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Ukraine: Zelensky accuse la Russie de "gagner du temps"

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"Il est évident que la Russie tente de gagner du temps afin de poursuivre sa guerre et son occupation", a dénoncé mardi Volodymyr Zelensky, qualifiant les conditions de Moscou d'"irréalistes". (© KEYSTONE/AP/Efrem Lukatsky)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Russie de "gagner du temps" en faisant traîner les discussions en vue d'un cessez-le-feu afin de poursuivre son invasion de l'Ukraine, au lendemain d'un appel entre Poutine et Trump sans résultats tangibles.

Cet entretien téléphonique de deux heures entre les dirigeants russe et américain, trois jours après les premiers pourparlers de paix russo-ukrainiens depuis 2022, n'a pas abouti à l'annonce d'un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev et les Européens.

Malgré l'absence d'avancée majeure, Donald Trump, qui pousse la Russie et l'Ukraine à faire taire les armes, a vanté que les deux belligérants allaient "démarrer immédiatement des négociations en vue" d'une trêve.

En l'état, aucun calendrier n'a été annoncé et il n'y a aucune garantie que Moscou et Kiev trouvent un accord, au moment où l'armée russe poursuit sa poussée dans l'Est ukrainien face à des troupes de Kiev en difficulté.

"Il est évident que la Russie tente de gagner du temps afin de poursuivre sa guerre et son occupation", a dénoncé mardi Volodymyr Zelensky, qualifiant les conditions de Moscou d'"irréalistes".

Deux positions opposées

Vendredi, les délégations russe et ukrainienne, réunis sous médiation turque à Istanbul, avaient indiqué que chaque partie allait "présenter" prochainement leur "vision" d'une possible trêve, selon les termes du négociateur russe, Vladimir Medinski.

Mais il est évident que deux approches s'opposent: Kiev demande un cessez-le-feu "inconditionnel" de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire "simultanément" aux combats, selon M. Medinski.

Les principales capitales européennes, fidèles soutiens de Kiev, menacent la Russie de sanctions "massives" faute de cessez-le-feu, mais Vladimir Poutine rejette cette requête, considérant que cela donnerait du temps à l'armée ukrainienne pour se réarmer grâce à l'aide militaire occidentale.

"Memorandum" flou

Dans ce qui ressemble à ce stade à une impasse diplomatique, Donald Trump a toutefois assuré "que des progrès ont été accomplis" lundi.

Le ton de Vladimir Poutine était toutefois plus prudent, qualifiant la conversation d'"utile" et estimant que les discussions avec l'Ukraine allaient "dans la bonne voie".

A la presse, il a affirmé que la Russie était prête à travailler avec l'Ukraine sur un "mémorandum", étape préalable avant un "possible traité de paix", et a souligné le besoin de "trouver des compromis".

Or, Volodymyr Zelensky a dit lundi soir "ne rien savoir" sur un éventuel "mémorandum", précisant toutefois être prêt à étudier une offre russe.

Depuis qu'il a ordonné à son armée d'envahir l'Ukraine le 24 février 2022, Vladimir Poutine maintient des exigences maximalistes, notamment que l'Ukraine renonce à rejoindre l'Otan et qu'elle abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014.

L'Ukraine rejette fermement ces exigences et demande que l'armée russe, qui occupe près de 20% de son territoire, s'en retire. Ce dont Moscou n'a pas l'intention.

"Victoire tactique"

Pour éviter une nouvelle invasion russe dans le futur, Kiev appelle également à des "garanties de sécurité" solides, notamment des Etats-Unis, son premier soutien depuis plus de trois ans.

D'où l'espoir de Volodymyr Zelensky que M. Trump ne finisse par s'agacer. Il a averti lundi que Vladimir Poutine "bénéficierait" d'un éventuel désengagement américain des pourparlers.

Cette perspective inquiète également les Européens, qui ont adopé formellement mardi un 17e paquet de sanctions contre Moscou.

La cheffe de la diplomatie à Bruxelles, Kaja Kallas, a dit mardi espérer une "réaction forte" de la part de Washington si Moscou campait sur sa position, tandis que le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a lui assuré que l'appel Trump-Poutine avait montré que le président russe n'était "pas prêt" à faire des concessions.

"Les politiciens occidentaux et les médias déploient des efforts titanesques pour faire échouer le dialogue constructif" russo-américain, a dénoncé, pour sa part, l'émissaire de Vladimir Poutine pour les questions économiques à l'international, Kirill Dmitriev.

"C'est une nouvelle victoire tactique pour Poutine", analyse auprès de l'AFP le politologue indépendant Konstantin Kalatchev, selon qui le statu quo actuel va donner "du temps" à l'armée russe, qui "espère achever cet été la défaite des troupes ukrainiennes".

De son côté, la Chine, proche partenaire du Kremlin, a apporté son soutien mardi à "un dialogue direct" entre Moscou et Kiev.

L'invasion russe a fait en plus de trois ans plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires, dans les deux camps.

A l'avantage sur le front, les forces russes ont revendiqué ces derniers jours une poussée dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le chef de l'AIEA salue la reconnaissance du rôle de l'agence

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Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi n'exclut pas d'être présent vendredi au Bürgenstock (NW) (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTIAN BRUNA)

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) salue la signature du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran. Jeudi à Genève, il a relevé que le rôle de son institution était "reconnu" dans ce dossier.

"Il est bon qu'un accord soit signé" après un conflit comme celui-là, a affirmé à la presse l'Argentin. Désormais, "il y a du travail à faire" et il faut s'asseoir avec les Américains et les Iraniens, a-t-il ajouté.

Plusieurs scénarios sont possibles sous le point 8 du protocole, y compris une dilution de l'uranium iranien enrichi à 60% sous supervision de l'AIEA. M. Grossi ne veut pas spéculer mais il n'exclut pas d'être présent dès vendredi au Bürgenstock (NW) pour le lancement des négociations vers un accord définitif. "C'est une possibilité", selon lui.

"C'est un moment d'énorme responsabilité pour nous", a ajouté M. Grossi, candidat au poste de secrétaire général de l'ONU. "Le fait que le rôle de l'AIEA soit reconnu" montre l'importance de l'institution, selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Un employé indélicat a tenté de vendre le dossier médical de Kate

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Un employé d'un hôpital britannique a essayé de vendre le dossier médical de la princesse Kate. (© KEYSTONE/AP/Chris Jackson)

Un employé d'une clinique londonienne, qui n'est désormais plus en poste, a tenté de vendre le dossier médical de la princesse Kate lors de son hospitalisation en janvier 2024, a indiqué mercredi le régulateur de la protection des données.

L'épouse du prince William, héritier du trône britannique, avait subi une lourde opération de l'abdomen le 16 janvier 2024 à la London Clinic, où elle est restée hospitalisée une dizaine de jours.

Quelques semaines plus tard, en mars 2024, la princesse avait annoncé être atteinte d'un cancer, dont la nature n'a jamais été dévoilée, et pour lequel elle a suivi une chimiothérapie. Elle a ensuite indiqué être en rémission en janvier 2025.

Le régulateur britannique de la protection des données (ICO) a annoncé mercredi avoir "conclu son enquête pénale" ouverte en mars 2024 concernant "une utilisation abusive délibérée d'informations personnelles hautement sensibles et une proposition de les divulguer contre une rémunération".

Sans citer le nom de la princesse, il ajoute que cette enquête était en lien avec une "violation signalée en mars 2024 par la London Clinic".

Il a, à ce titre, adressé "un avertissement formel à un ancien professionnel de santé londonien", sans qu'il soit précisé s'il s'agit d'un homme ou d'une femme.

Dans un communiqué, la London Clinic s'est dite "satisfaite que son travail avec l'ICO ait permis de clore ce triste incident isolé", soulignant l'absence "d'infraction réglementaire commise par l'hôpital".

Le tabloïd The Mirror avait révélé à l'époque "qu'au moins un membre du personnel" de cette clinique huppée aurait tenté d'accéder au dossier médical de la princesse.

Toujours selon le journal, cet employé a été renvoyé et radié. Interrogée à ce sujet par l'AFP, la London Clinic n'a pas souhaité faire de commentaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

"Si on gagne, on se sentira beaucoup mieux", déclare Murat Yakin

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Murat Yakin sera soulagé si son équipe s'impose jeudi dans l'impressionnant stade de Los Angeles. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Murat Yakin est bien conscient que la Suisse ne peut pas se rater pour son deuxième match du Mondial, jeudi face à la Bosnie. "Si on gagne demain, on se sentira beaucoup mieux", a-t-il lâché à J-1.

"Evidemment, on s'attendait à mieux face au Qatar (réd: 1-1). On a perdu deux points qu'on aurait pu gagner. Mais j'ai confiance en mes joueurs, ils sont capables de supporter la pression. Si on gagne demain, on se sentira beaucoup mieux", a déclaré le sélectionneur lors de la conférence de presse de veille de match, au Los Angeles Stadium.

Murat Yakin a laissé entendre qu'il n'allait pas tout bousculer pour ce deuxième match, prévu à 21h00 en Suisse (12h00 heure locale). "Les titulaires ont fait du bon travail contre le Qatar. Ils se sont créé des occasions. Si on avait marqué quatre buts, on ne parlerait pas de l'âge des joueurs", a-t-il répondu lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il comptait amener un peu de jeunesse dans son onze de base.

"La Bosnie a toute sa place ici, elle possède d'excellents joueurs et on est prêts à les affronter, a enchaîné "Muri". Ce sera un match difficile, disputé, et il faudra être très attentif sur les balles arrêtées. Notre but: éviter de faire des erreurs et mettre la pression très tôt."

La 90e de Freuler?

Le Bâlois était accompagné de Remo Freuler, qui pourrait vivre sa 90e sélection en cas de titularisation jeudi dans l'enceinte ultramoderne de LA. "Je joue sans doute ma dernière Coupe du monde. Peut-être qu'il ne me reste que deux matches. J'ai donc des attentes très élevées envers moi-même et l'équipe", a souligné le milieu de terrain de Bologne.

Il a assuré que l'ambiance était restée "excellente" malgré le match nul face au Qatar. "Ce n'était pas le résultat attendu, mais encore une fois, il faut prendre les choses comme elles viennent. Un point, c'est mieux que rien, alors restons concentrés, suivons notre plan de jeu et nous pourrons poser des problèmes à la Bosnie", a-t-il ajouté.

De nombreux fans bosniens sont attendus jeudi à Los Angeles. De quoi donner un avantage aux joueurs des Balkans? "Je ne pense pas, a répondu Freuler. Les supporters peuvent faire une différence dans les tribunes, mais pas sur le terrain."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le boom de l'IA va faire grimper le prix des iPhone

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Le prix des Iphone va augementer en raison du boom de l'IA, selon le patron d'Apple. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

L'essor de l'intelligence artificielle (IA), qui a fait s'envoler le coût des puces mémoire, va contraindre Apple à augmenter le prix de ses produits, a prévenu son directeur général Tim Cook, dans un entretien au Wall Street Journal publié mercredi.

"Malheureusement, des hausses de prix sont inévitables", a déclaré le patron du géant technologique américain, ajoutant que la firme avait tenté de "préserver" ses clients mais que "la situation est devenue intenable".

Le dirigeant n'a précisé ni le calendrier, ni l'ampleur de ces hausses, ni les appareils concernés. Le prochain grand lancement d'Apple est attendu en septembre avec la gamme iPhone 18, qui pourrait comprendre un modèle pliant.

"Il y a moins d'offre au moment où les consommateurs veulent des appareils, et les fabricants de mémoire répercutent d'énormes hausses de prix", a affirmé M. Cook.

Pour préserver sa marge brute, proche de 50%, Apple aurait besoin d'ajouter environ 270 dollars au prix du prochain iPhone Pro, a calculé le cabinet TechInsights cité par le Wall Street Journal.

Interrogé fin avril lors de la présentation des résultats trimestriels d'Apple, le dirigeant était resté évasif: "nous étudierons différentes options, face à la hausse des coûts de la mémoire", "je préfère vraiment m'en tenir là pour l'instant".

Le même jour, la directrice financière de Microsoft, Amy Hood, avait dit s'attendre à un impact de 25 milliards de dollars lié à la hausse des prix des composants.

La construction accélérée des centres de données a fait flamber le coût des puces de mémoire vive (DRAM) et de stockage (NAND), deux composants des serveurs sur lesquels tournent les modèles d'IA générative.

Ces composants, présents dans quasiment tous les appareils électroniques, enchaînent des hausses trimestrielles de 50% à plus de 90% depuis fin 2025, selon les cabinets spécialisés TrendForce et Counterpoint Research, qui n'entrevoient pas de détente avant 2027.

Tim Cook, qui a travaillé dans la chaîne d'approvisionnement de l'électronique, d'abord chez IBM puis Compaq avant Apple, a affirmé n'avoir jamais connu pareille envolée des prix. "C'est une crue centennale", a-t-il résumé. "Je n'ai jamais rien vu de tel, dans aucun domaine, en plus de quarante ans."

Le renchérissement, inédit, touche tous les composants, "que vous vouliez une pièce à un dollar ou à 10'000", avec une hausse d'un facteur deux à dix selon les cas, a raconté, sous couvert d'anonymat, un haut dirigeant de la Silicon Valley rencontré mi-juin par l'AFP.

Assurant avoir choisi de réduire ses propres marges, ce vétéran du secteur accuse certains concurrents de "profiter" de la pénurie pour renégocier à la hausse des commandes déjà signées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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