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Un suspect arrêté dans l'enquête sur la fuite de documents

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Le procureur général des Etats-Unis Merrick Garland a annoncé l'arrestation du jeune homme vendredi à Washington. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Un jeune homme de 21 ans a été arrêté jeudi aux Etats-Unis dans le cadre de l'enquête sur la fuite de documents confidentiels américains. L'affaire pose un risque "très grave" pour la sécurité nationale selon le Pentagone.

Cette arrestation, filmée en direct par les télévisions américaines, constitue le point culminant d'une semaine d'investigations sur un des dossiers de fuites de documents classifiés parmi les plus importants de ces dix dernières années.

Le suspect, employé de la Garde nationale aérienne, "a été interpellé sans incident" à Dighton, une petite ville rurale au sud de Boston, a précisé le ministre de la Justice Merrick Garland lors d'une conférence de presse. Il pourrait comparaître vendredi devant un tribunal du Massachusetts (nord-est), selon une source au sein du ministère de la Justice.

Les télévisions ont diffusé en boucle des images aériennes montrant son arrestation par des agents des forces de sécurité. On pouvait y voir un homme, mains sur la tête et portant un t-shirt gris et un short rouge, reculer lentement vers des forces de sécurité armées et en tenue de camouflage avant d'être interpellé, puis escorté vers un véhicule.

Biden "préoccupé"

Le président américain Joe Biden, actuellement en visite en Irlande, a été tenu informé de l'arrestation, selon la Maison Blanche. "Je suis préoccupé que ce soit arrivé", avait-il dit plus tôt. Le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête pénale après la fuite de ces documents en ligne, qui détaillent les points de vue de Washington sur la guerre en Ukraine et semblent indiquer une collecte d'informations sur de proches alliés des Etats-Unis, notamment Israël et la Corée du Sud.

Le Washington Post avait rapporté mercredi que la fuite était l'oeuvre d'un jeune homme ayant travaillé sur une base militaire, qui a partagé ses informations sur un groupe privé en ligne du réseau social Discord. Sous le pseudonyme "OG", le suspect aurait publié pendant des mois des documents issus de la base militaire où il travaille.

La Garde nationale a indiqué que Jack Teixeira s'était engagé en septembre 2019, travaillait en tant que spécialiste informatique et communications et avait atteint le rang d'aviateur de première classe. "OG" avait demandé aux autres membres du groupe Discord de ne pas diffuser les documents, assurant qu'il n'avait pas l'intention d'être un lanceur d'alerte, selon le Washington Post. Il était critique envers l'Etat - dont il dénonçait "l'abus de pouvoir" -, les forces de l'ordre et la communauté du renseignement.

Le groupe, composé d'une vingtaine de personnes dont certaines de Russie et d'Ukraine, s'est formé dès 2020 autour de leur passion mutuelle pour les armes à feu, le matériel militaire et la religion. La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a déclaré que les Etats-Unis examinaient les "implications" de cette fuite "pour la sécurité nationale".

Le Pentagone a également décidé de restreindre davantage l'accès à ce type d'informations sensibles, a déclaré Mme Jean-Pierre à la presse, en marge du déplacement de Joe Biden. La porte-parole a ajouté que le gouvernement américain souhaitait que les réseaux sociaux "évitent de faciliter" la distribution de tels documents confidentiels, estimant qu'ils avaient "une responsabilité envers leurs utilisateurs et le pays".

Risque "très grave"

Un porte-parole de Discord a affirmé à l'AFP que la sécurité de ses utilisateurs était la priorité de la plateforme, assurant coopérer avec les forces de l'ordre. Le fait que ces documents circulent en ligne représente "un risque très grave pour la sécurité nationale et peut potentiellement alimenter la désinformation", avait indiqué lundi un porte-parole du ministère américain de la Défense, Chris Meagher.

Le ministre de la Défense Lloyd Austin a salué jeudi dans un communiqué l'"arrestation rapide" du suspect, ajoutant qu'il avait ordonné un "audit des accès à notre renseignement (...) et des procédures de contrôles au sein du ministère pour mieux orienter nos efforts visant à éviter que ce genre d'incident ne se reproduise".

Les documents mis en ligne révèlent notamment les inquiétudes des services de renseignement américains quant à la viabilité d'une contre-offensive ukrainienne contre les forces russes. Un document examiné par l'AFP fait aussi état des préoccupations des Etats-Unis à propos de la capacité de l'Ukraine à continuer à se défendre contre les frappes russes.

Des dizaines de photos de ces documents ont été relayées sur Discord, mais aussi Twitter et Telegram, certains ayant sans doute circulé depuis des semaines, sinon des mois, avant d'attirer l'attention de la presse. Les autorités américaines n'ont toutefois pas publiquement confirmé l'authenticité de ces documents publiés en ligne, et elle n'a pas encore été vérifiée de manière indépendante. Beaucoup de ces documents ne sont plus disponibles sur les sites où ils sont initialement apparus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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ONU: Washington veut réexaminer la présence dans les villes chères

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L'ambassadeur américain à l'ONU à New York Mike Waltz a peu goûté sans le dire clairement l'appétit de certains pour faire venir de New York à Genève certains organes de l'ONU. (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

L’ambassadeur américain à l’ONU à New York Mike Waltz, en visite à Genève, ne répond pas directement à ceux qui veulent que la Suisse héberge le Conseil de sécurité. Il faut "réexaminer" la présence dans "les villes les plus chères", les a-t-il mis en garde mercredi.

Dans la Genève internationale, des voix estiment que l’ONU à New York n’est plus universelle depuis le refus de visas infligé à certains dirigeants lors de la dernière réunion de haut niveau de l'Assemblée générale. Elles proposent que la Suisse lance une campagne pour accueillir le Conseil de sécurité et celle-ci.

Le président Donald Trump estime qu"'il y a un lieu où chacun peut parler", a affirmé M. Waltz à quelques journalistes. "Evidemment ce lieu sera toujours New York", dit-il.

Il ne promet pas un changement sur les visas, notamment à l'égard du président palestinien Mahmoud Abbas, parlant d'"exceptions". Et il ajoute que Genève est bien dotée avec des dizaines d'agences onusiennes. Avec les nouvelles technologies, "la présence physique des employés est moins pertinente", selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Procès de Marine Le Pen: la décision sera rendue le 7 juillet

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Le parquet général a requis cinq ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen. Celle-ci joue une quatrième candidature à l'élection présidentielle. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

La décision dans le procès en appel de Marine Le Pen sera rendue le 7 juillet, a indiqué mercredi la présidente de la cour. La cheffe de file de l'extrême droite, contre laquelle le parquet a requis 5 ans d'inéligibilité, joue une 4e candidature à la présidentielle.

"Plus (la décision était rendue) tôt, mieux je me portais", a glissé Marine Le Pen à quelques journalistes à l'issue de l'audience.

Quelques minutes plus tôt, l'un de ses avocats, Me Rodolphe Bosselut, avait prévenu la cour d'appel de Paris: "La voilà à l'orée d'une élection primordiale pour le pays. (...) Mais cette élection présidentielle rend l'arrêt que vous aurez à rendre vertigineux".

En première instance, Marine Le Pen avait notamment été condamnée à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, qui l'empêche à ce stade d'être candidate à l'Élysée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le plan d'Israël accélérera la "dépossession des Palestiniens"

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"Le fait qu'au lieu d'arrêter Israël, la plupart des pays du monde l'aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu'un soutien économique et financier, est un défi", a relevé la rapporteuse spéciale de l'ONU Francesca Albanese. (© KEYSTONE/DPA/BERND VON JUTRCZENKA)

Mahmoud Abbas a réclamé mercredi une "réaction résolue" des USA et de la communauté internationale après l'aval donné par Israël à des mesures visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie. Berlin a fustigé "une étape supplémentaire vers une annexion de facto".

Les projets d'Israël visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie occupée, qui ouvrent la voie à une nouvelle expansion des colonies, constituent une étape vers le renforcement d'une annexion illégale, a déploré le haut responsable des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk.

"Si ces décisions sont mises en oeuvre, elles accéléreront sans aucun doute la dépossession des Palestiniens et leur transfert forcé, et entraîneront la création M. Türk.

"C'est un nouveau pas des autorités israéliennes pour rendre impossible un Etat palestinien viable, en violation du droit du peuple palestinien à l'autodétermination", a-t-il dénoncé.

Argent destiné aux Palestiniens gelé

Lors d'une visite à Oslo, le président palestinien Abbas a lui dit avoir discuté avec le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre de la décision du pays occupant ainsi que des violences de colons israéliens et du gel par Israël de "4 milliards de dollars" destinés au peuple palestinien.

"Ces violations graves exigent une réponse résolue de la part de l'administration américaine et de la communauté internationale car elles entravent les efforts du président Trump et constituent une violation du droit international", a-t-il dit lors d'un point de presse.

L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé de son côté le ministère allemand des Affaires étrangères.

"Israël demeure puissance occupante en Cisjordanie, et en tant que puissance occupante, il est contraire au droit international d'y construire des colonies", a rappelé lors d'un point presse un porte-parole du ministère, alors que les nouvelles mesures rendent plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens.

La France s'en prend à l'ONU

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU a de son côté réclamé la démission de la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese, après des "propos outranciers et coupables" tenus lors d'une conférence samedi, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie française.

Selon Jean-Noël Barrot, "la France condamne sans aucune réserve les propos outranciers et coupables de Mme Francesca Albanese qui visent, non pas le gouvernement israélien dont il est permis de critiquer la politique, mais Israël en tant que peuple et en tant que nation, ce qui est absolument inacceptable".

Israël "armé et excusé"

Intervenant en visioconférence samedi lors d'un forum organisé à Doha par la chaîne Al Jazeera, Mme Albanese a évoqué un "ennemi commun" qui a permis, selon elle, un génocide à Gaza.

"Le fait qu'au lieu d'arrêter Israël, la plupart des pays du monde l'aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu'un soutien économique et financier, est un défi", a-t-elle affirmé.

"Nous qui ne contrôlons pas de vastes capitaux financiers ni les algorithmes ni les armes, constatons désormais qu'en tant qu'humanité, nous avons un ennemi commun", a-t-elle ajouté.

Dans un tweet lundi, Mme Albanese s'est défendue face aux critiques en précisant que "l'ennemi commun de l'humanité est LE SYSTEME qui a permis le génocide en Palestine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les démocrates accusent Pam Bondi d'"étouffer" l'affaire Epstein

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"Vous êtes du côté des auteurs de crimes et vous ignorez les victimes. Ce sera votre bilan, à moins que vous ne changiez rapidement de cap. Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a déclaré un élu démocrate à propos de Pam Bondi. (© KEYSTONE/AP/Tom Brenner)

Les élus démocrates au Congrès ont accusé mercredi la ministre de la Justice, Pam Bondi, d'"étouffer" l'affaire Epstein. Cela en ne respectant pas la loi obligeant l'administration Trump à faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.

"Vous ne montrez pas beaucoup d'intérêt pour les victimes, Madame la ministre de la Justice, qu'il s'agisse de celles du réseau d'exploitation d'Epstein ou de la violence gouvernementale meurtrière contre des citoyens américains à Minneapolis", a déclaré au début de l'audition de Mme Bondi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants Jamie Raskin, principal membre de cette commission.

Il faisait notamment référence à deux manifestants protestant contre la police de l'immigration (ICE) tués en janvier par des policiers fédéraux.

"Du côté des auteurs de crimes"

"Vous êtes du côté des auteurs de crimes et vous ignorez les victimes. Ce sera votre bilan, à moins que vous ne changiez rapidement de cap. Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a poursuivi l'élu démocrate.

Sur les "plus de trois millions de pages" du dossier Epstein publiées le 30 janvier par le ministère de la Justice, "vous avez caviardé les noms des exploiteurs et des complices, apparemment pour leur éviter la gêne et le discrédit, ce qui est exactement le contraire de ce que la loi vous a ordonné de faire", a souligné M. Raskin.

La ministre a défendu la publication des documents par ses services. "J'ai passé toute ma carrière à me battre pour les victimes et je continuerai à le faire", a-t-elle assuré, se disant "profondément navrée" pour toutes les victimes, en particulier de Jeffrey Epstein, criminel sexuel mort en prison en août 2019 avant son procès pour exploitation sexuelle.

"Pas d'élément nouveau"

La masse de documents publiée le 30 janvier ne contient pas d'élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait prévenu le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche.

L'administration Trump s'est acquittée de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre par le Congrès, de faire toute la transparence sur cette affaire, avait affirmé M. Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump.

Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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