International
UE: accord des 27 pour prolonger les sanctions contre la Russie
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Les dirigeants des 27 pays membres de l'Union européenne, réunis en sommet à Bruxelles, ont donné leur accord jeudi pour prolonger leurs sanctions contre la Russie pour six mois supplémentaires. L'UE a adopté 17 "paquets" de sanctions contre Moscou depuis 2022.
Ces sanctions doivent être renouvelées à l'unanimité des 27 tous les six mois et la Hongrie, pays le plus proche de la Russie dans l'UE, menace régulièrement de s'y opposer. En janvier, le premier ministre hongrois Viktor Orban a maintenu le suspense jusqu'au bout, avant de donner son feu vert.
Les dirigeants de l'UE ont également discuté jeudi d'un 18e paquet de sanctions, proposé il y a deux semaines par la Commission européenne, mais aucune décision n'a pu être prise en raison, cette fois, d'un veto de la Slovaquie.
Le premier ministre slovaque Robert Fico s'y oppose pour faire pression sur la Commission européenne afin qu'elle lui garantisse son approvisionnement en gaz, au moment où l'UE cherche à interrompre totalement ses importations de gaz russe d'ici à 2027.
Pétrole dans le viseur
L'UE cherche à réduire les revenus pétroliers de la Russie et a proposé le 10 juin d'abaisser de 60 à 45 dollars le plafond du prix de vente du baril de pétrole russe, dans le cadre de ce 18e paquet de sanctions. Le prix du pétrole étant actuellement bien au-dessus des 60 dollars, ce nouveau seuil de 45 dollars ne devrait pas être retenu pour le moment.
Selon la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, le seuil de 60 dollars a permis de réduire de 30% les revenus pétroliers de la Russie, essentiels au financement de sa guerre contre l'Ukraine.
La Russie a cependant constitué une flotte "fantôme" de pétroliers pour contourner cette interdiction, estimée à plus de 500 navires, que l'UE a déjà prise pour cible. Dans le cadre de ce 18e train de sanctions, l'UE veut ajouter 70 pétroliers "fantômes" à sa liste de navires déjà utilisés par Moscou, qui compte actuellement 342 noms.
Les Européens veulent aussi étendre leurs sanctions aux produits raffinés issus du pétrole russe, qui continuent à être importés via notamment certains pays tiers comme la Turquie.
L'UE envisage en outre d'ajouter 22 autres banques russes à sa liste d'institutions financières privées d'accès au marché international des capitaux via le système Swift. Elle veut aussi ajouter d'autres sociétés, y compris chinoises, à la liste noire de celles qui aident l'armée russe à contourner les sanctions déjà en place.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'AfD ne peut pas être classé parti "extrémiste" de droite
Le renseignement intérieur allemand ne peut pas "pour l'instant" classer l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) comme "extrémiste avérée" de droite, malgré un "fort soupçon", selon le tribunal administratif de Cologne. La justice donne raison au parti anti-immigration.
Première force d'opposition à la coalition du chancelier conservateur Friedrich Merz, l'AfD n'est pas marquée pour l'heure "dans son ensemble" par "une tendance de fond hostile à la Constitution", affirme le tribunal dans sa décision publiée jeudi. Il désavoue le classement décidé début 2025 par l'Office de protection de la Constitution.
Il aurait permis au service de renseignement lié au ministère de l'Intérieur - mais agissant de manière autonome selon la loi - d'intensifier la surveillance policière du parti, y compris en interceptant, si nécessaire, les communications privées de ses dirigeants.
L'Office avait ensuite suspendu la classification dans l'attente d'une décision de justice en référé. Il ne s'agit pas encore d'un jugement au fond.
"Fort soupçon"
Si le tribunal de Cologne se dit "convaincu qu'il subsiste un fort soupçon" que le parti "développe des tendances anticonstitutionnelles", il "n'est toutefois pas possible, à l'heure actuelle, de constater" que cette orientation "domine" son "image globale", peut-on lire dans le communiqué.
Alice Weidel, la codirigeante de l'AfD, a salué sur X une "grande victoire" pour le parti, "la démocratie et l'état de droit". La décision judiciaire "a aussi indirectement mis un frein aux fanatiques de l'interdiction" de la formation anti-immigration, réclamée par certains responsables politiques, estime-t-elle.
Interdiction?
Les avis sur l'opportunité d'une procédure en interdiction divergent alors que le parti, deuxième des législatives début 2025, est en plein essor.
Juridiquement, les obstacles pour faire valider une telle décision par la Cour constitutionnelle sont très élevés, et politiquement, elle pourrait accroître encore la popularité du mouvement qui se présente en victime.
Son aile la plus radicale est régulièrement accusée de proximité avec la mouvance néo-nazie et de révisionnisme historique sur les crimes du IIIe Reich.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
La BCE réduit sa perte en 2025, vise l'équilibre cette année
La Banque centrale européenne (BCE) a fait état jeudi d'une perte nette de 1,25 milliard d'euros pour 2025, bien inférieure à celle de 2024 grâce à la baisse des charges d'intérêts. Elle vise un retour à l'équilibre au plus tôt cette année.
La perte de 2025, considérablement réduite par rapport aux 7,9 milliards (7,2 milliards de francs) un an plus tôt, "restera inscrite au bilan de la BCE pour être compensée par les profits futurs", explique l'institution dans un communiqué.
La politique monétaire menée pour ramener l'inflation à 2%, après le pic à plus de 10% en 2022 dans la lignée de la guerre d'invasion russe en Ukraine, a eu comme conséquence de creuser les comptes de la BCE, comme ceux de la Banque de France et d'autres banques centrales de la zone euro.
La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet.
Le taux d'intérêt de référence, payé par la BCE, a culminé à 4% en 2023, avant d'être ramené depuis l'an dernier à 2%.
Hausse des effectifs
Parallèlement, elle perçoit des revenus d'intérêts de plus en plus faibles sur les obligations souveraines acquises dans le cadre de programmes de sauvetage - pandémie de Covid 19, crise de la dette - qui, arrivées à échéance, ne sont plus renouvelées.
La situation s'est améliorée en 2025, principalement grâce à une baisse des charges d'intérêt, relève la BCE.
L'institution comptait en 2025 près de 4400 emplois (équivalents en temps plein), en hausse de 2%.
La présidente Christine Lagarde a perçu une rémunération de 492'204 euros, soit une hausse de 5,5% sur un an, détaille le rapport annuel de l'institution.
La Française a reçu en supplément 130'457 francs de la Banque des règlements internationaux (BRI), à Bâle, en tant que membre de son conseil d'administration.
Suite à des articles de presse pointant ce cumul de rémunérations, Mme Lagarde a expliqué jeudi au Parlement européen que le versement de la BRI avait été communiqué de "manière transparente", dans une lettre adressée le vendredi précédent à l'eurodéputé Fabio de Masi et publiée sur le site de l'institution.
Les 21 banques centrales nationales de la zone euro, actionnaires de la BCE, ne percevront quant à elles aucun dividende au titre de l'année 2025.
La BCE prévoit un retour à la rentabilité en 2026 ou 2027, en fonction de la trajectoire des taux directeurs, des variation de changes et de la composition de son bilan.
Le retour au versement de dividendes prendra plusieurs années, le temps de compenser plus de 10 milliards de pertes accumulées depuis 2022 et de reconstituer les provisions pour risques financiers.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Américains et Ukrainiens ont dialogué à Genève
Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff et la délégation ukrainienne emmenée par Roustem Oumerov ont dialogué de manière informelle à Genève. La réunion a duré environ quatre heures dans un grand hôtel genevois.
Le chef négociateur ukrainien Roustem Oumerov est parti à pied au terme des discussions, a constaté Keystone-ATS en début de soirée. Au centre des discussions, le volet économique pour le soutien et la reconstruction de l'Ukraine, les investissements et la collaboration à long terme.
Mais cette réunion devait aussi permettre de préparer la troisième série de pourparlers entre Washington, Kiev et Moscou début mars, avait annoncé mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Celle-ci pourrait avoir lieu aux Emirats arabes unis et non à Genève.
Des questions humanitaires et les prisonniers de guerre ont été abordés jeudi. "Nous attendons des résultats concrets pour le retour de nos citoyens", affirmait au début de la rencontre le chef négociateur ukrainien. Il a ensuite affirmé en soirée sur les réseaux sociaux que la Suisse avait participé à une partie des discussions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Merz appelle la Chine à surmonter "ensemble" les défis commerciaux
Le chancelier Friedrich Merz a achevé jeudi une visite de deux jours en Chine, premier partenaire commercial de l'Allemagne. Il a vanté la "bonne relation" bilatérale, tout en soulignant son désir de relever avec Pékin les "défis" posés par la concurrence chinoise.
Ce déplacement de M. Merz dans le pays asiatique, le premier depuis son arrivée au pouvoir en 2025, illustre la volonté commune de Berlin et Pékin de faire front face aux droits de douane et revirements diplomatiques du président américain, Donald Trump.
Mais M. Merz doit trouver le bon équilibre, car la Chine, débouché historique majeur pour le "Made in Germany", est également pour le monde industriel allemand de plus en plus une rivale, de l'automobile aux nouvelles technologies.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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