Économie
Credit Agricole Next Bank veut étoffer ses activités en Suisse
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D'abord consacré aux frontaliers, le portefeuille de Crédit Agricole Next Bank prend un accent plus helvétique. En allouant un important budget d'investissement, la banque entend satisfaire sa clientèle historique et conquérir celle suisse, allemande et italienne.
Les banques françaises prennent du terrain en Suisse, à l'image de Crédit Agricole Next Bank (CANB). La filiale du groupe bancaire hexagonal Crédit Agricole s'est installée en terres genevoises en l'an 2000 pour répondre à la demande des frontaliers français. Selon les derniers chiffres de l'Office cantonale de la statistique (Ocstat), quelque 104'357 frontaliers étaient enregistrés à Genève fin 2022, une progression annuelle de 7,1%. D'après l'Observatoire des frontaliers, ce chiffre pourrait doubler dans la décennie.
"L'objectif était d'apporter des services notamment pour des questions hypothécaires en francs. Aujourd'hui, nous élargissons notre périmètre vers les Suisses avec un service étendu à la prévoyance", a expliqué à l'agence AWP le directeur général Thibault Reversé, qui signale une hausse des besoins de placements immobiliers. "Avec environ 30% de clients ayant une capacité financière pour acquérir un bien, en résidence principale ou secondaire en montagne, la cible est limitée sur les zones urbaines suisses où nous sommes présents," déplore le dirigeant.
Selon les chiffres provisoires non audités de CABN, le bénéfice net a dépassé 10 millions de francs en 2022.
Ancrage local et diversification
La concurrente de Banque CIC Suisse ou de la Banque du Léman défend son ancrage local et ses services numériques qu'elle entend développer. Le portefeuille de l'établissement est composé uniquement de particuliers: 60'220 au total, dont 68,4% sont frontaliers. "Nous atteignons près de 20% de part de marché côté Suisse sur les frontaliers, c'est un succès," se félicite le dirigeant qui tablait il y a cinq ans sur 100'000 clients en 2023. "A allouer tous les moyens de la banque à conquérir de nouveaux clients, nous pouvions créer de l'insatisfaction," a nuancé M. Reversé.
La banque a vu se hisser à plus de 8000 le nombre de nouveaux clients l'exercice achevé, 4% de plus par rapport à 2021. Elle compte 112 agences physiques, dont trois en Suisse alémanique. Trois autres agences à distance (online) à Genève, La Chaux-de-Fonds et Bâle complètent la carte d'expansion de l'établissement qui emploie plus de 200 collaborateurs.
Transformation numérique oblige, CANB a opéré une refonte de son système d'informations bancaires l'an passé. Près de 22 millions de francs ont été alloués. L'établissement s'est entouré de jeune pousses zurichoises pour développer ses services et répondre à la demande.
L'ouverture d'une agence à Berne et d'une seconde à Zurich sont prévues pour 2023 afin de renforcer le réseau en Suisse alémanique. Toujours dans le but de séduire une clientèle helvétique, un service haut de gamme de mandats de gestion sera lancé en partenariat avec CA Indosuez.
"Nous envisageons sérieusement de nous tourner vers les frontaliers italiens. C'est l'un des axes que nous étudierons dans le cadre du projet d'entreprise 'Nouvelles frontières' qui permettra de déterminer les prochaines cibles et services à valeur ajoutée afférents", a ajouté le dirigeant.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
La start-up H55 se réoriente et se restructure: 54 licenciements
L'entreprise sédunoise H55, leader mondial des systèmes certifiés de propulsion électrique et de gestion des batteries pour l'aviation durable, change de stratégie. La start-up va désormais miser sur la défense et se restructure. Cinquante-quatre emplois sur 110 passent à la trappe, a indiqué jeudi le groupe dans un communiqué.
L'entreprise, âgée d'à peine huit ans et issue du projet Solar Impulse (tour du monde réussi à l'énergie solaire), explique en substance étendre l'application de ses technologies aux marchés de l'aviation hybride, des drones ainsi que celui de la défense. "Ces marchés requièrent de nouvelles compétences et expertises, conduisant l'entreprise à faire évoluer son organisation en conséquence", explique-t-elle.
S'agissant des licenciements, le processus de consultation "a donné lieu à plusieurs propositions constructives formulées par les collaborateurs, dont un certain nombre ont été intégrées dans le plan organisationnel final". "Cela a permis de limiter la réduction à 54 postes, au lieu des 80 initialement estimés", souligne-t-on.
"Les décisions annoncées aujourd'hui sont difficiles, car elles concernent des collègues qui ont largement contribué à faire de H55 un acteur reconnu de l'aviation électrique (...) Le défi de notre industrie n'est plus de démontrer que la propulsion électrique fonctionne, mais d'accompagner nos clients dans leur transition du développement vers le déploiement commercial", relève André Borschberg, cofondateur et président exécutif de H55.
Sur deux sites à Sion
"La Suisse continuera d'occuper une place centrale dans le développement de H55", est-il assuré. "Les activités de recherche et développement, l'architecture des systèmes, la direction stratégique des programmes ainsi que les opérations industrielles européennes resteront basées dans le pays", ajoute le communiqué.
Afin d'accompagner cette nouvelle phase de développement, H55 regroupera désormais ses activités suisses sur deux sites à Sion. A l'aéroport pour le centre de direction, de certification, de relations clients, de gestion des programmes et de partenariats stratégiques. Et sur le site industriel de Chandoline pour le centre de recherche et développement, d'essais, d'industrialisation et de fabrication, détaille la start-up.
H55 renforcera parallèlement progressivement sa présence au Canada, est-il aussi annoncé. "La Suisse demeurera le centre d'innovation et de leadership stratégique, tandis que le Canada soutiendra la croissance industrielle et la proximité avec les clients nord-américains", résume la société.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La Poste se retire du dossier électronique du patient
La Poste abandonne le dossier électronique du patient (DEP) actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé (DES). Sa plateforme sera exploitée jusqu'à fin 2026. Cette décision concerne principalement les cantons alémaniques.
Le changement de cap annoncé par le Conseil fédéral dans la numérisation des données de santé a profondément modifié le marché, indique jeudi la Poste. Depuis l'annonce du futur dossier électronique de santé (DES), appelé à remplacer le dossier électronique du patient (DEP), hôpitaux, cabinets médicaux et particuliers hésitent de plus en plus à adopter la solution actuelle.
Les actionnaires de Post Sanela Health AG ont donc décidé de dissoudre la communauté de référence Sanela fin 2026. La Poste entend désormais mettre son expérience au service du futur DES, dont le projet de loi est en discussion au Parlement.
Cette réorientation entraînerait la suppression d'environ 37 équivalents plein temps à la Poste et chez Sanela. Les utilisateurs pourront migrer leurs données d'ici à fin 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le nombre de ressortissants de l'UE a baissé en Suisse en 2025
La Suisse comptait moins de ressortissants européens en 2025. Le solde migratoire UE/AELE s'est élevé à 50'900 personnes, indique le Seco, un résultat en baisse par rapport aux trois dernières années. Le nombre de frontaliers a lui augmenté.
Ce résultat en baisse demeure toutefois supérieur à la moyenne historique, indique le Secrétariat d'Etat à l'économie jeudi. Le Seco présentait le 22e rapport de l'Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE.
Le maintien d'une immigration aussi proche que possible du marché du travail est primordial au vu du recul démographique en Suisse, lit-on dans le rapport. La main-d’½uvre étrangère a généré une progression annuelle moyenne du volume de travail d’environ 0,8 % ces 15 dernières années.
Le rapport sort une dizaine de jours après le refus dans les urnes de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", qui avait fortement thématisé l'immigration. Elle exigeait la dénonciation de l'accord de libre circulation si la population devenait trop grande en Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La Comco étend à nouveau une enquête en cours dans la construction
La Commission de la concurrence (Comco) étend une enquête ouverte en 2020 sur de possibles cartels de soumission dans le domaine de la construction dans la région italophone de Moesa, dans les Grisons. Neuf entreprises sont désormais ciblées.
Il s'agit de la deuxième extension de l'enquête après une première en 2021, indique jeudi l'autorité fédérale. Initialement, la Comco avait ouvert une enquête à l'encontre de trois entreprises de construction, avant d'étendre la procédure à six entreprises un an plus tard.
Après avoir transmis les conclusions de l'enquête aux entreprises concernées, sur lesquelles elles ont été invitées à se prononcer, une entreprise a fourni de nouvelles informations, conduisant la Comco à mener des investigations complémentaires. De ces dernières sont ressortis des indices laissant supposer l'existence d'autres accords impliquant des entreprises supplémentaires. "C'est pourquoi la procédure est désormais étendue à un total de neuf entreprises", écrit la Comco, rappelant que la présomption d'innocence s'applique à toutes les entreprises.
"Il faut s'attendre à une prolongation de la procédure d'un an", précise la Comco.
Si des entreprises coordonnent leurs offres lors d'adjudications de marchés publics ou privés, elles forment un accord de soumission. Lors d'une telle entente, les soumissionnaires désignent généralement l'entreprise qui est censée remporter l'appel d'offres et fixent également le prix.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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