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Suisse Romande

Retour à l'école: enseignants romands inquiets

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Le syndicat des enseignants romands (SER) pose des conditions strictes pour la reprise des cours le 11 mai. (Image d'archives - ©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Les enseignants romands sont inquiets d'un retour à l'école. Leur syndicat pose des conditions pour une reprise le 11 mai. Si cantons et communes ne sont pas en mesure de les remplir, le retour sur les bancs d'école doit être repoussé d'une ou deux semaines.

"Beaucoup d'enseignants ont peur de retourner en classe", a indiqué mardi à Keystone-ATS Samuel Rohrbach, président du Syndicat des enseignants romands (SER). Les dernières annonces de la Confédération sur les jeunes et le Covid-19 ne sont pas rassurantes et la reprise pose des questions basiques. "Certaines classes n'ont par exemple pas de lavabos", explique-t-il.

Le SER a énuméré ses conditions. Pour rouvrir leurs portes, toutes les écoles doivent appliquer des mesures strictes en matière sanitaire. Les établissements doivent disposer des ressources nécessaires pour assurer l'hygiène des locaux toute la journée et non plus seulement après la fin des cours.

Les personnes vulnérables et leurs proches, qu'il s'agisse des élèves ou des profs, doivent être autorisées à rester à la maison selon une procédure d'annonce claire. Les effectifs des classes doivent être adaptés afin de respecter les distances de sécurité.

Pour éviter une mise en oeuvre chaotique, la Confédération est enfin priée d'imposer des règles afin d'assurer une coordination entre les cantons. Si les cantons et communes ne peuvent pas remplir ces conditions, le SER demande de repousser le retour dans les classes d'une ou deux semaines.

Pétition

Une pétition, lancée par des parents vaudois, demande de renoncer à la reprise le 11 mai, invoquant l'absence de validations scientifiques sur l'impact du virus. En à peine plus d'une semaine, elle a récolté 18'000 signatures. Elle plaide pour une reprise volontaire début juin et mise sur la préparation de la rentrée en août.

Le SER, qui a relayé le communiqué de la pétition sur son site, préfère la solution d'une reprise généralisée avant les vacances. "Il est important de recréer le lien entre enseignants et élèves", soutient Samuel Rohrbach.

Syndicat alémanique sur la même ligne

De l'autre côté de la Sarine, les profs alémaniques partagent la position romande. "Comme la crise liée au coronavirus est nationale, il importe d'avoir des directives contraignantes à l'échelle suisse", indique Dagmar Rösler, présidente du syndicat LCH.

Il est d'ores et déjà clair que si les écoles rouvrent le 11 mai, l'enseignement ne se déroulera plus comme on en avait l'habitude. Les mesures d'hygiène et de distance auront un gros impact sur les cours et prendront du temps avant, pendant et après.

Voix discordante en Suisse orientale

La Suisse orientale aimerait, elle, disposer d'un peu plus d'autonomie, selon le Tages Anzeiger qui cite le président de la section orientale de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction (CDIP), Benjamin Mühlemann.

"Une reprise ne pourra bien réussir que si l'on met en oeuvre les recommandations médicales adaptées au lieu et que l'on informe clairement le personnel enseignant et les parents", déclare le conseiller d'Etat glaronais.

Pour lui, il ne serait pas pertinent que le Conseil fédéral durcisse le concept de protection. Si une distance minimale entre les enfants devait être prescrite, il ne sera tout bonnement pas possible d'enseigner dans de nombreux endroits. Et il sera encore moins possible d'enseigner à la fois dans la classe et à distance online.

Le Conseil fédéral devrait préciser mercredi les conditions de la repise de l'école et le concept de protection à respecter. La CDIP prendra position à ce moment-là.

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Culture

Il n’y aura pas non plus de Paléo en 2021

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A défaut d’un Paléo habituel, comme ici en 2018, l’organisation avait imaginé 45e Parallèle, une version covid-compatible du festival. Face aux incertitudes liées à la pandémie, Paléo annonce renoncer. (Image d’archives - ©LFM/Ribeiro)

À 100 jours du festival, Paléo renonce. Sa formule covid-compatible et réduite du 45e Parallèle n’aura pas lieu cet été. Les trop nombreuses incertitudes liées à la situation sanitaire et aux restrictions qui l’accompagnent ont eu raison de son maintien. La survie financière du festival est en jeu.

L’annonce est tombée comme un couperet sur l’été : Il n’y aura pas de Paléo Festival en 2021. Un festival, même sous la forme réduite du 45e Parallèle annoncé en février, n’est pas réalisable. En cause, les trop nombreuses inconnues qui entourent l’évolution épidémiologique du coronavirus.

Si la situation est complexe, l’équation est simple, explique l’organisation. Pour mettre ce projet en route, un certain nombre de conditions impératives doivent être remplies parmi lesquelles une jauge minimale de spectateurs autorisée par les autorités, la compatibilité des exigences sanitaires avec l’expérience du public, les garanties en cas d’annulation ou encore la disponibilité des artistes. A 100 jours de l’événement, impossible d’obtenir les cautions nécessaires. Or chaque jour de travail supplémentaire engendre des frais qui creusent « un inéluctable déficit ». Et Daniel Rossellat d’expliquer: « Nous nous trouvons dans une situation kafkaïenne. Quand bien même les autorités nous annonceraient de bonnes nouvelles au sujet de la capacité d’accueil par exemple, nous n’avons aucune certitude quant à l’autorisation qui nous serait donnée ou non, ni dans quel délai. Si nous devions lancer le chantier et que l’événement nous était finalement interdit, le risque de déficit pourrait alors nous être insupportable. » On le comprend, c’est donc bel et bien l’existence même de Paléo qui est en jeu dans cette décision. L’organisation préfère ainsi renoncer pour assurer la pérennité de ce festival qui compte parmi les plus grands d’Europe. Une décision qu’elle qualifie de responsable et raisonnable.

Lourdes conséquences financières

Reste que c’est un coup dur. La situation va inévitablement avoir de lourdes conséquences financières pour le festival. En tant qu’association à but non lucratif, Paléo génère près de 80% de ses recettes grâce à la vente de billets, de nourriture et de boissons lors de l’événement. L’organisation dit travailler d’arrache-pied pour atténuer l’impact de ce contexte difficile. Elle annonce par ailleurs qu’elle n’envisage pas de licenciements. Elle prévoit cependant de mettre certains de « ses talents et forces à disposition de projets communautaires de la région de Nyon ».

Rendez-vous en 2022

Que les inconditionnels se rassurent, l’équipe de Paléo annonce s’atteler d’ores et déjà à l’édition 2022. Elle se tiendra du 19 au 24 juillet. Tous les billets et abonnements achetés restent valables pour la prochaine édition. Quant au très attendu concert de Céline Dion – programmé à l’origine en 2020 –, les programmateurs sont actuellement en discussion avec l’artiste et espèrent annoncer une nouvelle date prochainement.

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Suisse Romande

Moutier se réveille jurassienne

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Le drapeau du canton du Jura, peint sur le sol de la Place de la gare de Moutier, n'était déjà plus complet lundi matin, des bouteilles cassées dessus ayant fait couler la peinture. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Moutier s'est réveillée lundi en tant que future ville jurassienne. A part de nombreux détritus devant la gare et sur la Place de l'Hôtel de ville, rien n'indique qu'il s'est passé dimanche une votation historique sur l'appartenance cantonale.

La situation sanitaire et la fermeture des restaurants et bars ont écourté la fête, par rapport à 2017 où les Pro-Jurassiens avaient fêté toute la nuit et jusqu'au petit matin. Les Jurassiens sont repartis dimanche soir avec les derniers trains, en chantant la Rauracienne sur le quai de gare.

Le drapeau jurassien, qui avait été installé dimanche sur la façade de l'hôtel de ville après le oui des Prévôtois à un rattachement au canton du Jura, avait été retiré lundi matin.

Les citoyens prévôtois ont voté clairement dimanche, à 54,9%, en faveur d'une sortie du canton de Berne. Ils ont été 2114 à se prononcer en faveur du rattachement au canton du Jura et 1740 à s'y opposer, avec un taux de participation de 88%.

Avec 374 suffrages de différence, la victoire des autonomistes est plus nette que lors du scrutin de 2017, qui s'était joué pour 137 voix avant d'être invalidé par la justice bernoise pour des irrégularités. Au vu de cet écart, gagnants et perdants ont estimé que la Question jurassienne était désormais close.

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Suisse Romande

Valais: Le PDC perd la majorité absolue

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Le PDC valaisan a perdu sa majorité absolue dimanche: Serge Gaudin ne siégera pas au Conseil d'Etat. (©KEYSTONE/OLIVIER MAIRE).

Le PDC a perdu dimanche son troisième siège et la majorité absolue au Conseil d'Etat valaisan. Un séisme dans l'histoire du canton dominé par les démocrates-chrétiens. Le nouveau gouvernement comptera 2 PDC, 1 PLR, 1 PS et 1 UDC.

Le démocrate-chrétien Serge Gaudin n'a pas réussi à accéder au gouvernement valaisan. Avec 37'414 voix, il est arrivé loin derrière ses deux colistiers, les sortants réélus Roberto Schmidt et Christophe Darbellay. Serge Gaudin a été lâché par le Haut-Valais où il a perdu 6340 voix par rapport au premier tour. Un retard qu'il n'a pas réussi à combler avec les voix engrangées dans le Valais romand.

"La déception est à la hauteur des efforts consentis durant la campagne: énorme!", réagit auprès de Keystone-ATS Joachim Rausis. Le président du PDC du Valais romand "ne jette pas la pierre" aux Hauts-Valaisans qui ont resserré les rangs autour des deux candidats germanophones, mais il déplore la perte du siège. Il rappelle néanmoins que le PDC pèse toujours 37%, qu'il "reste le plus grand parti du canton" et qu'il va "rebondir".

Mobilisation du Haut-Valais

Comme au premier tour, le Haut-Valaisan Roberto Schmidt (PDC) arrive en tête avec 55'698 voix. Il est suivi de près par Franz Ruppen (UDC), l'autre germanophone, qui cumule 50'982 suffrages. Tous deux ont pu compter sur une très forte mobilisation de leur région. Le candidat UDC a aussi recueilli plus de 3000 voix de plus qu'au premier tour dans la partie francophone.

Cette mobilisation du Haut-Valais a coûté des voix à tous les candidats romands. Dans l'ensemble du canton, le socialiste Mathias Reynard arrive en troisième position avec 49'094, suivi du PLR sortant Frédéric Favre (48'990 voix) et du démocrate-chrétien Christophe Darbellay (43'799). Ce dernier, de fait élu en tant que seul représentant du Bas-Valais, fait beaucoup moins bien qu'au premier tour.

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Suisse Romande

Un Bernois meurt dans une avalanche sur les hauts de Zinal

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L'avalanche s'est produite sur les hauts de Zinal (VS) dans le secteur "Blanc de Moming" (©POLICE CANTONALE VS).

Un Bernois de 42 ans a perdu la vie mardi dans une avalanche qui s'est déclenchée dans le secteur "Blanc de Moming" sur les hauts de Zinal dans le Val d'Anniviers (VS). Rapidement arrivés sur les lieux, les secouristes n’ont pu que constater le décès du quadragénaire.

Il faisait partie d'un groupe de cinq personnes dont un guide qui évoluaient à pied, skis sur le sac, sur l’itinéraire du "Tour du Ciel" à quelque 3450 mètres d’altitude, a indiqué mercredi la police cantonale. L'avalanche de type plaque à vent s'est produite peu avant 11h00, entre la cabane du Grand Mountet et celle d’Arpitettaz, emportant avec elle le malheureux domicilié dans le canton de Berne.

Le Ministère public a ouvert une instruction. Onze personnes ont perdu la vie en Valais cette saison dans des avalanches.

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Suisse Romande

Avalanche mortelle en Valais

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L'avalanche mortelle au-dessus d'Hérémence s'est produite dans la zone du Greppon Blanc, en dehors des pistes. (©POLICE CANTONALE VS).

Un skieur hors-pistes de 17 ans a perdu la vie dans une avalanche samedi matin à Hérémence (VS). Dimanche, ce sont trois randonneurs à ski qui ont été blessés au-dessus d'Ayent (VS).

L'avalanche d'Hérémence s'est produite vers 11h10 dans la région dite du Greppon Blanc, en dehors des pistes, emportant le jeune freerider, un Valaisan domicilié dans le Valais central. Il a été localisé et dégagé de la masse neigeuse par un ami ainsi que d’autres skieurs arrivés sur place.

Les secours dépêchés sur les lieux ont médicalisé la victime avant de l’acheminer par hélicoptère à l’hôpital de Sion. Dans le courant de l'après-midi, le malheureux sportif a succombé à ses blessures.

Dimanche au-dessus d'Ayent, deux groupes de deux randonneurs sont partis de la Wildstrubelhütte en direction du Schnidejoch. Ils se trouvaient à une altitude de 2500 mètres lorsque l'avalanche s'est déclenchée. Trois d'entre eux ont été ensevelis par la neige.

Le skieur qui n’a pas été pris par l’avalanche et un autre groupe de randonneurs ont réussi à localiser et à secourir les personnes ensevelies. Médicalisées sur place, elles ont été transportées par hélicoptère à l'hôpital de Sion.

Un Suisse de 35 ans résidant dans le canton de Zurich a été grièvement blessé et se trouve dans un état critique. Une ressortissante espagnole a subi des blessures graves. Un Français a été légèrement blessé. Tous deux résident en Suisse.

A Grindelwald (BE), quatre skieurs et un snowboardeur ont eu plus de chance. Emportés par une coulée dimanche matin, ils s'en sont sortis indemnes par leurs propres moyens. Au total, 21 personnes ont perdu la vie dans des avalanches dans les Alpes suisses cet hiver, selon un décompte de Keystone-ATS.

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