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International

Le mari de l'ex-Première ministre Sturgeon libéré sans poursuites

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L'ex-première ministre écossaise Nicola Sturgeon et son mari Peter Murrell devant un bureau de vote à Glasgow, en décembre 2019. (© KEYSTONE/AP/Scott Heppell)

L'époux de l'ex-Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, Peter Murrell, a été arrêté mercredi dans le cadre d'une enquête sur les finances du parti indépendantiste SNP, avant d'être remis en liberté sans poursuites dans la soirée.

Cette affaire vient porter un nouveau coup au parti national écossais, déjà affaibli après une difficile campagne pour succéder à la charismatique dirigeante, qui a récemment quitté ses fonctions à la surprise générale après huit ans au pouvoir.

Sans nommer Peter Murrell, la police écossaise a annoncé mercredi soir que l'homme de 58 ans qu'elle avait arrêté le matin même dans l'enquête sur les finances du SNP avait été "remis en liberté sans faire l'objet de poursuites en attendant la suite des investigations".

Indiquant avoir procédé à des perquisitions dans plusieurs endroits, la police a ajouté qu'elle transmettrait son rapport au parquet écossais, le Crown Office and Procurator Fiscal Service.

Directeur général du SNP

Peter Murrell était jusqu'à la mi-mars directeur général du SNP et avait démissionné de ces fonctions, qu'il occupait depuis 20 ans, en pleine polémique sur le nombre de membres de la formation, durant la campagne interne pour désigner un nouveau leader.

Un important dispositif policier a été déployé au domicile du couple à Glasgow, une grande tente ayant été installée devant la maison.

Les investigations en cours portent notamment sur l'utilisation de dons de 600'000 livres sterling (environ 680'800 francs) collectés ces dernières années en vue d'organiser un nouveau référendum d'indépendance, projet actuellement dans l'impasse face au rejet de Londres. Les médias évoquent également des questions sur un prêt qu'il aurait versé au parti.

Dans un communiqué, le parti a estimé qu'il n'était "pas opportun de commenter une enquête de police en cours mais le SNP coopère pleinement avec l'enquête et va continuer de le faire".

La formation a précisé avoir décidé samedi de revoir sa gouvernance et ses règles de transparence.

Cause indépendantiste

Comme son épouse, Peter Murrell a consacré sa vie à la cause indépendantiste. Il a rencontré Nicola Sturgeon lors d'un camp de jeunesse du SNP et ils se sont mariés en 2010.

Leur relation avait suscité des accusations de conflits d'intérêt à la tête de la formation majoritaire au Parlement écossais, plus pressantes pendant la campagne de succession organisée en mars.

Un porte-parole de Nicola Sturgeon a fait savoir qu'elle n'avait "aucune connaissance préalable des actions et des intentions de la police" et qu'elle coopèrerait "pleinement" si l'enquête le demandait, ce qui n'est pour l'heure pas le cas.

Nicola Sturgeon, après huit ans à la tête de l'Ecosse et au total 15 ans à des postes à responsabilité dans l'exécutif local, a annoncé mi-février sa démission à la surprise générale, expliquant manquer d'énergie.

Ses dernières semaines en poste avaient également été marquées par de violentes attaques liées à la loi votée par le Parlement écossais facilitant la transition de genre, à laquelle Londres a opposé son véto.

Divisons internes

Le départ de la dirigeante charismatique, qui portait le combat indépendantiste avec détermination, a affaibli le parti, ressorti divisé de la campagne interne qui a abouti à la nomination comme Premier ministre d'Humza Yousaf, 37 ans, la semaine dernière.

Le dirigeant, premier de confession musulmane à la tête d'une des nations constitutives du Royaume-Uni, est considéré comme incarnant la continuité après Mme Sturgeon, avec une ligne progressiste sur les questions sociétales et de gauche économiquement. Mais il n'a remporté que 52% des votes face à la plus conservatrice Kate Forbes.

Il a déclaré sur la chaîne Sky News qu'il s'agissait d'un "jour difficile pour le SNP".

Cette transition à la tête de l'Ecosse intervient alors que le combat pour l'indépendance, un temps relancé par le Brexit et l'impopularité des gouvernements conservateurs successifs à Londres, semble dans l'impasse. La Cour Suprême a rejeté la volonté d'Edimbourg d'organiser un nouveau référendum sans l'accord de Londres, après le vote qui avait abouti à la victoire du "non" à 55% en 2014.

Les indépendantistes voient dans l'indépendance un moyen de rejoindre l'Union européenne. Plus de 60% des Ecossais avaient voté contre la sortie de l'UE en 2016.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Football

Xhaka agacé, Ndoye affûté: un bilan mitigé

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Granit Xhaka a poussé un coup de gueule à l'issue du match face à l'Australie (© KEYSTONE/EPA/PETER KLAUNZER)

La Suisse a livré une prestation en demi-teinte samedi face à l'Australie (1-1), à une semaine de son entrée en lice à la Coupe du monde.

Voici, en quatre points, ce qu'il faut retenir de ce dernier match de préparation.

Un coup de gueule du patron

Granit Xhaka a lâché une petite bombe lors de son passage devant les télévisions suisses à San Diego. "Je dois dire que certaines choses ne se sont pas bien passées cette semaine et cela se ressent dans notre jeu (...) Nous devons nous ressaisir, sinon nous rentrerons chez nous après trois matches", a notamment déclaré le capitaine bâlois.

Ce n'est pas la première fois que Xhaka formule ce genre de critiques. A l'automne 2023, alors que la Suisse pataugeait dans les qualifications pour l'Euro 2024, il avait publiquement critiqué le manque d'intensité dans les entraînements du sélectionneur Murat Yakin, avant que les deux hommes n'enterrent ensuite la hache de guerre.

Cette paix des braves semble maintenant s'effriter en Californie. "Muri" a en tout cas levé un sourcil lorsqu'il a entendu les déclarations de "l'autre" patron, celui du rectangle vert. Avant de nuancer en conférence de presse: "Granit vise la perfection et veut gagner chaque match. Mais j'en parlerai avec lui entre quatre yeux." Il faudra bien cela pour étouffer ces quelques flammes.

La Suisse a besoin d'Embolo...

Arrivé vendredi soir au camp de base de San Diego après avoir été retardé par les autorités américaines, Breel Embolo était un peu juste pour affronter l'Australie. Mais il devra impérativement être prêt samedi prochain à Santa Clara face au Qatar (21h00 en Suisse)

Car Zeki Amdouni, son remplaçant contre l'Australie, n'a pas convaincu. Le Genevois revient d'une sérieuse blessure au genou et cela s'est vu. "Zeki n'a pas complètement perdu ses idées, mais en match, on voit que ça prend un peu plus de temps. Il est sur la bonne voie, mais il a encore du chemin à faire", a déclaré Yakin à son sujet.

Pendant qu'Amdouni était en convalescence, Embolo est devenu une véritable machine à marquer avec l'équipe de Suisse. Le joueur du Stade rennais a marqué 9 buts sur ses 12 dernières capes. Soit autant que lors des quatre années précédentes. C'est dire son importance pour l'attaque helvétique.

...mais peut compter sur Ndoye

Dan Ndoye est lui aussi devenu indispensable à la Suisse. Buteur face à la Jordanie dimanche dernier (victoire 4-1), le Vaudois l'a encore été samedi, pour l'ouverture du score. Un but tout en profondeur, comme son précédent, mais construit cette fois par Granit Xhaka.

"Quand on reçoit des passes de ce niveau-là de la part de Granit, ça aide à marquer des buts", relève celui qui compte désormais huit "pions" sous le maillot rouge à croix blanche. Et dont la place au sein du onze qui débutera contre le Qatar ne fait aucun doute.

"J'essaie d'être clinique devant le but, peu importe la position dans laquelle je me trouve. Mais j'aurais pu marquer deux ou trois buts de plus", a toutefois regretté l'ailier de 25 ans. "Je vais travailler dur cette semaine pour les mettre au fond samedi prochain."

Attention au pressing

Après deux matches amicaux de suite avec une défense à trois (et Denis Zakaria titulaire), Murat Yakin a rebasculé vers une ligne de quatre, celle qui avait très bien fonctionné lors des qualifications pour le Mondial (Widmer, Akanji, Elvedi, Rodriguez).

Mais peu importe le système défensif dans lequel elle se présentera contre le Qatar, la Suisse devra faire très attention à son pressing. Comme la Jordanie, les Australiens ont marqué leur but en prenant de court un bloc suisse placé très haut sur le terrain.

Lorsque tout fonctionne, cette stratégie permet de récupérer le ballon dans la moitié de terrain adverse. Dans le pire des cas, le gardien Gregor Kobel peut se retrouver face à trois attaquants, comme face aux Socceroos.

"Nous ne voulons pas jouer un football timoré", s'est justifié Yakin. "J'ai des joueurs courageux qui défendent vers l'avant et cela m'a beaucoup plu, même si cela comporte certains risques. Mais il vaut mieux essayer ce genre de choses maintenant que lorsque ça deviendra sérieux", a-t-il ajouté. De quoi envisager une Suisse un poil plus conservatrice pour son entrée en lice.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Cinq personnes poignardées dans la gare Penn Station à New York

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Un périmètre d'exclusion a été délimité après l'agression au couteau perpétrée à la gare de Penn Station. (© KEYSTONE/AP/Ross D. Franklin)

Cinq personnes ont été poignardées dans la gare Penn Station à New York dimanche soir, à la veille du premier match de la finale NBA dans la ville et à quelques jours du Mondial 2026 de football, ont annoncé les pompiers à l'AFP.

"L'auteur présumé des faits a été appréhendé", ont-ils précisé. Leur bilan fait état d'un blessé grave, de deux blessés modérés et deux blessés légers, tous transportés à l'hôpital.

Le NYC Emergency Management, qui gère les urgences dans la ville de New York, a demandé au public d'éviter la zone.

La gare, qui accueille environ 600'000 passagers par jour en moyenne, se trouve à proximité du Madison Square Garden, où Donald Trump a prévu d'assister lundi au troisième match entre les New York Knicks et les San Antonio Spurs.

Elle desservira également pendant le Coupe du Monde de football le MetLife Stadium, dans le New Jersey, qui accueillera 8 matches dont la finale, le 19 juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pérou: issue incertaine d'un scrutin très serré

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Keiko Fujimori est légèrement en tête sur son rival, selon les premiers sondages à la sortie des urnes. (© KEYSTONE/EPA/JOHN REYES)

L'issue de la présidentielle péruvienne reste incertaine dimanche soir, les premiers résultats et estimations publiés donnant des indications contradictoires sur le duel entre la candidate de droite Keiko Fujimori et son rival de gauche Roberto Sanchez.

Les sondages à la sortie des urnes accordaient à la fille de l'ancien président Alberto Fujimori, qui a gouverné d'une main de fer dans les années 1990, environ un point d'avance sur son adversaire.

Les résultats officiels semblaient toutefois lui donner une avance plus confortable, avec 52,7% des suffrages contre 47,3% pour son adversaire après dépouillement de la moitié des bulletins.

Dans le même temps, les décomptes rapides réalisés par les instituts Ipsos et Datum offraient une légère avance d'environ un point à Roberto Sanchez.

"Ce résultat traduit la division du pays, mais révèle aussi qu'aucune force politique n'est hégémonique", estime auprès de l'AFP l'analyste Paulo Vilca, de l'Institut d'études péruviennes (IEP).

Près de 27 millions de Péruviens ont voté au terme d'une journée qui s'est déroulée sans incidents majeurs, contrairement au premier tour perturbé par des dysfonctionnements et des accusations de fraude.

Aucun des deux prétendants n'avait suscité un large soutien lors du scrutin du 12 avril et son record de 35 candidats. Ensemble, ils avaient recueilli moins de 30% des voix.

De nombreux électeurs disent avoir choisi le "moins mauvais" des deux candidats, dans un scrutin marqué par une forte défiance envers la classe politique et un ras-le-bol face à la hausse de la criminalité.

"Nous avons dû choisir le moindre mal. L'histoire se répète. Nous sommes dans une crise qui dure depuis plus d'une décennie", a déclaré Renzo Masa, étudiant de 23 ans.

Keiko Fujimori, 51 ans, brigue la présidence pour la quatrième fois consécutive. Elle revendique l'héritage contrasté de son père, crédité par ses partisans d'avoir stabilisé l'économie et vaincu les guérillas des années 1980 et 1990, mais condamné pour corruption et crimes contre l'humanité.

"J'ai voté pour Keiko parce qu'elle représente la stabilité. Malheureusement, nous ne lui avons pas donné l'occasion de gouverner", a déclaré Luis Bernaola, technicien en électronique de 44 ans.

Roberto Sanchez, ancien ministre de 57 ans, se présente pour la première fois, porté par un fort soutien dans les régions andines qui s'estiment délaissées par le pouvoir central de Lima.

Sans que cela n'affecte le second tour, un juge l'a renvoyé devant la justice pour de présumées irrégularités financières au sein de son parti.

"Nous avons besoin d'un changement. L'équilibre des pouvoirs est important. Keiko me fait plus peur que Sanchez", a estimé Juan Salas, un commerçant de 32 ans.

Quel que soit le vainqueur, il héritera d'un pays plongé dans une crise politique persistante qui a vu se succéder huit présidents depuis 2016.

Insécurité

L'insécurité constitue l'autre grande préoccupation des électeurs. Lima a enregistré 23 homicides pour 100.000 habitants en 2025, soit trois fois plus que cinq ans plus tôt.

La candidate de droite promet de déployer l'armée en soutien à la police, de démanteler les réseaux d'extorsion et d'expulser les étrangers en situation irrégulière condamnés pour des délits.

Elle se présente comme la candidate de la prospérité et met en garde contre le danger du "communisme". "Nous représentons le progrès, eux le recul", a-t-elle récemment lancé.

Roberto Sanchez défend une approche différente. Selon lui, la lutte contre la criminalité passe d'abord par le rétablissement de la confiance dans les institutions, le renforcement du système judiciaire et une réforme de la police.

Tout au long de sa campagne, il a porté le chapeau paysan offert par l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, dont il revendique l'héritage politique.

L'ancien instituteur est emprisonné depuis sa tentative avortée de dissoudre le Parlement en 2022. Roberto Sanchez a promis de le gracier s'il l'emporte.

Aucun des deux candidats ne dispose d'une majorité au Parlement. Le futur président devra ainsi nouer des alliances s'il veut aller au terme de son mandat. Il prendra ses fonctions le 28 juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La dégradation de l'océan se poursuit, selon le baromètre Starfish

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Photo d'illustration de la barrière de coraïl Marsa Alam en Egypte. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La dégradation de l'océan se poursuit, voire s'accélère, malgré une protection légèrement accrue qui ne compense pas les effets du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité, indique lundi la deuxième édition du baromètre Starfish.

Elaboré par 29 chercheurs de 14 pays, cet indicateur synthétique, créé en 2025 pour la troisième conférence de l'Onu sur les océans (Unoc) de Nice, dresse un bulletin mondial sur la santé de l'océan à destination du grand public.

Déjà "alarmant" en 2025, le diagnostic 2026 n'est guère plus encourageant, malgré l'entrée en vigueur en janvier dernier du traité pour protéger la haute mer.

"Les pressions que nous exerçons sur l'océan ne cessent de s'intensifier. Et l'état de l'océan se détériore par rapport à l'année dernière", a souligné Marina Lévy, chercheuse au CNRS, au cours d'une conférence de presse.

Parallèlement, des mesures de protection vont "dans la bonne direction" mais "ce sont encore les aspects négatifs qui l'emportent, car pour que la protection soit efficace, il faut du temps", a-t-elle ajouté.

Au dernier décompte, 1685 espèces marines étaient menacées de disparition, soit huit de plus que l'an dernier, tandis que 84,4% des récifs coraliens ont connu un stress thermique sévère conduisant à leur blanchissement, contre 68,2% en 2014-2017.

Le rythme d'élévation du niveau de la mer a quant à lui doublé sur la période 2012-2025, par rapport aux décennies précédentes.

Du côté des efforts de protection, les aires marines protégées (AMP) dépassent pour la première fois 10% de l'océan mondial, mais seulement 3,2% de ces AMP sont en protection haute ou intégrale.

L'objectif de 30% d'AMP en 2030 est encore très loin d'être atteint.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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