défendront sincèrement le libre-échange, alors l'économie et le commerce internationaux resteront dynamiques", a-t-il affirmé.

La Chine et l'UE se sont également engagées jeudi dans un communiqué conjoint à "renforcer leurs efforts" dans la lutte contre le changement climatique.

Les dirigeants chinois et européens sont convenus d'accentuer la coopération dans des domaines comme la transition énergétique, d'accélérer le déploiement mondial des énergies renouvelables ou encore de faciliter l'accès aux technologies vertes.

"Mécanisme amélioré"

En tête des préoccupations européennes lors de ce sommet de jeudi figurait le déficit commercial abyssal avec Pékin, qui a atteint l'an dernier 357 milliards de dollars (304 milliards d'euros).

Ursula von der Leyen a demandé à Pékin d'ouvrir davantage son marché aux entreprises européennes et d'assouplir ses restrictions à l'exportation de terres rares - stratégiques pour les technologies modernes.

Sur ce point, la présidente de la Commission a indiqué jeudi avoir convenu avec Pékin d'un mécanisme "amélioré" pour les exportations chinoises de ces terres rares. Ce mécanisme "de soutien à la chaîne d'approvisionnement (pourra) immédiatement vérifier et résoudre le problème ou la question qui se pose", a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse.

Pékin fausse la concurrence

L'UE a imposé de lourds droits de douane sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, accusant les subventions étatiques chinoises de fausser la concurrence, au détriment des constructeurs européens.

Pékin a répondu par des enquêtes ciblées sur les importations de porc, de cognac et de produits laitiers européens.

Sanctions contre 2 banques chinoises

Sur la guerre en Ukraine, les Européens voient avec méfiance le rapprochement économique et politique Chine-Russie depuis l'invasion de 2022, estimant qu'il fournit un soutien crucial à Moscou.

Antonio Costa a encore exhorté jeudi la Chine, devant Xi Jinping, à "user de son influence sur la Russie" pour mettre fin à la guerre. La semaine dernière, l'UE a adopté de nouvelles sanctions contre la Russie - ciblant notamment deux banques chinoises.

"Nous ne demandons pas à la Chine de couper ses liens avec la Russie mais de renforcer ses contrôles douaniers et financiers", avait déclaré à l'AFP un haut responsable européen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"

Publié

le

La Commission européenne veut que TikTok change son interface "addictive" (image d'illustration) (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La Commission européenne a demandé vendredi à l'application TikTok de changer son interface "addictive", accusée d'enfreindre la législation européenne sur le numérique, sous peine de s'exposer à de lourdes amendes.

Le réseau social, connu pour ses vidéos ultra-courtes très plébiscitées par les jeunes, a immédiatement contesté l'image "complètement fausse" donnée par Bruxelles de sa plateforme. Et promis de contester ses conclusions, "avec tous les moyens" à sa disposition.

L'UE, qui dispose de l'arsenal juridique le plus puissant au monde pour réguler le numérique, a ouvert une enquête sur TikTok il y a deux ans.

Dans ses conclusions préliminaires, elle pointe du doigt des "fonctionnalités addictives" qui "pourraient nuire au bien?être physique et mental" de ses utilisateurs, notamment des mineurs, incités à faire défiler les contenus et à consulter leurs téléphones de façon "compulsive", y compris la nuit.

Trois fonctionnalités, accusées d'être particulièrement "addictives", sont dans son viseur: - Le "scrolling", soit le défilement ininterrompu de contenus sur son application

- Le lancement automatique de vidéos

- L'envoi répété de notifications push

- "Protéger nos mineurs" -

"Il faut que TikTok agisse et change son interface en Europe afin de protéger nos mineurs", a exhorté la commissaire européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen.

Sans quoi elle pourrait, à terme, s'exposer à une amende pouvant peser jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires mondial annuel. "Ce n'est pas comme si TikTok ne reconnaissait pas du tout ce risque" addictif, a expliqué un responsable européen. D'après lui, TikTok mentionne bien le potentiel addictif de son application, "évalue ces risques".

Mais cela reste insuffisant au vu des lois européennes sur le numérique, a-t-il souligné. Ces mêmes règles qui sont régulièrement critiquées par l'administration Trump et les patrons des réseaux sociaux, Elon Musk en tête.

Restriction d'âge

Bruxelles reproche notamment à TikTok de ne pas tenir compte "d'indicateurs importants sur l'utilisation compulsive de l'application", comme le temps passé sur la plateforme par les enfants pendant la nuit.

Elle estime que les fonctionnalités de l'application pour limiter le temps d'écran sont trop "faciles à ignorer" et regrette que le contrôle parental nécessite trop d'étapes pour être mis en place.

L'UE a souligné que la plateforme s'était jusqu'ici montrée "très coopérative" avec ses enquêtes. La réaction de TikTok vendredi tranche avec ce constat.

Cette enquête de Bruxelles intervient alors même que plusieurs capitales européennes s'interrogent sur la possibilité d'interdire les réseaux sociaux pour les enfants ou jeunes adolescents.

L'Espagne et la France examinent des propositions en ce sens, provoquant de très vives réactions des patrons des grandes plateformes.

Lors d'une conférence de presse vendredi, la commissaire européenne Henna Virkkunen a estimé que l'objectif était surtout de rendre ces plateformes sûres pour tous les utilisateurs, enfants compris.

"Les réseaux sociaux devraient être conçus de manière à être si sûrs qu'il ne devrait pas être nécessaire d'imposer des restrictions d'âge aussi strictes", a-t-elle déclaré. TikTok est visé en parallèle par une autre enquête de l'UE concernant des accusations d'ingérence étrangère lors des élections présidentielles roumaines. Celle-ci est toujours en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'Iran et les Etats-Unis vont "poursuivre les négociations"

Publié

le

Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi juge que le premier round de négociations avec les Etats-Unis s'est déroulé dans une atmosphère positive (archives). (© KEYSTONE/AP/Vahid Salemi)

L'Iran et les Etats-Unis ont convenus de "poursuivre leurs négociations", a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à l'issue vendredi d'une première session de pourparlers tenue à Oman dans une atmosphère "très positive" selon lui.

Ces pourparlers indirects se tiennent alors qu'une importante force navale américaine a été déployée dans le Golfe, Donald Trump multipliant les menaces d'intervention militaire en Iran, après la répression sanglante par le pouvoir iranien de la vaste mobilisation de début janvier.

"Dans une atmosphère très positive, nos idées ont été échangées et les points de vue de l'autre partie nous ont été présentés", a déclaré M. Araghchi à la télévision d'Etat iranienne. Il a ajouté que les deux parties étaient "convenues de poursuivre les négociations, mais que les modalités et le calendrier seraient décidés ultérieurement".

"La marche à suivre dépendra de nos consultations avec nos capitales", a-t-il affirmé, exprimant également l'espoir que Washington s'abstienne de "menaces et de pressions" afin que "les pourparlers puissent se poursuivre".

Question nucléaire

Il a encore indiqué, selon l'agence de presse officielle Irna, que les discussions se concentrent "exclusivement sur la question nucléaire". "Nous n'abordons aucun autre sujet avec les Américains", a-t-il dit.

Alors que Washington exige de discuter, outre du dossier nucléaire, du soutien de l'Iran à divers groupes armés hostiles à Israël et de son programme de missiles balistiques, Téhéran martèle ne vouloir aborder que le volet nucléaire, pour obtenir la levée des sanctions internationales qui asphyxient l'économie. Les Etats-Unis n'ont pas réagi dans l'immédiat à l'issue de ce premier cycle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Les Suissesses loin du compte à l'entraînement, Vonn bien présente

Publié

le

Malorie Blanc n'a pas pris de risques lors du premier entraînement de descente à Cortina. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les Suissesses ont terminé loin des meilleures lors du premier entraînement de descente olympique jeudi à Cortina. Blessée au genou gauche, Lindsey Vonn était bien présente à deux jours de la course.

Meilleure Suissesse, Malorie Blanc s'est classée 23e à 2''47 de l'Américaine Jacqueline Wiles, qui a réalisé le meilleur chrono. Corinne Suter, Delia Durrer - qui n'a pas été sélectionné pour la course de dimanche (départ 11h30), Jasmine Flury et Janine Schmitt ont terminé entre la 25e et la 30e place.

La star américaine Lindsey Vonn, gravement blessée au genou gauche, a quant à elle bouclé sans dommage sa descente. L'Américaine de 41 ans faisait figure de grande favorite avant sa chute à Crans-Montana la semaine dernière. Depuis, elle souffre d'une rupture totale du ligament croisé antérieur du genou gauche.

La championne olympique 2010 de descente à Vancouver a paru relativement prudente sur l'Olimpia delle Tofane et a terminé avec le 11e temps, à 1''39 de sa compatriote Jacqueline Wiles.

"J'y suis arrivée"

La "Speed Queen" n'a fait aucune déclaration, mais semblait détendue en passant devant les journalistes. A la question de savoir si tout allait bien, elle s'est contentée d'un "oui", tout sourire. Sur Instagram, elle a publié un message enthousiaste. "Rien ne me rend plus heureuse. Personne n'aurait pu imaginer que je serais là, mais j'y suis arrivée", a-t-elle écrit.

Le début des entraînements de la descente femmes à Cortina a connu des soubresauts liés à la météo. Après l'annulation de la première séance prévue jeudi, celle de vendredi a été longuement interrompue en raison d'une épaisse nappe de brouillard après le passage des cinq premières skieuses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Elton John accuse le Daily Mail d'atteintes à sa vie privée

Publié

le

Elton John, ici avec son mari David Furnish. (© KEYSTONE/AP/Aurelien Morissard)

En colère, Elton John a dénoncé vendredi devant la justice britannique les "odieuses" atteintes à sa vie privée commises, selon lui, par le tabloïd Daily Mail. Et la star de la pop d'évoquer notamment des "piratages" de ses lignes téléphoniques.

L'interprète de "Your Song" et "Rocket Man" fait partie, de même que son époux David Furnish et le prince Harry, de sept plaignants ayant intenté un procès à Associated Newspapers Ltd (ANL), propriétaire du Daily Mail et du Mail on Sunday.

Ils accusent ces tabloïds d'avoir obtenu de manière illégale des informations à caractère privé, ce que dément ANL.

Devant la Haute Cour de Londres, où Elton John a comparu par lien vidéo durant un peu plus d'une demi-heure, la légende de la pop n'a pas caché sa colère. Il a soutenu que ce procès portait sur "les choses les plus odieuses au monde que l'on puisse subir du point de vue de la vie privée".

Le chanteur de 78 ans met en cause des articles publiés entre 2000 et 2015.

"Nous avons trois lignes fixes et elles ont toutes été piratées, y compris le boîtier de raccordement au bout de notre rue", a raconté la star. Cela m'a rendu "furieux", a-t-il ajouté, estimant que lui et son mari avaient "subi une injustice".

Il a également raconté ne pas avoir saisi la "gravité des faits" au moment de la publication des articles.

"Abjecte"

Dans son témoignage écrit, dont des journalistes ont obtenu copie, Elton John a aussi évoqué l'"intrusion (...) abjecte" de ces tabloïds dans ses affaires de santé et au moment de la naissance de son premier fils Zachary.

Jeudi, lors de son témoignage devant la Cour, David Furnish était revenu sur la publication en décembre 2010 du certificat de naissance de leur fils.

David Furnish avait également évoqué un article détaillé publié en 2015 sur des problèmes médicaux qu'a eus Elton John à Monaco.

Les avocats d'ANL ont, eux, soutenu dans leurs conclusions écrites que les informations publiées par les tabloïds provenaient des proches des personnalités qui ont intenté cette action en justice.

" Leurs amis, ainsi que les amis de leurs amis ou associés, fournissaient régulièrement des informations à la presse sur la vie privée des plaignants (...) de manière confidentielle", indiquent les avocats.

Ils ont également affirmé que le porte-parole d'Elton John" fournissait régulièrement aux médias, y compris aux journalistes d'ANL, des informations" sur la vie du couple, dont des informations médicales.

Le porte-parole en question "ne travaille plus pour nous", a indiqué Elton John au tribunal. "Mes amis ne parlent pas à la presse et c'est la raison pour laquelle ils restent mes amis", a-t-il aussi déclaré.

"Pour les personnes qui vivent sous le feu des projecteurs, il est essentiel de disposer d'espaces sûrs où la vie privée est respectée", a-t-il par ailleurs souligné dans son témoignage écrit.

Le prince Harry, qui vit en Californie, avait témoigné à la barre du tribunal le 21 janvier. Emu, il avait accusé les tabloïds d'avoir rendu "infernale" la vie de son épouse Meghan.

Le procès s'est ouvert le 19 janvier pour une durée prévue de neuf semaines.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

Votre envie de rencontrer du monde est à son comble, ce qui fait de vous l'élément central et le plus sollicité de votre cercle d'amis.

Les Sujets à la Une