Économie
Von der Leyen assure que l'UE aidera l'Ukraine "quoi qu'il arrive"
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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a assuré vendredi que l'UE trouverait une solution pour aider l'Ukraine, après un veto jeudi soir du premier ministre hongrois Viktor Orban sur un financement de 50 milliards d'euros en faveur de Kiev.
Une prochaine réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne début 2024 doit permettre de débloquer cette aide. "D'ici là, nous utiliserons le temps pour nous assurer que quoi qu'il arrive, nous aurons lors de ce sommet une solution opérationnelle", a déclaré Mme von der Leyen à Bruxelles.
"Nous travaillons très dur, bien sûr, pour parvenir à un accord entre les 27 Etats membres. Mais je pense qu'il est également nécessaire de travailler sur des alternatives potentielles afin de disposer d'une solution opérationnelle au cas où un accord à 27 ne serait pas possible", a-t-elle précisé, lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un sommet européen.
Solutions de contournement
Le président du Conseil européen, Charles Michel, s'est dit de son côté "extrêmement confiant et optimiste" sur la capacité de l'UE à tenir ses engagements envers l'Ukraine "avec des moyens financiers dans les semaines à venir". "Je suis confiant que la décision sera formalisée", a-t-il martelé.
"Il est possible pour 26 Etats membres de fournir l'argent sur une base bilatérale, sans passer par (...) les structures de l'Union européenne, il y a des solutions de contournement", a affirmé de son côté le premier ministre irlandais Leo Varadkar devant des journalistes. Il a cependant jugé "encore possible de parvenir à un accord à 27".
Jeudi soir, les dirigeants de l'UE ont donné leur feu vert aux négociations d'adhésion avec l'Ukraine mais sans parvenir à convaincre Viktor Orban d'accorder une aide cruciale à ce pays en guerre.
Le dirigeant hongrois a réclamé vendredi que soit versée à son pays "la totalité des fonds" européens dus à Budapest dont des milliards d'euros restent bloqués, avant d'envisager éventuellement de lever son veto à une nouvelle aide en faveur de l'Ukraine.
"J'ai toujours dit que si on procédait à un amendement du budget de l'UE (...), la Hongrie saisirait l'occasion pour revendiquer clairement ce qu'elle mérite. Pas la moitié, pas un quart, mais la totalité", a déclaré le dirigeant nationaliste dans un entretien à la radio d'Etat.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
L'inflation recule, mais ce n'est pas forcément une bonne nouvelle
Les prix tendent à stagner voire à reculer en Suisse, depuis plusieurs mois, une détente qui n'est pas ressentie comme telle par nombre de consommateurs. Cela pourrait susciter de l'inquiétude. L'indice des prix à la consommation (CPI) de janvier est attendu vers 0%.
Le climat de consommation, soit la propension des ménages à dépenser, est lui resté pratiquement inchangé par rapport au même mois de l'année précédente, à -30 points. Ces derniers sont en outre plus pessimistes quant aux perspectives économiques.
"Il existe une différence entre l'inflation ressentie et l'inflation effective", observe Fredy Hasenmaile, chef économiste chez Raiffeisen. "Le CPI ne capture pas toujours la réalité individuelle: selon la structure de consommation d'un ménage - familles, retraités, bas revenus -, l'inflation ressentie peut être plus élevée en raison d'une érosion du pouvoir d'achat pour certains ménages", renchérit Bertrand Lemattre de la banque Bonhôte & Cie.
Celle-ci est due à plusieurs facteurs, à commencer par la hausse des primes d'assurance maladie, qui pèsent de plus en plus lourd dans les budgets, mais n'entrent pas dans le calcul du CPI à l'instar d'autres dépenses obligatoires. "D'un point de vue statistique, c'est exact, puisque l'indice capte exclusivement l'évolution des prix des biens de consommation. Or, la hausse des primes est davantage liée à un effet de volume que de prix", note Fredy Hasenmaile.
Par ailleurs, "les ménages consacrent une part croissante de leurs dépenses au loyer et charges, près de 30%", ce qui érode encore le pouvoir d'achat, note Bertrand Lemattre.
Baisse trop importante des prix problématique aussi
Dès lors, un recul de l'inflation ne se traduit pas nécessairement par une diminution du coût de la vie ou une hausse du pouvoir d'achat pour le consommateur. Et si l'inflation venait à s'installer en terrain négatif, la situation économique pourrait même se péjorer.
En effet, lorsque les prix reculent pendant un certain temps, le consommateur tend à reporter ses dépenses, dans l'attente de baisses supplémentaires, ce qui est mauvais pour l'économie et les entreprises. Ces dernières dépensent moins à leur tour, jusqu'à supprimer des emplois, mettant davantage de pression encore sur le consommateur, et ainsi de suite.
"C'est ce que l'on appelle une spirale déflationniste, à l'instar de ce qui se produit actuellement en Chine", note Fredy Hasenmaile. Un scénario qui a toutefois peu de risques de se produire en Suisse, puisque selon l'expert, "la conjoncture est stable".
Quant à un renchérissement marqué, au-delà de la fourchette de stabilité établie par la Banque nationale suisse (BNS) entre 0 et 2%, il entraînerait lui aussi un affaiblissement de l'économie. Et l'inflation serait ressentie "de manière disproportionnée", par les ménages plus modestes, ayant une capacité d'épargne limitée, souligne l'expert de Raiffeisen, soulignant "l'importance d'une bonne maîtrise de l'inflation par la BNS".
L'évolution la plus probable pour cette année reste toutefois celle d'une hausse modérée, entre 0,2 et 0,5%, selon les experts. "Les récents droits de douanes imposés par l'administration Trump de 15% risquent fort d'entraîner un rebond de l'inflation. Mais celui-ci devrait être compensé là encore par la solidité du franc", note Bertrand Lemattre, à l'instar de ces cinq dernières années où le CPI a cru de près de 7%, tandis que la force du franc a permis de limiter la hausse des prix des produits importés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
L'indice des caisses de pension suisse positif en janvier
En janvier, les caisses de pension ont réalisé une performance moyenne de 0,53% après déduction des frais, variant entre -0,4% et 2,36% selon les caisses, d'après l'analyse compilée par UBS. Depuis 2006, le rendement annualisé de l'échantillon est de 3,33%.
En janvier, la performance médiane des petites caisses de pension avec des actifs sous gestion inférieurs à 300 millions de francs était de 0,42%, soit plus basse que celle des grandes caisses de pension avec des actifs sous gestion de plus d'un milliard de francs, à 0,53%, selon le calcul les analystes de la banque publié mercredi.
La performance moyenne des classes d'actifs mesurée en francs a été mitigée en janvier. Les plus importantes, du point de vue de l'allocation de la fortune, ont inscrit une performance positive, à l'instar des actions mondiales (1,04%), des obligations en francs (0,83%), des actions suisses (0,16%) ainsi que de l'immobilier indirect (0,14%) et de l'immobilier direct (0,13%). Par contre, les infrastructures (-0,85%), les obligations en devises étrangères (-1,1%), les fonds spéculatifs (-1,61%) et le placement privé (-1,68%) ont essuyé un rendement négatif.
Dans un contexte géopolitique tendu, "la détérioration du sentiment des investisseurs a conduit à une performance stagnante pour les actions suisses". Aux Etats-Unis, le début favorable de la saison des résultats pour le dernier trimestre 2025 a soutenu les marchés actions tandis que "les marchés émergents ont été soutenus par un affaiblissement du dollar américain et une diversification accrue hors des actifs américains".
"Les obligations à haut rendement aux États-Unis et en Europe ont bénéficié de l'augmentation saisonnière des émissions d'entreprises, avec une forte demande des investisseurs", souligne UBS. Les obligations en devises étrangères représentent environ 7% de l'allocation des actifs, pondérée en fonction de la fortune gérée, après déduction des frais, contre environ 22% pour les obligations libellées en francs.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Accords avec l'UE: nouveau compromis au niveau national sur la protection des salaires
Les partenaires sociaux s'accordent sur la dernière mesure nationale garantissant la protection des salaires, dans le cadre du paquet d'accords avec l'UE. Le Conseil fédéral a validé mercredi les adaptations de cette mesure, qui avait été critiquée en consultation.
Sur les 14 mesures, les 13 autres ont déjà été acceptées. La dernière mesure vise une meilleure protection du partenariat social au niveau de l'entreprise.
La demande, émanant des syndicats, avait été vivement critiquée par le camp bourgeois. Concrètement, elle concerne la procédure de préavis lorsqu'un employeur a l'intention de licencier certains types de travailleurs, dans les entreprises d'au moins 50 collaborateurs.
Le Conseil fédéral tient à cette disposition pour maintenir l'équilibre du paquet de mesures et respecter les obligations de la Suisse à l'égard de l'Organisation internationale du travail. Ses modifications se fondent sur les résultats de la consultation et sur des discussions intensives avec les partenaires sociaux ces derniers mois.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Modules électriques et générateurs suisses livrés à l'Ukraine
Des entreprises suisses livreront ces prochaines semaines des modules électriques et des générateurs de grande puissance à l'Ukraine. Le Conseil fédéral a adopté un plan d'aide pour ce pays confronté à une crise énergétique, avec un plafond de 32 millions de francs.
Le plan fait suite à une demande du gouvernement ukrainien en marge du Forum économique mondial à Davos. L'Ukraine subit actuellement sa plus grave crise énergétique depuis le début de la guerre, a relevé mercredi le Conseil fédéral.
Le plan d'aide concerne 18 modules électriques fonctionnant au gaz naturel, avec les équipements et les produits consommables nécessaires, ainsi que jusqu'à 80 générateurs diesel de différentes puissances. La première livraison de matériel est en préparation et devrait être effectuée le plus rapidement possible.
Le délégué du Conseil fédéral pour l'Ukraine est chargé de la mise en oeuvre de l’opération. Les 32 millions de francs nécessaires proviennent du crédit budgétaire du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) consacré à la reconstruction de l'Ukraine.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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