Rejoignez-nous

International

Vol MH17: l'enquête est suspendue, Poutine suspecté

Publié

,

le

Toutes les pistes ont été épuisées, ont estimé les enquêteurs. (© KEYSTONE/AP/Peter Dejong)

Vladimir Poutine a probablement autorisé la fourniture du missile qui a abattu l'avion du vol MH17 au-dessus de l'Ukraine. Mais les preuves sont insuffisantes pour justifier de nouvelles poursuites, ont annoncé mercredi les enquêteurs.

L'équipe internationale d'investigation conjointe (JIT) a affirmé qu'il y avait de "fortes indications" selon lesquelles le président russe avait approuvé le transfert du missile vers les séparatistes prorusses pendant les combats dans l'est de l'Ukraine en 2014.

Mais l'enquête est désormais suspendue car "toutes les pistes ont été épuisées" sur les responsables de l'explosion en vol de l'avion, qui a provoqué la mort des 298 personnes présentes à son bord.

L'appareil de la Malaysia Airlines reliait Amsterdam à Kuala Lumpur lorsqu'il a été touché le 17 juillet 2014 au-dessus la partie de l'est de l'Ukraine aux mains des rebelles prorusses.

L'annonce de la JIT intervient moins de trois mois après qu'un tribunal néerlandais a condamné deux Russes et un Ukrainien pour le meurtre des passagers et des membres de l'équipage du MH17, après les avoir jugés en leur absence.

"Il y a de fortes indications selon lesquelles le président russe a décidé de fournir le Buk TELAR aux séparatistes de la RPD (République populaire de Donetsk)", a déclaré dans un communiqué l'équipe conjointe de six pays enquêtant sur le drame.

Des responsables russes ont même reporté la décision d'envoyer des armes aux séparatistes ukrainiens parce que M. Poutine était à une commémoration du Débarquement en Normandie en France en juin 2014, ont dit les enquêteurs.

Appel téléphonique

Au cours d'une conférence de presse à La Haye mercredi, ils ont diffusé un appel téléphonique intercepté d'un conseiller disant que le retard avait eu lieu "parce qu'il n'y a qu'un seul qui décide (...), celui qui est actuellement à un sommet en France".

Vladimir Poutine bénéficie cependant de l'immunité en tant que chef de l'État, rendant impossible toute tentative de le poursuivre, ont souligné les enquêteurs.

"Bien que nous parlions de fortes indications, le seuil des preuves complètes et concluantes n'est pas atteint" concernant son rôle dans le crash, ont-ils ajouté.

Les enquêteurs avaient précédemment conclu que le système de missiles BUK avait été transféré à partir d'une base militaire russe à Koursk (ouest de la Russie) et qu'ils cherchaient à découvrir qui faisait partie de son équipage et qui faisait partie de la chaîne de commandement.

"Pistes épuisées"

Mais "l'enquête a maintenant atteint sa limite, toutes les pistes ont été épuisées, l'enquête est donc suspendue", a relevé mercredi la procureure néerlandaise Digna van Boetzelaer pendant la conférence de presse.

"Les preuves sont insuffisantes pour d'autres poursuites", a-t-elle ajouté.

Un tribunal néerlandais a condamné en novembre par contumace les Russes Igor Guirkine et Sergueï Doubinski et l'Ukrainien Leonid Khartchenko à la réclusion à perpétuité pour leur rôle dans la tragédie. Moscou a nié toute implication et a qualifié le verdict de "scandaleux".

La JIT comprend des représentants des Pays-Bas, de l'Australie, de la Belgique, de la Malaisie et de l'Ukraine, les pays les plus touchés par le crash.

Les juges du procès aux Pays-Bas ont dit en rendant leur verdict en novembre que le missile provenait de Russie et que les suspects faisaient partie d'un groupe séparatiste contrôlé par Moscou. Mais ils avaient seulement aidé à transférer le système de missiles en Ukraine et n'ont pas déclenché le tir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Iran: Pékin appelle le Pakistan à "intensifier" la médiation

Publié

le

La quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, a fait grimper les cours du pétrole (archives). (© KEYSTONE/AP/Amirhosein Khorgooi.)

Le ministre chinois des affaires étrangères Wang Yi a appelé le Pakistan à "intensifier" ses efforts de médiation entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a rapporté mercredi Chine Nouvelle. Pékin va continuer à soutenir Islamabad, a-t-il ajouté.

Le ministre chinois des affaires étrangères s'est entretenu mardi par téléphone avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, a indiqué l'agence de presse chinoise mercredi matin.

Le président américain Donald Trump est attendu mercredi soir en Chine pour une visite de trois jours, partenaire stratégique et économique primordiale de l'Iran.

Wang Yi a "appelé le Pakistan à intensifier ses efforts de médiation et à contribuer à traiter de manière appropriée les questions liées à l'ouverture du détroit d'Ormuz", dit Chine Nouvelle.

Négociations dans l'impasse

"La Chine continuera de soutenir les efforts de médiation du Pakistan et apportera sa propre contribution à cette fin", a déclaré Wang Yi selon Chine Nouvelle.

"Les deux parties ont souligné l'importance de maintenir un cessez-le-feu durable et d'assurer une circulation normale à travers le détroit d'Ormuz", ont rapporté de leur côté les affaires étrangères pakistanaises dans un communiqué.

Le processus diplomatique sous médiation pakistanaise pour sortir de la crise est dans l'impasse. Le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions, que M. Trump a jugées bonnes "à mettre à la poubelle".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Finlande, Grèce et Israël en finale de l'Eurovision

Publié

le

La violoniste Linda Lampenius et le chanteur Pete Parkkonen, les candidats de la Finlande, ont enflammé les plus de 11'000 spectateurs rassemblés dans la grande salle Stadthalle. (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

Les favoris finlandais, grec et israélien se sont qualifiés sans surprise mardi à Vienne, lors de la première demi-finale de l'Eurovision de la chanson. L'ambiance est restée festive, malgré l'appel au boycott lancé en raison de la participation d'Israël.

La Belgique, la Suède, la Moldavie, la Serbie, la Croatie, la Lituanie et la Pologne ont aussi obtenu leur billet pour la finale de samedi, contrairement à l'Estonie, la Géorgie, le Monténégro, le Portugal et Saint-Marin. La Suisse, avec Veronica Fusaro, entre en jeu jeudi, lors de la 2e demi-finale.

La violoniste Linda Lampenius et le chanteur Pete Parkkonen, les candidats de la Finlande, ont enflammé les plus de 11'000 spectateurs rassemblés dans la grande salle Stadthalle de la capitale autrichienne avec leur duo efficace.

Interrogés par l'AFP dimanche, ils ne se montraient pas stressés par leur statut de favoris des parieurs. "Le ressenti doit venir du coeur", avait expliqué ce duo composé d'une violoniste de 56 ans et d'un chanteur de 36 ans qui fait mouche avec un titre, "Liekinheitin", "Lance-flamme", interprété en finnois.

Boycott

Akylas, le candidat envoyé par Athènes, a aussi conquis l'audience dans sa langue maternelle avec son morceau électro-pop coloré dénonçant la cupidité et la quête de richesse matérielle.

Le candidat israélien Noam Bettan, qui a chanté en hébreu, en français et en anglais, a réussi à se qualifier, à la grande joie de ses fans. Le concours est ébranlé cette année par le plus important boycott de son histoire en raison de la présence d'Israël, à qui certains pays reprochent la conduite de la guerre à Gaza en représailles à l'attaque le 7 octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol.

Les groupes audiovisuels publics de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie n'ont pas diffusé le premier direct du programme, qualifié de "cirque" par le groupe slovène RTV. Les trois pays ont également décidé de ne pas envoyer de candidat, tout comme l'Islande et les Pays-Bas, qui en revanche diffusent l'événement auquel 35 pays au total prennent part.

Quelques dizaines de militants propalestiniens ont déposé des cercueils dans le centre de la capitale autrichienne mardi pour protester contre la participation d'Israël. "Bien sûr, la musique devrait être quelque chose d'universel. La musique devrait rassembler les gens, mais pas de cette manière", a déclaré à l'AFP Karin Spindlberger, une manifestante de 67 ans.

Discours antisémites dénoncés

Pour Martin Green, le directeur de l'Eurovision, "c'est très sain que deux points de vue puissent s'exprimer simultanément dans la même ville". "Chacun respecte l'espace de l'autre, l'Autriche étant un pays qui permet à chacun d'exprimer son point de vue et je pense qu'elle peut en être très fière", a-t-il déclaré mardi en conférence de presse.

Amichai Chikli, le ministre israélien des affaires étrangères, s'est inquiété lundi dans un communiqué d'une "forte poussée, coordonnée, de discours antisémites et anti-israéliens autour de l'Eurovision 2026".

Lors de la seconde demi-finale le 14 mai, la Suisse, l'Albanie, le Danemark, l'Arménie, la Roumanie, Chypre, la Norvège, l'Azerbaïdjan, le Luxembourg, Malte, la Bulgarie, l'Australie, l'Ukraine, la République tchèque et la Lettonie tenteront leur chance.

Les points des jurys sont combinés aux résultats d'un vote du public, pour déterminer les dix chansons qualifiées lors de chaque demi-finale. Ces 20 chansons rejoindront les titres présélectionnés de l'Autriche, gagnante de l'année dernière à Bâle et qualifiée d'office pour la finale samedi.

La France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni viennent automatiquement compléter le tableau, en raison de leur statut de principaux contributeurs financiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Albrecht Weinberg, rescapé de l'Holocauste, est décédé à 101 ans

Publié

le

"L'expérience que j'ai vécue dans ma jeunesse a été très dangereuse et terrible pour moi", avait déclaré Albrecht Weinberg (image d'archives). (© KEYSTONE/DPA/HAUKE-CHRISTIAN DITTRICH)

Albrecht Weinberg, rescapé de l'Holocauste, s'est éteint "paisiblement" mardi matin à l'âge de 101 ans, a déclaré sa colocataire Gerda Dänekas à l'AFP. Il a survécu à plusieurs camps de concentration et d'extermination et à des marches de la sous le nazisme.

Né à Rhauderfehn, en Frise orientale, près de Leer, il a émigré après la guerre à New York avec sa soeur et, pendant des décennies, n'a pas voulu parler de l'Allemagne ni des horreurs des camps.

Il est revenu en 2012 s'installer dans sa région natale, à Leer, où il s'est engagé dans le travail de mémoire auprès des jeunes.

Il a expliqué avoir changé d'avis lorsqu'un enseignant lui a envoyé une photo d'élèves d'une école juive de la région.

Il craignait que "cela se reproduise"

Ce rescapé de la Shoah a suscité l'émoi dans toute l'Allemagne l'an dernier lorsqu'il avait rendu sa Croix fédérale du Mérite pour protester contre un vote commun de l'Union conservatrice (CDU/CSU) et de l'AfD au Bundestag, malgré la tentative du président fédéral d'Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, de l'en dissuader.

Albrecht Weinberg avait alors déclaré à l'AFP craindre que l'histoire ne se répète. "L'expérience que j'ai vécue dans ma jeunesse a été très dangereuse et terrible pour moi", avait-il souligné.

Il a déclaré craindre "que cela se reproduise, que je doive faire mes valises et partir dans un autre pays qui accepterait de m'accueillir".

Dans son autobiographie, "Damit die Erinnerung nicht verblasst wie die Nummer auf meinem Arm" ("Pour que le souvenir ne s'efface pas comme le numéro sur mon bras"), Albrecht Weinberg, issu d'une famille juive, racontait qu'une quarantaine de ses proches avaient été assassinés par les nazis.

Lui-même a été déporté à Auschwitz en 1943, à l'âge de 18 ans, dans un wagon à bestiaux, où il a été soumis aux travaux forcés les plus éprouvants.

Il a vécu la fin de la guerre dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, dans un état qu'il décrivait comme étant "plus mort que vivant".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Football

Liga: Le président du Real Madrid Florentino Pérez se représente

Publié

le

Florentino Pérez a annoncé se porter candidat à sa propre succession à la présidence du Real Madrid. (© KEYSTONE/AP/Bernat Armangue)

Le président du Real Madrid Florentino Pérez a annoncé mardi convoquer des élections et se représenter. A 79 ans, il a écarté toute démission à l'issue d'une 2e saison sans trophée majeur.

"Je ne vais pas démissionner", a déclaré Pérez lors d'une conférence de presse, dénonçant une "campagne absurde", "très organisée", visant selon lui à dénigrer sa personne et "les intérêts" du club. Visiblement agacé, le dirigeant madrilène, en poste entre 2000 et 2006 puis depuis 2009, a fustigé "un courant anti-madridiste dans certains secteurs du journalisme".

Des élections malgré un mandat jusqu'en 2029

"Je veux dire aux socios que je dois faire cela pour les défendre, eux", a poursuivi Florentino Pérez pour justifier la convocation de nouvelles élections, auxquelles "nous allons nous présenter". L'homme d'affaires n'a pas donné plus de détails dans l'immédiat sur quand ces élections auraient lieu.

Il avait été réélu en janvier 2025 sans opposition, avec un mandat courant théoriquement jusqu'en 2029. Le Real Madrid, emmené par ses stars Kylian Mbappé, Vinicius Junior et Jude Bellingham, a vécu une saison très compliquée, éliminé en quarts de finale de Ligue des champions contre le Bayern Munich.

Dimanche, la Maison Blanche a perdu 2-0 dans le Clasico sur la pelouse du FC Barcelone, offrant son 29e titre de Liga à son rival catalan. Hors-terrain, la saison du Real Madrid a été également émaillée de plusieurs épisodes extra-sportifs, dont le dernier en date reste l'altercation entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde la semaine dernière. Les deux joueurs ont été sanctionnés d'une amende de 500'000 euros chacun.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Des tensions peuvent émerger dans votre travail. Il est donc essentiel de clarifier la situation, même plusieurs fois si c’est nécessaire !

Les Sujets à la Une