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Samsung: bénéfice net trimestriel multiplié par six grâce à l'IA

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Alors que ses revenus ont doublé entre janvier et fin mars, Samsung a dégagé un bénéfice net de 47'200 milliards de wons (plus de 25 milliards de francs) (archives). (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Le géant sud-coréen Samsung Electronics a annoncé jeudi avoir multiplié par six son bénéfice net sur un an au 1er trimestre. Le chiffre d'affaires s'est inscrit à un niveau record, également dopé par l'intelligence artificielle (IA).

Samsung s'est imposé comme un acteur clé, avec son compatriote SK hynix, dans les puces de haute performance dont la demande explose pour les centres de données IA. Leurs résultats atténuent les craintes de voir le conflit au Moyen-Orient peser sur le secteur des semiconducteurs.

Le bénéfice net de Samsung sur les trois premiers mois de l'année s'élève à 47'200 milliards de wons (plus de 25 milliards de francs), d'après le communiqué du groupe.

"Les chaînes de production de semiconducteurs fonctionnent actuellement normalement" en dépit du contexte économique international perturbé, a indiqué le directeur financier Park Soon-cheol après la publication des résultats.

"Le risque est faible grâce à des voies logistiques sécurisées et à la diversification de nos partenaires commerciaux aux Etats-Unis, au Japon et dans d'autres régions", selon lui.

Son chiffre d'affaires a doublé à 133'900 milliards de wons sur la période.

Samsung Electronics "a réalisé un chiffre d'affaires et un bénéfice d'exploitation trimestriels record grâce à des innovations technologiques en matière d'IA et à une réponse proactive aux besoins du marché", d'après le communiqué.

La division spécialisée dans les mémoires (Device solutions, DS) a battu un record de ventes trimestrielles à 81.700 milliards de wons (47 milliards d'euros), en réponse à la demande en IA à forte valeur ajoutée et sur fond de "hausse des prix à l'échelle du secteur".

"Maintien" de la demande

"La forte demande en mémoire devrait se maintenir dans le contexte de l'expansion des infrastructures d'IA", prévoit le groupe pour le deuxième trimestre.

Les mémoires à large bande passante de Samsung, utilisées dans les accélérateurs d'IA et les centres de données, ont fait l'objet de commandes solides de la part de grandes entreprises technologiques, ce qui a contribué à faire grimper les prix et à soutenir la reprise du cycle des semi-conducteurs.

Ce phénomène tire aussi vers le haut les prix des puces moins avancées, risquant d'entraîner une hausse des prix des téléphones et ordinateurs portables dans le monde.

L'entreprise avait déclaré plus tôt dans le mois s'attendre à un niveau trimestriel record de son bénéfice d'exploitation à environ 57.200 milliards de wons (33 milliards d'euros), qu'elle a atteint jeudi.

Son compatriote SK hynix a annoncé la semaine dernière un bénéfice net trimestriel record (40.300 milliards de wons, soit environ 23 milliards d'euros) grâce à l'essor de l'intelligence artificielle.

Menace de grève

Plusieurs dizaines de milliers de salariés de Samsung ont manifesté la semaine dernière en Corée du Sud pour réclamer des hausses de salaires et primes. Ils menacent d'arrêter de travailler du 21 mai au 7 juin si leurs revendications ne sont pas acceptées.

L'entreprise "réagira aussi largement que la loi le permet (...) pour s'assurer que la production ne soit pas perturbée même en cas de grève", a déclaré M. Park.

L'entreprise fait également l'objet d'une action en justice aux Etats-Unis, où elle est accusée d'avoir violé des brevets liés à la technologie des smartphones pliables en fabriquant et en vendant sans autorisation les appareils Galaxy Z Fold, Z Flip et Z TriFold, selon des documents judiciaires.

Le gouvernement sud-coréen s'est engagé à faire du pays l'une des trois premières puissances mondiales en matière d'IA, aux côtés des Etats-Unis et de la Chine.

Les actions de Samsung ont progressé d'environ 300% au cours de l'année écoulée, l'IA stimulant la croissance sud-coréenne et propulsant le marché boursier vers de nouveaux records.

Vers 01h15 GMT, l'action du groupe restait stable (-0,11%) à la Bourse de Séoul, dont l'indice vedette Kospi a ouvert jeudi à un nouveau plus haut dans le sillage des solides résultats publiés par Samsung et des géants technologiques américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Pacifisme: la première ministre japonaise prise à partie

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Des écoliers déposent des fleurs lors d'une cérémonie au Parc du Mémorial de la Paix à Okinawa, au Japon. Chaque année, le 23 juin, Okinawa, qui abrite la majorité des bases américaines de l'archipel, organise une cérémonie à la mémoire des plus de 240'000 victimes de la 2e Guerre mondiale. (© KEYSTONE/EPA/JIJI PRESS)

La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a été huée lors d'une cérémonie commémorative de la Seconde Guerre mondiale par des manifestants opposés à ce que Tokyo dévie de sa posture pacifiste historique, selon des images télévisées.

Proche allié des Etats-Unis, le Japon a assoupli en avril ses règles encadrant les exportations d'armes létales et Mme Takaichi, partisane d'une ligne dure sur les questions de sécurité et qui a irrité la Chine l'an dernier avec des propos sur Taïwan, a déclaré vouloir réviser la Constitution.

Un groupe restreint mais véhément de manifestants a scandé des slogans tout au long du discours de Mme Takaichi mardi, lors d'une cérémonie marquant le 81e anniversaire de la fin de la sanglante bataille d'Okinawa en 1945, au cours de laquelle quelque 200'000 Japonais ont péri.

"Non à la guerre!", "Protégez l'article 9!", ont-ils notamment lancé à la dirigeante, en référence à l'article de la Constitution japonaise actant le renoncement à la guerre, peut-on entendre sur la captation vidéo du discours.

Okinawa, dans le sud du Japon, abrite la majorité des bases militaires américaines de l'archipel, une source de malaise de longue date pour les habitants. L'endroit pourrait se retrouver en première ligne en cas de conflit avec la Chine autour de Taïwan, toute proche.

Ces derniers mois ont été marqués par des manifestations régulières contre ces évolutions de politique sous Mme Takaichi, qui ont également suscité une réaction virulente de la Chine, accusant le Japon de raviver son "militarisme" d'avant-guerre.

Le Japon a récemment entrepris d'acquérir des capacités de "contre-attaque", tout en augmentant ses dépenses militaires et en approfondissant sa coopération sécuritaire avec des alliés régionaux, notamment les Philippines.

Cette évolution s'est accélérée sous Mme Takaichi, qui a provoqué la colère de la Chine en novembre dernier en suggérant que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori ne peut plus être rattrapée

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Keiko Fujimori est la fille de l'ancien président Alberto Fujimori (archives). (© KEYSTONE/AP/Martin Mejia)

La candidate de droite à la présidentielle au Pérou Keiko Fujimori apparaît mardi comme la gagnante du scrutin. Elle a creusé une avance sur le candidat de gauche Roberto Sanchez qui ne peut plus être comblée lors du dépouillement.

Avec 99,86% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori recueillait 50,12% des voix contre 49,88% pour M. Sanchez, d'après les données publiées par l'office national des processus électoraux (ONPE).

La fille de l'ancien président Alberto Fujimori devance son rival de plus de 43'000 voix, sur plus de 19 millions de suffrages comptabilisés. Il reste 131 procès-verbaux à dépouiller, représentant environ 39'300 votes, un nombre insuffisant pour permettre à M. Sanchez de combler son retard.

M. Sanchez a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas un éventuel gouvernement de Keiko Fujimori et a assuré qu'il y avait eu une "grave atteinte au processus électoral", en particulier lors du vote à l'étranger. Des irrégularités administratives et dans la conservation du matériel électoral auraient, selon lui, affecté le vote à l'étranger, qui représente environ 300'000 suffrages et a largement bénéficié à sa rivale.

Vote "calme et ordonné"

Selon lui, en excluant les votes émis hors du pays, il aurait une avance d'environ 25'000 voix sur Keiko Fujimori.

Le parti de la candidate de droite, Fuerza Popular, a indiqué qu'il attendrait le dépouillement complet avant de se proclamer vainqueur.

Une mission de l'Union européenne a estimé que le second tour s'était déroulé de manière "calme et ordonnée", dans le contexte d'une campagne fortement polarisée.

Le second tour du 7 juin a donné lieu à l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire récente de l'Amérique latine. Les deux candidats se succédant en tête du comptage avant que Keiko Fujimori ne prenne progressivement l'avantage.

Le scrutin était particulièrement attendu dans un pays marqué par une forte instabilité politique. Depuis 2016, huit présidents se sont succédé à la tête du Pérou, sur fond de crises institutionnelles à répétition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Iran: Trump fustige une résolution pour le retrait des troupes

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Donald Trump affirme avoir mis l'Iran dans les cordes. (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Le président américain Donald Trump a dénoncé mardi soir la résolution symbolique adoptée par le Congrès américain pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit contre l'Iran. Il affirme avoir poussé la République islamique "dans les cordes".

L'Iran est "prêt à s'effondrer [...] et le Sénat américain décide d'organiser un vote inopportun et insensé sur la loi sur les pouvoirs de guerre", s'est agacé le président américain sur son réseau social Truth Social.

Alors que Washington et Téhéran ont entamé des négociations sur une fin durable au conflit au Moyen-Orient, le Sénat américain a adopté mardi une résolution pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit face à l'Iran, un revers avant tout symbolique pour Donald Trump puisque le texte n'aura pas force de loi.

La résolution, déjà validée par la chambre des représentants, a été approuvée avec 50 voix pour et 48 contre. En raison des règles du Congrès, Donald Trump n'aura même pas besoin d'y mettre son veto.

Lors du passage du texte à la chambre des représentants au début du mois, le président américain avait fustigé un vote "antipatriotique" de la part de l'opposition démocrate et des quatre élus républicains qui les avaient rejoints. Les démocrates "préfèreraient voir notre pays échouer plutôt que de m'accorder une nouvelle, parmi tant d'autres, victoire", avait-il alors déclaré.

60 jours

L'opposition tente depuis de nombreuses semaines de restreindre les pouvoirs militaires de Donald Trump dans le conflit face à l'Iran, dénonçant un contournement du pouvoir législatif par l'exécutif qu'il incarne. D'après la constitution américaine, seul le Congrès est en effet habilité à déclarer la guerre.

Si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige qu'il obtienne l'autorisation du Congrès sous 60 jours.

Or, au début mai, Donald Trump est passé outre cette date limite en arguant que le conflit, débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes, était terminé en raison du cessez-le-feu en cours.

Les démocrates contestent cet argument et rétorquent que des forces américaines sont toujours engagées sur place et ce, même si le blocus des ports iraniens par des navires de guerre américains a été levé après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ukraine: une femme tuée dans une frappe russe à Kharkiv

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La Russie bombarde l'Ukraine quasi quotidiennement depuis le déclenchement de son invasion à grande échelle en février 2022 (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

Une femme a été tuée dans une frappe russe sur la ville de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a écrit mercredi le chef de l'administration militaire de la région de Kharkiv, Oleg Synegubov, sur le réseau social Telegram.

"Quatre maisons individuelles, un magasin et une dépendance ont été endommagés. Des incendies se sont déclarés sur les lieux des frappes", a-t-il ajouté, précisant que les services d'urgence étaient à pied d'oeuvre.

Une attaque ukrainienne sur Sébastopol, important port de la Crimée annexée par la Russie en 2014, a provoqué une coupure de courant temporaire, a indiqué sur Telegram le gouverneur de la ville nommé par Moscou, Mikhaïl Razvojaïev.

La Russie bombarde l'Ukraine quasi quotidiennement depuis le déclenchement de son invasion à grande échelle en février 2022, conflit le plus sanglant en Europe depuis la seconde guerre mondiale, alors que les efforts diplomatiques pour y mettre fin sont à l'arrêt.

Kiev a également intensifié depuis quelques mois ses frappes contre la Russie pour tenter de réduire les capacités militaires de Moscou et le financement de la guerre, visant notamment les infrastructures d'hydrocarbures russes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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