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Économie

Construction: 1500 ouvriers débraient et manifestent à Zurich

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En début d'après-midi, les quelque 1500 ouvriers de la construction ont manifesté bruyamment dans les rues de la ville. Leur cortège s'est achevé devant le siège de la Société suisse des entrepreneurs de la construction (SSE). (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Environ 1500 ouvriers de la construction ont débrayé vendredi à Zurich pour protester contre la péjoration de leurs conditions de travail. Ils ont manifesté en ville et devant le siège de la Société suisse des entrepreneurs de la construction (SSE).

Les premiers grévistes se sont rassemblés déjà en tout début de matinée au centre-ville. La plupart des chantiers sont restés figés vendredi en ville de Zurich, ont indiqué des représentants des syndicats Unia et Syna lors d'un point de presse. Des ouvriers venus de Suisse centrale et orientale ainsi que des Grisons ont même fait le déplacement pour se joindre au mouvement.

Conditions de travail péjorées

Ouvrier dans la construction est un très beau métier et ceux qui l'exercent en sont souvent très fiers, a déclaré Nico Lutz, négociateur en chef et membre de la direction d'Unia. Cependant, la pénurie de mains-d'oeuvre est grande, les chantiers se multiplient avec des effectifs de plus en plus limités et les employeurs rendent les conditions de travail de moins en moins attrayantes, déplore le syndicaliste.

Après le rassemblement, les discours et le repas de midi partagé en commun, les ouvriers de la construction ont défilé bruyamment en ville en début d'après-midi. Leur cortège s'est achevé devant le siège de la Société suisse des employeurs de la construction (SSE).

Des horaires adaptés à la vie de famille

Les ouvriers de la construction se mobilisent depuis plusieurs semaines dans toute la Suisse pour réclamer des améliorations dans le cadre des négociations sur la nouvelle convention nationale (CN) qui touche 80'000 personnes. Ils exigent notamment des horaires mieux adaptés à la vie de famille, le paiement de leur pause matinale notamment.

"En été, la plupart des ouvriers de la construction se rendent à leur travail quand leurs enfants dorment encore et en reviennent quand ces derniers doivent aller au lit", a souligné Nico Lutz.

Rapprochement sur le temps de trajet

La cinquième ronde de négociations entre les syndicats et la SSE s'est terminée sans succès à la fin octobre. Les nombreuses heures de travail et le non-paiement du temps de parcours jusqu'aux sites de chantier constituent les principaux points d'achoppement. Un rapprochement est en cours sur le second point, selon Nico Lutz. "Notre but est de trouver une solution", a-t-il dit.

Les négociations reprennent lundi. Si aucun accord n'intervient avant la fin de l'année, 2026 pourrait commencer sans aucune CN.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Les PME industrielles retrouvent le sourire en janvier

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La conclusion mi-novembre d'un accord commercial avec les Etats-Unis a enlevé un frein aux exportations de PME helvétiques. (archive) (© KEYSTONE/MARA TRUOG)

Les petites et moyennes entreprises (PME) industrielles helvétiques ont affiché une amélioration de leur activité en janvier sur un mois.

L'indice des responsables d'achats (PMI) PME compilé par Raiffeisen a avancé de 0,8 point à 50,2 points, repassant ainsi au dessus du seuil de croissance de 50 points.ette évolution repose sur la reprise de l'activité économique par rapport à décembre, avec quatre des cinq composantes de l'indice en augmentation, rapporte un communiqué paru lundi.

L'indicateur des stocks d'achat (de 46,8 à 50,9 points), le volume de production (de 49,9 à 52,3), le carnet de commandes (de 49,6 à 50,8) et les délais de livraison (de 49,7 à 50,1) ont franchi la cinquantaine sur un mois. Seul l'indicateur sur l'emploi a reculé, passant de 49,5 à 46,5 points.

La coopérative bancaire saint-galloise souligne notamment l'apport des petites et moyennes entreprises (PME) tournées vers l'exportation. "Les entreprises axées sur le marché intérieur n'ont guère contribué à cette progression."

Alors que la situation des commandes s'est quelque peu améliorée, notamment grâce à la réduction des droits de douane américains, l'économie industrielle européenne reste atone.

Pour 2026, l'étude parle de défis importants, comme l'expansion sur de nouveaux marchés et l'optimisation des coûts, tandis qu'une stabilisation sur l'emploi se profile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Embellie sur l'emploi début 2026

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La construction se profile en moteur d'une reprise de l'embauche, encore loin d'être généralisée. (archive) (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le Centre d'études conjoncturelles KOF constate une nouvelle embellie de la situation et des perspectives pour l'emploi en Suisse au premier trimestre 2026.

Les économistes sont tentés de corréler le phénomène à la déclaration d'intention sur un accord douanier entre Berne et Washington, convenue à la mi-novembre.

Le sous-indice de la situation de l'emploi a progressé de trois dixièmes de point à 1,6 point, quand celui des perspectives d'emploi a bondi de deux points à 3,3 points. L'indicateur de l'emploi du KOF, calculé sur la base d'un sondage auprès de 4500 entreprises, a ainsi gagné 1,1 point à 2,4 points, indique la faculté de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich dans un point de situation périodique lundi.

A noter que la base de comparaison au dernier trimestre 2025 a été revue 1,3 point, contre 0,7 point initialement.

L'amélioration repose largement sur le secteur de la construction, qui passe en glissement séquentiel de 9,5 à 10,6 points. Nombre de branches dans les services par contre font toujours grise mine, à l'image du commerce de gros (-11,1 point) ou de détail (-3,1 point).

Sinistrée, l'industrie manufacturière a vu ses difficultés s'atténuer quelque peu, l'indicateur correspondant remontant de -11,5 à -7,0 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Intesa Sanpaolo: bénéfice net supérieur aux attentes en 2025

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L'établissement transalpin promet de faire profiter ses actionnaires de sa performance insoupçonnée en 2025. (archive) (© KEYSTONE/EPA/MATTIA SEDDA)

La première banque italienne Intesa Sanpaolo a publié lundi un bénéfice net en hausse de 7,6% à 9,32 milliards d'euros (7,2 milliards de francs) en 2025 et compte atteindre les 11,5 milliards en 2029 dans le cadre de son nouveau plan stratégique.

La banque a dépassé ses objectifs 2025 ainsi que le consensus de Factset, qui tablait sur 9,23 milliards d'euros. Intesa a notamment enregistré une croissance des commissions de 6,3%, alors que les intérêts baissaient de 5,9%, a précisé la banque dans un communiqué.

La direction d'Intesa a proposé de racheter des actions pour 2,3 milliards d'euros, et de verser un dividende de 3,3 milliards d'euros aux actionnaires en mai 2026, après un premier acompte de 3,2 milliards versé en novembre 2025.

Dans son nouveau plan stratégique 2025-2029 approuvé lundi matin, le groupe compte notamment progresser dans ses activités de banque privée pour les grands patrimoines.

Intesa vante "un modèle économique axé sur les revenus de commissions, efficace et résilient, capable de générer une forte création et distribution de valeur sans risque d'exécution, et leader en matière d'impact social".

Le groupe compte également réduire ses coûts grâce à la numérisation de ses activités et le non-remplacement de près de la moitié des 12.400 salariés qui le quitteront pendant ces années.

Intesa ambitionne d'attirer 2,5 millions de nouveaux clients (par rapport aux 21,4 millions actuels), surtout dans la banque en ligne et hors d'Italie.

Le groupe envisage ce scénario dans un contexte de croissance limitée de l'économie italienne, avec un produit intérieur brut (PIB) à +0,7% en moyenne entre 2026 et 2029.

La direction d'Intesa compte redistribuer 50 milliards d'euros aux actionnaires entre 2025 et 2029, dont 75% en dividendes et 20% en rachats d'actions.

Fin janvier, Bank of America avait maintenu son avis "neutre" sur la banque, estimant qu'elle pourrait distribuer davantage de dividendes tout en se concentrant sur sa croissance hors d'Italie.

Après avoir enchaîné les rachats, le groupe s'est récemment abstenu de participer à la recomposition du paysage bancaire italien qui a notamment vu la prise de contrôle de Mediobanca par la plus petite MPS.

Sa position de numéro un national réduit ses possibilités d'acquérir d'autres banques si elle veut rester dans les clous des règles de concurrence.

Sa dernière grosse opération du genre remonte à 2020 lorsqu'Intesa Sanpaolo avait racheté sa concurrente Ubi Banca.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Julius Bär à nouveau criblé par les pertes sur crédits en 2025

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De nouveaux amortissements sur crédits privés sont venus refroidir la rentabilité du géant zurichois de la gestion de fortune. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gestionnaire de fortune zurichois Julius Bär a vu ses résultats en 2025 derechef grevés par des pertes sur crédits privés. Le phénomène a pesé à hauteur de 213 millions de francs sur le bénéfice net, conséquemment élagué d'un quart à 764 millions de francs.

Le handicap a été atténué par le recouvrement de créances inscrites comme perdues en 2023, indique le groupe de la Bahnhofstrasse dans un compte-rendu annuel lundi. Julius Bär avait annoncé par deux fois des correctifs de valeur sur son portefeuille de crédits privés l'an dernier, à hauteur de 130 millions après quatre mois et de 149 millions après dix mois.

L'exercice 2023 de la banque avait vu son bénéfice net (IFRS) chuter de moitié, dans la foulée d'une perte nette sur crédits de 606 millions de francs ayant occasionné un amortissement de 586 millions suite à la faillite de l'empire immobilier Signa de René Benko.

En janvier 2024, Julius Bär avait annoncé l'abandon de l'activité risquée des prêts privés à sa clientèle fortunée pour se concentrer sur ses activités de prêt sur les crédits lombards et hypothécaires, signalant à cette occasion la porte à son ancien patron Philip Rickenbacher.

Hors impact des pertes sur crédit, l'établissement se calcule un bénéfice net sous-jacent amélioré d'un million à 1,05 milliard de francs.

L'exercice 2025 a encore été marqué par un écart d'acquisition à hauteur de 99 millions sur les activités brésiliennes Julius Bär Brasil Gestão de Patrimônio e Consultoria de Valores Mobiliários, à Banco BTG Pactual, en plus d'un effet de base induit par la dissolution de provisions fiscales en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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