International
Pacte migration UE: accord historique pour l'UE, échec pour les ONG
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2023/12/un-systeme-de-solidarite-obligatoire-est-organise-pour-aider-les-pays-mediterraneens-ou-arrivent-de-nombreux-exiles-en-cas-de-pression-migratoire-image-dillustration-1000x600.jpg&description=Pacte migration UE: accord historique pour l'UE, échec pour les ONG', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Après trois ans d'âpres négociations et une nuit d'ultimes tractations, les eurodéputés et les représentants des 27 États membres ont trouvé mercredi matin un accord sur la réforme du système migratoire européen. Les défenseurs des droits humains sont critiques.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué cet "accord historique" sur le Pacte migration et asile. La présidente du Parlement européen, la Maltaise Roberta Metsola, s'est dite "très fière", estimant qu'il s'agissait "probablement de l'accord législatif le plus important de ce mandat".
L'Allemagne, la France, l'Espagne, la Grèce et les Pays-Bas se sont félicités, tout comme l'Italie, pour qui la réforme permet aux pays en première ligne aux frontières de l'UE de ne "plus se sentir seuls". A l'inverse, la Hongrie, opposée aux mesures de solidarité prévues, a rejeté "avec force" cet accord, qui ne requiert toutefois qu'une majorité qualifiée pour être adopté.
"Filtrage des migrants"
Ce pacte asile et migration, présenté par la Commission européenne en septembre 2020, consiste en une refonte des règles européennes, après l'échec d'une précédente proposition en 2016 dans la foulée de la crise des réfugiés. La réforme conserve la règle actuellement en vigueur selon laquelle le premier pays d'entrée dans l'UE d'un demandeur d'asile est responsable de son dossier, avec quelques aménagements.
Mais pour aider les pays méditerranéens, où arrivent de nombreux exilés, un système de solidarité obligatoire est organisé en cas de pression migratoire. Les autres États membres doivent contribuer en prenant en charge des demandeurs d'asile (relocalisations) ou en apportant un soutien financier.
La réforme prévoit aussi un "filtrage" des migrants à leur arrivée et une "procédure à la frontière" pour ceux qui sont statistiquement les moins susceptibles d'obtenir l'asile: ils seront retenus dans des centres pour pouvoir être renvoyés plus rapidement vers leur pays d'origine ou de transit.
L'accord politique obtenu sur les cinq textes de cette réforme devra encore être officiellement approuvé par le Conseil (États membres) et le Parlement européens. L'objectif est une adoption finale avant les élections européennes de juin 2024, la question de l'immigration accaparant le débat politique dans de nombreux pays, sur fond de montée des partis d'extrême droite et populistes.
"Plus de morts en mer"
La réforme suscite les critiques des organisations de défense des droits humains. Une cinquantaine d'entre elles s'étaient inquiétées lundi de la voir déboucher sur "un système mal conçu, coûteux et cruel". Cet accord "causera plus de morts en mer", a déploré pour sa part mercredi un collectif d'ONG de secours en mer.
"Pas une seule vie ne sera sauvée par la décision d'aujourd'hui (...). Cet accord est un échec historique et un hommage aux partis de droite européens", ont regretté plus de 15 ONG, dont Sea-Watch et SOS Humanity, dans un communiqué commun.
Il y avait pourtant "des alternatives en mesure de sauver des vies humaines", estiment les ONG. "Il aurait fallu créer des routes sûres et légales vers l'Europe, établir une mission européenne de recherche et de sauvetage et garantir une répartition équitable des personnes entre les États membres". Au contraire, la violation du droit d'asile se trouve ainsi légalisée, déplore encore le collectif d'ONG.
Par la voix de chef de son agence pour les réfugiés (HCR), l'ONU a pour sa part estimé que l'accord politique trouvé est une "étape très positive". "Passons maintenant à sa mise en oeuvre! Le HCR se tient prêt à conseiller et à apporter son soutien", a encore écrit M. Grandi sur le réseau X.
"L'extrême droite de côté"
Le vice-président de la Commission, Margaritis Schinas, s'est réjoui de "voir les trois grandes familles politiques derrière cet accord": le PPE (droite), les Socialistes et démocrates (S&D) et Renew Europe. "Qui ne va pas suivre? L'extrême droite. Cela ne nous gêne pas, cela nous convient (...) d'avoir l'extrême droite de côté".
La réforme "respecte pleinement nos valeurs", a commenté l'eurodéputée française Fabienne Keller (Renew Europe, centristes et libéraux). Elle a précisé que le Parlement européen avait obtenu des garanties sur un mécanisme de surveillance des droits fondamentaux dans ces procédures à la frontière, sur les conditions d'accueil des familles avec jeunes enfants, sur l'accès des migrants à un conseil juridique. Elle a affirmé que des mesures restrictives de liberté alternatives à la détention étaient possibles.
Autre texte agréé: un règlement sur les situations de crise et de force majeure, destiné à organiser une réponse en cas d'afflux massif de migrants dans un État de l'UE, comme au moment de la crise des réfugiés de 2015-2016. Il prévoit là encore une solidarité obligatoire entre les États membres et la mise en place d'un régime dérogatoire moins protecteur pour les demandeurs d'asile que les procédures habituelles, avec un allongement possible de la durée de détention aux frontières extérieures du bloc.
L'UE connaît actuellement une hausse du nombre des arrivées irrégulières, ainsi que des demandes d'asile. Sur les onze premiers mois de l'année 2023, l'agence Frontex a enregistré plus de 355'000 traversées des frontières extérieures de l'UE, soit une hausse de 17%. Les demandes d'asile quant à elles pourraient atteindre plus d'un million d'ici à la fin 2023, selon l'Agence de l'UE pour l'asile (EUAA).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Allemagne: après son remorquage une baleine à bosse relâchée en mer
Une baleine à bosse remorquée par un navire depuis l'Allemagne, où elle restait échouée depuis plusieurs semaines, a été relâchée samedi matin en Mer du Nord au large du Danemark, a appris l'AFP auprès d'une organisation de sauvetage privée.
La baleine a quitté la barge avec laquelle elle avait été remorquée depuis la baie de Wismar, sur la côte baltique, a confirmé Karin Walter-Mommert de l'initiative de sauvetage. L'animal nage désormais de manière autonome et libre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Tessin sous pression face à l'ampleur du tourisme d'achat en Italie
La pression sur le commerce de détail tessinois s'intensifie. Selon les estimations, le volume des achats effectués par les Tessinois à l'étranger est passé de 500 à 700 millions de francs par an en l'espace de cinq ans.
Les magasins et les supermarchés situés de l'autre côté de la frontière sont devenus le principal acteur du commerce de détail pour les Tessinois, a déclaré à Keystone-ATS le président de l'Association des grands distributeurs tessinois (Disti), Enzo Lucibello, confirmant une information du Corriere del Ticino. Une tendance aussi confirmée par les données de Global Blue, une entreprise leader dans le domaine du remboursement de la TVA.
Depuis le 1er février 2024, le seuil de remboursement de la TVA en Italie est fixé à 70 euros. Auparavant, il était d'un peu moins de 155 euros. Côme, en particulier, a enregistré une hausse des dépenses "Tax Free" de 6% au cours des deux dernières années. C'est deux fois plus que la moyenne nationale, écrit le Corriere del Ticino.
Les clients suisses ont joué un rôle central dans cette évolution, générant 61% du volume total. Selon Global Blue, 31% supplémentaires reviennent à des acheteurs originaires de pays hors UE, dont le nombre a également nettement augmenté ces dernières années.
Alors que ces derniers dépensent beaucoup d’argent surtout dans le segment du luxe, les Suisses se concentrent plutôt sur la grande distribution. De plus, une personne sur deux utilise le "Tax Free" exclusivement pour des achats dans des supermarchés situés près de la frontière.
Seuil d'exonération trop élevé
Les conséquences négatives de l’augmentation du tourisme d’achat sont inévitables pour les commerçants tessinois. "L’Italie et la Suisse jouent dans deux ligues différentes, cela ne fait aucun doute", déclare Enzo Lucibello dans le Corriere del Ticino.
Selon lui, la limite de valeur abaissée début 2025 par la Confédération de 300 à 150 francs pour les importations à usage privé est encore trop élevée pour endiguer véritablement le phénomène. L'association des grands distributeurs avait déjà demandé, lors de la procédure de consultation, que la limite soit abaissée à 50 francs.
L'année dernière, l'ensemble du secteur commercial a dû faire face à un taux de change euro-franc défavorable ainsi qu'à la baisse des droits d'accise sur les carburants décidée récemment par Rome. "Cela a pour conséquence qu'aujourd'hui, lorsqu'on fait ses courses en Italie, on fait le plein d'essence en même temps et qu'il reste même de l'argent pour un dîner."
Un dimanche supplémentaire d’ouverture des magasins jusqu’à 400 mètres carrés dans les régions touristiques du Tessin a permis de freiner, en partie, la fuite des clients, mais les chiffres d’affaires ont continué de baisser, conclut M. Lucibello.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Un responsable iranien juge "probable" une reprise du conflit
Un responsable militaire iranien a jugé samedi "probable" une reprise du conflit avec les Etats-Unis. Donald Trump a dit n'être "pas satisfait" d'une nouvelle offre de l'Iran pour relancer les négociations de paix.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région. Une première session de pourparlers directs à Islamabad le 11 avril s'est révélée infructueuse, et jusqu'ici sans lendemain tant les divergences restent fortes entre les deux camps, du détroit d'Ormuz au volet nucléaire.
L'Iran a transmis cette semaine un nouveau texte via le Pakistan, médiateur des discussions, sans qu'aucun détail ne filtre sur le contenu. Donald Trump a cependant dit vendredi n'être "pas satisfait" de cette dernière mouture. Il a répété qu'à son sens les dirigeants iraniens étaient "désunis" et incapables de s'entendre sur une stratégie de sortie du conflit.
"Une reprise du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis est probable, et les faits ont démontré que les Etats-Unis ne respectaient aucune promesse ou accord", a réagi samedi Mohammad Jafar Asadi, inspecteur adjoint du commandement des forces armées Khatam Al-Anbiya, cité par l'agence de presse Fars.
Selon lui, "les forces armées sont parfaitement préparées à toute nouvelle tentative d'aventurisme ou à toute action imprudente de la part des Américains."
Donald Trump avait théoriquement jusqu'à vendredi pour demander l'autorisation du Congrès américain pour poursuivre la guerre. Il a préféré envoyer une lettre à des responsables parlementaires pour leur notifier que les hostilités contre l'Iran étaient "terminées", même si plusieurs élus démocrates ont souligné que la présence continue de forces américaines dans la région indiquait le contraire.
La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Une cour américaine suspend l'envoi de la pilule abortive
Une cour d'appel fédérale américaine a provisoirement suspendu vendredi l'acheminement postal de la mifépristone, la pilule utilisée dans la majorité des interruptions volontaires de grossesse aux Etats-Unis. La décision est valable pour l'ensemble du pays.
Elle vient restreindre à nouveau l'accès des Américaines à l'avortement, déjà limité depuis la décision historique de la cour suprême en 2022 mettant fin à la garantie fédérale du droit à l'IVG. La décision de vendredi, par une cour d'appel conservatrice, répond à une demande de la Louisiane.
Cet Etat républicain, qui a adopté l'une des législations les plus restrictives du pays en matière d'avortement, conteste la levée par l'agence américaine des médicaments (FDA) en 2023 de l'obligation pour les patientes d'obtenir en personne la mifépristone, invoquant des risques potentiels pourtant écartés par le consensus scientifique.
La cour d'appel contredit ainsi la décision rendue en avril par un tribunal de première instance qui avait mis en pause cette affaire, fixant notamment un délai de six mois à la FDA pour lui rendre compte des conclusions de son analyse en cours de la sûreté de ce produit.
Rendre l'IVG "inaccessible"
Le ministre américain de la santé, Robert Kennedy Jr, a engagé en 2025 une réévaluation de la sûreté de la mifépristone, qui n'a pas encore abouti.
La procureure générale de Louisiane, Liz Murrill, s'est félicitée sur le réseau social X de la décision de la cour d'appel, saluant une "victoire pour la vie".
"La télémédecine a été la dernière option pour beaucoup de candidates à l'avortement, ce qui est précisément la raison pour laquelle les responsables de Louisiane veulent l'interdire", a réagi Nancy Northup, la présidente du Center for Reproductive Rights, (centre pour les droits reproductifs).
"Il ne s'agit pas de science, mais de rendre l'avortement aussi difficile, cher et inaccessible que possible", a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Par son arrêt historique de juin 2022 annulant la garantie fédérale du droit à l'avortement, la cour suprême a redonné aux Etats locaux toute latitude pour légiférer dans ce domaine. Depuis lors, une vingtaine d'entre eux ont interdit l'IVG (interdiction volontaire de grossesse), qu'elle soit réalisée par voie médicamenteuse ou chirurgicale, ou l'ont strictement encadrée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
ConcoursIl y a 1 jour
📞 Allo LFM ? L'appel gagnant: Remportez jusqu'à 200.-
-
VaudIl y a 3 jours
Une commission épingle les vérités alternatives de Mme Dittli
-
VaudIl y a 13 heures
Un mort dans une collision frontale aux Clées
-
LausanneIl y a 3 jours
Région lausannoise: une nouvelle directrice pour le tl
-
VaudIl y a 2 jours
Neuf blessés dans des règlements de comptes à Moudon et Echallens
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Escroqueries téléphoniques: nouvel appel à la vigilance
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Fausse parente de Christian Constantin, vraie peine de prison
-
SuisseIl y a 3 jours
Les cantons romands s'unissent pour mettre en place le 142


