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L'arrêt de la session bloque une série de dossiers importants

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(©KEYSTONE/Peter Klaunzer)
L'annulation de la troisième semaine de la session des Chambres fédérales, à cause du coronavirus, ralentit le processus démocratique. Une série de dossiers importants sont bloqués faute de votation finale ou de compromis.

Les services du Parlement sont en train d'examiner les conséquences de cet arrêt de la session. Pour l'instant, tous les dossiers de la session de printemps sont "gelés", qu'ils aient été traités ou non.

La rente-pont pour les chômeurs en fin de droit en fait partie. Le projet est une réponse à l'initiative dite de limitation de l'UDC, soumise au peuple le 17 mai. La session était la dernière opportunité pour les parlementaires d'y mettre un point final. Le sort des prochaines votations fédérales étant désormais incertain, le Parlement pourrait profiter de ce délai imprévu.

Les délais imposés par la loi sur le Parlement ou les règlements des Chambres sont des délais d'ordre qui peuvent sans problèmes être prolongés en raison de la situation. Il en va autrement lorsque des droits populaires sont touchés. Les délais des initiatives populaires sont gérés par la Chancellerie fédérale.

Multinationales en suspens

Le suspense est total concernant l'initiative populaire sur les multinationales responsables. Les deux Chambres qui ne veulent pas de ce texte jugé excessif ne sont jusqu'ici pas parvenues à s'entendre sur un contre-projet commun.

Faute d'accord, l'initiative serait soumise au peuple sans contre-projet. Or elle a de bonnes chances de s'imposer dans les urnes. Le Conseil fédéral envisageait une votation à l'automne.

Le débat sur la loi sur le CO2 est encore retardé. Après avoir rejeté le projet en décembre 2018, le Conseil national n'a toujours pas remis l'ouvrage sur le métier. Il doit se prononcer sur la mouture concoctée par le Conseil des Etats.

La discussion, qui aurait pu avoir lieu en décembre déjà, avait été repoussée à ce printemps afin de laisser le champ libre au nouveau Parlement. Le temps presse, la future loi doit entrer en vigueur l'an prochain.

Pression accrue

Les Chambres sont également sous pression pour terminer la révision de la loi sur la protection des données au plus vite. La Suisse a jusqu'au 20 mai pour s'aligner sur l'Union européenne, sans quoi les entreprises seront pénalisées. Le dossier bute toutefois encore sur le profilage.

Le Conseil des Etats voulait se pencher sur cette réforme lors de la session spéciale agendée les 4 et 5 mai. Pour l'instant, les services du Parlement indiquent qu'elle est maintenue. Mais la situation évolue très vite.

Le Parlement a mis sous toit la révision de l'assurance invalidité, qui l'occupait depuis un an. La réforme qui a pour but d'optimiser l'assurance et la désendetter devait passe en votation finale vendredi. Elle est bloquée.

Tout comme la révision de la loi sur l’assurance chômage qui devait faciliter le chômage partiel et à laquelle le Conseil des Etats a mis la touche finale. Le National a quant à lui bouclé mercredi le contre-projet indirect à l'initiative populaire contre le port du voile intégral.

Processus à l'arrêt

La loi permettant aux banques ou entreprises suisses de déduire des impôts les amendes infligées à l'étranger à des banques ou entreprises suisses est elle aussi en stand-by. La loi sur les épizooties, la convention sur le trafic d'organes, la loi sur le contrat d'assurances, les enfants placés sont autant de sujets qui ne pourront pas entrer en vigueur tant qu'ils n'auront pas été votés.

Les Chambres auraient aussi pu mettre un point final à deux autres réformes: celle du service civil ou celle sur les indemnisations des paysans en cas d'expropriation. Leur destin attendra.

Tout faire pour que le Parlement puisse travailler pleinement

"Nous faisons tout pour que le Parlement puisse continuer de travailler pleinement", a déclaré la présidente du Conseil national Isabelle Moret. La digitalisation devient une urgence.

Décider d'interrompre la session est assez exceptionnel, sinon unique en son genre, cela a nécessité une coordination intense de la part des services du Parlement, a déclaré la première citoyenne de la Suisse à Keystone-ATS. "En tant qu'organe souverain, nous nous devons de mener une appréciation politique dans l'intérêt du pays."

Aujourd'hui, il importe en priorité que la Délégation des finances puisse se réunir en tout temps à distance pour statuer sur une demande de crédit supplémentaire du Conseil fédéral, précise la Vaudoise. Le ministre de l'économie a en effet annoncé vendredi dernier qu'il prendrait d'ici la fin de la semaine des mesures de soutien pour parer aux problèmes de liquidités des entreprises.

A moyen terme, il s'agit de préparer le travail des commissions et de la prochaine session spéciale qui était déjà prévue les 4 et 5 mai, a-t-elle ajouté. Nul ne sait si ces débats pourront vraiment avoir lieu dans le cadre habituel à Berne.

Interrogée sur le sujet, la Vaudoise refuse de s'avancer à ce stade. "La crise et les prescriptions de l'Office fédéral de la santé publique qui en découlent changent la donne."

Les travaux vers une digitalisation du Parlement sont passés à la vitesse supérieure. Aujourd'hui, on est obligé de voter sur place dans l'enceinte du Parlement, précise Isabelle Moret. Or les systèmes techniques et performants doivent nous permettre de voter électroniquement. Selon les plans, cette modernisation était prévue pour 2023, elle est désormais urgente

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Économie

Mirabaud progresse malgré les taux d'intérêts en 2025

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Les revenus ont reculé, mais le bénéfice a progressé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe bancaire Mirabaud a dévoilé vendredi ses résultats annuels non audités, marqués par la faiblesse des taux d'intérêts en 2025.

Malgré une baisse des recettes, l'établissement genevois est tout de même parvenu à augmenter son bénéfice net de 10% sur un an à 22,6 millions de francs. Les revenus du groupe ont reculé de 9,7% à 254,7 millions, rapporte un communiqué.

Dans le détail, les revenus des commissions sont passés de 199,3 millions à 183,2 millions. Les opérations de négoce ont par contre engrangé 29,0 millions, contre 23,2 millions un an plus tôt.

La direction explique le recul des recettes par l'arrêt de l'activité de courtage (Mirabaud Securities) et par le repli de la marge d'intérêts à 28,9 millions, après 47,4 millions, "elle-même fortement affectée par la baisse des taux d'intérêt".

Les charges d'exploitation ont été allégées à 218,4 millions, contre 248 millions en 2024, là aussi sous l'effet de la fermeture de Mirabaud Securities.

Fin décembre, les avoirs sous gestion se montaient à 31,7 milliards, après 32,3 milliards. Le total du bilan consolidé s'établissait à 2,2 milliards, contre 1,9 milliard.

Le ratio de fonds propres durs (Tier 1) a progressé à 22,8% (21,5% l'année dernière), tandis que le ratio de liquidité s'est établi à 218% (262%).

Pour 2026, Mirabaud n'a pas détaillé ses prévisions, mais dit vouloir recentrer ses activités sur les marchés cible et mettre à exécution son programme d'investissements dans la technologie et les équipes.

Le rapport financier définitif sera publié fin avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Le gouvernement veut améliorer l'approvisionnement en médicaments

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A l'avenir, la Confédération devrait disposer de compétences étendues pour surveiller la situation de l’approvisionnement en médicaments (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La population suisse doit bénéficier d'un approvisionnement en médicaments sûr. Le Conseil fédéral a transmis vendredi au Parlement un paquet de mesures qui renforcent ses compétences en matière de surveillance afin de prévenir toute pénurie.

La Suisse est confrontée à des ruptures périodiques pour certains produits. Les pénuries concernent le plus souvent les médicaments bon marché indispensables au quotidien. Il s'agit notamment des antibiotiques et des traitements contre les maladies chroniques comme l'épilepsie ou la maladie de Parkinson qui ne peuvent pas être facilement remplacés.

Ces dernières années, le Conseil fédéral a déjà pris plusieurs mesures. Malgré tout, les problèmes persistent. Actuellement, la Confédération ne peut agir faute de réelles compétences en la matière. Pour changer la donne, il est nécessaire de modifier la Constitution. Le contre-projet direct répond ainsi à l'initiative populaire "Oui à la sécurité de l’approvisionnement médical".

Le projet propose des mesures à court, moyen et long termes. Il comprend une catégorisation des médicaments, une surveillance plus étroite des pénuries et de meilleurs échanges d’informations concernant la disponibilité des médicaments.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Panne de courant en Espagne et au Portugal: une surtension en cause

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Une surtension incontrôlée est à l’origine de la panne massive survenue en Espagne et au Portugal en avril 2025. (Archives) (© Keystone/EPA EFE/TONI ALBIR)

Un phénomène de surtension incontrôlé est à l’origine de la gigantesque panne qui a frappé l’Espagne et le Portugal en avril 2025. Le rapport final d’experts européens, publié vendredi, en apporte la confirmation.

Le 28 avril 2025, une panne généralisée débutant à 12H33 - heure espagnole - avait perturbé la vie quotidienne des Espagnols et des Portugais pendant plusieurs heures: plus de courant, plus d'internet, plus de réseau mobile, plus de feux de signalisation, système bancaire à l'arrêt...

Dans un système électrique, la tension peut se comparer à la pression de l'eau dans un tuyau.

Or, lors de cet incident, "le phénomène clé (...) a été l'inefficacité du contrôle de la tension au sein du système électrique espagnol", résument les 49 experts du Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d'électricité (ENTSO-E), attribuant la panne à une "combinaison de multiples facteurs en interaction".

"C'était un cocktail parfait de multiples facteurs qui ont contribué à la panne", a déclaré Damian Cortinas, président du conseil d'administration de l'ENTSO-E.

Défaillances en chaîne du système électrique

La "séquence" a ainsi vu "des fluctuations de tension et des phénomènes oscillatoires, conduisant à des déconnexions généralisées de production en Espagne, en particulier de moyens basés sur convertisseur", une technologie utilisée dans les centrales d'énergies renouvelables, selon le rapport.

"En Espagne, la plupart des énergies renouvelables étaient raccordées avec ce facteur de puissance fixe, qui ne permet pas de contribuer à un contrôle dynamique de la tension", a aussi expliqué Klaus Kaschnitz, un des responsables du groupe d'experts lors d'une présentation à la presse.

En clair, ces installations n'ont pas permis de s'ajuster aux hausses soudaines de tension.

Une surtension se produit lorsqu'une tension électrique trop élevée traverse un réseau, surchargeant les équipements. Elle peut être provoquée par une suralimentation ou par la foudre, ou par l'insuffisance ou la défaillance des équipements de protection.

Les centrales de production dites conventionnelles (celles notamment alimentées au gaz) sont également épinglées dans le rapport pour ne s'être pas alignées "sur les besoins du système" pour aider à gérer à ces phénomènes de surtension et pour leur fonctionnement manuel "qui nécessite un temps de décision et de traitement".

Autre facteur identifié, la spécificité du réseau espagnol de haute tension de 400.000 V qui permet une plage de tension plus large que dans le reste de l'Europe, ce qui a fortement réduit les marges de sécurité.

Quant aux gestionnaires du système comme Red Eléctrica Española (REE), ils sont critiqués pour leur "absence de suivi en temps réel" : "Aucun risque identifié lorsque la tension s'approche d'un niveau critique."

Zones d’ombre et pistes d’amélioration

A plusieurs reprises, les experts indiquent toutefois dans leur rapport ne pas être en mesure d'expliquer certains phénomènes.

Malgré la collecte d'une "quantité significative de données", certaines "demeurent manquantes, en particulier pour les déconnexions de production survenues avant la coupure", pointent-ils.

Le rapport évoque également "la déconnexion de la production éolienne et solaire à Ségovie, Huelva, Badajoz, Séville et Cáceres", des phénomènes "provoqués par la protection contre les surtensions, mais le groupe d'experts n'a pas été en mesure de déterminer la cause de la plupart d'entre eux".

"Raisons inconnues": le groupe d'experts n'est pas en mesure non plus d'expliquer pourquoi environ 208 MW d'unités éoliennes et solaires dans le nord et le sud de l'Espagne se sont déconnectées à 12H32.

Pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise, les experts ont établi une série de recommandations.

Les experts conseillent notamment d'automatiser la gestion de la tension pour réagir plus vite, d'obliger les centrales solaires et éoliennes à stabiliser activement le réseau, ou de sanctionner les centrales qui ne fournissent pas le soutien électrique promis pour gérer les phénomènes de surtension, et de surveiller en temps réel les seuils de tension pour agir avant le point critique.

"L'enquête montre la nécessité d'adapter les cadres réglementaires afin de mettre en oeuvre ces recommandations en cohérence avec l'évolution du système électrique", concluent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le Prix BD Zoom 2026 attribué à Fabian Menor pour "Iris"

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Le Prix BD Zoom, remis cette année à Fabian Menor pour son album "Iris", vise à stimuler le goût de la lecture chez les jeunes (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Prix BD Zoom 2026 a été attribué à l'auteur genevois Fabian Menor pour son album "Iris". L'ouvrage raconte l'histoire d'une artiste peintre atteinte d'une maladie oculaire dégénérative. Un récit sur la résilience, l'art et les défis face au vieillissement.

Près de 1200 élèves du secondaire II issus de 80 classes ont participé à cette 11e édition du Prix BD Zoom, indique vendredi le Département de l'instruction publique (DIP). Ce prix doté de 10'000 francs vise à mettre en valeur la richesse de la bande dessinée romande. Il permet aussi de stimuler le goût de la lecture auprès des jeunes, qui constituent le jury.

Les trois ouvrages finalistes étaient "Fleurs intestinales" de Vamille, "Là où dorment les Géants" de Maurane Mazars et "Iris" de Fabian Menor. Le gagnant a utilisé exclusivement des crayons de couleur pour réaliser son album. Celui-ci a été conçu lors d'une résidence d'artiste à l'EMS Foyer du Vallon, un établissement pour les personnes âgées aveugles ou malvoyantes, à Chêne-Bougeries (GE).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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