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JO 2022 : A J-365, l'ombre du Covid et des appels au boycott

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Les Jeux olympiques de Pékin sont plus menacés par l'appel au boycott que par le Covid-19. ( © KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Le compte à rebours est lancé: Pékin accueillera dans tout juste un an les JO d'hiver 2022. Mais si les préparatifs vont bon train, ils restent sous la menace du Covid et d'appels au boycott.

L'événement doit débuter le 4 février 2022, six mois seulement après les Jeux d'été de Tokyo 2020 - reportés d'un an en raison de l'épidémie et dont la tenue demeure incertaine.

Comme à son habitude, la Chine n'affiche aucun retard dans sa préparation: tous les sites de compétition (dont certains hérités des JO d'été 2008 de Pékin, la capitale chinoise devenant la première dans l'histoire olympique à organiser des Jeux d'été et d'hiver) sont déjà construits, selon les médias d'Etat.

Les perturbations sont désormais surtout d'ordre politique.

Près de 180 associations étrangères ont appelé mercredi les gouvernements du monde entier à boycotter les JO 2022 au nom des droits de l'Homme, une initiative jugée par Pékin "irresponsable" et "politique".

Aux Etats-Unis, des élus ont introduit un projet de résolution au Sénat pour demander au Comité international olympique (CIO) de retirer l'organisation de l'événement à la Chine, en raison de "ses violations flagrantes des droits de l'Homme".

Mais ni le Covid ni ces appels au boycott ne refroidissent pour l'instant les ardeurs du géant asiatique, notamment de son président Xi Jinping.

"Il nous incombe non seulement de réussir l'organisation de cette grande fête que sont les Jeux olympiques d'hiver, mais aussi de les rendre spéciaux, exceptionnels et uniques", a-t-il proclamé le mois dernier en visitant les sites de compétition.

"Différents scénarios"

A un an de ces JO d'hiver (les premiers organisés par la Chine), l'événement est marqué sans tambours ni trompettes dans la capitale chinoise, dans un contexte de résurgence épidémique très limité à Pékin et sa région ces dernières semaines.

Une discrétion qui contraste avec août 2007: à douze mois des JO 2008, environ 10'000 personnes s'étaient rassemblées place Tiananmen pour une cérémonie spectaculaire avec feux d'artifices.

Si la Chine a pratiquement éradiqué le coronavirus sur son sol, une grande partie du monde reste touchée par la pandémie.

Le CIO a indiqué dans un communiqué transmis à l'AFP qu'il étudiait "différents scénarios potentiels auxquels nous pourrions être confrontés à Pékin l'an prochain".

Un "groupe de travail" comprenant des membres du CIO, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et des responsables chinois "suit de près la situation sanitaire mondiale", a souligné le comité international olympique.

"Avec l'épidémie, il y aura certainement beaucoup moins de spectateurs étrangers et l'ambiance ne sera pas aussi bonne", prédit Bob Tian, courtier en assurance de 32 ans rencontré dans une rue de Pékin.

"Mais ça ne devrait pas empêcher la tenue et la retransmission des compétitions. Je ne pense pas que les Jeux d'hiver seront reportés".

Toutefois, le Covid semble aujourd'hui une difficulté mineure pour la Chine, comparé aux appels au boycott insistants de la part d'associations politiques ou de défense des droits de l'Homme, qui s'étaient déjà fait entendre quelques mois avant les JO 2008.

Tibétains et Ouïghours

Si à l'époque c'était surtout la cause tibétaine qui avait motivé ces initiatives, celles-ci sont désormais focalisées sur le traitement des Ouïghours.

Selon des études d'instituts américain ou australien, au moins un million de membres de cette minorité musulmane ont été internés dans des "camps" de la vaste région du Xinjiang (nord-ouest) et certains soumis à du "travail forcé" ou des "stérilisations forcées".

La Chine dément catégoriquement les deux dernières accusations et affirme que les "camps" sont des "centres de formation professionnelles" destinés à éloigner la population de l'extrémisme religieux, après une série d'attentats attribués à des Ouïghours.

De manière générale, la situation en matière de droits de l'Homme s'est détériorée "de façon exponentielle" depuis 2008, affirme Sophie Richardson, directrice Chine de l'organisation Human Rights Watch.

En octobre, le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a ainsi refusé d'exclure un boycott des JO-2022.

Le CIO a indiqué à l'AFP avoir abordé avec Pékin ces préoccupations.

Mais l'organisation internationale a rejeté l'idée d'un boycott, de tels appels n'ayant dans le passé selon elle "servi absolument à rien sinon à nuire aux athlètes".

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International

Jil Teichmann à son plus haut

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Jil Teichmann poursuit son ascension. (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Jil Teichmann pointe au 24e rang du dernier classement WTA, publié lundi, après son quart de finale au tournoi de Rome. La Biennoise obtient à 24 ans le meilleur rang de sa carrière.

Par rapport à la semaine précédente, elle progresse de cinq places. Meilleure Suissesse, Belinda Bencic garde sa 14e place. La Polonaise Iga Swiatek, gagnante à Rome de son cinquième tournoi d'affilée, conforte sa position de no 1 mondial. La Tunisienne Ons Jabeur, son adversaire en finale au Foro Italico, se hisse au 6e rang, le plus haut de sa carrière.

A l'ATP, Rafael Nadal, éliminé en 8es de finale à Rome où il était tenant du titre, se voit chiper sa place de no 4 mondial par Stefanos Tsitsipas, finaliste sur la terre battue du Foro Italico.

Novak Djokovic, qui pouvait perdre sa place de no 1 en cas de contre-performance dans le Masters 1000 italien, l'a conservée après sa démonstration en finale contre Tsitsipas.

Côté suisse, Henri Laaksonen gagne deux rangs (95e), et Marc-Andrea Hüsler, un (120e). Stan Wawrinka (257e) grimpe de plus de 100 places après avoir franchi deux tours dans la Ville éternelle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Violences avec arme: Tony Vairelles condamné à 5 ans de prison

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Tony Vairelles (en rouge et jaune) du temps de sa splendeur avec Lens. (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

L'ancien attaquant de l'équipe de France Tony Vairelles a été condamné lundi à 5 ans de prison dont 2 avec sursis par le tribunal judiciaire de Nancy.

Il s'était fait l'auteur de violences avec arme il y a dix ans à la sortie d'une boîte de nuit.

Ses trois frères ont également été condamnés à des peines de prison ferme: 5 ans dont 2 avec sursis aussi pour Fabrice Vairelles et 3 ans dont deux avec sursis pour Jimmy et Giovan. Ils étaient jugés pour avoir ouvert le feu et blessé trois vigiles d'une discothèque d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) en 2011.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Desplanches: "Ma grande force, c'est mon mental"

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Jérémy Desplanches s'entraîne avec Philippe Lucas depuis l'automne dernier (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Jérémy Desplanches a posé ses valises il y a sept mois déjà à Martigues. Loin des projecteurs, le Genevois se reconstruit dans l'optique des Jeux de Paris 2024, entre doutes et espoir.

Le médaillé de bronze du 200 m 4 nages des JO 2021 avait besoin d'un nouveau départ, après avoir vécu une dernière année difficile à Nice sous la férule de Fabrice Pellerin. "Je savais avant les Jeux que j'allais changer de groupe d'entrainement, mais j'avais besoin d'aller au bout du projet mené avec Fabrice", glisse-t-il.

"J'avais les JO en tête. Ma grande force, ça n'a jamais été la technique, ni mon aisance dans l'eau, ni mon physique. Mais c'est mon mental. J'ai su me créer une bulle de protection dans laquelle même Charlotte (réd: Bonnet, sa compagne) ne pouvait pas rentrer", explique le double médaillé européen (or en 2018, argent en 2021).

"Au départ, c'est une bulle de savon qui éclate à la moindre mésaventure", image celui qui était aussi devenu vice-champion du monde en 2019 sur sa discipline-fétiche. "Le savon se transforme ensuite en caoutchouc, rendant la bulle plus difficile à percer. Au JO, j'étais prêt à encaisser n'importe quel contretemps, j'aurais même pu rater mon avion. Je me savais prêt."

"Arrivé en mode beau gosse"

Cette force mentale, Jérémy Desplanches a d'ailleurs dû s'en servir dès son arrivée à Martigues, où le mythique coach Philippe Lucas a élu domicile l'automne dernier avec son groupe d'entraînement. "Je suis arrivé en mode beau gosse: mon palmarès n'est pas si mal quand même. Mais au bout d'une semaine, j'ai dit à Philippe que j'étais mort, que j'avais besoin d'un programme plus facile", sourit-il.

"J'étais choqué. Je suis passé de 1h40' de nage par séance au maximum, à 2h30' en moyenne. Les trois premiers mois, j'étais tout le temps dans le dur", explique le grand blond. A-t-il parfois douté de son choix? "Je doute encore. Surtout parce que je n'ai pour l'instant pas montré ce dont je suis capable", réplique-t-il.

"Mais je commence à m'y faire. Je retrouve mon niveau, je retrouve ma puissance, je reprends plaisir", lâche le grand blond, le visage il est vrai pas du tout marqué par les sept heures d'efforts - 1 heure de musculation et 2h30' de nage, deux fois par jour - produits sous un soleil de plomb en ce lundi 9 mai.

Sacrifice

Le jeu en vaut il est vrai la chandelle. "Je devais changer quelque chose pour nager plus vite. Il ne fallait pas tout changer, mais chercher à améliorer des détails. Je dois surtout travailler les parties non-nagées, comme la coulée, ainsi que mon endurance. Je dois être capable de mieux finir mes courses: j'avais terminé à plus d'une seconde du champion olympique", rappelle-t-il.

"Une seconde, c'est beaucoup, et cela justifie les 40% de kilomètres que je nage en plus", enchaîne Jérémy Desplanches, pour qui les Mondiaux de Budapest (18-25 juin) tomberont peut-être un peu trop tôt. "C'est un gros point d'interrogation. J'aimerais tellement déjà être à mon meilleur niveau. Ca me ferait mal au coeur de ne pas performer en 2022", soupire-t-il.

"Mais c'est un sacrifice que je dois faire, car j'ai Paris 2024 en ligne de mire. J'espère ne pas démériter en 2022, pour mon moral et pour me conforter dans ma décision. Ca va être difficile à gérer, car j'adore ces grands rendez-vous, et j'y réponds presque toujours présent", explique le Genevois, qui a également des Européens - en août à Rome - à son menu cette année.

"Il était déjà poncé, huilé"

Pas question donc de tout remettre en question. "Le travail fourni à Nice est exceptionnel", lâche ainsi Philippe Lucas. "J'essaie de mettre ma patte, mais il était déjà poncé, huilé. Il doit garder ses qualités propres. Il doit pouvoir conserver les mêmes temps de passage qu'aux JO, tout en finissant plus fort. Ca ne sera pas facile, mais j'y crois", assure le Français.

"On voit qu'il y a un certain foncier. Maintenant il faut mettre cela en pratique avec des allures élevées de course", souligne l'ancien mentor de Laure Manaudou. "Jérémy a déjà gagné en endurance et en résistance, c'est certain. Et ses coulées sont plus efficaces qu'auparavant", se réjouit-il.

Philippe Lucas semble en tout cas persuadé que son nouveau protégé sera capable de briller cette saison. "Quand vous êtes un athlète de haut niveau, vous voulez toujours être performant", rappelle-t-il. "Il nage plus, et avec plus d'intensité que l'an dernier. Il a besoin d'un peu de temps pour digérer. Mais il ne doit pas se cacher derrière ces difficultés."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Woods se sent "beaucoup plus fort"

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Tiger Woods se sent beaucoup plus fort que lors de son retour en avril (© KEYSTONE/EPA/TANNEN MAURY)

Tiger Woods a dit se sentir "beaucoup plus fort" qu'il ne l'était lors de son retour en avril au Masters, rapporte Sports Illustrated.

L'ex-no 1 mondial s'est entraîné dimanche à Southern Hills en vue du Championnat PGA, deuxième levée du Grand Chelem qui débutera jeudi.

"Je suis devenu beaucoup plus fort depuis Augusta", a assuré, après un entraînement de neuf trous, le vainqueur de 15 tournois majeurs, qui avait surpris le monde du golf en faisant son retour sur les greens à peine treize mois après son grave accident de voiture survenu près de Los Angeles.

Le Tigre, qui avait failli perdre l'usage de sa jambe droite, avait surmonté la douleur pour passer le cut et terminer à la 47e place du Masters. Il avait alors estimé que cette performance était une des plus grandes de sa carrière pourtant jalonnée de titres.

Tiger Woods a déclaré que le lundi qui avait suivi cette épreuve "était horrible" mais que le mardi, il était de retour à la salle de sport pour renforcer sa jambe. Et "tout va mieux", a dit la star de 46 ans, qui était déjà venue se jauger sur le parcours de Southern Hills en Arizona il y a deux semaines. L'Américain y avait remporté le Championnat PGA en 2007, sur un parcours différent toutefois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Niederreiter et les Canes affronteront les Rangers

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La joie des New York Rangers, qui ont battu Pittsburgh en sept matches (© KEYSTONE/AP/Gene J. Puskar)

Nino Niederreiter et les Hurricanes affronteront les New York Rangers au 2e tour des play-off de NHL.

La franchise new-yorkaise s'est imposée 4-3 après prolongation dans l'acte VII de la série qui l'opposait aux Pittsburgh Penguins.

Menés 3-1 par Pittsburgh dans ce 1er tour de la Conférence Est, les Rangers ont forcé la décision grâce à une réussite inscrite en supériorité numérique par le Russe Artemi Panarin après 4'46'' en "overtime" dimanche au Madison Square Garden. Ils n'avaient plus franchi le 1er tour depuis 2017.

Tombeur de Boston en sept matches également, Carolina aura l'avantage de la glace face aux Rangers. Les Hurricanes ont gagné trois des quatre duels livrés cette saison. Et ils ont remporté la dernière série disputée face à la franchise new-yorkaise, en barrage qualificatif pour les play-off en 2020 (3-0).

Les Flames passent l'épaule

La dernière équipe qualifiée pour le 2e tour est Calgary, qui affrontera Edmonton en demi-finale de la Conférence Ouest. Les Flames ont également passé l'épaule en prolongation lors de l'acte VII, s'imposant 3-2 face à Dallas dans une rencontre qu'ils ont survolée (67 tirs cadrés à 28). Le but de la qualification a été l'oeuvre de Johnny Gaudreau après 15'09 de jeu supplémentaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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