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International

Une entreprise chinoise achète une part du port de Hambourg

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Le port de Hambourg est le premier port commercial d'Allemagne (archives). (© KEYSTONE/Deutsche Presse-Agentur GmbH/Georg Wendt)

Le gouvernement allemand a autorisé mercredi la participation controversée d'un groupe chinois dans l'exploitation d'un terminal portuaire à Hambourg. Il a toutefois limité la part cédée en invoquant la protection "de la sécurité et de l'ordre public".

Le groupe chinois Cosco ne pourra acquérir qu'une part "inférieure à 25%" dans ce terminal au lieu des 35% visés, "ce qui permettra d'empêcher une prise de participation stratégique", a indiqué le ministère de l'Economie dans un communiqué.

Cette décision en forme de compromis, qui avait déjà filtré de source gouvernementale mardi, vise à apaiser les critiques contre le chancelier Olaf Scholz, en Allemagne et dans l'Union européenne, pour son soutien supposé à l'investissement chinois.

"Le chancelier est convaincu que cette participation, telle qu'elle a désormais été approuvée, ne crée aucune dépendance stratégique", a déclaré une de ses porte-parole Christiane Hoffmann lors d'une conférence de presse régulière. L'annonce intervient aussi alors qu'Olaf Scholz doit se rendre la semaine prochaine en Chine, la première visite officielle d'un dirigeant européen depuis novembre 2019.

Une position chinoise limitée

Selon les médias allemands, M. Scholz, lui-même ancien maire de Hambourg, a refusé de bloquer cette transaction qui a fait l'objet d'un accord préliminaire avec Cosco il y a un an. Ce faisant, il s'est attiré les foudres de six ministères de son gouvernement, dont ceux de l'Economie, de l'Intérieur et de la Défense, qui étaient opposés au projet.

Toute tentative du géant chinois d'augmenter sa participation au-delà du seuil de 25% sera soumis à un examen gouvernemental, précise le ministère de l'Economie.

Par ailleurs, l'acquéreur n'est pas autorisé à exercer de contrôle sur l'activité du terminal portuaire, en négociant par exemple "des droits de veto sur des décisions stratégique ou de personnel", ajoute-t-il. Au final, l'investissement de Cosco est réduit à "une participation purement financière", assure le communiqué.

Un port d'importance

Hambourg est le premier port commercial d'Allemagne et le troisième en Europe derrière Rotterdam (Pays-Bas) et Anvers (Belgique). Cosco est, lui, le premier armateur chinois.

Les partisans du projet ont fait valoir que des prises de participations chinoises existent déjà dans d'autres ports d'Europe, et que Hambourg pourrait souffrir d'un désavantage compétitif.

Les opposants estiment eux que les temps ont changé. L'UE accorde une plus grande importance à la protection des infrastructures critiques depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. L'Allemagne a été critiquée pour ne pas avoir tenu compte, ces dernières années, des avertissements concernant sa dépendance au gaz russe.

"C'est mieux de vendre 24,9% que plus de 30%, mais la décision est mauvaise", a réagi le président de la commission parlementaire aux affaires européennes Anton Hofreiter.

L'argument du chancelier et de son Parti social-démocrate "selon lequel il s'agit d'un projet scientifique rappelle les déclarations autour de la Russie et (du gazoduc) Nord Stream", a déclaré l'écologiste dans une réaction au groupe de médias Funke, jugeant la position "dans le meilleur des cas naïve".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

International

Macron a discuté avec Musk de la modération des contenus

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Selon plusieurs ONG, dont le Center for Countering Digital Hate, les messages à caractère raciste, homophobe, misogyne et antisémite ont augmenté de façon "choquante" sur Twitter depuis un mois (archives). (© KEYSTONE/Deutsche Presse-Agentur GmbH/KARL-JOSEF HILDENBRAND)

Le président français Emmanuel Macron et Elon Musk se sont félicités vendredi d'avoir échangé sur la modération des contenus sur Twitter. Le nouveau patron du réseau social a jusqu'à présent pris des décisions largement contraires aux appels des dirigeants européens.

"J'en parle ici, sur Twitter, car c'est de cela qu'il s'agit. Cet après-midi, j'ai rencontré Elon Musk et nous avons eu une discussion claire et sincère", a écrit Emmanuel Macron, en visite d'Etat aux Etats-Unis. L'entretien a eu lieu à la Nouvelle-Orléans et a duré une heure.

"Conditions d'utilisation transparentes, renforcement significatif de la modération des contenus et protection de la liberté d'expression: Twitter doit faire l'effort de se conformer à la réglementation européenne", a ajouté le chef d'Etat français dans une série de tweets.

Il a également dit avoir évoqué avec le cofondateur de Tesla de "futurs projets industriels verts, comme la production de véhicules électriques et de batteries".

"Un honneur", dit Musk

"C'était un honneur de vous voir à nouveau", a répondu Elon Musk, se disant "impatient" au sujet de "projets enthousiasmants en France". L'homme le plus riche au monde a racheté à la fin octobre l'influente plateforme pour 44 milliards de dollars.

Sa vision absolutiste de la liberté d'expression inquiète de nombreux utilisateurs, autorités et annonceurs, qui craignent un déferlement de haine et de désinformation.

"Elon Musk a confirmé la participation de Twitter à l'appel de Christchurch. Les contenus terroristes et violents n'ont leur place nulle part", a détaillé le président français, faisant référence à une initiative lancée par plusieurs Etats et ONG en 2019, après la tuerie de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, dont les images étaient restées accessibles en ligne pendant plusieurs heures. L'homme d'affaires n'a pas réagi sur ce point.

Il avait initialement promis un conseil de modération des contenus responsable de toutes les décisions majeures, mais il a finalement lui-même décidé de rétablir de nombreux comptes, à commencer par celui de l'ex-président américain Donald Trump, banni après l'assaut du Capitole en janvier 2021.

Il a aussi mis fin à la lutte contre les fausses informations liées au Covid-19, ce qui est un "gros problème", d'après Emmanuel Macron. Selon plusieurs ONG, dont le Center for Countering Digital Hate, les messages à caractère raciste, homophobe, misogyne et antisémite ont augmenté de façon "choquante" sur la plateforme depuis un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Macron célèbre la francophonie à La Nouvelle-Orléans

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Emmanuel Macron a déambulé dans le centre-ville de La Nouvelle-Orléans. (© KEYSTONE/AP/Gerald Herbert)

Le président français Emmanuel Macron s'est rendu vendredi, au dernier jour de sa visite aux Etats-Unis, à la Nouvelle-Orléans pour célébrer la francophonie. Il y a rencontré l'entrepreneur américain Elon Musk.

En bras de chemise, le président français s'est offert avec sa femme Brigitte une déambulation dans les petites rues très animées du centre-ville. Il a été accueilli avec des "Bienvenue Monsieur" en français.

La première dame française et lui ont posé avec de jeunes enfants dans les bras que leur confiaient des parents pour une photographie. Ce moment tranche avec les deux premiers jours très officiels de sa visite, avec notamment une réception fastueuse à la Maison-Blanche par le président américain Joe Biden.

Après cette promenade, Emmanuel Macron a annoncé au musée d'art de la Nouvelle-Orléans un nouveau plan, "French For All", pour favoriser l'enseignement du français aux Etats-Unis.

Rencontre surprise

Pour faire du français "une langue d'opportunités culturelles, économiques" et rendre sa pratique moins "élitiste", le programme vise à "élargir et développer" l'enseignement de la langue de Molière "de la maternelle à l'enseignement supérieur", a déclaré le président français.

Mais avant sa prise de parole, M. Macron a rencontré pendant une heure Elon Musk, l'homme le plus riche au monde et fantasque patron de Tesla, SpaceX et désormais Twitter, réseau social où il a limité la modération et supprimé des milliers d'emplois.

Le président français a tweeté qu'il avait eu "une discussion claire et sincère" avec M. Musk et échangé notamment sur de "futurs projets industriels verts, comme la production de véhicules électriques et de batteries".

"Conditions d'utilisation transparentes, renforcement significatif de la modération des contenus et protection de la liberté d'expression: Twitter doit faire l'effort de se conformer à la réglementation européenne", a ajouté le président français, qui n'a pas répondu aux questions de la presse sur cette rencontre surprise.

Elon Musk s'est dit, en réponse, "impatient" au sujet de "projets enthousiasmants en France", sans les détailler davantage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Un suspect arrêté après le meurtre du rappeur américain Takeoff

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Takeoff a été tué dans un bowling à Houston (archives). (© KEYSTONE/AP/Jordan Strauss)

La police de Houston a annoncé vendredi l'arrestation et l'inculpation d'un suspect dans l'affaire du meurtre le mois dernier du jeune rappeur américain Takeoff. Le chanteur avait été tué le 1er novembre dans un bowling de Houston, au Texas.

Le suspect de 33 ans a été appréhendé jeudi soir, a indiqué le chef de la police de Houston. Un individu de 22 ans avait aussi été arrêté mercredi dans cette affaire pour port illégal d'une arme.

Un responsable de la police a précisé que la fusillade avait eu lieu après une dispute lors d'une soirée privée à laquelle ne participait pas le rappeur. Deux personnes avaient aussi reçu des tirs. L'enquête se poursuit.

Né le 18 juin 1994 dans l'Etat de Géorgie (sud), Takeoff, de son vrai nom Kirshnik Khari Ball, était connu pour sa participation au groupe de rap Migos avec son oncle Quavo et son cousin Offset, qui les a depuis lors quittés.

Le groupe originaire d'Atlanta s'était notamment fait connaître en 2013 avec son tube "Versace", que le rappeur canadien Drake avait remixé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Weinstein attend son verdict après un âpre procès à Los Angeles

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Près de 90 femmes, dont Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette, ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires (archives). (© KEYSTONE/AP/Etienne Laurent)

Le sort du magnat déchu d'Hollywood Harvey Weinstein est désormais dans les mains des jurés, partis délibérer vendredi après presque deux mois d'un procès incendiaire à Los Angeles. Combative, sa défense a tenté de décrédibiliser ses accusatrices.

Accusé de viols et d'agressions sexuelles, l'ancien "roi" américain du cinéma de 70 ans a déjà été condamné à New York en 2020 à 23 ans de prison pour des faits similaires. Au cours de ce nouveau procès, quatre femmes témoignant de manière anonyme ont accusé le producteur de les avoir contraintes à des relations sexuelles dans des hôtels de Beverly Hills et de Los Angeles entre 2004 et 2013.

Une cinquième a finalement refusé de témoigner. Après des semaines d'audiences éprouvantes, souvent interrompues par les sanglots des victimes, l'accusation a dépeint M. Weinstein comme un ogre tout-puissant, dont la mainmise sur Hollywood a longtemps empêché ses victimes de parler, par peur de répercussions sur leur carrière.

"Règne de terreur"

"Il n'y a aucun doute qu'Harvey Weinstein était un prédateur", a lancé la procureure dans son réquisitoire. "Et comme tous les prédateurs, il avait une méthode", a-t-elle insisté, en appelant les jurés à "mettre un terme à son règne de terreur".

"Les hôtels étaient son piège. Confinées entre ces murs, les victimes ne pouvaient pas échapper à sa masse imposante", a résumé la procureure, en s'appuyant sur les similarités entre les témoignages.

L'ex-producteur, qui a toujours assuré que toutes ses accusatrices étaient consentantes, a refusé de témoigner pendant l'audience. Pour lui, les enjeux sont de taille. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à plus de 100 années supplémentaires derrière les barreaux.

Le verdict de ce nouveau procès à Los Angeles est aussi particulièrement important, car, après un refus initial de la justice, la cour suprême de New York l'a finalement autorisé en août à faire appel de sa condamnation de 2020, qui avait constitué une victoire majeure du mouvement #MeToo.

Au total, près de 90 femmes, dont les actrices Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette, ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires, certaines remontant à 1977.

L'ex-producteur est également inculpé au Royaume-Uni pour des agressions sexuelles qui remonteraient à 1996.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Biden et le prince britannique William discutent du climat à Boston

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Le prince William, 40 ans, et le président américain Joe Biden, 80 ans, ont échangé quelques banalités et plaisanteries sur le froid polaire qui enveloppe Boston. (© KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

Le président des Etats-Unis Joe Biden a rencontré brièvement vendredi le prince britannique William à Boston, où le prince de Galles doit présider un gala sur le changement climatique. La rencontre a duré moins d'une heure.

Après s'être serré la main, les deux hommes ont échangé quelques banalités et plaisanteries sur le froid polaire qui enveloppe la cité historique de la Nouvelle-Angleterre, lors d'une rencontre devant la bibliothèque et le musée John F. Kennedy.

Le voyage de trois jours de William et de son épouse Kate devait culminer vendredi soir avec la deuxième édition du prix "Earthshot" créé par le prince en 2020 pour soutenir des solutions innovantes visant à régénérer la planète et lutter contre le changement climatique. Cinq prix de plus d'un million d'euros seront décernés dans cinq catégories.

Une myriade de stars sont attendues au MGM Music Hall de Boston, parmi lesquelles la chanteuse Billie Eilish et l'acteur Rami Malek.

Visite de trois jours

Joe Biden, qui vient de recevoir en visite d'Etat son homologue français Emmanuel Macron, était à Boston pour une levée de fonds de son parti démocrate et pour cette rencontre avec William, qui a duré moins d'une heure.

Les deux hommes devaient discuter de "leurs objectifs communs sur le climat" ainsi que des questions de santé mentale et de lutte contre le cancer, avait dit la porte-parole de la présidence américaine, Karine Jean-Pierre.

Le prince et la princesse de Galles sont en visite de trois jours à Boston, leur première aux Etats-Unis depuis 2014 et leur première à l'étranger depuis la mort de la reine Elizabeth II, le 8 septembre.

Censé redorer l'image de la couronne britannique dans l'ancienne colonie américaine, le voyage se déroule dans une relative indifférence à Boston. Il a été assombri par une polémique après des remarques racistes survenues lors d'une soirée mardi au palais de Buckingham, à Londres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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