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International

Moscou met en garde contre le risque de Troisième guerre mondiale

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S'il a mis en garde contre le risque d'escalalde du conflit, le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a assuré que la Russie continuait à négocier avec l'Ukraine (archives). (© KEYSTONE/EPA/RUSSIAN FOREIGN AFFAIRS MINISTRY / HANDOUT)

La Russie a assuré lundi vouloir poursuivre les négociations de paix avec l'Ukraine. Elle a également averti du danger "réel" que le conflit dégénère en Troisième guerre mondiale, au lendemain de la visite de ministres américains à Kiev.

Alors que l'armée russe indique avoir frappé une centaine de cibles en Ukraine lundi, notamment des installations ferroviaires dans le centre du pays, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé le président ukrainien Volodymyr Zelensky de "faire semblant" de discuter avec Moscou.

"C'est un bon acteur (...), si on regarde attentivement et on lit attentivement ce qu'il dit, vous allez y trouver un millier de contradictions", a affirmé le chef de la diplomatie russe, cité par les agences de presse russes. Mais "nous continuons de mener des négociations avec l'équipe" ukrainienne "et ces contacts vont se poursuivre", a-t-il déclaré.

Dans un contexte de tensions sans précédent entre Moscou et l'Occident en raison de la guerre en Ukraine, M. Lavrov a mis en garde contre le risque d'une Troisième guerre mondiale. "Le danger est grave, il est réel, on ne peut pas le sous-estimer", a jugé M. Lavrov.

Les Ukrainiens "peuvent gagner"

Ces déclarations interviennent au lendemain de la visite à Kiev, où ils ont rencontré le président Zelensky, du chef du Pentagone Lloyd Austin et du secrétaire d'Etat Antony Blinken - la première de ministres américains depuis le début du conflit le 24 février.

Au retour de cette visite, le chef du Pentagone a estimé que Kiev pouvait gagner la guerre. "La première chose pour gagner, c'est de croire que l'on peut gagner. Et (les Ukrainiens) sont convaincus qu'ils peuvent gagner (...) Ils peuvent gagner s'ils ont les bons équipements, le bon soutien", a déclaré lundi M. Austin.

Lundi soir, le président Zelensky a lui estimé que la victoire ukrainienne n'était qu'une question de temps. "Grâce au courage, à la sagesse de nos défenseurs, grâce au courage de tous les Ukrainiens, de toutes les Ukrainiennes - notre Etat est un véritable symbole de la lutte pour la liberté", a-t-il estimé dans son adresse du soir.

Nouvelle aide américaine

Les Etats-Unis, qui ont annoncé une nouvelle aide militaire directe et indirecte pour l'Ukraine de 700 millions de dollars - leur assistance atteint dorénavant 3,4 milliards -, ont accéléré leurs livraisons d'équipements militaires, que Volodymyr Zelensky ne cesse de réclamer.

Ils fournissent désormais des armes lourdes pour contrer l'offensive russe qui se concentre sur l'est et le sud de l'Ukraine, après que les troupes de Moscou ont échoué dans la région de Kiev, dont elles se sont retirées fin mars.

M. Austin a dit vouloir "voir la Russie affaiblie à un degré tel qu'elle ne puisse plus faire le même genre de choses que l'invasion de l'Ukraine".

Les livraisons d'armes à l'Ukraine devraient être au centre d'une réunion, mardi en Allemagne, de M. Austin avec ses homologues de 40 pays alliés. "Nous allons pousser au maximum, aussi vite que possible, pour que (les Ukrainiens) reçoivent ce dont ils ont besoin", a déclaré le chef du Pentagone.

Selon le ministre de la Défense britannique Ben Wallace, Moscou a perdu à ce jour "approximativement 15'000 hommes" en Ukraine, un chiffre invérifiable de source indépendante. Moscou n'a donné aucun bilan depuis le 25 mars, lorsqu'elle avait affirmé avoir perdu 1351 soldats.

Gares visées

L'armée russe a tiré lundi des missiles sur des installations ferroviaires ukrainiennes, faisant cinq morts et 18 blessés dans la région de Vinnytsia, important noeud ferroviaire dans le centre-ouest de l'Ukraine relativement épargné jusqu'ici. Cinq gares du centre et de l'ouest du pays ont été visées, selon les chemins de fers ukrainiens.

Selon le ministère russe de la Défense, son aviation a bombardé lundi 82 sites militaires ukrainiens, dont quatre postes de commandements et deux dépôts de carburant, et son armée a tiré des "missiles de haute précision" sur 27 cibles.

De son côté, le ministère ukrainien de la Défense a indiqué que l'armée russe continuait de renforcer ses défenses antiaériennes, de reconstituer les pertes liées à l'offensive précédente et de bombarder des infrastructures.

D'après la même source, l'armée russe regroupe ses forces dans le sud et a tenté d'avancer en direction de Zaporojjia (est), mais a subi des pertes et n'y est pas parvenue.

"Pas d'accord" pour évacuer Azovstal

Dans le port stratégique de Marioupol, à la pointe sud du Donbass, presqu'entièrement contrôlé par les Russes mais où sont toujours coincés quelque 100'000 civils selon Kiev, la situation semblait bloquée.

Alors que les bombardements se sont poursuivis tout le week-end sur le vaste complexe métallurgique Azovstal, où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens avec selon eux près de 1000 civils, Moscou a annoncé unilatéralement un cessez-le-feu sur Azovstal lundi à partir de 14h00 (13h00 suisses), pour "assurer le départ" des civils "dans la direction de leur choix".

Mais Kiev a balayé cette annonce. "Aucun accord" n'a été conclu sur un couloir humanitaire qui permettrait de les évacuer, a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. "Le couloir annoncé n'offre aucune sécurité, donc il n'y a pas d'évacuation", a-t-elle ajouté. Moscou a accusé Kiev d'avoir empêché les civils de quitter Azovstal.

Dans le reste du Donbass, l'armée ukrainienne a affirmé lundi avoir repoussé une série d'attaques russes dans les régions de Donetsk et de Lougansk, où beaucoup de localités, comme Roubijné, sont quotidiennement sous les bombes.

La Russie affiche son objectif de s'emparer de la totalité de ce grand bassin industriel - que les séparatistes qu'elle soutient contrôlent partiellement depuis 2014 - et de prendre le contrôle total du sud de l'Ukraine, où les combats sont aussi quotidiens.

En Russie, un grand dépôt de carburant était lundi en flammes à Briansk, une ville située à 150 km de la frontière ukrainienne et servant de base logistique aux forces russes, selon Moscou. Les autorités n'ont pas précisé dans l'immédiat les causes de l'incendie.

Lundi soir, le gouverneur de la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a accusé l'Ukraine d'avoir bombardé un village, Jouravliovka, affirmant que l'attaque a fait deux civils blessés et endommagé plusieurs maisons. La Russie a plusieurs fois accusé les forces ukrainiennes d'avoir effectué des frappes sur le sol russe, notamment sur deux villages dans la région de Belgorod et un village de la région de Briansk mi-avril.

Les services de renseignement russes (FSB) ont par ailleurs affirmé lundi avoir arrêté des "membres d'un groupe néonazi" qui projetaient selon eux d'assassiner - sur ordre des Ukrainiens - le présentateur vedette Vladimir Soloviev, propagandiste en chef du Kremlin. Kiev n'a pas immédiatement réagi.

"J'espère que ça va finir"

Les combats se poursuivent aussi dans la région de Kharkiv, dans le nord-est, avec un "encerclement partiel" de la deuxième ville d'Ukraine, selon le ministère ukrainien de la Défense. Les bombardements quotidiens obligent les civils des quartiers visés à dormir depuis des semaines dans des souterrains.

Beaucoup s'attendent désormais à une guerre longue, tandis que les pourparlers entre Moscou et Kiev piétinent et que l'invasion a jeté sur les routes près de 13 millions de personnes, dont plus de cinq millions ont fui l'Ukraine, selon l'ONU.

Le conflit a aussi anéanti toute coopération entre la Russie et les Occidentaux, qui enchaînent les expulsions de leurs diplomates respectifs. Lundi, Moscou a annoncé l'expulsion de 40 diplomates allemands, en représailles à une mesure similaire prise récemment par Berlin.

Dans ce contexte, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres était attendu lundi en Turquie, un pays qui tente de jouer les médiateurs dans le conflit, avant de se rendre mardi à Moscou puis à Kiev.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'armée ukrainienne entre dans Lyman

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Un couple boit le thé à Lyman, dans la région de Donetsk, une ville reprise aux Russes par les troupes de Kiev samedi. (© KEYSTONE/AP/EVGENIY MALOLETKA)

L'armée ukrainienne est entrée samedi dans Lyman, ville stratégique de l'est de l'Ukraine, dans la région de Donetsk, dont l'annexion la veille par Moscou a été fermement condamnée par Kiev et des Occidentaux.

Kiev a également condamné la "détention illégale" du patron de la centrale nucléaire de Zaporijjia, Igor Mourachov, arrêté pour une raison encore inconnue vendredi par la Russie qui contrôle le site.

L'annonce a été faite en milieu d'après-midi: "Les forces d'assaut aériennes ukrainiennes entrent dans Lyman, dans la région de Donetsk", a indiqué sur Twitter le ministère ukrainien de la Défense.

Dans une vidéo d'une minute qui accompagne le message, on aperçoit deux soldats ukrainiens agiter puis accrocher le drapeau national bleu clair et jaune à côté du panneau "Lyman", à l'entrée de la ville.

Drapeau ukrainien

"Nous déployons notre drapeau national et le posons sur notre territoire. Lyman fera toujours partie de l'Ukraine", affirme l'un des deux militaires, sourire aux lèvres.

"Menacées de se faire encercler, les troupes alliées ont été retirées de Lyman vers des lignes plus favorables", a de son côté indiqué dans un communiqué le ministère russe de la Défense.

Un peu plus tôt samedi, l'armée ukrainienne avait affirmé avoir "encerclé" plusieurs milliers de soldats russes dans cette ville de la région de Donetsk, annexée vendredi par la Russie.

Selon un porte-parole, "environ 5000 à 5500 Russes" étaient retranchés dans et autour de Lyman ces derniers jours.

La prise entière de Lyman serait une victoire clé pour Kiev, avec la conquête de cet important noeud ferroviaire dans la région de Donetsk, annexée vendredi par la Russie.

Cour internationale de justice

A la suite de l'annexion de quatre régions ukrainiennes par Moscou, Kiev a annoncé saisir la Cour internationale de justice (CIJ), "exhortant la Cour à se saisir du dossier le plus vite possible".

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussi annoncé qu'il allait "signer la candidature de l'Ukraine en vue d'une adhésion accélérée à l'Otan", une décision soutenue par les Etats-Unis et le Canada.

"Nous soutenons fermement l'entrée dans l'Otan de pays qui souhaitent y adhérer et qui peuvent y apporter leurs capacités", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, tout en rappelant "le processus à suivre" pour les Etats candidats.

Vendredi soir, le président russe Vladimir Poutine avait de son côté conclu une journée de cérémonies pour l'annexion des territoires ukrainiens.

"La victoire sera à nous", a-t-il lancé, micro en main, devant plusieurs milliers de personnes réunies pour un concert festif sur la place Rouge à Moscou.

"Détention illégale"

Les dirigeants des pays de l'Union européenne ont publié vendredi une déclaration "rejetant" et "condamnant" l'"annexion illégale" de quatre régions ukrainiennes.

L'Otan a dénoncé une annexion "illégitime", tandis qu'à New York le Conseil de sécurité de l'ONU a examiné une résolution condamnant les "pseudo-annexions" en Ukraine, qui a immédiatement été bloquée par un veto de la Russie.

Le président américain Joe Biden a lui juré que les Etats-Unis et leurs alliés ne se laisseraient pas "intimider" par le M. Poutine.

Les récents succès militaires côté ukrainien ont par ailleurs poussé le président russe a décréter une mobilisation "partielle" de centaines de milliers de réservistes civils, pour tenter d'endiguer la dynamique de Kiev.

Sur le terrain, 22 civils dont 10 enfants ont été retrouvés morts, tués par balles, dans la région de Kharkiv (nord-est de l'Ukraine), selon le parquet ukrainien samedi. L'AFP avait vu au moins 11 personnes sans vie vendredi sur le site.

L'Ukraine a par ailleurs condamné la "détention illégale" du directeur général de la centrale nucléaire de Zaporijjia, Igor Mourachov, arrêté pour une raison encore inconnue vendredi par la Russie qui contrôle le site.

Kiev a appelé à sa "libération immédiate" face à "un nouvel acte de terrorisme d'État de la part de la Russie".

Selon le patron de l'opérateur nucléaire ukrainien Energoatom, Petro Kotine, M. Mourachov a été interpellé par une "patrouille russe" vers 16h00 locales alors qu'il se rendait depuis la centrale vers la ville d'Ernogodar, contrôlée par les Russes.

Toujours selon lui, le véhicule transportant le directeur de la centrale a été stoppé et ce dernier a été extrait de la voiture puis "conduit, les yeux bandés, vers une destination inconnue".

Le sort de M. Mourachov n'était pas connu samedi dans l'après-midi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Ester Manas: faire oublier aux femmes rondes les "obsessions"

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Ashley Graham, emblème de la nouvelle mode inclusive, lors d'un défilé Dolce @ Gabbana à Milan en début de semaine (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

"Les femmes rondes n'ont plus de mal à exister", déclare à l'AFP la créatrice belge Ester Manas, connue pour ses robes à taille unique allant à tout le monde et qui livrait sa version du "summer body", samedi à la Fashion Week à Paris.

La collection sensuelle printemps-été 2023 dévoile la peau et les courbes: "C'est l'ADN de la maison, soyons clairs."

Baptisée "Sunset body" ("Corps au coucher du soleil"), c'est une réflexion sur le "summer body", la ligne la plus parfaite possible qu'on est censé avoir pour aller à la plage, à force de régimes et de sport.

"La collection est partie du fait que beaucoup de femmes ont une obsession un peu ridicule, qui est le +summer body+. On s'est posé la question: +C'est quoi? Le corps dans lequel on va s'aimer le mieux+", explique la créatrice dans les coulisses du défilé au Palais de Tokyo.

Les robes "seconde peau" sont taille unique et extensibles, marque de fabrique du duo composé d'Ester Manas et Balthazar Delepierre, demi-finalistes du Prix LVMH en 2020 et vainqueurs du Prix Galeries Lafayette au Festival international de Hyères en 2018 pour leur collection "Big Again".

La palette copie celle du coucher du soleil, vibrant avec le rose, l'orange, le violet ou la lavande. Les tenues sont ornées de volants et de froufrous, histoire de "faire des vagues" et surtout se faire remarquer et affirmer: "J'existe".

La mode "doit se plier"

Outre les robes de soirée qu'on enfile après une journée à la plage avec des cheveux pleins de sable, la collection offre des maillots de bain très échancrés et des robes de mariée sexy.

Venu des pays anglo-saxons, le mouvement "body positive", qui lutte contre les normes stéréotypées, gagne du terrain en France et s'infiltre sur les podiums - la mannequin star américaine ronde Ashley Graham a ainsi défilé mercredi pour Balmain en mini-robe--, sans toutefois faire la loi.

"Avec les réseaux sociaux, il y a une prise de pouvoir des femmes rondes là où elles étaient solitaires avant. Il y a une communauté immense qui est en train de se créer où elles peuvent discuter entre elles et s'affirmer", souligne Ester Manas.

"Il y a quelque chose de très rassurant dedans. Etant donné que les clientes, les filles dans la rue, ont envie de ça, la mode doit se plier", ajoute-t-elle, même si son défilé fait figure d'exception qui confirme la règle.

"Démocratiser la mode"

Les rondes "existent, mais pas forcément dans le luxe où il est un peu difficile d'avoir accès à de belles choses quand on est +grande taille+. C'est ce qu'on essaie de changer".

La styliste est pour la "démocratisation totale" de la mode, qu'elle juge trop "élitiste".

"Les femmes minces achètent aussi chez nous, le but est qu'on soit toutes à la même table", conclut-elle.

"C'est un immense défilé et je suis heureuse d'en faire partie", confie à l'AFP la mannequin britannique Alva Claire. "Regardez ce casting, c'est l'avenir de la mode"!

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La fin de la guerre quasi impossible après les annexions (Borrell)

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Josep Borrell estime que la Russie est en train de perdre la guerre mais que l'Ukraine ne l'a pas encore gagnée. (© KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ)

L'annexion par Moscou de quatre nouveaux territoires ukrainiens occupés rend "presque" impossible la fin de la guerre en Ukraine, a estimé samedi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Proclamée vendredi par le président russe Vladimir Poutine, l'annexion des régions de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson rend "beaucoup plus difficile, impossible, presque, la fin de la guerre", a déclaré M. Borrell sur la chaîne de télévision espagnole RTVE.

"La Russie est en train de perdre" la guerre, "elle l'a perdue en termes moraux et politiques", mais "l'Ukraine n'a pas encore gagné", a-t-il analysé un peu plus tard lors d'un forum à La Toja en Galice, où il a défendu les sanctions européennes infligées à Moscou et l'aide militaire à Kiev, et appelé à persévérer dans cette direction.

"Il faut faire mieux que ça" et "faire prendre conscience au monde des raisons et des conséquences de cette guerre", a-t-il plaidé, rappelant que le Brésil et l'Inde s'étaient abstenus de condamner les annexions russes au Conseil de sécurité de l'ONU.

Selon Josep Borrell, les Européens ont construit "un jardin" qui est "entouré de jungle".

"Si nous ne voulons pas que la jungle envahisse le jardin (...) il va falloir nous impliquer", a-t-il prévenu, appelant à l'Europe à notamment renforcer son arsenal militaire. "Ce n'est pas un caprice (...) c'est nécessaire, indispensable pour la survie", a-t-il jugé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Granit Xhaka buteur contre Tottenham

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La joie de Granit Xhaka après son but. (© KEYSTONE/AP/Kirsty Wigglesworth)

La septième saison de Granit Xhaka à Arsenal s'annonce comme la plus belle. Le capitaine de l'équipe de Suisse l'a démontré avec brio face à Tottenham.

Dans leur antre de l'Emirates, les Gunners se sont imposés 3-1 dans ce derby londonien pour cueillir leur septième victoire en huit journées et pour consolider ainsi leur place de leader. Auteur du 3-1 pour son deuxième but de la saison d'une frappe imparable à la 67e minute, Granit Xhaka a été l'un des grands artisans de cette victoire. Dans un rôle de plus en plus offensif, le Bâlois a su donner le ton juste.

Si Granit Xhaka traverse peut-être la plus belle période de sa carrière à moins de deux mois de la Coupe du monde, Hugo Lloris, en revanche, est dans le dur. Coupable sur le but du 2-1 de Gabriel Jesus à la 49e, le gardien de l'équipe de France, qui relevait de blessure, n'a pas offert toutes les assurances au sein d'une équipe bâtie avant tout pour défendre.

Battu pour la première fois de la saison en Premier League, Tottenham a lâché prise après le repos, trahi à la fois par l'erreur de Lloris et par l'expulsion d'Emerson pour une faute aussi grossière qu'inutile sur Gabriel Martinelli. Le style prôné par Antonio Conte ne peut souffrir de telles bavures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Rassemblements de solidarité à travers le monde

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Les premiers à manifester samedi, décalage horaire oblige, furent les Australiens, comme ici à Sydney. (© KEYSTONE/EPA/ROUNAK AMINI)

Des rassemblements se tiennent samedi dans des dizaines de villes à travers le monde en solidarité avec le mouvement de contestation en Iran. Celui-ci a été déclenché il y a 15 jours par la mort de Mahsa Amini arrêtée par la police des moeurs.

Les manifestations en Iran, dont la répression a fait au moins 83 morts, ont débuté après le décès le 16 septembre de cette Kurde iranienne, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de l'Iran qui oblige notamment les femmes à porter le voile islamique.

Le pouvoir, qui dément toute implication des forces de l'ordre dans la mort de la jeune femme de 22 ans, a fait arrêter des centaines de manifestants, qualifiés d'"émeutiers".

Des manifestations de solidarité, auxquelles participe la diaspora iranienne, se tiennent samedi dans plus de 150 villes du monde, de Tokyo à San Francisco, en passant par Londres ou Genève, selon les organisateurs.

"Nos soeurs iraniennes"

A Rome, un millier de personnes a défilé au rythme des tambours. "Nous demandons justice pour Mahsa Amini et toutes les victimes de la violence brutale et aveugle des autorités, ainsi que la liberté de choix pour nos soeurs iraniennes", a déclaré une participante, responsable du petit parti centriste +Europa, citée par l'agence AGI.

A Tokyo, des manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "We'll not stop" ("On ne s'arrêtera pas") et des photos de femmes brûlant leur voile ou se coupant les cheveux en Iran.

Pour la 15ème nuit consécutive de manifestations, des Iraniens sont sortis vendredi soir dans la ville de Saqez, dans la province iranienne du Kurdistan, dont est originaire Mahsa Amini, selon des images diffusées par l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.

"Femmes, vie, liberté", a lancé un groupe d'hommes et de femmes au milieu d'une rue en tapant des mains, reprenant un des slogans phare du mouvement de contestation.

Plus de 1200 arrestations

Depuis le début des manifestations, des ONG dénoncent la répression des forces de l'ordre ainsi qu'une vague d'arrestations.

Selon l'agence de presse iranienne Fars, environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre, tandis qu'Iran Human Rights a fait état d'au moins 83 morts.

Un bilan officiel a fait état de l'arrestation de plus de 1200 manifestants. Des militants, des avocats et des journalistes ont également été interpellés, d'après des ONG.

A Téhéran, de nombreux policiers anti-émeute ont pris position samedi à différents carrefours de la capitale, selon des témoins, alors que des informations circulent sur des manifestations à l'université pour réclamer la libération d'étudiants.

Sur les réseaux sociaux, la chaîne 1500tasvir a partagé une vidéo montrant d'importantes manifestations dans des universités à Téhéran, à Mashhad (nord) et Kermanshah (nord-ouest).

Amnesty International a dénoncé une violence "impitoyable" à laquelle se livrent les forces de l'ordre contre le mouvement de contestation, notant le recours à des balles réelles et billes de plomb, des passages à tabac et des violences sexuelles à l'encontre des femmes.

Les autorités accusent, elles, les manifestants de semer le "chaos" et des forces à l'étranger, parmi lesquelles les Etats-Unis, leur ennemi juré, d'être derrière les rassemblements ou de les attiser.

Arrestation d'étrangers

Vendredi, elles ont annoncé l'arrestation de "neuf ressortissants d'Allemagne, de Pologne, d'Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède, etc". Selon Téhéran, ils ont été interpellés "sur les lieux d'émeutes ou y ont été mêlés". Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a indiqué samedi avoir demandé à Téhéran d'avoir accès à un ressortissant néerlandais arrêté.

A l'étranger, des médias d'opposition diffusent de leur côté des images des rassemblements, comme Iran International, une chaîne de télévision en persan basée à Londres, qui a posté vendredi plusieurs vidéos que l'AFP ne pouvait pas dans l'immédiat authentifier.

D'après l'une d'elle, des hommes ont essuyé des tirs alors qu'ils jetaient des pierres sur un commissariat à Zahedan, capitale de la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan et théâtre fréquent d'attentats ou d'accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés.

Le chef de la police du Sistan-Baloutchistan a indiqué à la TV officielle que trois commissariats de la province avaient été attaqués, sans donner de bilan. L'agence de presse Tasnim a rapporté samedi que le groupe rebelle sunnite de Jaish al-Adl avait revendiqué l'attaque d'un commissariat.

Le gouverneur régional, Hossein Khiabani, a lui indiqué vendredi à la télévision d'Etat que 19 personnes, dont un colonel des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, avaient été tuées dans des "incidents" dans cette même province. Les Gardiens ont fait état samedi de la mort d'un autre colonel dans des affrontements avec des "terroristes".

Il n'était pas clair dans l'immédiat si ces violences étaient liées aux manifestations.

Celles-ci sont les plus importantes depuis celles de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l'essence, qui avaient été sévèrement réprimées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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