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La justice veut poursuivre Pierre Maudet

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Le Ministère public genevois veut poursuivre Pierre Maudet (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le Ministère public a annoncé jeudi vouloir poursuivre le président du Conseil d'Etat Pierre Maudet pour avoir accepté un avantage lors de son voyage à Abu Dhabi, en 2015. Le Grand Conseil devra donner son feu vert.

"Le conseiller d'Etat, sa famille et son chef de cabinet ont été formellement invités à Abu Dhabi par le Cheik Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, prince héritier de l'émirat, pour assister à un grand prix de formule 1", écrit jeudi le Ministère public dans un communiqué. Jusqu'à présent, Pierre Maudet a toujours affirmé qu'il s'agissait d'un voyage privé, payé par l'ami d'un ami.

Dissimulation volontaire

Or d'autres éléments de preuve semblent indiquer que le prince héritier a payé leurs vols en classe affaires et leur hébergement pour un total de plusieurs milliers de francs. "Le dénommé Saïd Bustany n'a joué aucun rôle dans le financement de ce voyage, sa mention aurait été décidée par les intéressés en 2018, dans le but de dissimuler la véritable source de financement", selon le Parquet.

Enfin, le Ministère public suspecte que ce voyage a été mis sur pied par des personnes et sociétés actives dans l'immobilier à Genève et qui sont en contact régulier avec Pierre Maudet et son chef de cabinet. A noter que ce dernier a quitté ses fonctions fin juin. Tous ces éléments "diffèrent très sensiblement des informations données" par les deux hommes, précise le communiqué.

Instruction ouverte

La justice a été saisie en août 2017 d'un rapport de police sur ce voyage. Elle a alors ouvert une procédure contre inconnu qui a été confiée au premier procureur Stéphane Grodecki, sous la direction du procureur général Olivier Jornot et du premier procureur Yves Bertossa. Jusqu'à présent, le conseiller d'Etat Pierre Maudet et son chef de cabinet avaient le statut de personnes appelées à donner des renseignements.

Mais jeudi, le Ministère public a décidé d'ouvrir une instruction contre l'ex-chef de cabinet, entendu le même jour. Le Parquet veut aussi entendre M. Maudet "en qualité de prévenu d'acceptation d'un avantage". Le Grand Conseil devra donner son autorisation, faute de quoi la justice ne pourra pas poursuivre le conseiller d'Etat pour des infractions commises dans l'exercice de ses fonctions.

Collaboration souhaitée

Le communiqué du Ministère public est tombé alors que le Grand Conseil genevois entamait son débat sur la prison des Dardelles, un dossier mené par Pierre Maudet. Sollicité par les médias, le conseiller d’Etat a fait savoir qu’il ne souhaitait pas faire de commentaires sur la décision du Ministère public.

Son collègue Mauro Poggia s'est dit "consterné" par la nouvelle: "C'est toute l'équipe qui en pâtit." Entré au Conseil d'Etat à la faveur d'une élection complémentaire en juin 2012, M. Maudet, 40 ans, a été réélu au premier tour de l'élection au gouvernement en avril. Doyen en fonction, l'élu PLR en a pris la présidence en juin. En septembre, il ambitionnait de se faire élire au Conseil fédéral.

"Pierre Maudet souhaite pouvoir collaborer pleinement à l'établissement de l'entier des faits que vous instruisez", a écrit jeudi après-midi au Ministère public son avocat, Grégoire Mangeat, dans une lettre transmise aux médias. Le président du Conseil d'Etat demande à être entendu rapidement.

Vers une levée d'immunité

Dans cette lettre, Pierre Maudet consent aussi à ce que son immunité soit levée. Malgré cela, la commission législative devra examiner la demande du Ministère public, puis le Grand Conseil se prononcera à huis clos. En juin, lors d'une session extraordinaire, une majorité des députés avait réprouvé l'acceptation du luxueux cadeau par le magistrat, sans en connaître l'origine exacte.

Lundi, la commission de contrôle de gestion du Parlement a créé une sous-commission pour examiner la façon dont l'Etat de Genève doit fonctionner et être organisé pendant la durée des investigations du Parquet. Une résolution demande que la présidence du Département de la sécurité et que la responsabilité de Genève Aéroport soient retirées à M. Maudet tant que la justice travaille sur cette affaire.

(ATS / KEYSTONE - SALVATORE DI NOLFI)

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"La pire récolte d'abricots depuis trente ans" en Valais

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"En moyenne annuelle, le Valais produit 8200 tonnes d'abricots. Cette année, il n'y en aura que 1300 tonnes", selon l'Interprofession des fruits et légumes du canton, particulièrement touché par le gel en avril (Archives © KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les nuits glaciales d'avril ont ravagé les abricotiers valaisans. Au point que "2021 figure parmi les trois pires années de l'histoire, la pire sur les trente dernières", indique à l'heure de la récolte l'Interprofession des fruits et légumes du canton.

"En moyenne annuelle, le Valais produit 8200 tonnes d'abricots. Cette année, il n'y en aura que 1300 tonnes", détaille jeudi à Keystone-ATS Olivier Borgeat, secrétaire général de l'IFELV. Au début avril, les températures sont descendues au-dessous de zéro pendant plusieurs nuits dans toute la Suisse. Le Valais a été particulièrement touché.

Une première analyse estimait que la perte des abricots pourrait atteindre 70%. Les dommages sont finalement plus importants que prévus: "nous nous attendons à ce que seuls 15% environ de la quantité habituelle d'abricots puissent être récoltés", abonde ainsi Georg Bregy, de l'office valaisan de l'agriculture, à la radio SRF.

Sachant que 96% de la production nationale d'abricots provient du canton le plus ensoleillé, la Suisse va devoir recourir à des importations plus importantes pour répondre à la demande, note Olivier Borgeat. Par ailleurs, "il ne reste quasi rien pour la distillerie", ajoute le secrétaire général de l'IFELV. La perte pour le Luizet, star de l'abricotine, est estimée à 99%.

Assez de stock d'abricotine

Contacté par Keystone-ATS, la distillerie Morand, le plus grand producteur de cette eau-de-vie estampillée AOP, confirme ce pourcentage: "Nos 20 hectares de Luizet situés sur le coteau sont ravagés. La situation est dramatique pour le verger", détaille le directeur Fabrice Haenni. D'un point de vue commercial, l'entreprise martigneraine peut toutefois compter sur les "bonnes récoltes" des années précédentes.

En 2017, autre année qui avait plombé la récolte, la distillerie avait dû proposer un produit alternatif, une eau-de-vie d'abricots à base de fruits européens et suisses, baptisée "Abricot du gel". "La grosse différence par rapport à 2017, c'est que cette année nous avons encore du stock pour répondre à la demande en abricotine AOP", souligne Fabrice Haenni qui espère une bonne récolte en 2022. Pour rappel, il faut 12 kilos pour réaliser un litre d’abricotine à 43%. Et celle-ci doit contenir au moins 90% de Luizet.

Un bilan en fin d'année

Ces épisodes de gel suscitent beaucoup de questions auprès des producteurs. Un bilan est prévu en fin d'année, notamment pour analyser quelles sont les variétés qui résistent le mieux aux aléas climatiques et aux maladies, indique Olivier Borgeat. "Les Suisses veulent des abricots au mois de juillet", ajoute-t-il aussi. Un autre facteur qu'il faut prendre en compte dans la recherche.

Les autres cultures fruitières sont légèrement touchées. La perte devrait s'élever à maximum 10%, un chiffre dans la moyenne annuelle, note la faîtière.

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Moutier souhaite rejoindre le canton du Jura avant 2026

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Le Conseil municipal de Moutier (BE) ne veut pas attendre 2026 pour rejoindre le canton du Jura. Il souhaite que les choses aillent plus vite sans toutefois fixer de date (Photo symbolique © KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Conseil municipal de Moutier (BE) ne souhaite pas attendre le 1er janvier 2026, date avancée par les gouvernements jurassien et bernois, pour rejoindre le canton du Jura. Il préconise un calendrier plus ambitieux.

"Nous n'allons pas lancer une date unilatéralement, car il y a trois partenaires", a expliqué mercredi le président de la délégation aux affaires jurassiennes du Conseil municipal Valentin Zuber. "2026, c'est un peu long, on aimerait que cela aille plus vite", a ajouté le conseiller municipal autonomiste.

"Nous voulons donner un signal politique", a ajouté Valentin Zuber soulignant qu'il est important de travailler dans un climat serein. La municipalité prévôtoise est consciente qu'elle ne maîtrise pas tout. "Mais personne n'a rien à gagner à faire traîner les choses, Moutier n'étant plus bernoise et pas encore jurassienne".

Si certaines échéances sont contraignantes, le Conseil municipal estime que certaines étapes peuvent être raccourcies. C'est donc en ce sens que l'exécutif prévôtois s'est prononcé en faveur d'un calendrier qui verrait Moutier entrer dans le canton du Jura avant 2026, date qui coïncide avec la nouvelle législature jurassienne.

Plusieurs votations

Le transfert se fera au terme d'un processus bien défini qui va nécessiter plusieurs votations. Le Gouvernement jurassien et le Conseil-exécutif bernois vont élaborer un concordat intercantonal qui fixe les modalités du transfert de la Ville de Moutier.

Le concordat devra d'abord être signé par les exécutifs bernois et jurassien. Il sera ensuite soumis pour approbation au Parlement jurassien et au Grand Conseil bernois. Le document passera finalement en votation populaire dans les deux cantons.

Une fois toutes ces étapes franchies, il appartiendra aux Chambres fédérales de se prononcer sur un arrêté validant cette modification territoriale. La population suisse ne sera pas appelée aux urnes. Un seul refus au cours de cette procédure et le transfert échoue.

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Neuchâtel: Cressier envahi par les eaux

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En déferlant dans le village de Cressier, l'eau a charrié de nombreux gravats. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les orages ont provoqué d'importantes inondations mardi en fin de journée à Cressier et Frochaux (NE). La police a reçu plus de 500 appels. Les dégâts sont très conséquents, mais personne n'a été blessé.

Les importantes précipitations ont fait sortir la rivière de son lit et des torrents de boues et d'eau ont envahi les rues de Cressier et Frochaux, charriant des gravats et divers matériaux, indique la police cantonale neuchâteloise dans un communiqué mercredi.

Les premières alertes ont été signalées mardi vers 19h45. En tout, la centrale neuchâteloise d'urgence a reçu plus de 500 appels. Environ 75 bâtiments ont été touchés.

La police et les forces d'intervention - près de 120 personnes - ont oeuvré toute la nuit pour stabiliser la situation qui est désormais sous contrôle, précise la police. Aucune personne blessée ou disparue n'est à déplorer.

Plusieurs familles doivent en revanche être relogées en raison des dégâts d'eau mais aussi à cause des coupures d'électricité. La police salue l'élan de solidarité de la population pour héberger les personnes qui en ont besoin.

L'autoroute A5 a été fermée à la circulation en direction de Bienne et de Lausanne dès 21h mardi. Elle a été rouverte au trafic dans la nuit, avait indiqué la police sur Twitter.

Par précaution, la police recommande à la population de bouillir l'eau du robinet avant de la consommer.

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La Suisse romande balayée par des orages

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Le week-end s'est terminé avec des violents orages en Suisse romande. La Gruyère a été particulièrement touchée. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER).

Le week-end s'est terminé avec des violents orages en Suisse romande. La Gruyère a été particulièrement touchée, avec des vents à plus de 110km/h, des grêlons mesurant plusieurs centimètres et précipitations de 20 litres par mètre carré en une demi-heure.

Peu après 15h00 dimanche, Météosuisse a fait état, dans un tweet, d'un violent orage, "probablement supercellulaire" en Gruyère. Des rafales dépassant les 110 km/h ont été mesurées. Des grêlons estimés à plusieurs centimètres se sont abattus tandis que des précipitations de 20 litres par mètre carré en une demi-heure ont été enregistrées.

Un orage supercellulaire est généralement de grande taille et s'accompagne de phénomènes violents. "Il y a en a normalement un ou deux par été", a précisé à Keystone-ATS Christophe Salamin, météorologue chez MétéoSuisse. Mais il est assez rare que ce type d'orage déferle sur une zone habitée, comme ce dimanche.

Outre, le district fribourgeois, le versant nord des Alpes et l'Ajoie, tout comme le canton de Berne, figurent parmi les régions les plus touchées. "Les orages se sont produits dans une zone moins étendue que prévu", a indiqué M. Salamin, tout en précisant qu'une seconde vague d'orages, avec les mêmes caractéristiques, était attendue en début de soirée.

Nuit tropicale

Ce dimanche était annoncé moins chaud que les jours précédents. MétéoSuisse prévoyait un fort danger d'orage pour toute la Suisse romande. Les éclairs et le tonnerre étaient attendus entre 15h00 et 18h00, tout comme des précipitations abondantes.

Après un samedi où le mercure a dépassé les 30°C en de nombreux endroits, seules certaines régions ont vécu une nuit tropicale entre samedi et dimanche.

Le mercure n'est pas descendu en dessous de 23,4°C à Vevey (VD) et de 23,1°C au Bouveret (VS) la nuit dernière, a relève Meteonews dimanche matin dans un tweet. Les thermomètres ont indiqué respectivement 21,7°C à Altdorf (UR) et 22,1°C à Altenrhein (SG).

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Les 30 activistes du climat condamnés par la justice fribourgeoise

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Les avocats de la défense, au nombre douze, ont fait part de leur colère sitôt le verdict du juge de police de la Sarine prononcé, jugement confirmant la condamnation des 30 activistes du climat pour avoir bloqué Fribourg Centre en novembre 2019. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les 30 activistes du climat prévenus d'avoir bloqué Fribourg Centre le 29 novembre 2019, jour de Black Friday, ont été condamnés vendredi par le juge de police de la Sarine. Leurs 12 avocats vont recourir devant le Tribunal cantonal, jusqu'à Strasbourg s'il le faut.

Benoît Chassot a confirmé dans les grandes lignes les ordonnances pénales prononcées en 2020. "L'action n'était pas apte à résoudre la problématique du réchauffement climatique", a relevé le juge. Les accusés sont condamnés pour avoir participé à une manifestation non autorisée, troublé l'ordre public et ignoré les injonctions de la police.

Techniquement, les prévenus ont été reconnus principalement "coupables de contravention à la loi sur le domaine public", a répété à 30 reprises Benoît Chassot. Ils doivent assumer des frais de justice allant jusqu'à 400 francs par personne et, en cas de non-paiement à une peine privative de liberté de substitution jusqu'à quatre jours.

Amendes réduites

Le juge de police a toutefois réduit les peines pécuniaires avec sursis et les amendes fermes à des montants compris entre 100 et 400 francs, au lieu de 200 à 500 francs. Une des prévenus a été encore déchargée de l'accusation de contrainte pour s'être enchaînée aux caddies utilisés dans le but d'empêcher l'accès à Fribourg Centre.

Lors d'un point presse, les avocats ont dit leur colère après le verdict. Ils ont annoncé vouloir faire recours et aller jusque devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg, a affirmé l'un d'eux, Christian Delaloye, pour qui "aucun moyen ne fonctionne malgré 26 COP (conférences sur le climat de l'ONU)".

Devant Forum Fribourg, à Granges-Paccot, où s'est tenu le procès durant trois jours à fin mai, l'ambiance était empreinte d'émotion, avec un mélange de pleurs et de joie. Me Marie-Pomme Moinat a une nouvelle fois regretté le refus du juge d'entendre les cinq experts de la défense, dont le prix Nobel de chimie Jacques Dubochet.

Emotion présente

La liberté d'expression a été "gravement" violée à ses yeux. "L'urgence climatique n'est pas concrète", a noté son collègue Arnaud Nussbaumer, pour qui "le juge Chassot ne croit pas la communauté scientifique". Un des prévenus a déploré l'impossibilité de faire entendre leur message à la justice et au monde politique.

Activistes condamnés et avocats ont ensuite partagé une collation sous le soleil fribourgeois, avec la centaine de spectateurs venue assister au jugement. Ces derniers ont réagi, parfois ri, parfois applaudi, au fur et à mesure d'un énoncé qui a duré 30 minutes, puis chanté à la sortie de la grande salle d'audience, Covid-19 oblige.

Dans son développement, le juge Chassot a rappelé qu'il n'y avait pas de "danger imminent et durable" à agir de la sorte en novembre 2019 dans le centre commercial de Fribourg Centre. Les bloqueurs, issus des rangs de la Grève du climat et d'Extinctions Rébellion, "auraient pu recourir à d'autres moyens pour se faire entendre".

Droits politiques

Benoît Chassot a mentionné les réseaux sociaux et les droits politiques, droits qui ont été décrits comme trop lents durant le procès au vu de l'urgence climatique. D'où le recours à la désobéissance civile, causant selon le juge "un trouble à la tranquillité publique" en entravant l'accès aux magasins.

Les plaignants sont l'Association des commerçants de Fribourg Centre et la Caisse de pensions du personnel du canton de Zurich (BVK). Celle-ci, plus grande institution de prévoyance professionnelle de Suisse avec près de 130'000 membres, est la propriétaire des lieux. La manifestation avait retardé par ailleurs la fermeture d'une heure.

Le 31 mai, la défense avait plaidé l'acquittement collectif, l'urgence climatique dominant les cinq heures de discours des douze avocats. Leurs plaidoiries coordonnées avaient prolongé les quinze heures d'audition des prévenus, les 25 et 26 mai, où il avait été question notamment de surproduction et de surconsommation.

Quatrième pouvoir

La défense avait parlé d'un procès historique, le plus important du genre en Suisse romande. "C'est une mission importante que de donner une réponse judiciaire à des ordonnances concernant un problème de société", avait souligné Christian Delaloye. Sa collègue Marie-Pomme Moinat avait regretté l'attitude de Benoît Chassot.

Elle avait décrit une attitude impassible et un ton monotone dans la prise du procès-verbal. "Monsieur le président, vous n'avez pas fait preuve de compréhension", avait-elle relevé. La cause climatique n'a pas fini d'occuper le pouvoir judiciaire, comme en témoignent les procès dans les cantons de Vaud, Genève, Neuchâtel et Zurich.

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