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Économie

Zone euro: la récession se confirme, la hausse des prix s'atténue

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Après une croissance du PIB au troisième trimestre dans les 19 pays partageant la monnaie unique, "une récession a clairement commencé (au quatrième) trimestre et se poursuit, les chiffres PMI d'aujourd'hui le confirment", a estimé Bert Colijn d'ING. (archives) (© KEYSTONE/AP/Alvaro Barrientos)

L'économie de la zone euro s'est contractée en novembre un peu moins fortement qu'au mois d'octobre, tandis que les tensions inflationnistes ont montré des signes d'atténuation, selon l'indice PMI Flash publié mercredi par S&P Global.

L'indice, calculé sur la base de sondages d'entreprises, s'est légèrement redressé à 47,8 points, après 47,3 en octobre. L'activité dans le secteur privé se contracte malgré tout pour le cinquième mois consécutif. Un chiffre inférieur à 50 signale en effet un recul.

Les données pour le quatrième trimestre suggèrent "une contraction trimestrielle du PIB légèrement supérieure à 0,2%", a estimé Chris Williamson, économiste de S&P, cité dans un communiqué.

"Quelques signes timides d'amélioration se dégagent toutefois des derniers résultats de l'enquête, parmi lesquels un ralentissement du rythme de la contraction par rapport à octobre", a-t-il expliqué.

"Les fortes tensions sur les prix (...) montrent des signes d'atténuation, notamment dans le secteur manufacturier", a ajouté M. Williamson.

"Les difficultés d'approvisionnement semblent également s'atténuer (...) La douceur des températures a par ailleurs permis d'apaiser quelque peu les craintes relatives à d'éventuelles pénuries d'énergie pendant la période hivernale", a-t-il encore souligné.

Après une croissance du PIB au troisième trimestre (+0,2%) dans les 19 pays partageant la monnaie unique, "une récession a clairement commencé (au quatrième) trimestre et se poursuit, les chiffres PMI d'aujourd'hui le confirment", note Bert Colijn, économiste de la banque ING.

Mais il constate aussi un affaiblissement des tensions inflationnistes. "L'affaiblissement de la demande, la baisse des prix de l'énergie par rapport au mois d'août et l'atténuation des problèmes d'approvisionnement sont autant de facteurs qui contribuent à atténuer les pressions sur les prix", selon lui.

Contraction plus faible

Jack Allen-Reynolds, expert de Capital Economics, tablait jusqu'ici sur un recul du PIB de 0,5% au 4e trimestre: "Au total, ces enquêtes suggèrent que la contraction pourrait être un peu plus faible que ce que nous avions prévu. Mais elles suggèrent tout de même une conjoncture très faible et le problème de l'inflation est loin d'être résolu", a-t-il averti.

Le moindre recul de l'activité en novembre, par rapport à octobre, s'explique avant tout par une meilleure performance de l'industrie, tandis que la contraction s'est poursuivie au même rythme dans les services, selon S&P.

Au sein de la zone euro, c'est de nouveau l'Allemagne qui a enregistré la plus forte contraction en novembre, malgré une légère embellie par rapport au mois précédent. Parallèlement, les niveaux d'activité ont reculé en France pour la première fois depuis février 2021.

Ces chiffres suggèrent que l'économie française "va aussi se contracter au quatrième trimestre, même si ce sera à un rythme moindre que dans les autres grandes économies de la zone euro", estime Jack Allen-Reynolds.

La Commission européenne a annoncé le 11 novembre qu'elle prévoyait désormais une récession dans l'UE comme en zone euro à partir du quatrième trimestre. Elle a revu en forte baisse sa prévision de croissance du PIB pour 2023, à seulement 0,3% pour les pays partageant la monnaie unique, contre 1,4% attendu jusqu'ici.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Fonds propres: exigences strictes et dures à respecter pour UBS

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Critique du durcissement des règles en matière de fonds propre, UBS a reçu un soutien politique dans sa démarche (image symbolique). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le renforcement des exigences en matière de fonds propres pour l'UBS prévu par le Conseil fédéral est sous pression. Des critiques politiques émergent depuis la fin de la procédure de consultation.

Le Conseil fédéral souhaite que les banques d'importance systémique actives à l'échelle internationale doivent désormais couvrir intégralement leurs filiales étrangères avec des fonds propres. Actuellement, cette exigence s'élève encore à environ 60%.

Face à cette nouvelle réglementation, les réactions sont contrastées: "cette mesure est disproportionnée et affaiblit la place financière suisse", écrit l'UDC. Le PVL estime lui qu'il est "problématique que la couverture en fonds propres des participations étrangères dans la maison mère soit isolée et présentée avant la conclusion des autres paquets de réglementation bancaire".

Les cantons disent "oui mais", insistant sur la nécessité d'une réglementation mesurée. Plusieurs grands cantons rejettent complètement le projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Nouveaux vols annulés par Swiss en raison des intempéries

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Le dégivrage des avions explique notamment les retards (photo prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La compagnie aérienne Swiss a dû annuler de nouveaux vols en raison des conditions météo en Europe. Douze vols sont concernés pour la seule journée de samedi. A Genève, aucun vol n'a dû être annulé.

Les annulations concernent des vols aller-retour depuis Zurich vers Nice, Francfort, Düsseldorf, Londres, Milan et Luxembourg, a indiqué un porte-parole de la compagnie aérienne à Keystone-ATS. Swiss prévoit également un retard moyen d'une heure et demie pour tous les vols arrivant samedi à Zurich-Kloten. La situation peut encore évoluer.

Le dégivrage des avions, nécessaire en raison des conditions météo actuelles, contribue à ces retards, selon un porte-parole de Swiss.

"Nous sommes en contact étroit avec Meteo Suisse et suivons attentivement la situation au quotidien pour chaque destination", indique la compagnie aérienne. Face à l'augmentation de la charge de travail, du personnel supplémentaire a été déployé.

Si un vol doit être annulé, les passagers sont réacheminés rapidement. Swiss rembourse également le billet si le passager en fait la demande via l'application ou le service clientèle de la compagnie.

Depuis le début de l'année et jusqu'à samedi matin, 93 vols de Swiss ont dû être supprimés en raison des conditions météo, concernant environ 10'000 passagers, selon la filiale de Lufthansa.

Contacté par Keystone-ATS, le porte-parole de Genève Aéroport Ignace Jeannerat n'a pas connaissance de vols annulés à Cointrin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'emploi américain a terminé 2025 sans feu d'artifice

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Actuellement 7,5 millions de personnes sont au chômage aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Le marché du travail américain a été nettement plus mou en 2025 qu'un an plus tôt, mais le chômage est resté contenu, selon les données officielles publiées vendredi.

Les Etats-Unis ont créé 50'000 emplois en décembre, quand les analystes en attendaient davantage (autour de 73'000, d'après le consensus publié par MarketWatch).

Fait notable, le secteur de la distribution a détruit des emplois sur la période, alors que les fêtes de fin d'année sont traditionnellement porteuses.

En moyenne en 2025, la première économie mondiale a créé seulement 49'000 emplois chaque mois, soit bien moins que l'année précédente (168'000), est-il souligné dans le rapport du ministère du Travail.

Sur ce plan, c'est la "pire année" qu'aient connue les Etats-Unis depuis 2003, hors période de récession, observe Heather Long, économiste pour la banque Navy Federal Credit Union.

"Les rares embauches ont principalement concerné le secteur de la santé, qui est en constante expansion pour répondre aux besoins d'une population vieillissante. Sans ce secteur, 2025 serait une année marquée par des pertes d'emplois", ajoute-t-elle.

Cette situation d'anémie sur le marché du travail contraste avec la croissance du pays - +4,3% en rythme annualisé au 3e trimestre - tirée par les énormes investissements dans l'intelligence artificielle (IA).

"Ce boom dépourvu de créations d'emplois est un scénario idéal pour Wall Street, mais crée un certain malaise dans la population", estime Mme Long.

Temps partiel subi

Le chômage a graduellement progressé au cours de 2025. Il s'établissait à 4% en janvier et atteignait 4,4% en décembre. Il était toutefois légèrement plus élevé en novembre, à 4,5% (taux révisé en baisse).

Actuellement, 7,5 millions de personnes sont au chômage.

Mais 5,3 millions de personnes sont en situation de temps partiel subi, soit que leur employeur ait réduit leur nombre d'heures, soit qu'elles ne parviennent pas à trouver un emploi à temps plein. Elles étaient un million de moins en décembre 2024.

Il s'agit du premier rapport sur l'emploi complet et publié en temps et en heure depuis trois mois, une longue paralysie budgétaire ayant suspendu le travail des services statistiques pendant l'automne aux Etats-Unis.

Le document signale une dégradation des données pour les mois d'octobre et novembre. La révision est particulièrement négative pour octobre, l'économie ayant finalement détruit 173'000 emplois sur cette période (contre 105'000 précédemment rapportés).

Dans l'ensemble, le marché du travail reste "fragile", considère Gregory Daco, économiste chez EY.

Les entreprises donnent selon lui "la priorité à la maîtrise de leurs coûts devant une incertitude persistante", générée notamment par les vagues de droits de douane mis en place, et partiellement atténués, au cours de l'année par le président Donald Trump.

Pour 2026, Gregory Daco s'attend à ce que les embauches continuent d'être anémiques au premier semestre, avec 25'000 créations d'emplois en moyenne par mois, et un taux de chômage qui grimpe vers 4,8%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Brésil: inflation ralentie en décembre à 4,26% sur un an

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Le ralentissement de l'inflation représente un soulagement pour le gouvernement du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, qui a affronté pendant une grande partie de l'année 2025 des critiques liées à l'augmentation du coût de la vie (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/ANDRE BORGES)

Le Brésil a de nouveau enregistré un ralentissement de son inflation en décembre à 4,26% en glissement annuel, la plaçant à l'intérieur de la fourchette cible fixée par les autorités monétaires brésiliennes, selon des données officielles publiées vendredi.

La banque centrale du Brésil vise 3% d'inflation, avec une marge de tolérance de plus ou moins 1,5 point de pourcentage.

En décembre, les prix à la consommation ont augmenté de 0,33% sur un mois.

Le résultat de décembre sur un an, qui marque une forte décélération de la hausse des prix par rapport aux 4,83% observés sur un an en décembre 2024, représente un soulagement pour le gouvernement du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, qui a affronté pendant une grande partie de l'année 2025 des critiques liées à l'augmentation du coût de la vie.

Selon l'institut de statistiques brésilien IBGE, ce ralentissement de l'inflation provient principalement de la baisse des prix des denrées alimentaires de base, grâce à une offre accrue après les difficultés climatiques qui avaient affecté les récoltes en 2024.

Toutefois, les tarifs de l'électricité ont exercé une pression à la hausse, en raison de réajustements qui ont renchéri les factures des consommateurs.

Ce ralentissement de l'inflation pourrait ouvrir la voie à un assouplissement de la stricte politique monétaire de la banque centrale brésilienne.

En décembre, l'institution avait décidé de maintenir son taux directeur à 15%, malgré un ralentissement déjà observé de l'inflation. Ce taux, qui est l'un des plus élevés au monde, est en place depuis juillet, après sept hausses consécutives.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2023, le président Lula a réclamé à plusieurs reprises une baisse du taux directeur pour stimuler l'activité économique du géant sud-américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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