Genève
Une potentielle interdiction du burkini suspendue à Genève
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A Genève, la majorité de droite du Grand Conseil était en passe vendredi de voter un projet de loi visant à réglementer les tenues de bain dans les piscines, excluant de facto le port du burkini. Jugeant ce texte illégal, le Conseil d'Etat a coupé court en ne demandant pas l'ultime débat.
Le sujet reviendra donc lors d'une prochaine séance du Grand Conseil, l'exécutif étant tenu de présenter des alternatives conformes au droit. La conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, cheffe du Département des institutions, a fustigé un projet "en dehors de toute proportionnalité et une violation crasse des droits et des libertés des femmes".
Initialement, le Grand Conseil débattait d'un projet de loi issu de l'UDC qui visait à pénaliser le port burkini dans les piscines. "Un projet de loi sexiste et xénophobe", selon la Verte Dilara Bayrak. En déplorant un débat indigne pour le canton, elle a exhorté de laisser les femmes à s'habiller comme elles l'entendent.
Loi sur les piscines
En face, Yves Nidegger, député UDC, a relevé que "l'on vit dans une civilisation où il n'est pas nécessaire de bâcher les femmes pour qu'elles ne soient pas agressées". Le ton du débat, qui n'en est pas à son premier round au parlement genevois, était donné. Mais rapidement, il a glissé vers un terrain plus technique.
Une majorité (UDC, PLR, Le Centre et la quasi totalité du MCG) s'est dégagée pour soutenir un amendement du Centre. Ce texte, défendu par la députée Alia Chaker Mangeat, transformait le texte initial en un nouveau projet de loi sur les piscines et les bains publics, écartant l'écueil de l'interdiction du burkini au niveau pénal. La voie pénale était jugée excessive par la majorité.
Bras nus
L'amendement prévoit que "les seules tenues autorisées dans les bassins sont les maillots de bain une ou deux pièces dont la longueur maximale arrive au-dessus des genoux et laissant les bras nus". De facto, les burkinis sont exclus. "Les espaces publics doivent être des lieux d'émancipation, pas des lieux de pression", a insisté Mme Chaker Mangeat, qui s'inquiète du retour du conservatisme.
Au moment de demander le troisième débat qui permet un vote final, la conseiller d'Etat Carole-Anne Kast a botté en touche. Et de citer une liste de problèmes complexes qui rendent cette loi inapplicable, dont l'autonomie des communes ou les coûts liés à la surveillance.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Le Grand Conseil genevois fixe le 50 km/h sur les grands axes
A Genève, la vitesse autorisée sur les axes structurants sera de 50 km/h, sous réserve des dispositions du droit fédéral. La majorité de droite du Grand Conseil a inscrit ce principe dans la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE).
La modification a été acceptée par 65 voix contre 33 (la gauche). C'était la troisième fois que ce projet de loi venait en plénière après des allers-retours en commission. Pour le PLR Murat Julian Alder, "il faut pouvoir rouler sur ces axes routiers structurants". Il en va du libre choix du moyen de transport, a insisté le PLR.
Cette modification législative vise aussi, selon le PLR, à éviter, dans le futur, des décisions unilatérales. Le parti n'a toujours pas digéré les 30 km/h imposés lors de la dernière législature. Un compromis avait finalement été trouvé en 2023. La justice avait ensuite retoqué le canton sur la généralisation du 30 km/h sur les routes.
Selon le Centre, rouler à 50 km/h sur les axes structurants est indispensable pour les entreprises. Et d'insister sur des mesures alternatives pour lutter contre le bruit, dont la pose de revêtement phonoabsorbant.
A gauche, le socialiste Matthieu Jotterand a fustigé un 50 km/h "polluant, bruyant et dangereux". Un quart de la population genevoise, soit 120'000 personnes, souffre du bruit, a-t-il souligné. Le député vert Cédric Jeanneret a rappelé que les zones limitées à 30 km/h améliorent la fluidité du trafic.
"Pas d'effet magique"
Selon le conseiller d'Etat Pierre Maudet en charge de la santé et des mobilités, ce projet de loi n'aura pas d'effet magique sur la fluidité du trafic à Genève. Il permet de donner un cadre plus rigide et d'éviter que son successeur ne change la pratique, mais il n'aura que peu d'effet, affirme-t-il. Il continuera à chercher des solutions pour réduire le bruit routier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Le Grand Conseil genevois fête ses 500 ans
Le Grand Conseil genevois a lancé jeudi les célébrations pour marquer ses 500 ans d'existence lors d'une cérémonie officielle. En février 1526, Genève se dotait d'un Conseil des Deux-Cents, sur le modèle de ses nouveaux alliés bernois et fribourgeois.
La cérémonie s'est déroulée en présence d'Edith Siegenthaler, présidente du Grand Conseil bernois et de Bernhard Altermatt, premier vice-président du Grand Conseil fribourgeois. Accompagné par les tambours de la Compganie 1602, le cortège emmené par le Sautier du Grand Conseil a défilé devant le Conseil d'Etat in corpore.
La présidente du Grand Conseil genevois, Ana Roch a insisté sur la fierté que suscite le parlement. Il a un rôle de garant de la paix civile et de la prospérité, a relevé Mme Roch. Le Fribourgeois Bernhard Altermatt s'est réjoui d'être à Genève pour célébrer "l'entente confédérale et la démocratie vivante". La cérémonie s'est terminée avec le traditionnel Cé qu’è lainô.
Le Conseil des Deux-Cents, ancêtre du Grand Conseil, a été créé à Genève dans la foulée de la signature d'un traité de combourgeoisie entre Genève, Berne et Fribourg qui visait à renforcer leur alliance économique, commerciale et militaire. Ce traité prévoyait de se soutenir et de s'assister mutuellement.
Son et lumière
Cette cérémonie officielle sera suivie de nombreux événements publics tout au long de l'année 2026 afin de célébrer ce jubilé. La série commencera avec l'illumination du Jet d'eau aux couleurs du canton jeudi et vendredi ainsi que par le pavoisement du pont du Mont-Blanc aux couleurs du 500e de jeudi à dimanche.
En avril, place à un concours de pâtisserie avec pour thème "Le 500-feuille". Les 25 et 26 septembre, Genève accueillera la réunion des Bureaux des parlements de Suisse romande, de Berne et du Tessin avec pour thème "500 ans et maintenant?". Le samedi 10 octobre, le public pourra participer à une séance fictive du Grand Conseil. Ces festivités se termineront en novembre par un spectacle son et lumière dans la cour de l'Hôtel-de-Ville.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Les comptes 2025 de l'Etat devraient être meilleurs que prévus
A Genève, les comptes 2025 de l'Etat devraient afficher un excédent de 50 millions de francs alors qu'un déficit de 256 millions était prévu au budget. La cheffe du Département des finances Nathalie Fontanet a fait cette annonce jeudi devant le Grand Conseil, tout en soulignant que ces chiffres étaient encore provisoires.
Ces résultats n'ont pas encore été audités, a relevé la conseillère d'Etat. Sa déclaration intervenait suite à des informations publiées jeudi dans plusieurs médias. Des fuites que déplore la magistrate, qui ne fera pas d'autres commentaires avant la présentation officielle des comptes 2025 prévue le 26 mars prochain.
Selon Nathalie Fontanet, deux facteurs expliquent notamment ce résultat a priori positif. Il s'agit d'une part d'un versement supplémentaire de trois tranches de la BNS en 2024 et comptabilisé en 2025, soit 117 millions de francs. A cela s'ajoute la résolution de dossiers fiscaux compliqués et inattendus.
La différence de 306 millions entre le budget et les comptes n'est pas hors normes, a insisté la conseillère d'Etat. Elle relève un écart de 2,8% entre les revenus inscrits au projet de budget 2025 et ceux inscrits aux comptes. Ce résultat provisoire ne remet aucunement en question la nécessité de maîtriser les charges et de poursuivre la recherche d'économies, a-t-elle ajouté.
Suite aux annonces de jeudi dans la presse, le Syndicat des services publics (SSP) a dénoncé dans un communiqué un "énième écart entre des prévisions alarmistes et une réalité florissante". Il veut saisir la Cour des comptes afin de demander un audit sur la méthodologie des projections budgétaires qui servent "d'alibi aux économies et aux coupes dans les salaires du personnel de l’État".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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Harcèlement sexuel sur le lieu de travail: un employeur condamné
La succursale genevoise de l'entreprise de restauration rapide Five Guys a été condamnée pour des faits de harcèlement sexuel sur le lieu de travail contre des femmes par des employés entre 2020 et 2022. Elle a décidé d'interjeter appel.
La plaignante avait démissionné pour mettre un terme aux faits subis qu'elle a dénoncés, des blagues grivoises et des attouchements. Selon le jugement de lundi, dévoilé jeudi par plusieurs syndicats, le tribunal des prud'hommes a reconnu "des actes répétés sur sa personne" et "l'environnement de travail hostile".
Plusieurs plaintes internes et dénonciations au syndicat UNIA avaient été formulées. Mais "la situation n'a guère changé", estime le tribunal. La démission a eu un effet sur les revenus de cette femme et l'employeuse est responsable de ne pas avoir protégé sa personnalité.
Le tribunal dénonce la "légèreté avec laquelle la dénonciation d'UNIA a été prise en considération". Il condamne l'entreprise à près de 20'000 d'indemnités et de dommages et intérêts. Dans une réaction à la RTS, l'entreprise affirme contester le jugement et elle annonce interjeter appel.
L'avocate de la plaignante souhaite désormais que ce jugement puisse se répéter dans d'autres cas similaires. La problématique du harcèlement sur le lieu de travail "est trop souvent minimisée", affirme l'une de ses consoeurs, experte en droit du travail.
Selon les données de la Confédération, plus de la moitié des employées en sont victimes, explique UNIA. L'hôtellerie-restauration fait partie des activités les plus affectées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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