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L'UE adopte le pacte migratoire mais des pays veulent aller au-delà

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Les pays de l'UE ont donné mardi leur feu vert final à la vaste réforme de la politique migratoire européenne. (photo symbolique) (© KEYSTONE/EPA/TOMS KALNINS)

Les pays de l'UE ont donné mardi leur ultime feu vert au pacte sur la migration et l'asile, une vaste réforme qui durcit le contrôle de l'immigration en Europe, mais une partie d'entre eux réclament déjà d'aller plus loin.

A moins d'un mois des élections européennes pour lesquelles les sondages prédisent une poussée des partis anti-immigration, cet ensemble d'une dizaine de législations, âprement négocié pendant des années, a été formellement adopté par le Conseil de l'UE (représentant les Etats membres). Le Parlement avait donné son aval en avril.

La Hongrie et la Pologne ont voté contre tous les textes, qui ont été adoptés à la majorité qualifiée (55% des Etats membres représentant au moins 65% de la population de l'UE). L'Autriche et la Slovaquie ont voté contre certains.

La réforme met en place une procédure de "filtrage" des migrants aux frontières de l'UE pour les identifier et distinguer plus rapidement ceux qui ont des chances d'obtenir l'asile de ceux qui ont vocation à être renvoyés vers leur pays d'origine. Elle établit aussi un mécanisme de solidarité entre les 27 pays dans la prise en charge des demandeurs d'asile.

Ce pacte se fonde sur une proposition de la Commission présentée en septembre 2020, après l'échec d'une précédente tentative de réforme au moment de la crise des réfugiés de 2015-2016.

A côté de cette réforme, qui ne s'appliquera que courant 2026, l'UE multiplie les accords, controversés, avec les pays d'origine et de transit des exilés (Tunisie, Mauritanie, Egypte) pour tenter de réduire le nombre d'arrivées à ses frontières.

L'UE, qui accueille par ailleurs plus de 4 millions de réfugiés ukrainiens, fait face à une hausse des demandes d'asile, qui ont atteint 1,14 million en 2023, soit leur plus haut niveau depuis 2016, selon l'Agence européenne pour l'asile. Les entrées "irrégulières" dans l'UE sont aussi en augmentation, à 380'000 en 2023, selon Frontex.

Une "procédure à la frontière" est prévue pour ceux qui ont statistiquement le moins de chances d'obtenir l'asile: ils seront retenus dans des centres le temps que leur dossier soit examiné, six mois maximum. Les autres demandeurs d'asile suivront la procédure classique.

Les organisations de défense des droits humains, de même que des élus de gauche et écologistes, n'ont eu de cesse de dénoncer ce pacte, fustigeant la possibilité de placer en détention les familles avec enfants et une "criminalisation" des exilés. A l'inverse, l'extrême droite a dénoncé la "faiblesse" de la réforme.

"Beaucoup de questions"

La règle en vigueur selon laquelle le premier pays d'entrée dans l'UE d'un migrant est responsable de sa demande d'asile est maintenue avec quelques aménagements. Mais pour aider les pays où arrivent de nombreux exilés, comme l'Italie, la Grèce ou l'Espagne, un système de solidarité obligatoire est organisé.

Les autres Etats membres doivent accueillir un certain nombre de demandeurs d'asile ou apporter une contribution - financière ou matérielle - au profit du pays sous pression migratoire.

Le pacte s'imposera à tous les pays de l'UE, sous peine de procédures d'infraction. Mais les détails de mise en oeuvre pratique de cette réforme complexe restent encore à préciser.

Et des Etats membres ont déjà signalé leur volonté d'aller plus loin dans l'externalisation de la gestion migratoire.

L'Italie a conclu récemment avec l'Albanie un accord pour envoyer dans ce pays candidat à l'UE des migrants secourus dans les eaux italiennes, afin que leurs demandes d'asile y soient traitées.

Un groupe de pays, emmenés par le Danemark et la République tchèque, s'apprêtent à envoyer une lettre dans laquelle ils plaident pour transférer des migrants hors de l'UE. Ces nouvelles propositions, dont la version définitive n'a pas été dévoilée, sont destinées à la prochaine Commission, qui prendra ses fonctions après les Européennes.

Cela "pose beaucoup de questions sur le type de modèle possible. Notamment parce qu'il faudra qu'il soit aligné avec les textes européens", souligne Camille Le Coz, directrice associée au centre de réflexion Migration Policy Institute Europe.

La loi européenne prévoit qu'un immigrant arrivant dans l'UE puisse être envoyé dans un pays extérieur au bloc où il aurait pu demander l'asile, à condition qu'il ait un lien suffisant avec ce pays tiers. Ce qui exclut à ce stade un modèle de type Royaume-Uni/Rwanda.

"Ce qui va devoir être précisé, c'est d'une part, les modalités" de ces propositions d'externalisation, poursuit l'experte. "Et d'autre part avec qui les autorités européennes travaillent, quels Etats tiers", souligne-t-elle, notant par ailleurs que le caractère dissuasif de telles solutions sur l'immigration n'a jusqu'à présent pas été démontré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Bertola bat Hüsler et file en finale à Quimper

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Remy Bertola disputera dimanche la finale du Challenger de Quimper (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Remy Bertola (ATP 254) disputera dimanche la finale du relevé Challenger 125 de Quimper, une épreuve dotée de plus de 200'000 euros.

Le Tessinois s'est imposé 6-4 6-1 samedi dans la demi-finale 100% suisse qui l'opposait à Marc-Andrea Hüsler (ATP 253).

Tombeur du 69e mondial Adrian Mannarino au 1er tour en Bretagne, Remy Bertola n'a pas perdu le moindre set depuis le début de la semaine. Il a mis moins d'une heure à se débarrasser du gaucher zurichois Marc-Andrea Hüsler samedi.

Le Tessinois de 27 ans affrontera le Français Luca van Assche (ATP 165) dimanche en finale. Assuré de grimper jusqu'à la 212e place mondiale (ce qui constituera son meilleur classement), il disputera sa première finale en simple sur le circuit Challenger. Il se retrouvera aux alentours de la 185e place s'il triomphe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

10'000 Danois dénoncent les propos de Trump sur l'Afghanistan

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Les vétérans danois ont mené une "marche silencieuse" samedi jusqu'à l'ambassade américaine à Copenhague. Ils ont voulu exprimer le mécontentement suscité par les déclarations du président américain Trump au sujet des soldats de l'OTAN en Afghanistan. (© KEYSTONE/EPA/EMIL HELMS)

Au moins 10'000 personnes, selon la police, ont participé samedi à Copenhague par un froid glacial à une marche silencieuse pour dénoncer les propos de Donald Trump relativisant l'engagement des alliés des Américains en Afghanistan.

Elles se sont réunies à l'appel de l'Association danoise des anciens combattants. Proportionnellement au nombre d'habitants, le Danemark est le pays allié de Washington qui a compté le plus de victimes en Afghanistan.

Le président américain a déclenché l'indignation du Danemark et d'autres pays alliés le 22 janvier, en affirmant que leurs troupes étaient "restées un peu loin des lignes de front" pendant les 20 ans de conflit en Afghanistan.

En réponse, 44 drapeaux danois, portant les noms d'autant de soldats danois tués en Afghanistan, ont été plantés dans les parterres de fleurs devant l'ambassade américaine à Copenhague, qui les a retirés mardi avant de s'excuser de son geste.

"Nous éprouvons le plus profond respect pour les vétérans danois et pour les sacrifices que les soldats danois ont consentis pour notre sécurité commune. La suppression des drapeaux ne visait nullement à nuire", a écrit l'ambassade des Etats-Unis sur Facebook.

Elle a précisé que les bacs à fleurs étaient sa propriété et n'appartenaient pas au domaine public.

Vendredi, l'ambassadeur américain a lui-même planté 44 drapeaux danois dans les bacs à fleurs.

Samedi, 52 nouveaux drapeaux, avec des noms, devraient les rejoindre: 44 pour les Danois morts en Afghanistan, auxquels s'ajoutent les huit morts en Irak.

Réunis au Kastellet, la citadelle de Copenhague, les manifestants ont assisté à une brève cérémonie devant le monument dédié aux soldats tombés au combat avant que le cortège ne se mette en marche.

"Demande pardon, Trump!"

Certains manifestants brandissaient des drapeaux danois rouges et blancs. D'autres, vêtus d'uniformes militaires, ont marché en silence jusqu'à l'ambassade américaine située environ deux kilomètres plus loin.

Une minute de silence a été observée devant l'ambassade et une gerbe de fleurs rouges et blanches a été déposée.

"La manifestation s'appelle 'No Words' (pas de mots) car cela décrit vraiment ce qu'on ressent, nous n'avons pas les mots", explique à l'AFP le vice-président de l'association des anciens combattants, Søren Knudsen.

"Evidemment, on veut aussi dire aux Américains que ce que Trump a dit est une insulte envers nous et les valeurs que nous avons défendues ensemble", a-t-il ajouté.

En tête du cortège, des manifestants portaient une grande banderole rouge sur laquelle on pouvait lire "NoWords".

"Trump est tellement bête", clamait une pancarte brandie par un participant, tandis qu'une autre, portée par un enfant, exigeait: "Demande pardon, Trump!".

"Les propos de Trump ont été très insultants", a déclaré à l'AFP Henning Andersen, un Danois qui a servi au sein d'une mission de l'ONU à Chypre. "J'ai des amis qui étaient là-bas (ndlr, en Afghanistan). Certains d'entre eux ont été blessés et portent encore aujourd'hui les séquelles de la guerre", a ajouté cet homme de 64 ans, quatre décorations militaires épinglées sur la poitrine de sa veste noire d'ancien combattant.

Donald Trump "dit des choses dont il ignore toute la vérité", s'est-il indigné.

Traditionnellement atlantiste, le Danemark, qui continue d'appeler les Etats-Unis son "plus proche allié" malgré les tensions autour du Groenland, a notamment combattu aux côtés des forces américaines pendant la guerre du Golfe, puis en Afghanistan et en Irak.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Wawrinka - Medjedovic au 1er tour à Montpellier

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Stan Wawrinka sera en lice à Montpellier la semaine prochaine (© KEYSTONE/AP/Asanka Brendon Ratnayake)

Invité par les organisateurs, Stan Wawrinka affrontera le Serbe Hamad Medjedovic au 1er tour de l'ATP 250 de Montpellier.

En cas de succès, le Vaudois affrontera en 8e de finale la tête de série no 1 du tableau, le Canadien Félix Auger-Aliassime.

Le triple vainqueur de Grand Chelem, qui passera du 139e au 110e rang mondial lundi, espère confirmer à Montpellier son excellent début de saison marqué par ce 3e tour à Melbourne. Il affrontera pour la première fois Hamad Medjedovic (22 ans), qui avait remporté les NextGen Finals (le Masters des moins de 21 ans) en 2023.

Belinda Bencic sera quant à elle en lice dans le WTA 500 d'Abou Dhabi, où elle a un titre - et 500 points - à défendre. Exemptée de 1er tour en tant que tête de série no 1, la St-Galloise voudra tout faire pour rapidement effacer son décevant Open d'Australie (défaite au 2e tour).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Polémique après la restauration d'une fresque à Rome

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Une récente restauration de la basilique San Lorenzo in Lucina, à Rome, dont on voit ici l'extérieur, a modifié le visage un ange du Ve siècle. Il ressemblerait désormais à la première ministre Giorgia Meloni, suscitant la polémique. (© KEYSTONE/EPA/FABIO CIMAGLIA)

Le visage de la première ministre italienne a-t-il remplacé celui d'un chérubin? Sur la fresque tout juste restaurée d'une basilique de Rome, la troublante ressemblance avec Giorgia Meloni a créé samedi la polémique dans la presse italienne.

La fresque se trouve dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement, en plein coeur de Rome, où des travaux de restauration récents ont été menés, précise le quotidien La Repubblica, qui a le premier révélé l'information.

A droite d'un buste en marbre d'Umberto II de Savoie, dernier roi d'Italie, un ange portant un parchemin sur lequel figure une carte de l'Italie affiche des traits très proches de ceux de la cheffe du gouvernement ultraconservateur italien.

Meloni s'en amuse

L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a démenti dans la presse avoir voulu dépeindre Giorgia Meloni, assurant avoir seulement restauré à l'identique la fresque originale.

La première ministre italienne s'est elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange".

Après la sollicitation par plusieurs membres de l'opposition de centre gauche d'une intervention du ministre de la Culture, Alessandro Giuli, le ministère a indiqué en fin de matinée samedi avoir mandaté une inspection de la fresque.

"La surintendante spéciale de Rome (institut qui gère, entretient et valorise les biens archéologiques, historiques et artistiques de la ville, NDLR), Daniela Porro, a chargé les techniciens du ministère de la Culture de procéder aujourd'hui à une inspection, afin de déterminer la nature des travaux effectués sur la peinture contemporaine d'une des chapelles de San Lorenzo in Lucina et de décider des suites à donner", souligne le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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