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International

Ukraine: "combats actifs" dans la région de Zaporijjia, selon un responsable de l'occupation russe

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Dans la ville de Kherson, le niveau de l'eau commence toutefois à baisser "pour la première fois", selon Laura Moussiïane, une employée de l'agence météorologique locale. "Si hier l'eau était à 5 mètres au-dessus de la normale, aujourd'hui elle est à un niveau inférieur", explique-t-elle. (© KEYSTONE/AP/Libkos)

Des "combats actifs" faisaient rage tôt vendredi dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, selon un responsable de l'occupation russe. Des observateurs y voient les prémices de la contre-offensive attendue de Kiev, qui reste de son côté silencieux.

"À l'heure actuelle, des combats actifs ont repris dans la région entre Orekhovo (le nom russe d'Orikhiv, ndlr.) et Tokmak", au niveau de la ligne de front actuelle entre forces russes et ukrainiennes, a indiqué Vladimir Rogov sur Telegram.

Il n'a pas donné plus de détails, mais selon Alexandre Sladkov, un correspondant de la télévision publique russe, qui tient une chaîne Telegram suivie par plus d'un million de personnes, "les artilleries" russe et ukrainienne sont à l'oeuvre, les troupes de Kiev étant à l'offensive selon lui.

"Les nôtres tiennent"

"De longs et durs combats sont en cours", a-t-il écrit au petit matin sur Telegram, affirmant que "la ligne de front est stable". "L'ennemi produit des efforts incroyables, des attaques. En vain. Les nôtres tiennent. La ligne de front est préservée", a-t-il assuré, des affirmations invérifiables de source indépendante à ce stade.

La veille, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait dit que ses hommes avaient repoussé une offensive ukrainienne dans la région de Zaporijjia dans la nuit de mercredi à jeudi, sans donner le lieu précis de cette attaque.

Le chef du groupe paramilitaire russe, Evguéni Prigojine, avait lui dit entrevoir dans les dernières "actions offensives" confirmées par Kiev "le début d'une contre-offensive" que l'armée ukrainienne annonce depuis des mois pour reconquérir les territoires occupés par Moscou.

Silence de Kiev

Dans son bulletin quotidien publié vendredi matin, l'armée ukrainienne n'a elle pas fait état de ces combats, se bornant à lister des banalités. "L'adversaire reste sur la défensive", a simplement écrit le commandement ukrainien dans un communiqué au sujet du front dans la région de Zaporijjia.

L'armée ukrainienne a toutefois dit avoir détruit dans la nuit quatre missiles X-101/X-55 et dix drones sur plus de 20 missiles tirés par la Russie qui visait "des installations militaires et des infrastructures critiques", selon elle.

Percée vers Tokmak?

Selon des observateurs, l'armée ukrainienne pourrait chercher, dans la région de Zaporijjia, à tenter une percée vers Tokmak, à 40 km au sud d'Orikhiv, un important noeud logistique pour les forces russes et dernière localité importante avec les villes de Melitopol et Berdiansk, sur la mer Noire.

L'état-major ukrainien reste toutefois très silencieux sur ses intentions réelles, entretenant le flou sur sa stratégie, pour mieux surprendre les défenses russes qui se sont préparées depuis plusieurs mois à un assaut d'envergure de la part des troupes de Kiev, appuyées par des équipements modernes occidentaux.

Ces dernières semaines, l'Ukraine a testé les positions russes tout au long de la ligne de front, du Sud à l'Est, un moyen selon les experts d'entretenir l'incertitude avant de tenter un assaut décisif pour reprendre l'ensemble des territoires occupés par la Russie, dont la Crimée annexée en 2014.

Moscou jure de son côté vouloir prendre l'ensemble du Donbass dans l'est du pays.

Légère décrue à Kherson

Dans la région voisine de Zaporijjia, celle de Kherson, les conséquences des inondations engendrées par la destruction mardi du barrage de Kakhovka sur le fleuve Dniepr étaient encore largement visibles vendredi matin.

Dans la ville même de Kherson, le niveau de l'eau commençait toutefois à baisser "pour la première fois", selon Laura Moussiïane, une employée de l'agence météorologique locale. "Si hier l'eau était à 5 mètres au-dessus de la normale, aujourd'hui elle est à un niveau inférieur", explique-t-elle à l'AFP.

"C'est une très bonne tendance", s'est-elle réjouie, quatre jours avec la spectaculaire destruction du barrage de Kakhovka, une infrastructure imposante située à 70 km en amont, poussant des milliers de civils à fuir les zones inondées, les autorités craignant aussi des conséquences dévastatrices sur la faune et la flore.

Mais la situation reste toujours délicate dans les localités autour de Kherson, comme à Tchornobaïvka, où la montée des eaux a commencé mercredi.

"L'eau est déjà entrée dans les maisons et dans les rues. Toutes les deux heures je sors pour voir si l'eau continue de monter", raconte Tatiana Ioenko, une habitante de 45 ans. "C'était même effrayant de m'endormir la nuit dernière".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le Groenland veut "continuer un dialogue pacifique"

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Le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen fait le choix du Danemark. (© KEYSTONE/EPA/Mads Claus Rasmussen)

Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a dit jeudi ignorer ce qu'ont conclu Donald Trump et le chef de l'Otan dans le cadre du projet d'accord portant sur l'avenir du Groenland, âprement convoité par le président américain.

"Personne d'autre que le Groenland et le Danemark n'est habilité à conclure des accords sur l'île et le Royaume du Danemark", a insisté M. Nielsen au cours d'une conférence de presse à Nuuk, la capitale groenlandaise.

La souveraineté et l'intégrité territoriale du Groenland "sont notre ligne rouge", a-t-il souligné.

Des discussions mercredi à Davos entre Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, ont permis, selon le président américain, de déboucher sur un "cadre d'accord" au sujet de ce territoire autonome danois.

Peu de détails sur le compromis sont pour l'instant connus mais Donald Trump a assuré à des journalistes que les États-Unis avaient obtenu "tout ce (qu'ils) voulaient" et "pour toujours".

"Je ne sais pas ce que contient exactement l'accord concernant mon pays", a déploré M. Nielsen.

Selon une source proche des discussions entre MM. Trump et Rutte, les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland.

L'idée de placer sous la souveraineté des États-Unis les bases américaines dans cette île n'a pas été abordée, a dit cette source à l'AFP.

Dialogue pacifique

Le Groenland veut poursuivre "un dialogue pacifique" sur son avenir mais dans le respect de son "droit à l'autodétermination", a affirmé M. Nielsen.

A l'occasion d'une visite la semaine dernière à la Maison Blanche, les ministres danois et groenlandais des Affaires étrangères ont convenu avec les responsables américains de mettre en place un groupe de travail.

Mercredi à Davos, Donald Trump a exclu pour la première fois d'utiliser la force pour mettre la main sur le Groenland mais a exigé des "négociations immédiates" sur son acquisition.

"Je suis heureux qu'il ait dit ce qu'il a dit hier", a commenté le Premier ministre groenlandais. "Jusqu'à hier, nous ne pouvions rien exclure".

Alors que l'immense majorité des 57'000 Groenlandais aspire à l'indépendance, M. Nielsen a répété faire le choix du Danemark, de l'Union européenne et de l'Otan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Oscars: "Sinners" en tête, avec un record de 16 nominations

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Ryan Coogler, le réalisateur de "Sinners", et son épouse Zinzi Evans (archives). (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

"Sinners", création audacieuse à la croisée des genres entre comédie musicale, horreur et film d'époque, a dominé jeudi les nominations aux Oscars. Il est nommé dans seize catégories, un record.

Le long métrage est notamment nommé dans les catégories "Meilleur film", "Meilleur réalisateur", "Meilleur acteur" (Michael B. Jordan) et "Meilleurs acteur et actrice dans un second rôle" (Wunmi Mosaku et Delroy Lindo).

Le précédent record de quatorze nominations était jusqu'à présent détenu par "All About Eve" (1950), "Titanic" (1997) et "La La Land" (2017).

Avec ses seize nominations, "Sinners" devance "Une bataille après l'autre", la fresque de Paul Thomas Anderson, avec Leonardo DiCaprio et Sean Penn à l'affiche, sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, nommée dans treize catégories.

"Sinners" raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues. Michael B. Jordan incarne un double rôle à l'écran, celui de frères jumeaux.

La cérémonie des Oscars se déroulera le 15 mars prochain, au Dolby Theatre de Los Angeles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ubisoft se réorganise et plonge en bourse, les salariés inquiets

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Ubisoft a annulé six jeux, repoussé sept autres et annoncé un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans (archives). (© KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

Le géant français du jeu vidéo Ubisoft passe à la méthode choc pour se relancer. L'annonce d'une nouvelle organisation, accompagnée de coupes drastiques, a plongé jeudi le groupe au plus bas sur les marchés et suscité l'inquiétude de ses salariés.

Jeudi matin, le titre d'Ubisoft s'est écroulé de plus 34% à la Bourse de Paris, la plus forte baisse en séance de son histoire. Les investisseurs sanctionnent les dernières annonces de la direction: un grand chambardement interne qui va réunir une partie de ses studios, dispatchés dans le monde entier, par spécialité, tandis qu'une autre partie servira de soutien aux différents projets.

Prévue pour début avril et coïncidant avec le quarantième anniversaire du leader français du jeu vidéo, cette réorganisation s'accompagne de mesures drastiques: six jeux annulés, dont le remake très attendu par les fans de "Prince of Persia: les Sables du temps", sept autres repoussés, et un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans. Un programme qui s'ajoute à celui de 300 millions déjà consentis ces trois dernières années.

Conséquence directe de cette réorientation: le créateur de la saga "Assassin's Creed" prévoit désormais une perte opérationnelle d'un milliard d'euros sur son année fiscale 2025-2026. "Je suis très inquiet sur l'état de santé du groupe", a confié à l'AFP Cédric (nom modifié à sa demande), salarié au studio parisien d'Ubisoft.

Climat social tendu

"Je peux comprendre l'idée d'aller sur un modèle plus soutenable financièrement, mais ça se fait au prix de beaucoup de licenciements et de fermetures de studios", s'inquiète-t-il. Un destin qu'ont connu ces dernières semaines ceux de Stockholm et d'Halifax, tandis que le groupe a mené des restructurations chez Ubisoft Abu Dhabi, Redlynx (Finlande) et Massive (Suède).

Le numéro un français, qui compte environ 17'000 salariés dans le monde, s'est séparé de plus de 3000 employés ces dernières années. Si les studios français ont été épargnés jusque-là, le climat social pourrait se tendre très rapidement, la direction ayant également indiqué qu'elle souhaitait réduire drastiquement le télétravail.

"Revenir à cinq jours par semaine, avec la vie de famille et l'organisation parentale, c'est impossible aujourd'hui d'imaginer ça", souffle Cédric. Plusieurs grèves avaient paralysé les studios en France en 2024 pour défendre notamment le travail à distance. Le syndicat Solidaires Informatique a d'ailleurs appelé les salariés français au débrayage dès jeudi matin.

Sur le long terme, rassembler ses studios par expertise est toutefois "une excellente idée", juge Laurent Michaud, économiste du secteur, car "Ubisoft mise sur son premier atout: ses talents" individuels. Quitte à sacrifier certains projets, jugés pas assez bons ou rentables, comme "Prince of Persia".

"C'est arrivé plusieurs fois chez Ubisoft et d'autres éditeurs majeurs de tuer des jeux parce que le projet n'avance pas", souligne M. Michaud, d'autant que ce jeu d'aventure ne correspond plus totalement à ce qu'attend le marché du jeu vidéo en 2026, qui fait la part belle aux jeux de tir, de sport ou jouables à plusieurs.

Mode "survie"

Mais d'autres projets ont eu la vie sauve: "Beyond Good & Evil 2", en gestation depuis près de 20 ans, continue son développement, indique Ubisoft. Car annuler des jeux, "c'est jeter beaucoup d'argent à la poubelle", observe Lionel Melka, associé chez Swann Capital. "Ca va faire beaucoup de dommage à leur réputation" car "il y a un aspect affectif très fort" entre les joueurs et certaines sagas populaires.

Pour lui, cette décision radicale montre qu'Ubisoft est désormais "en mode survie". Il craint de voir le groupe plonger un peu plus dans "une spirale où plus ça va mal, plus les gens partent". Pour autant, aucun acteur du secteur ne souhaite voir le géant français tomber.

"L'écosystème du jeu vidéo en France doit énormément à Ubisoft", souligne M. Michaud, "ce serait une très mauvaise nouvelle s'il n'arrivait pas à s'en sortir." Car derrière les plus beaux succès tricolores de ces dernières années, à commencer par le succès surprise de 2025 "Clair Obscur: Expedition 33", se cachent bien souvent d'anciens salariés du géant français.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Pas d'obstacle avec le Conseil de la paix (enquêteurs onusiens)

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Les trois membres de la Commission d'enquête internationale sur Israël et les territoires palestiniens vont se pencher ces prochains mois sur les violations des droits humains depuis le cessez-le-feu dans la bande de Gaza et sur les dommages corporels. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le nouveau Conseil de la paix n'affectera pas les enquêteurs mandatés à l'ONU sur Israël et les territoires palestiniens. "Nous ne pouvons pas y trouver quelque chose qui puisse empêcher le travail de cette Commission", a dit jeudi le président de celle-ci à Genève.

"Nous nous attendons à ce que le plan de paix considère les intérêts de toutes les personnes dans les zones de conflit", a affirmé à la presse Srinavasan Muralidhar. Pour la Commission d'enquête internationale, le nouveau Conseil de paix, piloté par le président américain Donald Trump et désormais avec une portée plus large que les territoires palestiniens, ne change pas son mandat.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a demandé aux enquêteurs de mener des investigations sur les violations des droits humains en Israël et dans les territoires palestiniens. Dans un précédent rapport avant le renouvellement de deux de ses trois membres, la Commission avait conclu qu'un génocide avait été perpétré dans la bande de Gaza.

Dans les prochains mois, elle veut dialoguer avec les autorités israéliennes, qui refusent de lui donner un accès à la région, et palestiniennes tout comme avec les ONG, a précisé M. Muralidhar. Les dommages corporels et la situation des enfants seront notamment investigués.

Le président de la Commission a dénoncé la destruction des bureaux de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est. Mais selon lui, il ne faudrait pas que l'Etat hébreu pense que cette situation empêchera cet acteur de poursuivre ses efforts.

Son collègue Chris Sidoti, qui siégeait déjà dans la précédente Commission, a répété à Israël ses responsabilités conformément aux Conventions de Genève dans cette affaire. "Je n'ai aucune illusion sur les tâches difficiles auxquelles nous sommes confrontés actuellement, davantage que celles que nous avons eues auparavant", affirme aussi l'Australien.

"Mais davantage encore, je n'ai aucune illusion sur les demandes qui nous seront formulées pour savoir ce qui a lieu réellement sur le terrain". La Commission va notamment se pencher sur les violations observées ces derniers mois depuis le cessez-le-feu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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