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Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques US

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Le gouvernement américain minimise le rôle des activités humaines dans le changement climatique (archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

Donald Trump va abroger jeudi un texte datant des années Obama et servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis, a annoncé mardi sa porte-parole Karoline Leavitt.

Le président américain va "officialiser l'abrogation" de ce texte datant de 2009 et appelé constat de mise en danger ("Endangerment finding"), a-t-elle déclaré à la presse.

"Il s'agira du plus grand acte de dérégulation de l'histoire américaine", a-t-elle ajouté, assurant qu'il permettrait aux Américains de faire des économies.

Vivement dénoncé par des scientifiques et défenseurs de l'environnement, un tel revirement portera un coup majeur à l'action climatique des Etats-Unis, premier contributeur historique d'émissions réchauffant la planète.

"Trump conduit le pays vers une impasse faite de pétrole sale et d'air pollué", a fustigé Dan Becker, de l'ONG environnementale Center for biological diversity.

"Cette mesure est illégale, fait fi des données scientifiques et nie la réalité", a condamné le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, virulent opposant de Donald Trump, dans un communiqué commun avec un autre gouverneur démocrate, Tony Evers du Wisconsin.

"Nous continuerons à nous battre pour protéger les Américains de la pollution", ont promis les deux élus.

Adopté sous la présidence de l'ancien président démocrate Barack Obama, le texte visé stipule que six gaz à effet de serre sont dangereux pour la santé publique et tombent donc dans le périmètre des polluants réglementés par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA).

Règlementations en péril

Appelé constat de mise en danger ("Endangerment finding"), le texte en question avait été adopté par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) en 2009, sous la présidence de l'ancien président démocrate Barack Obama.

Il stipule que six gaz à effet de serre sont dangereux pour la santé publique et tombent donc dans le périmètre des polluants réglementés par l'agence fédérale. Cela avait ainsi ouvert la voie à de nombreuses réglementations fédérales visant à limiter les rejets de ces gaz réchauffant l'atmosphère (CO2, méthane...), à commencer par les camions et les voitures, qui émettent du dioxyde de carbone en brûlant de l'essence.

Sa révocation mettrait donc fin aux limites d'émissions imposés aux véhicules et permettrait au gouvernement Trump d'annuler une série d'autres réglementations, notamment concernant les centrales électriques.

L'administration de Donald Trump, qui soutient vivement le pétrole et le charbon, cherchait depuis plusieurs mois à renverser cette décision et les règlementations qui en découlent, au grand dam de nombreux scientifiques qui dénoncent une décision contraire à la science et à l'intérêt public.

"Les preuves scientifiques relatives au changement climatique causé par l'homme et à ses conséquences étaient sans équivoque en 2009 et, depuis lors, elles sont devenues encore plus alarmantes et convaincantes", rappelaient en juillet plus de 1.000 scientifiques et experts dans une lettre publique.

Bataille judiciaire annoncée

Le gouvernement américain minimise pour sa part le rôle des activités humaines dans le changement climatique et soutient que les gaz à effet de serre ne devraient pas être traités comme des polluants au sens traditionnel du terme car leurs effets sur la santé humaine sont indirects et mondiaux, plutôt que locaux.

Il estime également qu'une telle abrogation permettrait de faire baisser le coût des voitures neuves, après des années de hausse depuis la pandémie de Covid-19.

Quoi qu'il en soit, cette révocation sera à coup sûr contestée devant la justice et pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême.

Si cette dernière, majoritairement conservatrice, s'est montrée ouverte ces dernières années à des revirements de jurisprudences, les plaignants relèveront que c'est l'une de ses propres décisions en 2007 qui est à l'origine du texte de l'EPA.

"Nous les verrons au tribunal", promettait ainsi récemment Manish Bapna, président de l'organisation environnementale NRDC.

Ce retour en arrière intervient alors que l'année 2025 a été confirmée par les climatologues comme la troisième plus chaude jamais enregistrée sur Terre, et que les effets du dérèglement du climat se font sentir à travers les Etats-Unis et le reste du monde.

Malgré ces manifestations tangibles, la lutte contre les gaz à effet de serre marque le pas depuis deux ans à travers le monde développé faute d'investissements suffisants dans les technologies bas carbone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Musk vs Altman: deuxième semaine du procès sur la mission d'OpenAI

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En attendant Sam Altman, au premier plan, ce sera au tour du président d'OpenAI Greg Brockman, à droite, d'être passé au crible des avocats d'Elon Musk. (archive) (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Après le témoignage remarqué d'Elon Musk, c'est au tour d'un cofondateur d'OpenAI de témoigner lundi au procès que l'homme le plus riche du monde a intenté aux créateurs de ChatGPT, dans l'espoir de les contraindre à redevenir une simple fondation à but non lucratif.

Sam Altman, le patron d'OpenAI passé en dix ans du statut de protégé d'Elon Musk à ennemi juré, n'est attendu que la semaine du 11 mai sur le fauteuil des témoins. De ce procès dépend l'avenir du jeune et puissant géant de l'IA générative, désormais valorisé plus de 850 milliards de dollars et en lice pour une introduction en Bourse.

En attendant son patron emblématique, ce sera donc son plus fidèle compagnon de route, Greg Brockman, cofondateur et président d'OpenAI, qui subira lundi le feu des questions des avocats d'Elon Musk au tribunal d'Oakland, près de San Francisco.

Le patron de Microsoft Satya Nadella, dont le groupe se voit accuser d'avoir illégalement financé la transformation commerciale d'OpenAI, pourrait aussi témoigner dans la semaine.

De mardi à jeudi dernier, Elon Musk s'est présenté pendant trois jours en bienfaiteur désintéressé des débuts d'OpenAI, auxquels il a contribué par des dons à hauteur de 38 millions de dollars de 2016 à 2020, avant d'être trahi.

Le patron de SpaceX et Tesla assure qu'il voulait contrebalancer la domination de Google et placer cette révolution technologique, susceptible de détruire l'humanité selon lui, dans de meilleures mains, délivrées de la pression du profit.

"Vous ne pouvez pas voler une organisation caritative", a martelé l'homme le plus riche du monde, qui juge illégal le virage commercial opéré par OpenAI avec le soutien de Microsoft. Sa structure commerciale, déjà l'une des entreprises les plus valorisées de la planète, reste toutefois encore subordonnée à la fondation philanthropique d'origine.

Compétition mondiale

Face à lui, Sam Altman et Greg Brockman ont assisté au premier rang à la quasi-intégralité de son audition, sans aucune déclaration dans ou en dehors de la salle d'audience, cernée par des dizaines de journalistes depuis le premier jour.

En face, l'avocat d'OpenAI a contre-attaqué le multimilliardaire sur ses propres ambitions lucratives. Elon Musk vient d'absorber xAI, son propre laboratoire d'IA dont le chatbot Grok est un rival de ChatGPT, dans son mastodonte spatial SpaceX. Valorisé quelque 1.250 milliards de dollars, ce dernier est en route pour une introduction en Bourse sans précédent.

L'enjeu est considérable: si la juge Yvonne Gonzalez Rogers qui tranchera seule après l'avis du jury, donne raison à Elon Musk, OpenAI pourrait voir son entrée en Bourse compromise. Les cartes de la féroce compétition mondiale sur l'IA, dans laquelle Google et les champions chinois de la tech sont bien placés, en seraient rebattues.

En tête, OpenAI rivalise désormais avec Anthropic, et son modèle Claude. Leur compétition commence à produire des dizaines de milliards de dollars de revenus annuels, sans commune mesure toutefois avec les centaines de milliards d'investissements encore nécessaires pour recruter les talents, acheter les processeurs ou encore construire et électrifier les centres de données géants de cette révolution technologique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Seixas annonce qu'il sera de la partie en juillet

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Paul Seixas sera bien au départ de la Grande Boucle cet été (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Paul Seixas, le prodige du cyclisme français, a annoncé lundi qu'il participerait au Tour de France dès cet été. Il deviendra ainsi, à 19 ans, le plus jeune coureur à prendre le départ depuis 89 ans.

Le récent vainqueur de la Flèche Wallonne et 2e de Liège-Bastogne-Liège a confirmé qu'il prendrait le départ de la Grande Boucle le 4 juillet à Barcelone dans un clip diffusé sur les réseaux sociaux par son équipe Decathlon CMA CGM.

Filmé au domicile de ses grands-parents en Haute-Savoie, Seixas explique qu'il est venu leur "annoncer quelque chose de particulier, c'est que, en juillet prochain, j'aurai quand même une course". Le Tour de France?, lui demande alors sa grand-mère. "Ouais", répond le jeune Lyonnais, parti pour marquer une nouvelle fois l'histoire de son sport par sa précocité.

Lorsque le Tour de France s'élancera de Barcelone le 4 juillet, il aura 19 ans, 9 mois et 10 jours et deviendra ainsi le plus jeune participant à la Grande Boucle depuis 1937 et le Français Adrien Cento qui avait pris le départ à l'âge de 19 ans, 3 mois et 26 jours.

Exceptionnel

La décision était très attendue après le début de saison exceptionnel du phénomène français, vainqueur à sept reprises déjà en 2026 pour sa deuxième année seulement chez les professionnels.

Vainqueur d'une étape au Tour d'Algarve (2e du général), il a enchaîné sur un raid solitaire victorieux à la Classic Ardèche et une 2e place aux Strade Bianche derrière Tadej Pogacar. Avant d'éclater en pleine lumière avec son succès au Tour du Pays Basque, couronné de trois victoires d'étape, puis à la Flèche Wallonne et enfin une 2e place à Liège-Bastogne-Liège le 26 avril où il a été le seul en mesure de suivre, pendant un temps, Pogacar.

Son équipe s'était donnée jusqu'à la fin des classiques du printemps pour trancher sur sa participation au Tour. Les résultats sensationnels du surdoué ont vite plaidé en faveur d'une incursion dès cet été.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pénalité de 20 secondes pour Leclerc, qui recule au 8e rang

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Charles Leclerc a écopé d'une pénalité de 20 secondes dimanche (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

Charles Leclerc (Ferrari) a écopé d'une pénalité de 20 secondes après le Grand Prix de Miami de Formule 1, ont indiqué les commissaires. Cette sanction le fait reculer de la 6e à la 8e place,

A la lutte avec Oscar Piastri (McLaren) pour la 3e place, Leclerc a volontairement laissé passer l'Australien au début du dernier tour dans l'espoir de le doubler un peu plus loin. Mais il s'est mis à la faute en partant en tête-à-queue avant de taper un mur, même s'il a pu repartir. Le Monégasque a été sanctionné pour avoir coupé les chicanes lors du dernier tour après cet incident.

"La voiture no 16 a fait un tête-à-queue dans le dernier tour au virage 3 et a percuté le mur mais a continué en piste. Le pilote nous a informés que la voiture semblait en bon état, même si elle ne négociait pas les virages sur la droite correctement", expliquent les commissaires.

"En raison de ce problème, il a été contraint de couper les chicanes jusqu'au drapeau à damier. Nous avons déterminé que le fait qu'il ait dû couper les chicanes signifie qu'il a obtenu un avantage. Le fait qu'il avait un problème mécanique, quelle qu'en soit la sorte, n'est pas une raison justifiable", ajoutent-ils.

Verstappen aussi sanctionné

La course étant déjà terminée, la sanction a été transformée en une pénalité de 20 secondes, ce qui fait reculer Leclerc au 8e rang, derrière son coéquipier britannique Lewis Hamilton (6e) et l'Argentin Franco Colapinto (Alpine, 7e). "Je suis très déçu de moi-même. C'est entièrement de ma faute et c'est une erreur", avait déploré le Monégasque après la course.

Par ailleurs, Max Verstappen (Red Bull) a écopé d'une pénalité de cinq secondes pour avoir franchi la ligne blanche à la sortie de la voie des stands. Mais cette sanction n'a aucun effet sur le classement puisque le Néerlandais conserve sa cinquième place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un avion United Airlines atterrissant à Newark heurte un camion

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L'avion d'United Airlines était en phase d'atterrissage lors de l'incident (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/AP/JULIO CORTEZ)

Un Boeing 767-400 de la compagnie aérienne américaine United Airlines, en phase d'atterrissage, a heurté un camion de livraison circulant sur une autoroute longeant l'aéroport de Newark, près de New York. Il a également accroché un lampadaire de cet axe routier.

"Alors qu'il était en approche pour atterrir à l'aéroport international Newark Liberty, le vol 169 d'United Airlines a heurté un lampadaire du New Jersey Turnpike [une autoroute, ndlr] vers 14h00 dimanche 3 mai", a indiqué le régulateur américain de l'aviation (FAA), précisant qu'une enquête avait été ouverte. Selon l'autorité portuaire de New York-New Jersey (PANYNJ), l'avion a également heurté un camion qui circulait sur l'autoroute.

L'appareil, qui effectuait la liaison Venise-Newark, transportait 221 passagers et dix membres d'équipage. Il s'est posé sans encombre et personne n'a été blessé à bord.

Dégâts mineurs

Des dégâts "mineurs" ont été observés sur l'appareil, a précisé l'autorité portuaire, indiquant que le service avait pu rapidement reprendre normalement après que des employés ont passé la piste au peigne fin à la recherche d'éventuels débris.

Le chauffeur du camion a été transporté à l'hôpital pour cause de blessures légères, mais a pu rapidement en sortir, a-t-elle ajouté.

De son côté, la compagnie aérienne a indiqué que les passagers avaient débarqué normalement au terminal. "Notre équipe de maintenance examine les dégâts sur l'appareil", a-t-elle poursuivi, assurant qu'une "enquête rigoureuse" serait menée en interne.

"L'équipage a été retiré du planning de vol dans le cadre de cette procédure", a-t-elle indiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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