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Économie

Zone euro: l'inflation remonte en septembre à 2,2% sur un an

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Le rebond de l'inflation sur le Vieux continent en novembre amoindrit encore un peu plus la probabilité d'une baisse des taux de la BCE en octobre. (archive) (© KEYSTONE/AP/JOERG SARBACH)

L'inflation a augmenté en septembre dans la zone euro, après plusieurs mois de stabilité, tirée par les prix de l'énergie, laissant présager une prolongation de la pause opérée par la BCE sur ses taux.

La hausse des prix est ressortie à 2,2% sur un an, contre 2% en août, selon un communiqué d'Eurostat publié mercredi. Les analystes interrogés par Bloomberg tablaient sur une remontée de l'inflation à ce niveau.

Cette accélération de l'inflation s'explique principalement par l'évolution moins favorable des prix de l'énergie, qui commencent à se stabiliser après des mois de franche décrue: ils sont ressortis en repli de 0,4% seulement en septembre, contre un recul de 2% en août.

L'inflation de l'alimentation a diminué à 3%, après 3,2% en août, tandis que les prix des biens industriels se sont maintenus à +0,8%. Enfin, les prix des services ont légèrement accéléré, augmentant de 3,2% contre 3,1% le mois précédent.

L'inflation sous-jacente - corrigée des prix volatils de l'énergie et de l'alimentation -, qui fait référence pour les experts, est quant à elle restée stable à 2,3% en glissement annuel, dans les 20 pays partageant la monnaie unique.

Au sein de la zone euro, l'inflation s'est très nettement calmée depuis le record de 10,6% sur un an atteint en octobre 2022, dans le contexte d'une flambée des prix de l'énergie liée à la guerre en Ukraine, et elle était redescendue en juin à 2% sur un an, le niveau auquel la Banque centrale européenne cherche à la contenir.

La BCE, après avoir réduit progressivement ses taux d'intérêt directeurs depuis deux ans, les a maintenus inchangés en septembre. Sa prochaine décision de politique monétaire est prévue fin octobre.

Selon Riccardo Marcelli Fabiani, du cabinet Oxford Economics, le rebond de l'inflation en septembre est à priori temporaire, car les grands facteurs qui ont contribué à calmer les prix ces derniers mois restent en place, parmi lesquels l'affaiblissement de la croissance des salaires ou l'évolution des taux de change.

"Cependant, la BCE a adopté un ton particulièrement restrictif (en faveur d'un durcissement de la politique monétaire, ndlr) lors de sa dernière réunion, et la hausse de l'inflation en septembre va conforter son analyse selon laquelle une nouvelle baisse des taux serait inappropriée", a-t-il ajouté.

Ce qui éloigne selon lui toute perspective de baisse des taux d'ici la fin de l'année, sauf énorme surprise du côté de l'inflation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les loyers pèsent "lourdement" sur les ménages, selon l'Asloca

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Environ 85 % des personnes interrogées souhaitent davantage de logements abordables, selon l'Asloca (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les locataires sont "sous pression dans tout le pays et beaucoup n'osent pas faire valoir leurs droits", indique le dernier sondage de l'Asloca. La raison principale de cette retenue serait la "crainte de détériorer la relation avec le bailleur".

Près de 40% des personnes interrogées consacrent plus du tiers de leur revenu à leur loyer, note mardi l'Association des locataires dans un communiqué. Un seuil "qui marque l’entrée dans une zone de risque de précarité".

Environ 70% des sondés font état de problème avec leurs bailleurs, "mais la plupart ne se défendent pas", remarque l'Asloca. "Ainsi, près de la moitié n’a pas demandé de baisse de loyer malgré la diminution du taux d’intérêt de référence." La peur des locataires de faire valoir leurs droits joue un rôle déterminant.

Avec son initiative sur les loyers, lancée en mai 2025, l'Asloca souhaite "garantir un contrôle automatique et régulier des loyers, et mettre fin à un système qui fait peser la responsabilité sur les locataires individuellement".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

SIX nomme un nouveau directeur financier

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Markus Habbel endossera ses fonctions de directeur financier et membre du conseil d'administration chez SIX à compter du 1er juin. (archive) (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

L'opérateur de la bourse suisse SIX a nommé Markus Habbel en tant que nouveau directeur financier et membre du conseil d'administration à compter du 1er juin. Il remplacera Daniel Schmucki, qui quittera la société à la fin du mois de juillet.

"Fort de près de trente ans d'expérience internationale dans la finance, la stratégie et le leadership, il pilotera les activités financières mondiales de l'entreprise et soutiendra sa prochaine phase de croissance", indique SIX dans un communiqué publié mardi.

M. Habbel rejoint SIX après avoir travaillé chez Bain & Company, où il était associé principal et responsable mondial de la gestion de patrimoine et d'actifs ainsi que des infrastructures de marché des services financiers. Auparavant, il a occupé des postes de direction financière chez UBS, notamment celui de directeur financier de la gestion de patrimoine mondiale et de directeur financier du groupe UBS pour la zone EMEA.

Il a débuté sa carrière chez McKinsey & Company, où il était associé et responsable du financement d'entreprise, puis chez Morgan Stanley, précise encore la société.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le G7 prêt à des mesures pour la stabilité du marché de l'énergie

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Le G7 veut garantir la stabilité et la sécurité du marché de l'énergie, déstabilisé par la guerre au Moyen-Orient (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le G7 des ministres des Finances et de l'Énergie s'est dit disposé lundi à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie, selon un communiqué de la présidence française du groupe des sept économies avancées.

"Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, en étroite coordination avec nos partenaires, notamment pour préserver la stabilité et la sécurité du marché de l'énergie", déstabilisé par la guerre au Moyen-Orient, selon le communiqué diffusé à l'issue d'une réunion en visioconférence.

Les ministres ont également réaffirmé leur "ferme engagement en faveur de marchés de l'énergie fonctionnant correctement, stables et transparents".

"Nous soutenons les efforts appropriés visant à maintenir une offre adéquate sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz et prenons note des options de l'AIE pour gérer la demande, en fonction des circonstances propres à chaque pays, afin de contribuer à lisser les conditions du marché et de limiter une volatilité excessive", ont-ils ajouté.

Stocks stratégiques

Le 19 mars, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait indiqué que ses pays membres avaient commencé à mettre sur le marché les stocks stratégiques de pétrole qu'ils avaient annoncé libérer mi-mars, un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, devant être mis à disposition.

Le G7 a par ailleurs appelé lundi "tous les pays à s'abstenir d'imposer des restrictions injustifiées à l'exportation d'hydrocarbures et de produits connexes", soulignant "l'importance d'une action internationale coordonnée" pour atténuer l'impact de la guerre et "de flux commerciaux sûrs et ininterrompus".

L'Inde a par exemple décidé de mettre en place des taxes sur le gazole et le kérosène destinés à l'exportation "pour assurer une meilleure disponibilité de ces produits pour la consommation intérieure".

Le communiqué du G7 indique également que les banques centrales des pays qui le composent, présentes à la réunion, "sont fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à garantir la résilience continue du système financier".

"La politique monétaire", à savoir une éventuelle révision des taux directeurs face à l'impact des prix de l'énergie et d'autres matières premières sur l'inflation, "restera dépendante des données", notamment l'inflation et l'activité économique.

Soutien à l'Ukraine

Les ministres du G7 ont également réaffirmé leur "soutien indéfectible" à l'Ukraine et "leur engagement à maintenir la pression sur la Russie en vue d'aboutir à une paix juste et durable".

La France préside en 2026 le groupe de pays qui rassemble Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Allemagne: l'inflation repart en raison des prix de l'énergie

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Le Parlement allemand a de son côté adopté vendredi un projet de loi visant à limiter à une hausse quotidienne des prix dans les stations-service, qui va entrer en vigueur mercredi (archives). (© KEYSTONE/dpa/Sebastian Kahnert)

L'inflation en Allemagne a accéléré à 2,7% sur un an en mars, sous l'effet du renchérissement de l'énergie dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient, selon des chiffres officiels provisoires publiés lundi.

L'indicateur, en hausse de 0,8 point par rapport à février, est revenu à son plus haut depuis janvier 2024.

Cela est largement dû aux prix de l'énergie qui ont augmenté de 7,2% sur un an, soit leur première hausse depuis décembre 2023, selon un communiqué de l'institut de statistique Destatis. Les analystes sondés par la plate-forme de services financiers Factset tablaient sur une inflation encore plus élevée, à 2,8%.

Les marchés énergétiques mondiaux ont été secoués par la fermeture du détroit d'Ormuz, artère stratégique pour les exportations de pétrole et de gaz du Golfe, après les frappes menées depuis fin février par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Dans une Allemagne fortement dépendante des importations d'énergies fossiles, cela se manifeste par une envolée des prix des carburants.

Le Parlement allemand a de son côté adopté vendredi un projet de loi visant à limiter à une hausse quotidienne des prix dans les stations-service, qui va entrer en vigueur mercredi. Le ministère des Finances étudie par ailleurs une taxe sur les "surprofits" pétroliers pour financer une hausse de l'indemnité kilométrique domicile-travail.

L'inflation hors prix volatils de l'énergie et des matières premières est restée stable à 2,5%, comme depuis janvier, signe que l'impact sur les prix finaux des biens et services ne se fait pas encore sentir. La hausse des denrées alimentaires apparaît même en retrait, à 0,9%, contre 1,1% en février Or, en réponse au choc d'énergie, de plus en plus d'entreprises prévoient d'augmenter leurs prix, en particulier dans l'industrie, la construction et les services, indique lundi l'institut de conjoncture IFO.

L'indice des prix harmonisé, qui sert de référence pour la Banque centrale européenne (BCE), atteint quant à lui 2,8% en mars. La présidente de l'institution monétaire, Christine Lagarde, a indiqué mercredi qu'un "ajustement mesuré" des taux pourrait être justifié si le choc énergétique en cours provoque un dépassement modéré mais temporaire de l'inflation dans la zone euro au-dessus de la cible de 2 %.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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