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Suisse

Au centre de soins d'Embrach (ZH), le robot Lio est en formation

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Le robot assistant Lio lors d'une séance de thérapie corporelle au centre de soins d'Embrach (ZH). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Au centre de soins d'Embrach, dans le canton de Zurich, le robot assistant Lio est en formation depuis juin 2022 dans le cadre d'un projet-pilote. S'il décharge le personnel, la présence humaine reste indispensable pour de nombreuses tâches.

Lio est très apprécié par certains pensionnaires, même s'il en énerve parfois d'autres, a indiqué à Keystone-ATS Prasanthi Rajamayagam, responsable du secteur des soins au Centre de compétences soins et santé (KZU) d'Embrach.

Le robot passe de chambre en chambre, raconte des blagues et des histoires, passe de la musique ou donne la météo. Dans le cadre de ce projet-pilote prévu sur deux à trois ans, il augmente régulièrement ses compétences.

"On ne peut pas toujours le laisser travailler seul", note la responsable. Pour de nombreuses tâches, la présence humaine est nécessaire. Il peut ainsi amener une bouteille d'eau, mais il n'a pas la finesse motrice suffisante pour la tendre à la personne.

En outre, il ne comprend pas le suisse allemand. Il faut lui parler en "hochdeutsch", ce qui n'est pas toujours facile pour des personnes âgées.

Il est néanmoins capable de rappeler aux pensionnaires leurs rendez-vous, de distribuer le courrier et, depuis peu, d'animer des séances de gymnastique. Ces dernières restent toutefois supervisées par des thérapeutes. Outre par la voix, on peut l'activer en bougeant sa tête. La pousser vers le bas signifie oui, de côté veut dire non.

Effectuer les tâches répétitives

Selon Mme Rajamayagam, les inquiétudes du personnel de se voir remplacé à terme par des robots ont rapidement disparu. Ce n'est pas non plus l'objectif visé.

"Le but est qu'il prenne en charge les tâches répétitives afin que les soignants aient du temps pour s'occuper d'autres travaux", souligne Albino Miglialo, de la société "F&P Robotics" qui fabrique l'engin. C'est pourquoi l'on parle au centre d'un robot assistant et non d'un robot soignant.

Au début, la machine a plutôt représenté une charge pour le personnel. Il a ainsi fallu adapter plusieurs fois ses itinéraires. Mais depuis, il a "appris", et un groupe de travail fait régulièrement de nouvelles propositions, comme les exercices de gymnastique par exemple.

Une vingtaine de robots de ce type sont en fonction en Suisse, en Allemagne et en Autriche. Ils s'occupent aussi de désinfecter les poignées de porte ou de sonner l'alarme lorsque quelqu'un se trouve dans le corridor de nuit. Ils pourraient à l'avenir constituer une partie de la solution au manque de personnel, conclut M. Miglialo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une association pour amener des idées en vue du futur mémorial

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L'ancien ambassadeur Raymond Loretan fait partie des instigateurs de l'association Mémorial (photo d'archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Cinq personnalités valaisannes ont choisi de créer l'association Mémorial. Celle-ci voit le jour afin de soutenir la création d'un lieu de mémoire en lien avec le drame de Crans-Montana du 1er janvier dernier.

Les anciens ambassadeurs suisses François Barras et Raymond Loretan, l'ancien chef du Service valaisan de la culture Jacques Cordonnier, l'architecte Pierre Pralong et la directrice de la Fondation Opale à Lens, Bérangère Primat, "veulent soutenir la création d’un lieu de mémoire digne, sobre et durable, ainsi que toute démarche permettant d’entretenir le souvenir de cet événement, de le transmettre et de favoriser une réflexion collective", ont-ils expliqué, jeudi à Lens, lors de l'assemblée constitutive de l'association.

Ces personnes ont eu l’idée, à l’initiative d’un parent de victime, de fonder une association représentant la société civile, avec l'objectif de soutenir tous les efforts visant à la réalisation d’un lieu de mémoire, à court puis à moyen et long terme, ouvert à tous.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Séisme au Venezuela: Jean-Marc Richard explique à quoi sert l'aide Suisse

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Un homme marche devant des immeubles détruits après les tremblements de terre à La Guaira, Venezuela (EPA/Ronald Pena R)

Les violents séismes qui ont frappé le Venezuela la semaine dernière ont plongé le pays dans une crise humanitaire, coûtant la vie à au moins 2295 personnes et faisant 11 267 blessés selon le dernier bilan. Sur place, les infrastructures sont dévastées. Face à l'immensité des besoins, qui vont des abris provisoires à la nourriture, en passant par l'eau potable et les soins médicaux, la Chaîne du Bonheur organise ce jeudi une journée de mobilisation. Point de situation avec Jean-Marc Richard.

Jean-Marc Richard

Afin de garantir l'efficacité de l'aide, la fondation collabore étroitement avec des organisations non gouvernementales suisses déjà solidement implantées sur le terrain, telles que Caritas, l'EPER, Save the Children ou la Croix-Rouge suisse. Jean-Marc Richard tient à rassurer les donateurs sur la traçabilité des fonds.

« L'argent ne passe ni par les gouvernements, ni par des associations localement difficiles à identifier »

Les besoins ayant été rigoureusement identifiés, l'aide se déploie de manière très concrète, aussi en cash, parce qu'il faut que les gens puissent s'acheter ce dont ils ont besoin. Devant cette tragédie, la population suisse fait preuve d’une solidarité remarquable. A 16h, la collecte franchissait déjà la barre des 6 millions de francs de promesses de dons.

« C’est une des plus belles collectes de ces dernières années, effectivement, en argent, en témoignage de solidarité »

Ce résultat impressionnant repose avant tout sur une multitude d'engagements individuels, qui compensent la baisse des contributions des entreprises et des collectivités publiques. Pour Jean-Marc Richard, chaque geste compte, quelle que soit sa taille.

« Même si des gens ont peu de moyens, ils tiennent à témoigner de leur solidarité. Il n’y a pas de petits dons à la Chaîne du Bonheur ».

Cette journée de mobilisation s'inscrit dans une histoire longue et profonde. La Chaîne du Bonheur célèbre en effet ses 80 ans d'existence, huit décennies durant lesquelles la population a toujours répondu présent pour soutenir les victimes de catastrophes, en Suisse comme à l'étranger.

« Pour la plupart de celles et de ceux qui ont été touchés par cette catastrophe, au-delà de perdre des proches, et bien c’est la perte d’une maison, d’un logement, d’un toit »

La collecte de dons se poursuit activement. Le public peut enregistrer ses promesses de dons par téléphone jusqu'à 23h00 en composant le numéro gratuit 0800 87 07 07. Les contributions restent également possibles à tout moment sur le site internet de la fondation, par l'application Twint ou directement aux guichets postaux. « Allez sur le site internet bonheur.ch, parce qu'on vous donne des informations sur comment cet argent est et sera utilisé », conclut Jean-Marc Richard.

Entretien réalisé par Benjamin Smadja
Adaptation web avec IA

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Climat

La canicule, un signe du changement climatique, admet Albert Rösti

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Le conseiller fédéral Albert Rösti a souligné la nécessité de mesures d'adaptation pour faire face aux vagues de chaleur en Suisse (archive). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Selon Albert Rösti, la vague de chaleur est un "signe évident de l'évolution du climat". Il est nécessaire de créer davantage d’espaces verts dans les villes, a cité en exemple le ministre en charge de l'Environnement dans une interview à la radio SRF.

"Il ne faut pas conclure systématiquement à une crise climatique à chaque intempérie", a déclaré le conseiller fédéral. "Mais cette vague de chaleur doit être considérée comme un signe clair de cette crise", a-t-il déclaré sur les ondes de la radio alémanique.

Même s’il ne faut pas tomber dans l’alarmisme, la canicule doit être perçue comme un danger majeur pour l’homme et l’environnement, relève-t-il. Il a admis ne pas s’être distingué comme un grand défenseur de la politique climatique lors de son mandat de conseiller national.

La tâche des cantons et des villes

M. Rösti a souligné la nécessité de mesures d’adaptation dans l'espace public. Les cantons et les villes sont en première ligne concernant les aménagements à prendre, telles que la végétalisation des villes. Pour lui, la Confédération peut apporter son aide à titre subsidiaire.

Au niveau fédéral, selon M. Rösti, il s’agit de poursuivre la sortie des énergies fossiles. Il se dit grand partisan des énergies renouvelables telles que le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité, mais ne souhaite pas pour autant exclure l’énergie nucléaire comme option.

Sa mission prioritaire est de garantir l’approvisionnement en électricité du pays. Pour des "raisons pragmatiques", M. Rösti n’est pas très favorable à des mesures radicales telles qu’une augmentation drastique des prix de l’essence et du fioul.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Retour de la Chaîne de sauvetage suisse du Venezuela

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Arrivée au Venezuela vendredi dernier, la Chaîne suisse de sauvetage a terminé sa mission mercredi avant d'atterrir jeudi après-midi à l'aéroport de Zurich (archives). (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

La Chaîne suisse de sauvetage au Venezuela a terminé sa mission. Active sur les lieux des séismes depuis vendredi dernier, elle est rentrée en Suisse jeudi. La Confédération poursuit son aide d’urgence et envoie des spécialistes du Corps d’aide humanitaire.

Les 80 spécialistes, dont 22 militaires, de la Chaîne suisse de sauvetage ont atterri jeudi après-midi à l'aéroport de Zurich. "Nous avons travaillé jour et nuit", a témoigné Sebastian Eugster, chef de l'équipe d'intervention, devant les médias réunis sur place.

Les secouristes suisses ont travaillé par rotation dans la chaleur et l'humidité. Malheureusement, ils n’ont retrouvé que des corps de personnes décédées sous les décombres, écrit le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). "Nous n'avons pu annoncer aucune bonne nouvelle aux proches", souligne Sebastian Eugster.

Une semaine après la catastrophe, le bilan des deux puissants séismes qui ont frappé le Venezuela ne cesse de s’alourdir. Les autorités dénombrent plus de 1450 décès, 3150 blessées et plus de 12’700 familles affectées. Selon les Nations unies, 50’000 personnes sont toujours portées disparues. Au moins 2’500 infrastructures ont subi des dommages, dont 38 hôpitaux et plus de 700 bâtiments.

Travail "très dur"

Le travail des secouristes était "très dur": "Je suis heureux que nous soyons tous rentrés au pays en bonne santé", relève le chef d'équipe. Les sauveteurs suisses et leurs huit chiens étaient l'une des premières équipes internationales arrivées au Venezuela. Près d’une trentaine de pays ont envoyé des équipes de recherche et de sauvetage.

La Chaîne suisse de sauvetage a installé sa base des opérations à La Guaira, en coordination avec les autorités locales. La ville côtière a été l’une des plus gravement touchées par la catastrophe. Le seuil fatidique des 72 heures après la catastrophe étant largement dépassé, la mission des secouristes suisses s'est terminée mercredi soir.

Ils ont atterri à Zurich-Kloten avec deux heures de retard. Leurs proches les ont accueillis dans le hangar de la Rega après que les pompiers de l'aéroport les ont applaudis à leur descente de l'avion. Deux véhicules extincteurs ont aussi salué leur retour avec des jets d'eau formant un arc.

Aide humanitaire envoyée jeudi soir

La Suisse poursuit son assistance pour les survivants de la catastrophe, indique le DFAE. Jeudi soir, cinq spécialistes du Corps suisse d'aide humanitaire devaient s'envoler pour le Venezuela, envoyés par la Direction du développement et de la coopération (DDC) pour appuyer les autorités au Venezuela.

Leur engagement concernera notamment l’accès à l’eau potable et l’assainissement dans les sites qui abritent les nombreux rescapés des séismes. L’ambassade de Suisse à Caracas est en contact étroit avec les autorités locales afin de coordonner l’aide humanitaire helvétique. Au total, la DDC consacre 2,5 millions de francs répondre aux besoins des populations affectées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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